Lettre à Franco
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Le film a un double intérêt : montrer le début de la guerre civile espagnole lorsque des nationalistes contestent la victoire du Front Populaire aux élections de février 1936, avec l’accession au pouvoir du général Francisco Franco (1892-1975), à partir de juillet 1936 quand il quitte le Maroc, aidé par le régime nazi, avec la légion étrangère fondée et dirigée par José Millan-Astray (1879-1954) (Eduard Fernández, 55 ans, acteur caméléon époustouflant), borgne et manchot (suite à des blessures pendant la guerre du Rif en 1921) jusqu’à l’obtention des pleins pouvoirs de Franco (qui à l’origine, étaient temporaires, pendant que dure la guerre civile, à la demande du général Miguel Cananellas, franc-maçon), et la journée de la race (12 octobre 1936, jour également de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb). On y voit aussi les derniers mois de l’écrivain Miguel de Unamuno (1864-1936) (Kara Elejalde, 59 ans), alors âgé de 72 ans, recteur de l’université de Salamanque (Castille-et-León). Grand écrivain espagnol, il est qualifié par certains de girouette, ayant été antiroyaliste, anti-républicain (il considère avoir été trahi par la République) et franquiste. Aveuglé par son anticommunisme (sous prétexte qu’ils ont commis des actes ignobles), il n’a pas vu le danger des nationalistes ( spoiler: qu’il a soutenus par un don de 5 000 pesetas
) et de Franco. Son revirement reste très tardif, lors de son discours lors de la journée de la race (où il défend l’unité de l’Espagne, reprochant aux nationalistes de vaincre et non de convaincre et contestant le cri de ralliement de la légion étrangère (« Viva la muerte ») et fait figure de chant du cygne. Belle illustration que « la vieillesse est un naufrage » (prononcé par le Général de Gaulle à l’encontre du maréchal Pétain et citant François-René de Chateaubriand) : il ne s’est pas révolté, ni interposé spoiler: lors de l’arrestation de ses 2 amis, Atilano Coco, prêtre protestant et franc-maçon, et Salvador Vila, républicain et ancien étudiant
. Il fut surtout un intellectuel peu engagé (même s’il fut déporté aux Canaries en 1924 car antimonarchiste). Il a manqué totalement de prescience quant à la dangerosité des franquistes, nationalistes et autres phalangistes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 janvier 2022
La facture apparaît un peu trop classique heureusement le coté historique du film le rend intéressant. Le réalisateur montre par petites touches l'arrivée au pouvoir d'un Franco madré et les atermoiements de l'écrivain qui refuse les extrémismes des deux bords et qui va suivre sa ligne de conduite. Rien d' extraordinaire mais un discours final toujours d'actualité.
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2021
L'angle d'attaque de ce film intellectuel mais sans intellectualisme pompeux était original . Le film , à partir d'un argument en apparence assez mince, livre une réflexion passionnante . Servi par une mise en scène classique , il garde , malgré un contexte forcément sans action, un rythme soutenu avec une belle concision . Aucune scène n'est de trop . Et la photographie est de toute beauté, réellement amoureuse de l'Espagne . Que le film engendre des débats historiens passionnés en dans le pays montre à quel point les plaies sont encore à vif dans un Etat qui n'en finit pas de redéfinir son hispanité . Mais la portée de l'oeuvre est bien universelle : dans un monde plus que jamais balloté entre idéologie, propagande, realpolitik, affirmation de l'individu et revendications collectives de toutes sortes ...comment se débattre entre nos opinions souvent changeantes, nos illusions, nos déceptions, nos lâchetés, nos compromissions et nos courages ? Un film marquant , intelligent et salutaire .
Dadou94
Dadou94

