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Victor M
1 abonné
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3,5
Publiée le 28 juin 2026
Intense concours de folie parmi les personnages, même le blouson en daim veut participer. Un film absurde où Jean Dujardin interprète parfaitementspoiler: son double rôle : Georges et le Blouson en daim
Le Daim est typiquement le genre de film dans lequel soit tu rentres complètement… soit pas du tout. Et perso, j’ai totalement adhéré. Quentin Dupieux propose ici un délire absurde, mais beaucoup plus maîtrisé et presque dérangeant. L’obsession du personnage pour son blouson en daim devient rapidement centrale, et le film la traite avec un sérieux déconcertant, ce qui rend le tout encore plus efficace. Jean Dujardin est excellent. Il porte le film avec une facilité impressionnante, en rendant crédible un personnage complètement irrationnel. On oscille constamment entre le rire et le malaise, sans jamais vraiment savoir où le film veut nous emmener… et pourtant on suit. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est cette idée de “faire un film” comme prétexte. Le personnage se construit une illusion, un rôle, une légitimité, et s’y enferme progressivement. Plus ça avance, plus l’obsession prend le dessus, et plus le film devient étrange, presque inquiétant. Il y a aussi une vraie économie de moyens : peu de personnages, peu de décors, mais une mise en scène efficace, avec ce ton très sec et ce rythme particulier propre à Dupieux. Ça peut paraître minimaliste, mais tout est maîtrisé. Le duo avec Adèle Haenel fonctionne aussi très bien. Elle accompagne cette folie avec un naturel troublant, comme si tout ça avait du sens, ce qui renforce encore le décalage. Au final, Le Daim est un film simple en apparence, mais très précis dans ce qu’il fait. Un délire absurde qui glisse doucement vers quelque chose de plus sombre, sans jamais perdre sa cohérence. Un film à part, mais pour moi totalement réussi.
J'accroche pas avec tous les films de ce réalisateur mais celui-là j'ai adoré ! Jean Dujardin livre une très belle performance, j'ai mis du temps à le voir mais finalement c'est peut-être mon préféré avec Au poste ! Je recommande !
En regardant, on étouffe. Ce film bien qu'étant très court est comme un navet, on en attend la fin tout du long, mais ici, pas pour les même raison. Il s'agit ni plus ni moins d'une prise d'otage du specateur permanente. Il y a des milliers de questions. Aucunes ne trouvera de réponse, pas même celle posée directement dans le film par des personages. Je recommande aux amoureux de létrange et du bizzare. Je déconseil aux amateur de cohérence et de logique. Tout est déstructuré et pourtant, ça marche. ou du moins ce qui ne marche pas est efficace. Bref un film indescriptible et si vous êtes intrigué, regardez le.
spoiler: La scène de massacre est à mon sens un défaut du film, l'horreur eu été plus glassante encore si elle n'avai jamais été que sous entendue. Cela- dit ce n'est rien qui viennent briser l'ambiance.
Le meilleur film et sans aucune contestation pour moi, de Quentin Dupieux ! Et les deux acteurs au sommet de leur art, du grand cinéma absurde qui à la fois fait hurler de rire et glace le sang. Dommage que Dupieux ne soit pas aussi inspiré, en tous cas, pas autant que pour Le Daim, je parle de ces autres films, bien qu'il en réalise tellement, que son œuvre se jauge sur le nombre et c'est aussi sa façon de faire Œuvre de cinéma, bravo à lui !
Nous sommes tous attirés par les portraits de monstres. Quentin Dupieux dresse un portrait intéressant d'une sorte de schizophrénie meurtrière qui s'affirme petit à petit avec bien des longueurs. Dommage qu'à un tournant du scénario, l'histoire tourne à l'invraisemblable. Déception. C'aurait pû être une bonne histoire, mais on reste sur sa faim. Finalement le réalisateur dresse une parabole longuette sur la folie communicative.
Dujardin a tout de même cette facilité de savoir tout jouer. On ne peut le nier. Et le film en question lui est taillé sur mesure, contrairement à sa veste.
Le ressort comique est assez faible et ne tient à rien. Mais au final on se retrouve avec ce mec qui nous intrigué et qu'on a envie de suivre afin savoir jusqu'où sa folie va l'emporter.
Le réalisateur a un talent fou pour l'absurde. Dommage de ne pas y aller à fond et faire un film style Tarantino. On dirait qu'il se freine a certains moments alors qu'à un moment ça commence à bien partir en sucette.
J'ai apprécié le divertissement qui restera un divertissement léger que je ne reverrai probablement pas.
