Nightmare Alley
Note moyenne
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410 critiques spectateurs

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brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2026
L'allée du cauchemar. Les films de New-York restent décidément les meilleurs films. Les Etats-Unis dans les années quarante, juste avant la seconde guerre mondiale. Après la crise de 29, beaucoup d'américains se sont retrouvés sur les routes et ont trouvés différents moyens pour survivre. La fête foraine pour survivre. Il y a un très gros travail pour les décors et pour les costumes. Il y a les deux acteurs new-yorkais, Rooney Mara et Bradley Cooper. De la spychologie afin d'impressionner les visiteurs. C'est vrai de plus, on a tous vécu des relations avec des HR, qui tentent de nous cerner, de percer notre identité propre. Cette histoire se rapporte à la réalité. Comme si celui qui cerne l'autre maitrise l'autre et reste supérieur à l'autre. Il faut noter aussi, çà c'est technique, les forains et les personnes sans adresses fixes, en 1941, la mobilisation générale ne les concerne pas.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
J'ai aimé l'ambiance du film, mais le scénario ne m'a pas conquise, ni captivée plus que cela. Le casting est intéressant mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait de rebondissements.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 308 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2026
Le cinéaste Guillermo del Toro nous livre un thriller psychologique noir avec Bradley Cooper, un vagabond ambitieux qui apprend les techniques de mentalisme et de manipulation psychologique, et Cate Blanchett, une psychiatre mystérieuse et manipulatrice, avec en toile de fond l'univers des forains. Stanton Carlisle, un homme abandonné et perdu gagne l'affection de Zeena, la voyante de la fête foraine qui lui enseigne les techniques de l’art de lire les gens et de leur faire croire à la voyance, et de Pete, le mari de Zeena, ancien mentaliste devenu alcoolique qui connaît les secrets du spectacle et lui transmet son savoir. Ils agissent un peu comme des mentors. S'intégrant à cette fête foraine itinérante, il élabore un numéro qui semble être une occasion en or pour connaître le succès. Plus il utilise ses connaissances fraîchement acquises pour escroquer l'élite new-yorkaise des années 1940, plus son ambition grandit. Avec la fidèle et vertueuse Molly, son amoureuse devenant sa partenaire de spectacle, ses prestations remportent un franc succès. Jusqu'à ce qu'un jour le docteur Lilith Ritter découvre les techniques d’escroquerie de Stan et décide de collaborer avec lui, mais leurs jeux psychologiques deviennent très dangereux.
Guillermo del Toro aime nous raconter et nous emmener dans l'univers des contes, mais pas ceux de fées, ceux de la sombre âme humaine. Ce qui est magique pour le spectateur crédule, l'est beaucoup moins pour ceux qui travaillent dans les coulisses. Le monde du cirque, est un monde mis à part. Des numéros spéciaux, uniques, souvent truqués, mais qui doivent avant tout impressionner. Refuge pour les exclus de la société, panier de crabes bien garni, ce monde est le bal des canailles. On retrouve ici toutes les misères de la vie. Une danse incertaine et fragile au milieu des chevaux de bois d'un manège désenchanté. Le plus beau des numéros ne serait-il pas de se sortir de cette communauté de saltimbanques.
Quand un homme croit qu'il détient le pouvoir, il est inconscient. C'est le docteur Lilith Ritter, psychologue, qui le dit. Parce qu'il ment à tout le monde, et surtout à lui- même. Quand on déplaît aux gens de pouvoir, le monde rêvé, se retourne contre vous, très, très vite. Stan a voulu certainement voler trop près du soleil. Un dernier show, une dernière arnaque, toujours plus forte, plus ambitieuse, plus grande. Qui du client ou du voyant n'en a jamais assez ? Pour finir dans le sang, l'impardonnable et tout perdre. Arrivé de rien, reparti sans rien Stan s'est crée une vie d'illusion, celle du trompeur trompé. Ma note est de 3,54 sur 5. Comme dirait Pascal : L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
Captain Ad Hoc
Captain Ad Hoc

