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Seemleo
80 abonnés
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3,5
Publiée le 18 avril 2019
Voilà une comédie rondement menée. Filmée avec les pieds, Michel Leclerc après le très inégal "Monsieur Sim" sauvé par la présence de Jean-Pierre Bacri, nous concocte une plongée dans la laide banlieue, en suivant une famille de classe moyenne qui y reste volontairement pour des raisons idéologiques. Le père a des principes bien ancrés.
Le couple se démène dans la "mixité" sociale avec leur fils de 9 ans. Malgré la volonté de vivre ensemble, les différences culturelles réelles ou fantasmées biaisent les contacts. Les enfants entre eux ne prennent pas de gants et répètent sans filtre ce qu'on leur enseigne à la maison. On sent bien tout de même que le verni craquelle. Les mômes retrouvent rapidement leur innocence et leurs jeux sans discrimination. Les parents eux balancent entre l'envie de s'accrocher et la peur de voir leur enfant décrocher.
Le quotidien est finement observé. L'humanité et la solidarité sortent vainqueurs. Malgré le manque d'argent et des infrastructures dignes de la Pologne sous le rideau de fer, l'énergie positive déplace les montagnes.
L'intrigue et la tension dramatique tiennent la route jusqu'à la dernière minute. Le travail d'écriture a été inspiré et soigné.
Le film est frais, léger et chaleureux, les dialogues percutent et les acteurs crèvent l'écran. Mention spéciale à Ramzi en principal survolté.
Une comédie française tournée sans prétention mais qui rehausse l'estime pour le genre.
Sofia (Leïla Bekhti) et Paul (Edouard Baer) ont mis leur fils Corentin dans une école publique située dans leur quartier. Peu à peu tous les amis de Corentin quittent cette école pour aller dans un établissement privé, et Corentin a du mal à s’intégrer dans sa classe. Hors de question pour Sofia et Paul de le mettre dans le privé, qui va à l’encontre de leurs principes et de leurs valeurs républicaines de laïcité et de mixité sociale. Les personnages sont dans la caricature, en particulier celui d’Edouard Baer (anarchiste très à gauche), ce qui sert l’aspect comique du film, tout comme les nombreuses situations improbables (en tête la scène de fin dans l’école, qui va un peu trop loin d’ailleurs). Le film questionne aussi certains aspects de la société, certaines réflexions sont assez intéressantes. Le film n’est pas désagréable, il est parfois amusant, parfois intéressant, mais il n’est pas non plus mémorable.
au début, ce film ne me disait pas vraiment peur que ce soit trop cliché et bobo, mais après 3 semaines de sortie en salle j'ai quand même sauté le pas. et franchement pas déçu du tout. un petit film qui peut en faire un grand sur le plan humain et social si on comprends bien le sens du film. donc, un petit budget avec un sujet sensible, réel et d'actualité dans le monde d'aujourd'hui qui est intéressant, instructif et bien construit avec des moments très drôles et parfois des passages plus graves, puis les acteurs sont tous parfaits dans chacun de leur rôle avec un "edouard baer" et leila beikti" au top de leur forme qui forme un couple uni et solidaire sur la difficultés de la lutte des classes sociales. le seul petit hic fût les petites longueurs dans les dizaines dernières minutes. donc, aucun regret d'avoir sauté le pas en salle obscure.
Belle critique des bobos gauchistes, dont les principes sont ici mis à rude épreuve. Edouard Baer semble peu se forcer pour incarner Paul, anarchiste, ne croyant en rien si ce n'est en son désir de faire tomber le système. Sauf que voilà, quand l'avenir de son propre enfant est concerné, c'est une autre histoire, et le système a soudain à ses yeux certains atouts que son passé de batteur de groupe punk dérange. Ledit gamin est tout à fait insupportable, mal élevé car laissé dans un flou total alors que ses camarades sont cadrés dans une religion imposante. Leïla Bekhti (Sofia) est dans la caricature de la beurrette de deuxième génération souhaitant s'émanciper de son histoire, et que ledit système favorise du fait de la discrimination positive. Baya Kasmi incarne avec délice une prof de collège désemparée par les directives absurdes de l'Éducation Nationale, pour qui un stylo est devenu un outil scripteur. Plus personne ne comprend la malheureuse, à commencer par ses élèves. Tout ce beau monde se mélange avec beaucoup de grumeaux, l'école privée catholique s'avère plus tolérante que l'école publique, les blancs deviennent minoritaires, les antisystèmes deviennent les riches à mépriser, les engagés dans des associations bio deviennent plus rigides que le système qu'ils combattent. Une belle comédie humaine, contemporaine, de banlieue.
