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Gaeeeel
13 critiques
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4,5
Publiée le 19 janvier 2022
Un film qui nous tient en haleine de la première minute à la dernière, et en étant assez surprenant la plupart du temps. L’ambiance et les couleurs sont magnifiques, avec un jeu d’acteur assez fabuleux
En ce début d'année, Nightmare Alley est le film à ne pas rater ! Guillermo Del Toro fait son grand retour après avoir connu la consécration avec The Shape of Water. Cette fois-ci pas de "monstre" (du moins en apparence), mais c'est encore excellent. L'ambiance, la mise en scène, la photographie sont géniales et nous projettent dans le monde du spectacle des années 40 aux États-Unis, en suivant un homme plein d'ambition au passé mystérieux, interprété par un Bradley Cooper au sommet. Le reste du casting joue parfaitement dans leur registre (Cate Blanchett, Richard Jenkins, Rooney Mara, Willem Dafoe...). Mais c'est la narration qui m'a totalement conquis. Elle est d'une maîtrise parfaite, sombre, mystérieuse et sans concession, en s'installant doucement. Peut être trop doucement car l'intrigue met du temps à s'installer, si bien que l'on se demande vers quoi Del Toro veut nous mener. Le film demande aussi une certaine attention pour saisir tous les rouages de l'intrigue et sa conclusion, qui est tout simplement parfaite ! Vous l'aurez compris je cherche des petits défauts a un film qui n'en dispose quasiment pas selon moi. Dans tous les cas, on est récompensé par une dernière partie excellente qui nous tient en haleine.
Je ne peux donc que vous recommander Nightmare Alley. 2h30 de plaisir !
L'ayant vu en avant première, n'ayant par conséquent rien lu ou vu d'autre que le synopsis et la bande annonce, je n'avais aucune idée préconçue sur ce que j'allais voir, étant un film de Guillermo del Toro, je m'attendais juste à quelque chose de pas banal et de formellement très beau. Et effectivement ces deux attentes ont été comblées, il confirme encore une fois qu'il est l'un des réalisateurs actuels les plus talentueux et intéressant, mais finalement la surprise n'est pas là où je l'attendais : Guillermo del Toro étant un réalisateur jusqu'à ce jour de films fantastiques, je pensais qu'il perpétuerait cette habitude, surtout que l'histoire s'y prêtait. Le film flirte en permanence avec le surnaturel en restant toujours très réaliste et concret et c'est l'une des grandes réussites du scénario. L'histoire est de toute évidence le point fort de la dernière œuvre de Guillermo del Toro. Constituée de deux parties bien distinctes, la première est une référence très marquée au perturbant chef-d'œuvre "Freaks" de Tod Browning (1932 !) et si elle n'en a pas la puissance visuelle et narrative, elle pose utilement les personnages et les enjeux quitte à être un peu trop longue. C'est dans sa deuxième partie que le film gagne graduellement en intensité avec l'introduction de nouvelles thématiques et de nouveaux personnages jusqu'à un final d'une intensité magistrale. Et on ne peut être qu'admiratif devant le travail de Guillermo del Toro qui nous offre encore une fois une œuvre originale, magnifiquement filmée et admirablement interprétée, mais qui n'atteint pas pour moi le statut de chef-d'œuvre en raison d'une première partie plus faible. Il est également quelque peu frustrant spoiler: d'abandonner totalement des personnages importants de la première partie, de ne pas leur donner une place en particulier dans le final qui renvoie directement au début, mais aussi de ne pas avoir d'explications plus claires sur les motivations du personnage de Cate Blanchett (ou alors quelque chose m'a échappé...).
Del Toro revient avec son 10e film,et sans aucun doute son plus nihiliste (plus encore que son chef-d'oeuvre Le Labyrinthe de Pan). En réalisant cette nouvelle adaptation de Nightmare Alley, il nous livre un pur film noir à l'ancienne teinté de gothisme, de carnival freak show (dans sa première partie) et d'horreur psychologique.
Exit les créatures fantastiques,ici c'est la monstruosité de l'humain qui est au centre, alors que le personnage de Bradley Cooper (qui nous livre sa meilleure performance) erre sans le sou et affublé d'un lourd passé.