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2026
Thriller divertissant et plutôt efficace, ce film qui veut éclairer les techniques d'un manipulateurs sans scrupule. Il joue sur l'illusionnisme, les sentiments et les naïvetés des gens pour parvenir à les impressionner et leur faire croire ce qui l'arrange. Au delà des mentalistes, éclairage intéressants sur les bonimenteurs, charlatans, politiques, religieux et tous ceux dont le discours ne sert plus qu'eux même au détriment de la sincérité, prêts à détruire ce qui se dresse sur leur passage pour leur bénéfice personnel.
Minan C
Minan C

88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2026
Un bon film scindé en deux partie, deux partie différente mais chacune avec son lot de casting 5 étoiles, avec un Bradley et une cate blanchett qui crèvent l'écran. spoiler:
le défaut du film ce situe au niveau du personnage de cate, on à aucune info sur elle,ses motivations...on ne devient pas l'antagoniste sans raison, sans but. spoiler:
avec del Toro c'est toujours soit divertisant ou nul,jamais un chef d'œuvre en tout cas pour moi.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2025
Porté par un casting impeccable, un film noir désenchanté et visuellement sublime qui explore la noirceur morale de l’âme humaine, à travers l’ascension et la chute d’un manipulateur ambitieux happé par son propre cynisme.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Sans réaliser son meilleur long-métrage, le réalisateur Guillermo del Toro signe un véritable film noir à la fois long et beau possédant une mise en scène à l’élégance suave dont l’Amérique des années 40 sert de décors à un récit sinueux explorant la monstruosité résidant en chacun. Davantage ancré dans le réel que ces précédents long-métrages, le cinéaste se donne l’occasion de nourrir son récit de personnages ambivalents et tortueux brillamment incarnés à l’écran par une distribution luxueuse d’où excelle le trouble Bradley Cooper livrant une prestation mémorable.
Hciné.dls
Hciné.dls

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2025
Absolument bouleversant, selon moi un des meilleurs plot twist du 21e siècle !!!
La réalisation est exceptionnelle et ce film est une véritable leçon d'écriture, du deltoro dans toute sa splendeur, au sommet de son art !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2025
Qui est le film ?
Avec Nightmare Alley (2021), Guillermo del Toro s’attaque à l’adaptation du roman noir de William Lindsay Gresham déjà porté à l’écran en 1947. Il signe ici un projet de studio plus ample que ses contes gothiques habituels, tout en poursuivant son obsession : scruter les zones liminales où l’illusion, la croyance et le pouvoir se confondent. En surface, c’est l’histoire de Stanton Carlisle (Bradley Cooper), un homme qui gravit les échelons en passant du carnaval populaire aux salons de la haute société, grâce à ses talents de mentaliste et de manipulateur. Promesse d’un film noir stylisé, d’une fable morale sur l’ascension et la chute, mais aussi d’une réflexion sur ce que signifie “croire” dans un monde saturé de spectacle.

Que cherche-t-il à dire ?
Del Toro cherche à interroger la fabrication de la croyance dans un capitalisme où tout devient performance et transaction. Le film oppose deux mondes : celui du carnaval, pauvre mais régi par un code éthique implicite, et celui de la psychanalyse mondaine, riche mais glaçant, où l’intime se monnaye. Stanton est l’homme du passage, celui qui franchit les frontières pour transformer son talent de lecteur en promesse de miracle. La tension principale réside là : jusqu’où peut-on manipuler sans se croire soi-même élu ? Et qu’advient-il de celui qui confond son propre artifice avec une vérité transcendante ?

Par quels moyens ?
Le carnaval fonctionne comme une école du mensonge “contrôlé” : on amuse, on détourne, mais on ne prétend jamais parler aux morts. Quand Stanton viole ce tabou en organisant des séances de spiritisme pour riches clients en deuil, le film marque la transgression centrale. Del Toro installe une ligne de fracture éthique qui ne relève pas du réalisme mais d’une mythologie du métier, ce qui donne au récit une force presque anthropologique.

