Quatre ans après “La Forme de l’eau”, Guillermo del Toro revient au cinéma en adaptant le roman “Le Charlatan” de William Lindsay Gresham. L’histoire suit un homme mystérieux hanté par ses démons et qui semble fuir son passé. C’est par hasard qu’il se fait recruter par une compagnie circassienne, se lie d’amitié avec une clairvoyante et apprend l’art de la fausse télépathie. Fort bien intégré, celui qu’on appelle Stan, tombe également sous le charme de Molly, avec qui il décidera plus tard de monter un spectacle. Poussé par l’appât du gain, Stan enfreint les règles pour appâter de nouveaux clients. Avec “Nightmare Alley”, Guillermo del Toro laisse de côté le fantastique pour nous conter un film noir et déroutant. Mais le réalisateur n’en délaisse pas ses ambiances horrifico-poétiques en s’entourant de décors trompe-l’oeil et de personnages freaksiens dans une photographie absolument époustouflante. Si Cate Blanchett, Rooney Mara, Toni Collette et Willem Dafoe incarnent à la perfection leur rôle, c’est la tête d’affiche Bradley Cooper qui nous sidère par son charisme glaçant. Par un jeu de lumière qui ne montre jamais réellement son visage, le comédien incarne une cruauté apaisée avide de manipulation. D’une beauté absolue, “Nightmare Alley” est un thriller psychologique qui hantera le spectateur avec intensité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le seul regret que j'ai avec ce film, c'est de ne pas l'avoir vu avant. Du pur Hollywood, hollywoodien en diable, tous les genres réunis en un. Pourquoi ai-je laissé passer ça jusqu'à aujourd'hui ????? Faut y aller, je ne comprends pas pourquoi ce film marche si peu...
J'avais beaucoup d'attentes pour ce film, car j'adore le réalisateur. Néanmoins, il ne m'a pas totalement convaincu, notamment avec sa seconde partie. Mais cela reste divertissant et les acteurs sont exceptionnels !
Cinq années après le succès de La Forme de l’Eau : le réalisateur Guillermo del Toro signe son grand retour au cinéma avec «Nightmare Alley» que j’attendais avec une certaine impatience du fait de sa distribution qui réunis tout de même Bradley Cooper, Cate Blanchett, Toni Colette ou Roney Marra pour ne citer qu’eux , mais aussi son esthétisme lécher à la fois très vintage et très moderne. Donc j’avais tout de même beaucoup d’espoir entre mon amour pour le précèdent film qui l’a fait, sa distribution ou ses décors. Au final je suis sorti assez mitigé. Ni excellent ni complètement rater : il est clair que ce nouveau récit qui aborde un ton très burtonien semble bancal, et cela dès les premières minutes.
Toute la première partie est très longue parfois trop – et s’embourbe dans une foule de détails qui sont certes très intéressant dans un roman mais qui pèse sur l’ensemble de la machine. Certes, les personnage sont très bien écrits dans leurs ensemble et travailler – mais à contrario certaines scènes manquent cruellement d’émotion et j’oserais dire de magie. Il y a très peu de musique au départ et le montage très lent accentue cette monotonie qui s’écharpe de l’œuvre. Toute la partie sur l’arrivée de Stanton Carliste (héros du film) est bien sûr nécessaire, mais je trouve qu’elle dure beaucoup trop long et que certaines séquences auraient pu être alléger au montage ou à l’écriture. Le film se révèle bien plus passionant dans sa seconde partie et en particulier au moment ou Cate Blanchett toujours impeccable, ensorceleuse et vivante – apparaît. A partir du moment ou le regard de son personnage croise celui du héros on sent que de nouveaux enjeux bien plus intéressants vont arrivés, et par la même occasion le peps qui manque à la première demi-heure et l’action se dessine peu à peu. La tension dramatique se fait plus intense et là, on commence à se prendre au jeu du récit.
Mais se concentrer uniquement sur ses personnages et l’écriture serait peut-être un peu réducteur. Car certes il y a des problèmes de rythme dans cette histoire, mais Guillermo del Toro, il faut avouer nous propose une riche analyse du monde du cirque. Nuancé, précise, et richement détailler. Je dirais presque authentique si on compare cette œuvre cinématographique à d’autres films sur le sujet. Globalement, le cirque est soit éducoloré au cinéma comme avec «The Greatest Showman» soit montrer sur un jour peu reluisant comme dans «Dumbo» de Tim Burton. Ici, le réalisateur et son scénariste arrive à trouver un juste milieu. On en oublie pas la cruauté des personnes qu’exercent les artistes sur ces personnes, mais aussi la ‘‘joie’’ et la magie que trouve les clients.
Concernant la technique, en dehors du montage qui est bancal et au fond sonore soit peu pressant soit monocorde, le film est très réussi. Décors – photographie – costumes : on plonge réellement dans l’ambiance du film, happer comme un retour dans le passé. Les acteurs sont globalement tous très bons même si c’est vraiment Cate Blanchett qui sort du lot.
