Écrit en 1969, le roman "Papillon" est l'œuvre de Henri Charrière, ancien bagnard livrant ici son autobiographie. Le cadre décrit est le bagne de Guyane française, actif jusqu'en 1946, avec l'île du Diable où fut notamment envoyé le capitaine Dreyfus. Après être passé par plusieurs mains, l'adaptation de "Papillon" voit finalement le jour en 1973 sous la houlette de Franklin J. Schaffner. Outre la participation de l'auteur, le projet est également scénarisé par Dalton Trumbo, l'un des dix de Hollywood. Avec "La Planète des singes", il s'agit donc de l'autre grande réussite du cinéaste, transcendé par un mémorable duo d'acteurs. Steve McQueen, avec son inoubliable tatouage, écrase tout sur son passage tandis que Dustin Hoffman trouve un rôle marquant. Davantage qu'un long-métrage carcéral, un des plus beaux films consacrés à l'amitié et à la liberté.
Déjà auteur de « La planète des singes », Franklin Schaffner réalise, en 1973, le film d’aventure par excellence. Inspirée de plusieurs anecdotes vécues par un véritable prisonnier français condamné à tort aux travaux forcés à perpétuité et envoyé au bagne de Cayenne dans les années 1930, l’histoire dégage une véritable puissance. La description de la vie carcérale, remplie de sévices corporels et de violences psychologiques, reste un témoignage historique bouleversant et indignant. Dans le rôle de ce bagnard déterminé à s’évader, Steve McQueen livre une énorme prestation. Il est assisté de Dustin Hoffman qui compense le caractère dramatique du récit par quelques touches d’humour bienvenues. Bref, un très grand classique.
Un classique, un sacré duo. Un film très dur, mais tellement prenant, dans cette univers carcéral, ou il faut survivre, malgré les brimades et humiliations qu'il faut endurer. L'abnégation d'un homme, jusqu'au bout des ongles.
Papillon est et restera un classique des seventies. La réalisation est excellente et fait souvent penser à "La planète de singes" mis en scène par le même réalisateur quelque années plus tôt. Le duo des géants que forme Steve McQueen et Dustin Hoffman est une véritable réussite. Cette histoire inspirée des anecdotes de Henry Charrière (le véritable papillon) sur sa détention, son évasion et son besoin sans limite de liberté est captivante. Le seul bémol pour moi dans ces 2H30 de film est la partie "aventure" quand ils arrivent au Honduras, pendant 15-20 minutes le film dérape un peu dans tous les sens, sinon cette œuvre reste un véritable plaisir à voir et à revoir.
Mise en scène de manière magistrale, cette adaptation du livre semi-autobiographique du Français Henri Charrière est une terrible description des bagnes de Guyane de la première moitié du XXème siècle - la longue séquence où Steve McQueen est enfermé en réclusion est d'une puissance inouïe dans sa violence psychologique. Porté par des acteurs remarquables, Papillon, qui ne cède jamais à la facilité, est une superbe ode au rêve, à la fraternité et à liberté, magnifiée par des paysages guyanais à la fois magnifiques et d'une dureté constante.
Evidémment,beaucoup de monde connaissent "la grande évasion" avec Steve McQuen mais "Papillon",moins.Pourtant il ne démérite pas.C'est un véritable chef d'oeuvre cinématographique dans lequel MCQueen et Hoffman prouvent tout leur talent à l'ecran.
D'aprés l'histoire vraie d'Henri Charrière dit Papillon,ce film est une solide et redoutable fresque carcérale de 2h25 ou S.McQueen est parfait en exprimant tour à tour différentes palettes de la souffrance à la folie en passant par la solitude.Bien secondé par D.Hoffman.Efficace.On n'aurait pas aimé être bagnards envoyés croupir en Guyane dans ses conditions inhumaines!
Une très belle histoire d'amitié, et où l'espoir est toujours présent même dans les endroits les plus mal famés, on est touché par la solide amitié qui unit les deux hommes principaux, Papillon interprété par Steve Mcqueen et Delga, par Dustin Hoffman. Les 20 dernières minutes sont extraordinaires. Un film à ne pas louper.
