Adoration
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lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 janvier 2020
Il y a des fois où, comme face à cet « Adoration », je reste totalement de marbre, insensible, du début jusqu’à la fin.

Alors dans ces moments là je me pose la question : qu’est-ce qui cloche au point que je n’arrive pas DU TOUT à rentrer dans le film ?
Une question qui m’a d’autant plus hanté dans le cas présent puisqu’avec « Adoration », j’avais affaire à un film dont le réalisateur m’est pourtant très cher puisqu’il s’agit de Fabrice du Welz.

Alors certes, c’est vrai que j’ai eu du mal avec sa caméra au poing qui tremblait pour un rien ; avec ses quelques zooms brutaux qu’il fait parfois dans l’espoir de surappuyer certaines émotions ; ou bien encore avec sa photographie jaunie assez baveuse et que je n’ai pas trouvé très raccord avec les lieux, les thématiques et même les costumes. (Quand la couleur portée en permanence par ton héroïne c’est le rouge, tu ne choisis pas le jaune comme teinte dominante. Enfin bon, moi je dis ça, ce n’est peut-être qu’une affaire de goûts après tout…)

Mais malgré tous ces petits soucis formels, je me dois tout de même de reconnaître qu’au-delà de ça, « Adoration » s’efforce de construire une histoire touchante entre deux adolescents tout en sachant éviter les pièges les plus fréquents.
Ses personnages sont plutôt crédibles. Non seulement leur écriture tient la route mais en plus ils sont tous deux remarquablement interprétés par les pourtant très jeunes Thomas Gioria et Fantine Harduin. Et à cela s’ajoute même de nombreuses tentatives formelles qui cherchent à exacerber les sens, que ce soit par des effets de lumière, de montage ou bien par des nappes musicales.
Et pourtant, malgré tout cela, rien n’y a fait. Je suis resté de glace.
Toujours à l’extérieur de ce film.
Exaspéré même…

Mais alors que s’est-il donc passé entre cet « Adoration » et moi ?
…ou plutôt que ne s’est-il PAS passé ?
Car en réalité le problème est bien là.
Il tient non pas dans ce qui est mais plutôt dans ce qui manque
Or, selon moi, ce qui manque ici à cet « Adoration » c’est de l’élan.
Pour espérer émouvoir, encore faut-il que le film soit capable de mouvoir.
A un moment donné, il faut donc forcément que survienne une pichenette ou un déséquilibre qui sorte le spectateur de son immobilisme, de ses certitudes, voire de sa léthargie.
Or, avec « Adoration », cette pichenette ou ce déséquilibre, chez moi, ils ne sont jamais venus.

Et la raison à tout cela me semble bien simple.
Dès la première minute de film, j’avais déjà toute l’intrigue en main.
J’avais compris qui était ce garçon, ce qui le caractérisait et comment il allait évoluer puis finir. De la même manière que j’avais déjà tout compris de qui était la fille, de ce qui la caractérisait et de comment elle allait évoluer puis finir.
Un vrai sentier dégagé jusqu’au point d’arrivée.
Une longue piste d’aéroport d’1h40 allumée d’un bout à l’autre.
Zéro surprise. Rien que de l’évidence.

Alors OK, on peut très bien commencer un film comme ça et puis finalement rentrer dedans, progressivement. Mais pour que cette chose survienne, encore faut-il qu’à un moment ou à un autre, le film nous apporte une situation à laquelle on ne s’attendait pas. Une scène qui offre un angle qu’on n’avait pas anticipé. Un décalage. Une richesse.
Or là, plus le film avançait et plus il ne faisait que confirmer ce que je savais déjà depuis le départ.
Pire, à force de rester aussi longtemps sur son sentier des attendus et des évidences, il a fini par me lasser. M’ennuyer. M’exaspérer…

