Une étudiante en cinéma, alors en plein tournage d’un film d’horreur sur les légendes urbaines, se retrouve dépassée par la situation lorsque la réalité dépasse la fiction.
En ayant rapporté plus de 5 fois sa mise de départ, il n’y a (hélas) rien de surprenant à voir débarquer cette suite qui, aussi bizarre que cela puisse paraître, bénéficiera d’une exploitation en salles alors même qu’elle ne ressemble à rien d’autre qu’à un banal DTV, l’exemple typique du film d’horreur que l’on retrouvait dans les rayonnages de nos vidéo clubs.
D’ailleurs, on a clairement l’impression de voir une suite au rabais, passant d’un casting composé uniquement de têtes d’affiche à une distribution de parfaits inconnus. Et du côté du scénario, c’est pas mieux tant ce dernier s’avère foncièrement inintéressant et s’inspire de ce qui a déjà été fait par le passé, notamment avec Cut (2000) ou encore Scream 3 (2000).
A la réalisation, on y retrouve John Ottman, un compositeur de films (!) qui se retrouve catapulté aux manettes d’un film d’horreur, alors même qu’il n’a qu’un seul film à son actif, c’est incompréhensible (il ne réalisera plus rien par la suite, on comprend pourquoi). L’ensemble s’avère particulièrement mauvais, tant du côté de la mise en scène que de la direction artistique.
Alors même que le premier volet était loin d’être une franche réussite, on aurait préféré s’épargner une telle suite qui n’apporte strictement rien à la saga, si ce n’est de l'enterrer davantage dans la médiocrité.
Comme son précédent, cela rappelle forcément des Slashers tels que "Scream", "Souviens-toi l'été dernier" et j'en passe.
Le film est également culte, mais cela est sûrement dû à la réputation du premier volet. Au passage, c'est un plaisir de retrouver certains personnages du premier film, même si ça ne rend pas le film excellent. D'ailleurs, l'ensemble de cette distribution est beaucoup moins impactante pour celui-ci.
Ce chapitre est dans l'idée dans la même veine que le précédent puisqu'il exploite toujours ce même thème (les légendes urbaines). Cela dit, on retrouve quelques légendes récurrentes. Heureusement, les meurtres en sont bien différents. Néanmoins, les meurtres sont probablement moins bien menés, ce qui donne une sensation de longueur permanente au film.