Les acteurs sont épatants, c'est de toute évidence un grand film, et aussi un témoignage de la France de l'époque: celle des bagnes et de cette volonté d'humiler, d'écraser le criminel. Le criminel, c'est à dire l'autre, le méchant, celui qui est passé de l'autre côté du miroir, et qui fait peur aux braves gens. Jean Valjean dans "les Misérables" n'est pas très différent de Papillon, au fond...
Incontestablement le meilleur rôle de Steve McQueen et un rôle vraiment sublime pour Dustin Hoffman. Inspiré de la vie de Henri 'Papillon' Charrière, le film est inoubliable, tant il cumule beauté des images (même si le grain de la photo a pris un coup dans l'aile), beauté de la musique, interprétation impeccable, et réalisation efficace. La scène du mitard (dans lequel Papillon restera 2, puis 5 ans, on imagine le calvaire) est incroyable, claustrophobique, angoissante, paranoïaque...Un chef d'oeuvre absolu, je ne comprend pas pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps pour le revoir à la TV - problèmes de droits ?
Un film qui raconte l'histoire d'Henry Charrière, interprété magistralement par un Steve McQueen d'une grande présence dans l'un de ses plus grands rôles. Dustin Hoffman, bien que très bon est pour moi en retrait de son compère. L'univers carcéral est ici très réaliste et on souffre avec le personnage principal, les paysages sont aussi superbes. J'ai beaucoup aimé ce film, malheureusement j'ai trouvé la dernière demie heure en dessous du reste, il manque ce petit quelque chose pour en faire un véritable chef-d'œuvre.
Quand un film fait plus de 2h20 et qu'on ne regarde pas sa montre, il mérite d'être qualifié d'oeuvre cinématographique. Le première qualité qui saute aux yeux est le côté documentaire historique. Vient ensuite l'aspect aventures. Enfin, "the last but not the least", une peinture réaliste des relations humaines, qui révèle à la fois ce qu'elles peuvent avoir de cruel mais aussi d'attendrissant. Quand parmi les acteurs on trouve en plus deux grands noms,le bonheur est total.
Basé sur le roman autobiographique (mais largement romancé) d'Henri Charrière, "Papillon" nous conte l'enfer du bagne de Cayenne en colonie française. Henri "Papillon" Charrière, condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, se retrouve au sein d'un système carcéral impitoyable et pas si lointain que ça. Travaillant dans des conditions climatiques atroces, les détenus se tuent littéralement au travail (40% d'entre eux mourraient la première année) sur une île qui ne laisse que peu d'espoir à l'évasion, les tentatives étant sévèrement punies par plusieurs mois d'isolement au mieux, par la mort au pire. Mais l'évasion, Papillon n'a que ça en tête. Aussi s'allie-t-il au faussaire Louis Delga, le protégeant tandis que celui-ci va financer son évasion. Cette relation qui commence par intérêt se transformera en amitié qui traversera les années (la première tentative d'évasion n'étant pas la bonne, forcément) et qui restera d'ailleurs le seul soupçon d'humanité existant au cœur de cet enfer. Grand film de 2h30 réalisé par un spécialiste du genre (Franklin J. Schaffner, à qui l'on doit "La planète des singes" et "Patton"), "Papillon" est une œuvre forte, célébrant la liberté par dessus tout. Une liberté qui fait tellement rêver les hommes qu'ils sont prêts à tout risquer pour elle. C'est d'ailleurs ce grand thème auquel s'intéresse le film (pas étonnant quand on sait que Dalton Trumbo l'a co-écrit), quitte à laisser de côté la culpabilité de son héros, interprété par un Steve McQueen au sommet de son charisme et de son talent, dans un rôle éloigné de ses personnages habituels, dévoilant plus ses faiblesses. Face à lui, Dustin Hoffman s'impose en Delga, personnage touchant et très humain. En habile metteur en scène, Schaffner sait entretenir la tension sous le soleil de Cayenne et livre une description très détaillée d'un système pénitentiaire qu'il dénonce avec virulence, faisant de son film l'une des plus belles odes à la liberté de l'histoire du cinéma.
Surement la plus grande performance à l'écran pour Steve Mcqueen accompagné d'un Dustin Hoffman encore une fois génial... Film magnifique dépeignant à merveille l'univers du pénitencier de Cayenne : la liberté ou la mort, la liberté ou la folie, l'espoir ou le désespoir...