Le geek (cet homme réduit à avaler des animaux vivants pour un public avide) n’est pas un monstre mais une fabrication sociale, résultat d’une dépendance entretenue. Sa présence hante tout le film comme l’ombre de Stanton : un double possible, une fin programmée. Del Toro en fait l’allégorie crue d’un système où la marginalité se transforme en marchandise.

Zeena, Molly, Lilith : trois femmes qui incarnent trois contrats possibles (art, amour, science). Zeena transmet un savoir artisanal, Molly offre la possibilité d’un attachement sincère, Lilith incarne la rationalité perverse du pouvoir. Stanton trahit les deux premières et se fait dévorer par la troisième. Le film structure sa trajectoire non pas autour de son seul désir mais à travers ces figures qui organisent, à la manière d’un triptyque, son itinéraire moral.

Le passage du barnum organique (bois, toiles, boue) aux intérieurs art déco (marbre, laiton, symétries froides) n’est pas qu’un décor : c’est un système de valeurs en images. Del Toro construit un cinéma de la matière, où la texture même des lieux signale la mutation d’un monde poreux et artisanal vers un univers glacé et codifié. La mise en scène rend tangible le prix de l’ascension.

Stanton finit par croire à son propre numéro, franchissant la ligne fatale de l’illusionniste qui cesse de savoir qu’il trompe. Cette mécanique psychologique est rendue visible par des miroirs, des regards et des enregistrements : dispositifs qui renvoient sans cesse le personnage à lui-même. Le film trouve ici son noyau tragique : ce n’est pas l’échec qui condamne Stanton, mais l’incapacité à maintenir la distance entre jeu et croyance.

La scène du riche industriel en deuil condense le film : demande d’un miracle tarifé, illusion transformée en liturgie. Lilith, psychiatre et femme fatale, inverse ensuite le rapport de pouvoir en piégeant Stanton par la preuve documentaire. Ces deux moments montrent comment le capitalisme organise deux versions du spectacle : l’une populaire et émotionnelle, l’autre clinique et froide, mais toutes deux vouées à exploiter la vulnérabilité humaine.

Où me situer ?
Je reste admiratif devant la précision avec laquelle Del Toro articule matière, espace et psychologie : rares sont les films noirs contemporains qui assument avec autant de cohérence une lecture morale des textures et des lieux. Mais cette ambition se paie d’une certaine lourdeur : à force d’énoncer sa thèse, le film perd parfois le trouble ou l’ambiguïté qui font le sel du noir classique. Le destin de Stanton, annoncé dès l’ouverture, manque un peu de respiration dramatique, comme si la mécanique tragique écrasait la possibilité de surprise. J’y vois un film riche, nourri d’idées fortes, mais qui gagne en construction ce qu’il perd parfois en vertige.

Quelle lecture en tirer ?
Nightmare Alley exige que l’on pense la croyance comme ressource économique et politique : la foi, la consolation, le rêve peuvent être produits, vendus et retournés contre ceux qui les fabriquent. Del Toro n’offre ni confession ni catharsis ; il propose un diagnostic : l’Amérique du spectacle a fait commerce du désir d’être vu et cru, et cette industrie finit par consumer ses opérateurs. Le film nous laisse une image obsédante :celle d’un homme qui rit, brisé, en découvrant qu’il est devenu la créature que, jadis, il méprisait.
Esteban Martin-Baud
Esteban Martin-Baud

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
Sombre – Manipulateur – Psychologique

Un homme ambitieux rejoint un cirque itinérant et utilise ses talents de manipulateur pour gravir les échelons du monde de la fortune et de l’illusion, au risque de tomber dans la déchéance.