Alors peut-être est-ce sévère de claquer la porte assez sèchement au nez de cet « Adoration ».
Une étoile sur cinq possibles, c’est violent tout de même, et j’en ai parfaitement conscience.
Seulement voilà, quand un film – aussi bien joué et aussi honorablement réalisé soit-il – ne parvient à AUCUN moment à me prendre à défaut, c’est qu’au fond il n’a rien de plus à dire que ce que je connais déjà.
Moi, cet « Adoration », je ne sais pas où je l’ai déjà vu, mais j’ai vraiment l’impression de l’avoir déjà vu mille fois.
Cette histoire – aussi bien jouée soit-elle – au fond elle est atrocement banale. Prédictible. Et au fond, même purement illustratrice.

Et moi tout ça, ça m’amène à la conclusion suivante.
On a beau être un très bon conteur et disposer des meilleurs outils pour transmettre ses récits, quand on n’a rien à dire, toutes ces qualités deviennent vite bien vaines.
Inutile d’espérer un bon café d’un excellent moulin qui n’a pas de grain.
Car au fond « Adoration » c’est ça. Ce n’est même pas un mauvais café. C’est juste pas de café du tout. C’est un moulin qu’on regarde tourner à vide, la tasse à la main, à attendre comme un imbécile ce qui ne surviendra pourtant jamais.

Triste constat donc venant de Fabrice du Welz.
Lui qui s’était plaint que son expérience américaine l’avait brimé de toute part, voilà que son retour en Europe aboutit à un film aphone.
C’est d’ailleurs là tout le mal de ce type d’« adoration ».
A vouloir rester aveugle pour préserver son amour, on en perd sa lucidité.
Et à défaut d’avoir perdu son cinéma, ici, Fabrice du Welz a tout de même perdu tout le reste, ce qui, au vu du résultat, semble au final presque pire…

Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 janvier 2020
Dans mon avis, c’est un film avec plusieurs vues, mais premièrement je veux dire que c’est très que le film est préparé pour un raison de artistique. J’ai remarqué ça dans des petites choses par exemple que les personnages ne parlent beaucoup et il n’y a pas beaucoup de tense. Il y a aussi des éléments qui ne sont pas très plausible, mais ce n’est pas un problème parce que l’emphases est fixé sur l’élément que Gloria, la fille avec qui Paul tombe amoureux, a des troubles mentales. Deuxièmement je pense que c’est une très beau film d’un sujet qui n’est pas très évident, parce que c’est un sujet interdit. L’histoire du un garçon qui tombe amoureux avec une fille ayant des trouble psychiatriques m’a touché dans mon cœur. Mais c’est un film très artistique, donc le film est fait pour un public limité, mais je recommanderai cette film.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2020
Très beau film de Fabrice Du Welz. La base de l'histoire est simple, celle d'un jeune garçon solitaire qui rencontre une jeune fille ayant des troubles psychiatriques et dont il tombe fou amoureux. FOLIE et AMOUR, voilà deux mots résumant à eux seul le film. Un amour rendu impossible par l'opposition des situations personnelles des 2 personnages et qui pourtant vont tout faire pour le rendre possible. Et c'est toute la psychologie des 2 jeunes personnages et leur évolution qui est extrêmement intéressante, puisque le jeune homme découvre naïvement la puissance de l'amour en même temps que la puissance destructrice que celle-ci peut entraîner, alternant sans cesse la confrontation de ses sentiments amoureux et de ses valeurs personnelles allant à l'encontre des pulsions instables de la jeune fille. La mise en scène est soignée, les 2 jeunes acteurs sont sublimement filmées, avec beaucoup de pudeur mais aussi beaucoup de poésie. J'ai vraiment été bluffé par Thomas Gioria qui avait déjà incarné un rôle très fort pour son premier film "Jusqu'à la garde" primé aux Césars. Là encore il parvient à convaincre de façon étonnante et avec force, avec en plus des scènes très compliquées à jouer pour un si jeune acteur, je pense notamment aux scènes sexuelles ou de confrontation violente. Toujours juste, j'ai vraiment été touché par sa prestation. BRAVO à lui. Fantine Harduin, sa partenaire de jeu, est elle aussi à la hauteur ! L'affiche mettait en avant la tagline "L'amour. Ou rien", le dernier plan du film, sublime, répond de la plus merveilleuse des façons à cette problématique.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2020
Non, vraiment pas, mais alors vraiment pas en adoration face a ce film. Entre la caméra qui tremblote et les coups de zoom intempestifs, sans compter l'hystérie du personnage de Gloria que je ne trouve pas très bien joué ainsi que le rôle de Paul adolescent assez plat et falot avec ses "je sais pas".
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2020
Ce n'est sans doute pas avec Adoration que Fabrice Du Welz fera l'unanimité mais cela ne l'empêchera sans doute pas de continuer de bravement continuer à creuser son sillon, à l'écart des modes, avec son cinéma à la fois rugueux et doux et franchement personnel (c'est une qualité rare). Adoration se singularise par ses partis pris esthétiques, surtout, et narratifs, à la croisée d'un réalisme parfois sordide et d'un lyrisme qui n'a pas peur de paraître exacerbé, au risque de friser l'exercice de style et le formalisme. L'histoire en elle-même n'est pas si originale, la fuite éperdue d'un couple malade d'amour en marge d'un monde qui ne peut les laisser ensemble, mais elle se nimbe d'un romantisme d'autant plus aigu qu'elle concerne de très jeunes gens, encore des enfants. Du Welz met beaucoup de pudeur dans la relation entre ces deux héros, parfaitement incarnés par Thomas Gioria et Fantine Harduin, recherchant une certaine pureté qui ne trouve d'écho que dans la nature bienveillante qui les accueille. Pari difficile à tenir étant donné l'état mental de l'un des deux mais que le cinéaste parvient à sublimer par ses choix de mise en scène, jamais banals et largement inspirés par l'univers des contes. L'équilibre du film est très fragile et en conséquence ne séduira pas toutes les audiences mais c'est justement par sa cohérence de forme et de fond et sa capacité à tenir sa fière tonalité, dès lors qu'on accepte sa belle radicalité, que l'on suit le cœur battant les aventures de ces deux presque adolescents quelles qu'en puissent être la fin et les conséquences puisque comme le dit sa somptueuse affiche : il n'y a pour eux que l'amour. Ou rien.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2020
Dans l'asile psychiatrique dans lequel travaille sa mère, un adolescent gentil, introverti et un peu rêveur va faire la rencontre d'une jeune fille atteinte de troubles se rapprochant d'une forme de schizophrénie.
Tombé amoureux d'elle au premier regard, il décide de l'aider à s'enfuir : un voyage un peu fou à travers le pays débute alors pour ce duo juvénile.
Certaines qualités artistiques sont bien présentes dans cette cavalcade amoureuse hors du temps et des réalités.
Les deux jeunes comédiens sont également assez convaincants dans l'ensemble, le rôle de Benoît PoelVoorde en fin de film ne restera malheureusement qu'anecdotique.
Seulement voilà : je n'ai pas accroché du tout !
J'ai alterné les moments malaisants liés à la folie de cette fillette et les passages ennuyeux dus à un scénario finalement assez plat à la limite du crédible.
J'ai même ressenti de la peine pour ce garçonnet embarqué bien malgré lui dans un véritable tourbillon dramatique.
Décevant et un brin crispant.
Site www.cinemadourg.free.fr
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2020
Étrange et dérangeant, une belle excursion amoureuse où deux jeunes acteurs très talentueux vont tenter de vivre d'amour et d'eau fraiche sous la menace constante de la maladie. C'est beau, maitrisé et très bien dirigé.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 janvier 2020
Mauvais acteurs, qui donnent l'impression de lire leur texte. Scénario tout aussi cohérent et réaliste que la crédibilité du jeu de Poelvoorde (qui ajouterait presque une note comique tant c'est risible). Le seul semblant d'émotions qui peut passer dans ce film c'est par la musique.
Mauvais, ne perdez pas votre temps, même la psychologie des personnages est ratée.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2020
Ce film est un enfer, l'enfer des personnes atteintes de maladie mentale et de leur entourage, mais qui sont si attachantes, par contre si vous voulez voir un film détendant allez voir autre chose, c'est assez difficile !
ElleHache
ElleHache