En conclusion, Guillermo del Toro nous offre une fable certes intrigante mais embourbés dans trop de détails inutiles et même si sur le coup on apprécier le film, il faut avouez que ce n’est pas tout à fait le retour qu’on attendait. Ce film serait-il arriver trop tard ? Et honnêtement, je pense qu'on ne s'en souviendra pas.
Ames sensibles s’abstenir. Guillermo Del Toro est décidément un réalisateur à part. Le film est construit en deux parties. La première vous plonge dans un monde du cirque itinérant, à la fois fascinant et sulfureux. Le mystère est entier sur le passé du protagoniste qui essaie de se reconstruire une vie et dont on ne sait vraiment s’il a quelque chose à se reprocher même si Del Toro pose des indices ici et là. Le rythme est progressif et les fondations sont mises en place au milieu de cette pléiade de personnages plus intrigants les uns que les autres. Puis l’on rentre dans la deuxième partie et le vif du sujet. La tension monte d’un cran et s’accélère. On est emporté dans une course en-avant dont on perçoit bientôt qu’elle ne mène nulle part ou plutôt si, qu’elle mène au néant. C’est un film très tres dur sur la condition humaine, sur le cynisme des puissants, sur la fatalité de sa condition à laquelle on ne peut jamais véritablement échapper, sur les ressorts de la descente aux enfers. C’est un film noir dont le dénouement est implacable et vous glace le sang. La morale de la fable est aiguisée au scalpel. L’inspiration du Freaks de Tod Browning est constamment présente, au sens propre comme au sens figuré. Les acteurs sont magnifiques. Bradley Cooper est magistral dans le rôle principal. Cate Blanchett incarne avec beaucoup de force et de finesse un personnage complexe qui manipule avec froideur. Le film mérite bien son titre et c’est bel et bien à une plongée cauchemardesque que l’on vous invite. Mais une plongée captivante et intense si bien que l’on ne voit pas passer les 2h30 du film. Une œuvre différente, originale, qui sort des sentiers battus et qu’il faut voir de toute urgence. Un bide complet aux États Unis, ce qui n’est pas étonnant et constitue un gage de qualité.
À la fin du visionnage de "Nightmare Alley", je suis resté dubitatif. Le film est assez long à laisser place à l’intrigue, bien qu’une introduction orchestrée à merveille, on cherche tout de même à savoir où est-ce que ça va nous amener. Sublimé par une photographie et des décors fabuleux, le film est un véritable tableau. Malheureusement, je ne peux que rester un peu moins enjoué vis à vis du récit qui est assez simple et prévisible bien que correctement traité. Bradley Cooper livre une prestation remarquable. Les différents rôles secondaires comme Willem Dafoe, Ron Pearlman, Cate Blanchett et Mark Povinelli sont phénoménaux. Rooney Mara se laisse effacer le long du film par la prestance de Bradley Cooper. "Nightmare Alley" est donc un bon film, visuellement réussi mais à l’histoire peu captivante.
superbe imagerie entre fête foraine et amérique des années 40. Pas de fantastique ici, mais du noir haut en couleurs, tout comme les personnages. un petit bémol sur le personnage et les motivations de la psychologue jouée par Cate Blanchett (qui fait très bien la vamp blond 40's par ailleurs). Très belle histoire merveilleusement mise en scène
Très puissant ! La force du destin qui écrase un homme qui est déterminé par la haine de son père. Quand un faux médium rencontre une tendre illusionniste, mais qui sera doublé par une psy sans ethique... Belle démonstration que l'argent n'est rien, car l'humain ne se nourrit que de son rapport à l'autre. Plus ou moins humanisant, plus ou moins moritifère. Ici c'est la pulsion de haine, qui avec les années, prend de plus en plus de place. Une haine originelle qui est le moteur du désir de toute puissance sur l'autre, qui ne peut que fissurer de manière spectaculaire... Cette caméra qui flotte autour de Bradley Cooper comme un destin visqueux auquel il ne pourra pas échapper nous donne le vertige. Il est un homme sans foi ni loi qui est comme égaré sur Terre. Son ego démeusuré c'est aussi le déni du poids du corps. Mentaliste sans corps, vie virtualisée sans incarnation, il n'a rien de terreste. C'est un être ethéré qui détruira tout sur son passage, jusqu'à lui-même.
