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ASSRANCETOURIX
25 abonnés
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0,5
Publiée le 14 septembre 2020
Une bouse nullissime ! Du rien...filmé ! ça ne raconte absolument rien de logique, juste une histoire de fous entre fous, le scénario tient trois fois sur un timbre poste, on arrive pas a s'intéresser une seconde au soi disant problème de ce type qui tombe amoureux d'un blouson en Daim et qui fait un film dans le film !
Un film de Quentin Dupieux. Voilà qui devrait suffire comme description. Car une fois de plus son film est fou, mélangeant l'absurde comme on le voit trop peu dans notre cinéma.
Un soupçon de « Burn after Reading », d’« Ed Wood » et de « Buffet froid » et vous obtenez « Le daim » de Quentin Dupieux. Film plus qu’intéressant qui pousse les situations jusqu’à l’absurde sous un angle inhabituel dans le cinéma français. Jean Dujardin, excellent, fait penser à George Clooney dans les films des frères Coen et la partition musicale de Janko Nilovic ajoute énormément au climax pour le moins dramatique du film qui bascule peu à peu dans le gore. Pure expression de la dépression d’un monde où tout semble dévasté sur le plan de la pensée et de la communication avec autrui, l’écriture et la mise en scène de Quentin Dupieux trouve sa cohérence en jouxtant assez habilement avec la comédie, le thriller et le film d’horreur. Adèle Haenel campe un personnage empreint d’une vraie folie avec une aisance et un aplomb tout à fait remarquable. « Le daim » est un film entre deux et l’on attend de Quentin Dupieux qu’il ose pousser le bouchon encore plus loin.
C’est l’histoire d’un mec, seul, qui rencontre une fille, seule, dans un coin perdu des Pyrénées. Ces 2 personnes ont des rêves. Lui: devenir le seul homme au monde à porter un blouson. Elle: devenir monteuse de cinéma. Ils vont s’associer dans une fuite en avant pour les réaliser. L’univers de Dupieux dans toute sa splendeur. J’ai kiffé, comme d’habitude, me délectant de cette descente aux enfers absurde entrecoupée de scènes jubilatoires.
Le cinéma de Dupieux est toujours aussi barré et dans le même temps j’ai eu l’impression avec le daim qu’il le maîtrisait encore mieux. Avec l’histoire de Georges et de son blouson 100% daim qui fomentent ensemble un projet, il nous montre une nouvelle fois une quête d’absurde qui n’est pas sans rappeler son Rubber et son pneu tueur en série. Je disais qu’il donnait l’impression de maîtriser encore mieux son cinéma, car j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de gras dans ce film, il sait où il va malgré son côté totalement absurde et cela se sent. J’ai trouvé dommage en revanche que Jean Dujardin donne l’impression d’être sous exploité, comme s’il était bridé alors qu’on le sent prêt à se lâcher complètement. Si vous aimez l’absurde vous passerez un moment génial, si vous aimez le concret et le terre à terre il vaut mieux faire autre chose que d’écouter converser Georges et son blouson.
Pour apprécier ce fillm, je pense qu'il est nécessaire d'accepter qu'on va partir dans un délire. Un délire qui n'avait pas idée de la direction qu'il prendrait. Certains y verront une absence totale de scénario mais je trouve que c'est tout à fait cohérent avec le personnage de Georges totalement imprévisible et en roue libre. C'est inquiétant mais tellement absurde que j'en ai rigolé du début à la fin. Le style Dupieux rajoute à ce film une bizarrerie bien plus appréciable que dans "Réalité" qui m'avait totalement perdu. C'est vraiment l'art de faire du cinéma avec peu de moyens !
Étrange, déjanté, anachronique... Voilà un film -court- qui déroute. Ça fait du bien de temps en temps de sortir des sentiers battus et de se laisser entraîner dans un exercice de style minimaliste, heureusement porté par deux très bons acteurs.
J'aime à dire que ce film est une oeuvre d'art contemporain. Beaucoup ne comprendront pas, beaucoup auront l'impression de perdre leur temps avec un film stupide et plat. C'est tant absurde qu'on croirait que le réalisateur se paye notre tête. Mais, en y repensant bien, je ne pense pas que le contenu de ce film, autrement dit le personnage principal et sa veste, n'est pas le sujet principal. J'aime à croire que ce film est une véritable critique du monde du cinéma moderne usant de l'absurdité et de la satire. Je ne peux pas dire que j'ai pris grand plaisir à regarder ce film car ce n'en était pas le but tout simplement ! Tout le monde ne peut pas accrocher au décalé et à la double lecture
À mourir de rire. Probablement ma comédie préférée. Film maîtrisé de bout en bout, techniquement et narrativement. Dujardin en personnage qui surgit de nulle part, sans que jamais son identité ne se dévoile au spectateur : il n'a aucun passé, on sait seulement qu'il avait une femme, le strict minimum nécessaire à la vraisemblance.
À cette absence de passé s'ajoute l'énorme caractère du personnage. Comment un type sans passé peut il avoir un tel caractère, une si grande détermination surgie de nulle part ? En bref, un homme sans personnalité au caractère excessif, un borné absurde. Il doit absolument réaliser un film.