Un film intense et fascinant, explorant la corruption, l’avidité et les failles humaines avec une atmosphère oppressante. L’univers est riche et immersif, entre coulisses de cirque et mondes sophistiqués de l’arnaque, et les personnages sont complexes et nuancés, chacun avec ses secrets et motivations. Le récit combine tension, manipulation et suspense, avec des twists psychologiques qui tiennent le spectateur en haleine, et une fin cocasse qui apporte une touche d’ironie inattendue.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2025
Perso, je n’ai pas adhéré à ce film que j’ai trouvé d’une longueur interminable, et d’un scénario plat voir inexistant. En plus le film dure écidément, j’ai du mal avec ce réalisateur ..
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2025
Derrière ses oripeaux de prestige, Nightmare Alley déroule d’abord une promesse intrigante : celle d’un monde en marge, poisseux, presque hors du temps. Un homme silencieux, un cirque ambulant, des gueules cassées dignes d’un Tod Browning sous stéroïdes. Del Toro plante son décor avec une précision de taxidermiste. Chaque plan transpire l’obsession du détail, chaque lumière semble sculptée à la main. Et dans cette ambiance de foire lugubre, quelque chose prend — une tension sourde, un récit d’ascension lente, miné dès le départ par une fatalité latente.

Le casting, lui, joue la partition sans fausse note. Bradley Cooper, tout en retenue, trouve un équilibre rare entre magnétisme et opacité. Autour de lui, des seconds rôles impeccables, Toni Collette et Willem Dafoe en tête, apportent une chair bienvenue à cet univers tordu.

Mais après la fascination initiale, quelque chose se dérègle. Le film bascule dans un second acte plus froid, plus mécanique, où l’arrivée de la psychanalyste incarnée par Cate Blanchett — superbe de précision clinique — semble aspirer la moelle du récit. Le décor change, mais pas l’intensité ; elle décroît. Le rythme devient lisse, presque distant, et le scénario, pourtant gorgé de thèmes puissants — illusion, duplicité, fatalisme — finit par se répéter, comme pris au piège de son propre miroir.

Il reste des images, somptueuses. Il reste une fin, cruelle, presque trop propre dans sa noirceur. Mais il manque cette étincelle de vertige, celle qui emporte. En sortant de Nightmare Alley, le souvenir est flou. Ce n’est pas l’oubli volontaire, mais l’effacement progressif d’un rêve trop contrôlé pour marquer durablement.
Luca Valentinore
Luca Valentinore

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 avril 2025
Un ennui malgré la beauté des décors et de la photographie. L'histoire manque de profondeur et les personnages en font souvent des tonnes. On y trouve peu de psychologie et c'est surtout très long pour une fin qu'on peut deviner dès la moitié du film.
Théo Abresol
Théo Abresol

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2025
Somptueuse mise en abîme que celle de l’allée des cauchemars. Del Toro réalise une fois de plus une fable sombre et envoûtante avec ce thriller psychologique sur fond d'univers gothique-onirique. Le milieu freak-carnaval et cirques de l'étrange des années 30 est magnifié par la mise en scène mélancolique du réalisateur ainsi que son traitement sublime de la photographie.
Mais la forme n’est que le faux reflet du fond dans ce film aux allures parfois naïves qui s’obscurcit et vous dévore progressivement, vous entraînant en tourbillon dans les noirceurs de l’âme, là où l’être humain devient la créature tapie dans l’ombre. Une œuvre dure mais enivrante qui trouve tout son propos dans sa fin, aussi attendue que nécessaire, venant boucler une boucle avant d’en commencer une autre. Somptueuse mise en abîme que celle de l’allée des cauchemars. Un conte obscur et inquiétant dont la signature ne peut tromper.
Frank71
Frank71

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2025
Un long film à l’esthétique soignée, avec renfort de nombre d’acteurs connus / reconnus et pourtant ! La lenteur fait s’étirer le faible scénario, et les effets de style ne justifient pas à eux seuls la durée. La déception est au bout du chemin.
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