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2021
J'ai souhaité regarder ce film car pour avoir étudié en prépa Lettres L'espoir d'André Malraux, cette personnalité universitaire et littéraire m'intriguait. Le film rend assez bien compte de l'erreur historique commise par Unamuno mais que dire également, en France, de l'attitude du Front Populaire à l'égard de la Guerre d'Espagne ?
La vision donnée du Général Franco est intéressante car je ne me le représentais pas ainsi, apeuré de commettre "un faux pas".
Sinon je partage l'avis d'un bon nombre de personnes sur ce film qui manque d'un souffle épique comme on peut le retrouver dans le roman de Malraux cité plus haut.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2020
Le sujet est passionnant le film n’est cependant pas une réussite. Lettre à Franco parle de la montée de l’extrémisme et de la place des intellectuels dans des périodes troublées. Par anticommunisme dicté par sa chrétienté l’écrivain Miguel de Unanumo ne cache pas sa sympathie pour les militaires dans la guerre civile d’Espagne il va cependant découvrir petit à petit les conséquences de l’arrivée au pouvoir de Franco quand certains de ses proches vont se faire arrêter. Le film est une réflexion intéressante sur les mots face aux actes, sur le fait que bien souvent l’homme réagit trop tard face une situation quand celle ci a déjà dégénérée. Que les extrémismes quels qu’ils soient peuvent difficilement être combattus dans l’instant par des mots ou des idées. Le sujet est tellement vaste que par moment le film passe pour être trop simpliste. Mais il est déjà une porte d’entrée intéressante sur une période et des faits que je connais peu. Son principal défaut selon moi vient que pour un film qui a pour thème central les mots: il manque de souffle et de verve. C’est un peu trop académique à mon goût même si ce qu’il raconte m’a intéressé.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2020
Pas mal ce Lettre à Franco, Alejandro Amenábar revient enfin avec un bon film auquel il manque la flamme et le souffle des grands films historiques mais cette histoire des débuts de la guerre civile espagnole est prenante.
A travers le portrait de Miguel de Unamuno, personnage que je ne connaissais pas et donc que je découvre à travers ce film, on nous montre un homme sensé qui croyait en Franco jusqu'à ce qu'il ouvre ses yeux.
C'est un bon film dont certains lui reprochent sa simplicité, certes il est vrai que parfois cela semble manquer d'intensité comme dans la fameuse scène durant laquelle Unamuno déclare sa déception sur le camp nationaliste face à leurs représentants.
Un manque de flamboyance, un film tout de même intéressant car montrant l'installation au pouvoir de Franco nommé général en chef des Nationalistes.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2020
Une critique sans équivoque et sans fausse note du fascisme en Espagne.

Une histoire malheureusement vraie, mais qu'il est bon de rappeler à mon sens.

Le film est de plus bien tourné, bien monté, les dialogues - en VO - sont bons, et la critique habilement maîtrisée.

On ne se plaint que de quelques rares temps morts.

Une réussite dans l'ensemble.
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2021
Vu dans un cadre professionnel, "Mientras dure la guerra" relate les premiers mois du soulèvement militaire ayant conduit à la guerre civile espagnole, par le prisme d'un intellectuel déçu par la République qui choisit de soutenir les mutins. Le film donne lieu à quelques joutes verbales et débats d'idées entre son héros et les amis de ce dernier. Le fait de se concentrer sur une période courte (4 mois) montre les changements massifs opérés par les franquistes, la résistance qui se met rapidement en place et la "douche froide" pour certains soutiens à Franco. Le film a toutefois deux écueils majeurs : la différence de charisme entre les franquistes (Millan-Astray en tête) et Unamuno, présenté en vieillard en fin de vie, presque paresseux intellectuellement, qui ne reflète pas la réalité sur les penseurs espagnols qui se sont très majoritairement opposés à Franco. Enfin, si le revirement est simple à saisir entre le début et la fin du film, ce dernier met trop peu en avant les troubles et les hésitations de son héros, semblant n'être balancé d'un bord à l'autre que par les arrestations de ses amis sans passer par une réelle remise en question. Cette impression de platitude dans la 2nde partie du film tient aussi à la mise en scène restée très sage (parfois pompeuse : spoiler: le rêve d'Unamuno qui se revoit jeune
). Un film net et sans bavure dans sa forme, et surtout à portée pédagogique, mais trop sage dans le traitement de son sujet.
LR7985
LR7985

42 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2020
Bon film mais sans plus, on aimé plus de détail de l'arrivée au pouvoir de Franco et comment il dirigea le pays quelque annnée au moins. Dommage
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2020
Un très bon film qui montre bien comment Franco prit le pouvoir en Espagne tout en nous proposant le cheminement intellectuel d'un écrivain, d'abord favorable au Caudillo avant de comprendre dans quoi il s'est engagé.
Jose de la Peña
Jose de la Peña

7 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2020
L'écrivain allemand Thomas Mann a déclaré : "La guerre est la voie lâche pour sortir des problèmes de la paix". Je suis d'accord, comme je m'en souviens également, avec le premier professeur d'histoire qui m'a parlé de la confrontation entre Espagnols : "La guerre civile est une aberration parce qu'elle sème la haine et la mort entre frères". Je crois qu'Amenábar fait appel à la réconciliation avec son film émotionnel et intime, avec une perspective historique et à partir du présent convulsif où les blessures semblent s'ouvrir à nouveau. Et il le fait en racontant les derniers mois de l'intellectuel, dramaturge et professeur Don Miguel de Unamuno, un patriote basque et espagnol, qui a vécu des moments terribles dans une Espagne à la dérive. C'est sans doute un bon prétexte pour réfléchir au dilemme latent des deux Espagnols qui s'opposent.