Ce souhait de réaliser un film n'est pas une mission divine. C'est une conviction profonde, venue de l'intérieur du personnage et cela, superposé à son absence d'identité, rend le film absolument hilarant « C'est moi que vous regardez ? Non parce qu'on me questionne souvent sur mon blouson... il est pas commun »... j'y vois notre vacuité à tous, et qu'est-ce que c'est drôle. Ce type venu de nulle part a une telle assurance mal placée, dicte des ordres (« retire moi plus d'argent ») et entraîne l'autre dans sa folie. Il est un mythomane débile (« je suis expert en monture »), fétichiste (du daim), avec une assurance de fer : on se voit un peu soi dans ce personnage. En cela ce film me semble dévoiler bien des vérités que d'autres films montrent moins bien.
Dupieux montre Dujardin réalisant un court-métrage qu'on peut superposer au film que Dupieux réalise : une mise en abîme d'apparence assez classique mais finalement assez originale, l'originalité tient ici au caractère artisanal montré. Au fond, y'a-t-il même besoin de faire du montage pour un film, y'a-t-il même besoin d'une intrigue ? Y'a-t-il besoin d'être expert pour réaliser ? La vérité se situe certainement entre le oui et le non. Le film réalisé par Dujardin est assez nul techniquement et l'intrigue ne survit même pas à la réalisation : à la fin la boucle est bouclée, spoiler: Dujardin devient un daim et meurt, tué par un chasseur.
6 193 abonnés
18 103 critiques
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0,5
Publiée le 12 mai 2020
Il n'est pas poli de mettre un zéro sans justifier la raison de ce zéro alors voila. Nous suivons Georges (Dujardin) alors qu'il parcourt sans but un petit village alpin, filmant parfois des locaux pour un mystérieux film personnel. Georges parle aussi parfois avec sa nouvelle veste en peau de daim. L'absurdisme n'est vraiment pas de la comédie. Plus simplement de mettre des événements bizarres et souvent déconnectés dans un film et de provoquer une réaction dans le public n'est pas de la comédie. Honnêtement, je peux comprendre que certains ont adoré même quand ce n'était pas drôle du tout. Mais pour moi, l'expérience est simplement devenue fatigante après environ cinq minutes. Dans l'ensemble c'est un film sans joie, pas drôle et ennuyeux. Un film que certains aiment peut-être, mais le spectateur moyen lui pensera: mais qu'est-ce que je viens de regarder?!...
Un autre ovni de quentin dupieux un de plus apres rubber steak. Cette fois ci l'acteur principal est jean dujardin (georges dans le film) et adele (pas la chanteuse l'actrice) Haenel qui incarne ici denise la serveuse d'un bar et aussi monteuse. J'aime bien la scene ou georges et adele se rencontre montrant qu'il y a 2 monde separe et que malgre les effort pour georges de rentrer dans le monde d'adele il n'y parviens pas (on le vois grace aux plan de la camere ou on ne voit jamais les 2 dans le meme plan) Georges est un personnage a part qui s'invente une vie le film qu'il joue ou il dit avoir une equipe mais ou il n'y a personne en est une preuve. Le veston qui veut etre le seul veston est au depart Georges qui s'invente une vie mais devient un personnage pour lui il rentre a fond dans ce delire.spoiler: j'aime bien les scene ou il tue des gens dans un films normal il y aurait la police qui chercherait au moins a l'arreter, ici non ce n'es pas un film normal c'est un film de dupieux ca permet de repousser la limite toujours plus loin et on se demande ce que Georges va faire
Ce film est clairement un Ovni. Même s'il est court, l'histoire met un peu de temps à se mettre en route et on met du temps à comprendre où le film va en venir. Cependant, Le Daim dispose de bons acteurs, d'un concept très original et le scénario évolue dans une direction très inattendue. En revanche, les dialogues sont très authentiques mais du coup assez souvent un peu gênant, on sent que les personnages ne savent pas trop quoi se dire. En bref, Le Daim est un film qui ne ressemble à aucun autre et nous surprend beaucoup, mais les dialogues pas fou et le temps que le scénario se mette en place empêche selon moi ce film d'être excellent
Alors il va de soi que cette œuvre ne plaira pas à tout le monde mais pour qui aime l'humour absurde et le cinéma de Quentin Dupieux ce film est une réussite totale.
C'est incroyablement drôle et cette seule qualité suffit à oser la note maximale.
Mais j'insiste sur le fait qu'il ne plaira pas à tout le monde.
Le Daim - tout comme ces deux précédents films - Réalité & Au poste ! - met en avant un cinéaste ingénieux qui brille par son originalité. Globalement le thème de prédilection de Quentin Dupieux est l'obsession, et la solitude qui en découle. Ce désir fou de se renfermer dans un délire, peu importe les conséquences. Ses personnages sont profondément optimistes et radicaux dans leur manière d'agir. Ici, la pulsion meurtrière outrepasse le côté feel-good et se transforme en voyage immersif vers une certaine folie. Malgré un Dujardin incarnant très justement ce George en pauvre type, une nouvelle fois, il manque ce petit truc qui hausserait le film au rang de culte.