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2020
Des images époustouflantes de beauté, de jeunes acteurs incroyablement justes malgré la difficulté de leur rôle, une réalisation soignée, ... Le tout au service d'un conte poétique et cruel sur l'amour... A voir absolument !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2020
""Adoration" est le 6ème long métrage du réalisateur belge Fabrice Du Welz. C’est en 2004 qu’il a réalisé "Calvaire", son premier long métrage, présenté à la Semaine de la Critique de 2014 et triplement primé au Festival au Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2005. Ce film était le premier volet de sa trilogie ardennaise, trilogie qu’il termine avec "Adoration", présenté hors compétition au dernier Festival de Locarno. Entre temps, il y a eu, bien sûr, le deuxième volet, "Alléluia", en 2014, et 3 autres films, dont une incursion dans le thriller avec "Colt 45" en 2014 et des premiers pas américains avec "Message from the king" en 2017.

Dans le parc qui entoure un asile psychiatrique, un petit oiseau blessé et un gamin de 13/14 ans, Paul, qui prend soin de lui avec beaucoup de précautions. Si Paul se trouve là, c’est parce que sa mère est une employée de cet asile. Par contre, Gloria, une adolescente à peine plus âgée que Paul et dont il fait la connaissance, est dans cet asile en tant que patiente. D’ailleurs la directrice de l’asile met en garde Paul et sa mère, donnant le conseil très ferme à Paul de cesser de rencontrer Gloria. Elle est pourtant attachante, cette Gloria ! On peut d’ailleurs dire que, à certains moments, son comportement semble tout à fait normal. A certains moments …! Car, à d’autres moments, il est patent que quelque chose, chez elle, ne tourne pas vraiment rond et il lui arrive même, parfois, d’adopter un comportement dangereux, pour elle, pour son entourage, pour les deux. En plus, dit-elle la vérité lorsqu’elle affirme à Paul que ses parents sont morts dans un accident d’avion lorsqu’elle avait 5 ans et que c’est son oncle qui l’a fait enfermer afin de récupérer l’héritage ? Malgré les recommandations de la directrice de l’établissement psychiatrique, Paul, subjugué par Gloria, en adoration devant elle, ne résiste pas à apporter son aide à cette dernière dans l’organisation d’une fuite vers le monde extérieur, un monde qui va leur donner la sensation enivrante d’avoir conquis la liberté, un monde dans lequel leur jeunesse va venir parfois se confronter à celui des adultes.

Avec ses partis pris très intéressants, les oiseaux, les gros plans sur les visages et sur les yeux, les tunnels et les cours d’eau, la brume très souvent présente, le mélange de réalisme poétique et d’onirisme, ""Adoration" narre de façon convaincante une histoire d’amour très particulière entre deux adolescents tout en montrant que la frontière entre ce qu’on appelle folie et normalité est souvent très ténue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2020
Ce film est un chef-d'œuvre , il nous a transporté sans arrêt, accroché aux deux jeunes acteurs sans peur, seulement avec un sentiment de tendresse tout le long du film.
Rien d'autre ne devait entraver ce cours amoureux et ses paysages magnifiques.
Aucune question ne se pose sur la maladie mentale, on vit avec elle, une belle histoire
"Paul "est remarquable !
Merci de nous avoir fait un si beau film.
Manu Hdn
Manu Hdn

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2020
Surprenant
Très poétique avec de très belles images
Porte par des brillants jeunes acteurs très prometteurs
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