Vite fait, l'objet fétiche qui vient remplacer la personne jusqu'au délire contre la solitude avec en prime le selfie qui tue, participant contemporain d'un narcissisme délétère. Tout ça pour une "rupture" conjugale ! Superbe jusqu'à la nausée.
Le cinéma de Quentin Dupieux est un formidable plaidoyer pour la liberté de la création. Le cinéaste offre une œuvre originale, à contre-courant du cinéma français contemporain, qui fait tout autant penser aux grandes heures de Bertrand Blier qu'au théâtre de l'absurde de Ionesco ou Beckett. "Le daim" est un récit drôle et acerbe sur un homme qui vide son compte en banque pour assouvir son plus grand fantasme : le port d'un manteau en peau de daim. Sa fascination est telle qu'il se met en tête de devenir le seul homme à porter un manteau sur cette terre, jusqu'à commettre le pire.
Voilà donc une histoire qui, une fois résumée peut laisser pantois. En vérité, ce film est beaucoup plus riche qu'il n'en a l'air. Jean Dujardin et Adèle Haenel s'engagent dans cette histoire cynique et cruelle avec force et conviction. La folie n'est jamais loin de ces personnages, mais la mise en scène parvient paradoxalement à rendre crédible ce récit improbable. Le réalisateur se met lui-même en scène dans ce film, en la personne de son héros principal qui se transforme en un cinéaste de pacotille pour l'occasion. Le rire et la cruauté sont sur un même fil, assortis d'une véritable critique sociale sur notre société actuelle qui tend à mépriser les petites gens de la province, et à mettre sur un piédestal des stars en tout genre.
Bref, voilà donc une œuvre très drôle, très intelligente, qui ne laissera personne indifférent.
Un film étrange et qui frôle l'absurde. On se retrouve dans un monde parallèle, comme dans un mauvais rêve. J. Dujardin est sublime de bout en bout (daim bout à l'autre, pourrait-on oser!). Et surtout, même si l'atmosphère est pesante, on rit beaucoup. J'ai personnellement adoré ce film, on passe un excellent moment.
Un film d’auteur certes original mais beaucoup trop lent , on ne comprend pas tout , l’intrigue est un peu légère mais on peut compter sur Jean du jardin pour jouer à merveille dans ce film globalement moyen
Quentin Dupieux est un réalisateur qui divise car ces films ne sont pas des consensus artistiques. Dupieux impose sa patte, son univers absurde tout en l à craint assez sans le réel pour nous mettre mal à l'aise. Le projet de Georges est fou. Il est comme obnubilé par ce blouson en daim et ce que celui ci déclenche. C'est à la foie la libération et la descente aux enfers d'un homme et plus que d'un homme d'un cinéaste amateur. Le tout porté par un Jean Dujardin extrêmement crédible dans sa folie et son absurdité. Adele Haenel elle aussi crêve l'écran dans un mélange de fascination et de malaise. Comme une élève prenant au fur et à mesure les rênes d'un film Frankenstein ayant échappé à son maître. On peut ainsi le reflet de Dupieux et de son cinéma. Celui ci qui maintenant est en complète roue libre se permettant ces films crédible et ubuesque à la fois.
Les 2 étoiles pour les acteurs et les personnes qui ont travaillé sur le film. Le film lui est creux, vide. Pourtant l'idée était bonne mais on s'ennuie ferme et pour la première fois j'ai voulu sortir au milieu d'un film. Je pose la question suivante : Quentin Dupieux doit-il être réalisateur ? Je pense qu'il doit seulement être scénariste, un autre réalisateur aurait pu sortir une pépite de ce scénario. J'ai beaucoup aimé "au poste" mais là, rien. J'espère que Jean Dujardin saura mieux dans le futur choisir ses films. J'aime beaucoup la personnalité de Jean Dujardin (dans la vraie vie, du moins ce qu'il transparait dans les médias ) et lui souhaite de bons choix de films.
Ce qui est bien avec le cinéma autoproclamé « décalé » (adjectif fourre-tout qui génère parfois le meilleur, souvent le pire), c’est que l’image a beau être laide, la réalisation approximative, le scénario inconsistant, la vraisemblance nulle, cela n’a pas la moindre importance puisque c’est « décalé » (on peut aussi dire « déjanté », au choix). Ce mot suscite immédiatement indulgence et tendresse auprès de certains branchés agaçants. Bref. La désinvolture, la fainéantise, voire l’amateurisme qui suinte de ce film laisse pantois. Et une certaine presse de tomber la tête la première dans ce panneau si tendance. (Soupir). Restent Jean Dujardin et Adèle Haenel, tous deux excellents. Pour eux, on ne quitte pas la salle.
Bon j’ai tenu pour laisser sa chance au film, mais quel ennui C’est lent, très lent, les acteurs dont bons mais l’absurde n’est ni drôle ni même amusant.
Film d‘une intelligence et d‘une originalité rare. Tellement drôle et tellement profond à la fois. Noir et pourtant réjouissant. Dupieux est le roi de la comédie qui fait rire mais qui fait aussi réfléchir. Comedie et drame à la fois. Résolument film de genre. Mais d‘un genre unique. Le genre Dupieux !
J'ai beau chercher, je ne comprends pas vraiment l'intérêt d'un tel film. Mais peut-être que si j'étais restée jusqu'au bout cela m'aurait sauté aux yeux... sauf que je n'ai pas supporté le côté glauque de ce film. Comme une sorte de dégoût qui m'a poussé à ne pas me torturer davantage en voulant rester coute que coûte...
Film assez court - à peine plus d'1heure ..... et c'est encore trop ! Qu'allait il ( Jean Dujardin) faire dans cette galère ? Montrer qu'il peu tout ? Comment dire, un essai abscons, incongru et sans intérêt. Cela me rappelle un essai du même genre - souvenez vous "Le passage" d'un certain Valéry Giscard d'Estaing.....avec le même genre de finalité : aucune !! dommage. Cela faisait pas mal de temps (et de visionnages) que je ne m'étais pas autant ennuyé !! **