Très bien ! (4 sur 5) À ceci près qu'il ne s'agit absolument pas d'une "comédie" (je ne sais pas comment AlloCiné peut qualifier ce film de comédie). Au mieux une "comédie noire", car ce film est d'une grande noirceur. La dérive psychologique d'un homme dont on ne sait rien du passé, si ce n'est qu'il vient de se faire "jeter dehors" par sa femme... (en raison de ses problèmes psychologiques justement, peut-on supposer) Enfin un film où Jean Dujardin ne joue pas le rôle d'un idiot, ça fait du bien ! Ici dans le rôle d'un paumé, parfaitement interprété. Le rythme du film est lent, et colle merveilleusement au cadre d'une vallée béarnaise assez reclue du monde trépidant des métropoles. La seule incohérence que j'ai pu trouver dans ce film est l'absence totale de police / gendarmerie, alors que des meurtres sont commis, et les corps laissés gisants en pleine rue... Pour le reste, je me suis laissé porter par cette lente descente aux enfers, jusqu'à la scène finale, inattendue, libératrice... qui fait cependant s'interroger sur l'équilibre mental du deuxième protagoniste (Adèle Haenel). Bien vu, Quentin Dupieux :-) Étant personnellement dans une phase de découverte des films passés de ce réalisateur (que j'aime beaucoup), je place Le Daim parmi ses meilleurs, aux côtés de Réalité et de Yannick. Je précise qu'il m'en reste beaucoup à découvrir (Le Deuxième Acte, Daaaaaalí !, Wrong Cops, Wrong - et d'autres a priori de moindre intérêt, comme Fumer fait tousser, Mandibules, Steak).
Le Daim nous plonge une fois de plus dans un univers décalé et dérangeant, où l'absurde côtoie le quotidien. Oubliez les charmants cervidés, car ici, l'animal principal est un blouson en daim, et son propriétaire, Georges, est bien loin de la stabilité. Interprété par un Jean Dujardin exceptionnel, Georges est un homme d'une quarantaine d'années, en pleine rupture avec tous les aspects de sa vie : conjugale, sociale et professionnelle.
C'est dans ce contexte qu'il décide de dilapider ses économies pour acheter un blouson en daim, démodé et bien trop petit pour lui, mais qui devient rapidement l'objet de toutes ses obsessions. Le vendeur, conscient de l'escroquerie, lui offre même un caméscope en guise de "geste commercial", scellant ainsi le sort de Georges.
La force du film réside dans la manière dont Dupieux utilise cet objet apparemment anodin pour explorer la psychose grandissante de son personnage. À travers des scènes de plus en plus surréalistes, Georges, équipé de son blouson et de son caméscope, se met en tête de devenir le seul homme à posséder un blouson en daim, quitte à éliminer la concurrence. Jean Dujardin excelle dans ce rôle, incarnant avec brio un homme glissant inexorablement vers la folie.
Le Daim s'inscrit parfaitement dans l'univers unique de Quentin Dupieux : un mélange de comédie noire, d'absurde, et de critique sociale. Le film est inclassable, oscillant entre le grotesque et le sublime, et ne laissera personne indifférent. Il risque de diviser : certains adoreront cet hommage à la folie douce, d'autres resteront perplexes devant tant de bizarrerie. Mais une chose est sûre : avec Le Daim, Dupieux continue d'affirmer son style, toujours aussi imprévisible et délectable.
L'absurde pourquoi pas, mais n'est pas Bertrand Blier qui veut et le genre est difficile. Ici nous avons un début intrigant et qui fonctionne assez bien, puis spoiler: quand l'obsession devient folie, le film part en sucette. Soit on fait dans la psycho et il fallait prendre le temps de nous expliquer ce comportement, soit on fait dans le grand guignol et là il faut assumer . Dupîeux ne fait ni l'un ni l'autre, il brouillonne, laissant au spectateur une immense sensation de bâclé. Quant à Jean Dujardin, acteur formidable, ce film ne lui aura pas laissé beaucoup l'occasion de nous montrer son talent.
Bon oui ça passe. Je dirais que ce dupieux est un peu moins énigmatique que les autres, peut être pas assez. Je dirais que ya potentiellement plusieurs pistes d'analyse mais elle ne vont pas très loin. Il y a quelques thèmes explorés de manière plus ou moins efficace, mais j'avoue avoir bien aimé la fin. George est détestable au possible et c'est tant mieux. Il n'existe même plus vraiment, je dirais même qu'il s'occupe comme il veut, sa veste ne l'as pas rendu heureux assez longtemps, alors il en veut toujours plus. Ya de l'idée, c'est pas l'exécution la plus agréable que j'ai vu mais c'est pas mal.
C’est du Quentin Dupieux, on ne comprend pas puis on pense comprendre, pour enfin être à côté de la plaque. Dans tous les cas on est pris dedans si tant est qu’on se laisse porter sans sur-analyser. Au final c’est de l’art, c’est un film où l’on se pose tous des questions, on a tous une interprétation différente, un ressenti différent. Les images parlent d’elles même et ce grâce au génie d’interprétation de Jean Dujardin.
La réalisation est réussie avec de beaux plan qui se télescopent entre vieux caméscope et caméra. La folie des personnages et l’acting légitimisent le scénario correctement.