J'avoue que je suis entré dans le cinéma avec certains préjugés, habitué au manichéisme fréquent qui a émergé à travers d'innombrables films ces dernières années sur une période aussi regrettable. Heureusement, il traite les deux parties avec respect, sans tomber dans l'erreur de lâcher son opinion personnelle, qui est clairement évidente, mais à laquelle il tente d'échapper. C'est un film avec une grande mise en scène, une technique impeccable, souvent passionnant grâce à des acteurs qui transmettent la complexité du moment critique, sauf pour le personnage de Millán Astray, qui est assez histrionique et, à mon avis, frise la caricature. Un film plein de sensibilité, typique du cinéaste, où il préfère suggérer plutôt que montrer, la plupart des actes violents sont racontés hors caméra. L'autre personnage qui domine l'histoire avec Unamuno (excellente Karra Elejalde), est Franco (Santi Prego dans un rôle de contenu), décrit par ses généraux comme "Un loup déguisé en mouton"), tous deux forment la colonne vertébrale de ce drame au côté tragique.

Au-delà de la célèbre séquence où le recteur apparaît dans l'auditorium de l'université ("Vous gagnerez mais vous ne convaincrez pas"), j'aime d'autres moments beaucoup plus humains qui reflètent l'angoisse d'un homme d'idées qui doit affronter le pouvoir de la force, la tentative d'être juste envers tous, y compris envers sa propre famille, pour sauver l'avenir incertain de ses amis les plus proches qui sont persécutés et avec lesquels il est le plus en désaccord, mais toujours avec respect (je m'excuse, de l'avoir appelé "meapilas", avoue-t-il amèrement). C'est la conscience du penseur, son penchant pour l'origami, la création de figures à travers les plis du papier pour transmettre son agitation intérieure. Cette cassette est fortement recommandée, malgré le fait qu'elle nécessite certaines licences, ce qui est logique si l'on parle de cinéma. La musique composée par le cinéaste lui-même me semble discrète, mais il sait choisir l'"Ave Maria" / Gounod de Bach, un délice, pour des moments stellaires. C'est un film opportun parce que ce n'est pas le moment de réécrire l'histoire, comme certains le prétendent, c'est le moment de l'assumer et d'apprendre de nos erreurs.
Geoffrey d.
Geoffrey d.

1 abonné 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2020
Les films historiques sur le sujet du Franquisme sont rares, celui-ci mérite ses récompenses.
Le jeu d'acteurs est vrais et sans prétention, la seul ombre au tableau serait le manque de clareté sur la personnalité de Franco, ou bien sur la genèse de la guerre civile, mais cela reste un bon film.
andre N.
andre N.

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2020
Excellente reconstitution des moments clés ou Franco prend le pouvoir et ne le quitte qu'en 1975 alors qu'Hitler et Mussolini et Pétain ont été défaits 30 ans auparavant Les personnages de Franco, Unamuno, Milan Astray parfaitement interprétés correspondent à ceux décrits par les historiens de référence, Benassar et Paul Preston. Les dialogues sont justes, la mise en scène austère mais efficace. Les critiques qui ont laissé 1 ou 2 étoiles montrent que n'importe qui peut démonter un film sans la moindre connaissance historique ou cinéma
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2020
Amenabar illustre, avec ce film sur le début de franquisme, à quel point il est difficile de penser contre soi-même, d’être suffisamment flexible intellectuellement pour ouvrir les yeux. Même un penseur comme Miguel de Unamuno a du vivre la mort d’amis proches pour comprendre que la démocratie espagnole s’effondrait et que le soulèvement de Franco n’était pas qu’une lutte contre le communisme.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 août 2020
Lettre à Franco est un film inutile qui dépeint une personne dont vous ne comprendrez jamais ce qu'elle représente vraiment. Je n'ai perçu que des critiques envers le parti républicain et un franco presque comique, peu sûr et je ne vais pas mettre son nom avec des majuscules. Unamuno ne mérite pas de pardon pour son soutien à franco. À la fin du film rien ne se passe et vous venez de gaspiller deux heures de votre vie...
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