Alors qu'il rejoint une troupe itinérante de cirque (avec un super cast allant de Toni Colette toujours aussi charismatique, Rooney Mara en boussole morale, Willem Dafoe en exploitant sans morale ou bien un Ron Perlman taciturne), ce dernier va se découvrir un talent don de télépathie...ou du moins ce qu'il fera croire à toute personne quine devinera pas ses talents de charlatan. Et tout basculera lorsqu'il fera la rencontre d'une mystérieuse psychologue, jouée par une Cate Blanchette diablement vénéneuse.
Le film prend son temps et s'insinue à combustion lente,magnifié par une photographie glacée lorgnant vers le "noir et blanc" en couleurs froides (retrouver Dan Lauststen sur Crimson Peak presque 20 ans après Mimic est une des meilleures choses qui soient arrivées à Del Toro) et une production design superbement travaillée (mais comme dans chaque film de sa filmo). La mise en scène est comme toujours d'une grande maitrise, pour un récit trouvant toute sa force dans sa dernière demi-heure, jusqu'à un final d'une noirceur absolue (dont on se rappelle bien après le visionnage)
Le ptit bémol (qui fait office de chipotage) tiendra simplement du score de Nathan Johnson (Knives Out), pas mémorable mais qui fait le job pour nous plonger dans l'Amérique des 40's.
CA RONRONNE DUR A NIGHTMARE ALLEY...:)) ça ronronne et ça manque d'aspérité... ! Film simpliste un brin ringard avec un Bradley Cooper bien pataud qui semble dans des pantoufles et n'arbore que deux expressions différentes (en comptant celle de la scène finale... !) Dicaprio (qui sait si bien jouer les escrocs!) était pressenti et nul doute qu'il aurait insufflé davantage de vie et charisme au personnage... Bref, malgré une jolie reconstitution de l'époque (1941) et une ambiance romanesque, on a du mal à vibrer pour ce Léo Brière américain!
Le moins qu'on puisse dire c'est que ce film ne laisse pas indifférent, et c'est à mes yeux ce qui en fait un chef d'oeuvre. G Del Toro sait vraiment créer une atmosphère particulière, froide et glauque. Le film porte bien son nom, c'est vrai que l'on se croirait dans un cauchemar. Tout est magnifique, les décors en particulier. Le casting est incroyable, et particulièrement Cate Blanchett. Elle fait vraiment frissonner. A voir absolument, ne serait-ce que pour elle.
Le roman de William Lindsay Gresham, Nightmare Alley, a été très vite porté à l'écran par Edmund Goulding, en 1947, dont c'est d'ailleurs le meilleur long-métrage et un excellent film noir (Le charlatan en VF). De la nouvelle adaptation par Guillermo del Toro, il faudrait sans doute parler de néo-noir car le cinéaste mexicain marque fortement le scénario de sa sensibilité et de sa patte esthétique, parfois aux portes du fantastique, notamment dans sa première partie, dans l'univers pittoresque des forains des parcs d'attractions, à la fin des années 30. Dans cette première moitié du film, del Toro s'en donne à cœur joie sur le plan visuel alors que le récit prend largement son temps avant d'enchaîner avec sa partie urbaine, où le personnage principal, bonimenteur et médium, va pouvoir pleinement exprimer sa cupidité. Nightmare Alley est donc un nouveau film de monstres de son réalisateur, à la différence près que cette fois, ce sont des humains qui montrent leurs difformités mentales et comportementales. Le film frôle la perfection plastique et impressionne par la manière dont del Toro maîtrise ses effets, avec de soudains excès de violence, au service d'une histoire écrite sans ratures, avec une progression dramatique impeccable jusqu'à un dénouement ironique et ricanant, à défaut d'être totalement moral. Bradley Cooper est à peu près comme Tyrone Power dans la version première, convaincant mais un tantinet dénué de charisme tout de même, et dominé dans ses face à face par Willem Dafoe puis par Cate Blanchett. Quant à la merveilleuse Rooney Mara, presque le seul personnage sympathique du film, elle est magnifique de candeur et d'électricité. In fine, 2h20 de projection, monstre en main, cela passe comme l'éclair.