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    Nul homme n'est une île
    note moyenne
    3,7
    41 notes dont 2 critiques
    répartition des 2 critiques par note
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    2 critiques spectateurs

    Jmartine
    Jmartine

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    3,0
    Publiée le 11 avril 2018
    A la fois dans ses intentions et ses témoignages, Nul homme n’est une île, m’a fait penser à Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Eux aussi avaient rencontré des pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Le film de Dominique Marchais nous entraine dans un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement... Le titre du film provient du premier vers d’un poème de John Donne du début du 17ème siècle : "Nul homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l'Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne." Le film démarre en laissant la caméra parcourir l’Allégorie et effets du Bon et du Mauvais Gouvernement, fresque réalisée entre 1338 et 1339 par Ambrogio Lorenzelli sur les murs de la Salla dei Nove (salle des Neufs) du Palazzo Publico de Sienne. L’historienne Chiara Frugoni commente les fresques et expose les principes régissant l’harmonie des cités humaines et à l’opposé ceux menant au déséquilibre et à la discorde…le sens du film est donné...il s’attachera à la recherche’ des formes contemporaines d’une reconquête du « bien commun », seule forme de bonne administration de la cité… le voyage commence au pied de l’Etna, à Catane en Sicile, où Roberto Li Calzi, fondateur de la coopérative « Galline Felici » (« Les poules heureuses »), est parvenu à contenir l’urbanisation galopante pour maintenir coûte que coûte, entre autoroutes et centres commerciaux, la production d’agrumes, fierté de l’île depuis des siècles. Le nom de sa coopérative vient du fait qu’il récupère les poules réformées des élevages industriels pour leur redonner le goût de vivre en liberté et vivre une retraite heureuse…les associés de la coopérative réimplantent les circuits courts , se dégageant une juste rétribution , mais hélas, comme l’avoue une productrice d’agrumes avec gêne, ne peuvent se soustraire au Pizzo prélevé par la maffia locale…on poursuit le voyage en Suisse dans les Grisons , à Vrin où l’architecte Gion A.Caminada repense le développement de ce village d’à peine 250 habitants, en réinvestissant dans des matériaux locaux et en construisant en harmonie avec le magnifique paysage des Alpes….redonnant ainsi une pérennité aux filières artisanales locales… De l’autre coté de la frontière dans le Vorarlberg autrichien, les habitants ont mis en place une démocratie participative qui marie écologie concrète et développement économique autour du « Bureau des questions du futur »… Marchais filme les paysages parcourus, opposant la laideur des zones commerciales, des autoroutes, à la splendeur des paysages de montagne… S’il se défend de toute volonté militante, il n’en reste pas moins que les intervenants qui s’expriment d’un ton très doctoral le sont…et j’ai été vite exaspéré par cette farouche volonté de ne voir qu’un aspect des choses, culpabilisant un peu plus ceux ou celles qui ne partageraient pas cet optimisme un peu candide sur ces quelques expérimentations toutes fort sympathiques mais une goutte d’eau à coté des problèmes auxquels nous devons faire face et sur lesquels les négociateurs de la COP 21 ont eu tant de mal à se mettre d’accord…
    Maxence!
    Maxence!

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2018
    Juxtaposant la beauté de la nature et de ses chants et l'insignifiance d'un monde bétonné et de ses bruits, le réalisateur nous rappelle que de l'agricultrice sicilienne, même si elle est soumise au pizzo, au maire bâtisseur et au charpentier philosophe qui s'émerveille de la résilience d'un jeune sapin et de la force du grand arbre qu'il abattra un jour, beaucoup croient en la préservation du bien commun et en l'œuvre collective. Un film politique qui invite à la réflexion sans prétendre donner de leçons. L'effort partagé comptera plus que les hommes politiques établis pour surmonter les temps ardus qui s'annoncent.
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