Sofia et Paul vivent à Bagnolet dans un quartier à forte mixité sociale. Par idéologie, ils inscrivent leur fils à l'école publique contre l'avis de leur entourage.
Un film qui se veut à la fois drôle et militant et qui échoue des deux côtés. Le film enchaine les scènes comme un catalogue du vivre en mixité et tombe sans cesse dans la caricature. Le scénario du plus haut ridicule en devient gênant.
Le sujet de la mixité sociale à l'école abordée avec humour et légèreté. Des personnages attachants, mais certains clichés évitables et une fin agaçante viennent ternir l'appréciation de ce film. Originalité : 7/10, Réalisation : 7/10 , Acteurs : 9/10 ,
Excellente comédie avec un discours moins militant que je ne l'aurais imaginé et des personnages complexes parfaitement interprétés par le couple vedette Edouard Baer et Leila Bekhti. Michel Leclerc évite les écueils du manichéisme et de la caricature. Et avec Baya Kasmi ils ont écrit des situations d'une drôlerie irrésistible.
Evoquant un sujet bien réel et une problématique sensible, la dérision est malheureusement trop importante, et on est un peu dérangé sur le traitement du sujet. La fin est notamment une caricature pailletée, qui ne sert pas l'intérêt du film. Heureusement Leila Bekhti est très juste, et se démarque nettement du casting.
Superbe film et drôle sur le rôle positif et ingrat de la "communale" dans l’assimilation de gosses issus de milieu différents mais conditionnés par des parents dans des croyances d’un autre âge. On y voit un Bear en pleine forme en gaucho intégriste et pur mais furieusement maladroit. il est suivi par une Leilla et en Ramzy en apôtres de l’intégration mais aussi par une Baya Kasmi en instit adorable mais incapable de se faire écouter comme cela semble trop fréquent dans les banlieues difficiles.
Film assez inoffensif sur le fond et sur la forme. Même si c'est plutôt bien joué et de temps en temps (un peu) drôle, on s'ennuie assez vite dans ce film où tous les chemins sont balisés. On ne fait pas de littérature avec des bons sentiments. On ne fait pas de cinéma non plus.
“La Lutte des Classes” avec Leïla Bekhti et Edouard Baer au casting aurait pu raisonner comme un film social hors des clichés. En effet, le couple aisé emménage dans une petite maison de banlieue et rêve d’égalité et de fraternité en prônant le mélange de classes sociales. Malgré les difficultés d’intégration de leur enfant à l’école primaire du quartier, les parents persévèrent à rester fidèle à l’école de la République. Et pourtant, le film se contente d’amasser des situations risibles et faussement idéologiques. L’humour prend trop le pas sur les intentions de départ et finit inévitablement par prendre l’apparence d’un divertissement pour bobos de gauche. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Bonne surprise. Le meilleur role d'edouard bear , leila bekhti tres bien et meme ramsy bedia est bon. Donc bon casting , belle mise en scene , dialogues souvent tres bon , plein de petits sujet traite d'une maniere neutre mais intelligente , bande son pas mauvaise du tout. Plein de bonne choses mais quand meme quelques scenes un peu moins bien.
On espère ne pas subir clichés ou bien-pensance avec cette thématique. Puis on désespère dés la première scène quand le mari refuse de vendre avec une plus-value en se disant que cela va être une catastrophe. On se reprend à espérer quand des thèmes intéressants sont mis en avant, comme l'école publique ou l'école privée, la mixité, la discrimination positive. Et puis on comprend que le film s'éloignera bien vite du politiquement incorrect en roulant sur des rails de lieux communs, de formule lénifiante et de happy-end sucré quand on attendait de se faire bousculer en riant de choses qui offraient un boulevard à l'irrévérence. Bien dommage. Reste le plaisir de retrouver Leïla Bekti, solaire. Maigre consolation devant cette frustration d'avoir échappé à ce qui aurait pu être un bon fiilm...
Michel Leclerc poursuit sa radiographie de la société Française avec ce même ton tendre et amusé qui avait fait le succès de Le Nom des Gens. Avec beaucoup d'acuité, il cerne les difficultés, les tentatives de replis et la nécéssité de s'ouvrir, les inquiétudes que connait la société. Loin de toute idéologie, son message est bienveillant mais écrase parfois la narration d'une histoire intéressante mais qui a du mal à avancer harmonieusement. Un film et des personnages sympathiques, une théorie brillamment exposé mais une narration un peu cafouilleuse.