NIGHTMARE ALLEY (2022): Amérique, les années 30, l'après guerre suivie de la grande dépression, la société vivra une énorme souffrance. Le fuyard Stanton Carliste cherchera un endroit pour se réfugier. Une fête foraine, se fondre parmi les forains, apprendre les rudiments de la manipulation, profiter de l'ignorance d'un peuple fragilisé, redonner espoir, le spiritisme de pacotille sera sa nouvelle vie. Il y aura des frontières à ne pas franchir, mais son habileté le poussera à aller plus loin. Le réalisateur Guillermo Del Toro abordera le thème de la spiritualité, un univers manipulateur proche du monde de l'au-delà côtoyant les frontières du fantastique. Intrigant par le mensonge et l'escroquerie, "Nightmare Alley" ne nous lâchera pas une seconde. On comprendra rapidement les ficelles du métier. Le doute rattaché à l'arnaque, si bien que cette tension permanente nous tiendra jusqu'à ce dénouement final. Bradley Cooper, un visage sympathique, alors pourquoi s'en méfier? Son talent pourra devenir destructeur. Une ravissante psychanalyste, Cate Blanchett, sa rationalité associée à l'art du mensonge du doué Stanton Carliste, une relation inconcevable aboutissant à un très bon suspense. Un film excellent par ses acteurs, son atmosphère et son intrigue. Un très bon Guillermo Del Toro.
Je vais faire court: c’est un très bon film! Je pense cependant que Del Toro a moins maîtrisé celui-ci que The Shape Of Water mais il n’en reste pas moins un très bon film à mes yeux. Bradley Cooper crève l’écran une nouvelle fois. L’ambiance instaurée est glaciale, l’ambiance du film est noire, on se retrouve plongé dans un monde, un univers que ce réalisateur a voulu nous immiscer. Je le recommande à chaque personne qui aime le cinéma d’y jeter un coup d’œil.
Les quinze premières minutes sont énigmatiques. Bradley Cooper n'a pas une phrase de dialogue. Il y a ce chalet et cet homme gisant dans les flammes en fil rouge de l'histoire, son itinérance dans le Midwest, jusqu'à son arrivé dans le cirque. Sa première réplique intervient face à ce "Geek", un homme de foire que l'on enferme en cage comme les bêtes à des fins de distraction. Tout un symbole. Il y a ici les codes du film de conte : l'ascension, la gloire, jusqu'à l'irrémédiable chute. On sait que Guillermo del Toro est un raconteur d'histoire de qualité supérieur. Mais sa féérie est, pour moi, beaucoup plus visuelle que sensorielle. La beauté formelle du film est indéniable, mais tout est trop lisse, mesuré, raconté comme si on avait 12 ans. Même la partie horrifique ne fait pas trembler. Même la bien trop rare et radieuse Rooney Mara est en retrait. Le cinéaste délaisse un peu trop ses acteurs, qui jouent un jeu trop évident pour susciter une émotion. J'étais pas dedans.
un scénario original magnifiquement incarné et des images magnifiques ! Le bémol, quelques longueurs qui ne permettent malheureusement pas de développer certains aspect pourtant attirant du film !
Avec ce non film qui succède au tout aussi mauvais: "la forme de l'eau", l'histoire d'amour grotesque entre une femme et une truite, Guillermo Del Toro nous prouve une fois de plus, hélas, qu'il n'a plus rien à dire, il est donc grand temps de se taire ou de se ressaisir... Fuyez donc ce dernier râle poussif et supplicié, rematez vous plutôt le Labyrinthe de Pan qui reste et de très loin son meilleur film.
Du très bon Guillermo Del Toro qui, par ce film, nous donne l'impression de dire au revoir au genre fantastique pour le polar et c'est réussit !! "Nightmare Alley" est une oeuvre très complexe par les intrigues auquel on commence a y rentrer neutre dans le récit puis a s'interroger en s'avançant progressivement. Ce long métrage raconte l'histoire d'un homme qui enterre un corps, brule une maison et prend un bus au hasard pour le monde du cirque, magie et emmerveillement du spectacle. Il rend service à ses nouveaux collègues, donne un coup de main, apprend les trucages et tombe sous le charme d'une jeune foraine qui l'accompagnera pour la suite des aventures mais qui dit trucage, dit soupçons. La seconde partie se passe deux ans plus tard, le succès et l'argent coule a flot avec interrogation par une psychologue machiavélique et la police sur ses magies et mème nous aussi, on se pose des questions sur le personnage principal. La mise en scène est envoutante, le scénario énigmatique et très bien écrit, Bradley Cooper dans un role en or qu'il transforme l'essai entourés d'excellents seconds roles bien développés eux aussi comme celui de Cate Blanchett, Rooney Mara, David Strathairn, Willem Dafoe, Toni Collette, d'autres comédiens remarquables que j'en oublie. Un film intrigant et hypnotique que je conseille.
J'ai eu du mal à accrocher malgré la qualité de l'image et la fluidité de la narration. Quelque chose m'a géné, peut être la fadeur des personnages. Aucun d'entre eux ne parvient à se rendre sympathique, Cate Blanchett est ridicule en vamp tartinée de maquillage qu'on la croirait en plastique et Bradley Cooper joue faux, que ce soit en jeune SDF, en maître de l'illusion ou en "crétin". Seule Toni Colette incarne un personnage dans toute sa complexité. La séquence de psychologie à deux balles passe mal et plombe le film. Bref, pour moi le sujet est bien mais la mise en scène est ratée car elle manque de consistance.