10 617 abonnés
11 767 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 14 février 2023
Tout est question de détails et d'interprétation dans ce film de Guillermo del Toro qui commence dans une foire itinérante où Stan Carlisle va se faire embaucher. Ce dernier, qui semble fuir un douloureux passé, va apprendre à faire le médium. Un marchand d'espoir en quelque sorte qui va dire aux gens ce qu'ils veulent entendre. Ce n'est pas aussi simple qu'il y parait. C'est un vrai travail d'observation et de déduction. Il faut, à travers le comportement des gens et leur façon de parler et de s'habiller, arriver à les cerner. Comme lui dit son mentor : "Les gens meurent d'envie de se dévoiler." On suit donc l'ascension d'un homme débrouillard au cours d'une histoire qui ne démarre réellement que lorsqu'il prend son envol, ce qui met assez longtemps à arriver. Pour la suite, c'est l'histoire typique de l'homme dévoré par ses ambitions et ses démons. Ce n'est pas le scénario du siècle même si le récit monte en puissance, par contre c'est un film qui est solide à tous les niveaux que ce soit au niveau de la réalisation, de la photographie, des décors, du casting, etc. "Nightmare Alley" aurait probablement gagné à être un poil plus court, mais c'est un bon film.
Franchement, ça se laisse voir, mais sans plus. Trop de longueurs, image artificielle vraiment pas belle, on sent le fond vert. L'histoire est plutôt intéressante mais se perd dans des détails qui ne mènent à rien. Quand j'arrive en fin de film, j'ai du mal à comprendre pourquoi j'ai vu tout ce que j'ai vu jusque là. Du bon d'un côté, du mauvais de l'autre, pour un film plutôt moyen. 2,80/5.
Le principal atout de « Nightmare Alley » est son esthétique très soignée et la reconstitution sans faille des États-Unis des années 1940. Les décors (surtout celui du parc d'attractions), les costumes, l'ambiance générale sont très convaincants et on se laisse immerger avec plaisir dans le monde qu'a créé pour nous le réalisateur Guillermo Del Toro. On sait depuis longtemps que ce cinéaste de génie possède un univers personnel particulièrement riche et fantasmagorique. Ces précédentes œuvres comme « Le labyrinthe de Pan » bien sûr, mais aussi « La forme de l'eau » ou « Crimson Peak » (pour ne citer que les plus connues) ont toutes une identité forte qu'on reconnaît au premier coup d’œil. Il en va de même pour ce nouveau film qui ne dénote pas, visuellement parlant, dans la filmographie de l'auteur. Cependant, la longueur du métrage comme le nombre important de seconds rôles (pas toujours employés à bon escient) alourdissent le sujet et rendent la qualité du visionnage un peu en deçà de ce qu'on est en droit d'attendre d'un tel Maître du cinéma fantastique. C'est un peu dommage... mais c'est le « fan » qui parle. En réalité « Nightmare Alley » est un film très acceptable qui vous fera sans doute passer un bon moment. Alors, pourquoi ne pas tenter l'aventure ?
Une première heure poussive, mais qui permet de construire petit à petit l'histoire. L'univers du mentalisme, de ses escroquerie et de ses tromperies en tout genre. Des situations très violentes qui entrainent la chute de Bradley Cooper.
Si le format courant des récentes œuvres cinématographiques s’étend maintenant au-delà des 130 minutes, la plupart de ces films gagnerait certainement à écourter quelques scènes. Toutefois les longueurs du nouveau Guillermo Del Toro n’ont rien d’une torture lorsque l’on plonge dans un univers à la réalisation irréprochable. Chaque scène dévoile toute sa maîtrise de la perfection visuelle, puisque construite de toute pièce et contrôlée dans les moindres détails. Des plans minutieux s’articulant autour d’un scénario sans surprise mais assurant un certain suspens de bout en bout grâce à la magie du montage et du son. Sorte de Big Fish moins poétique et plus cruel qui nous accompagne, peut-être trop, dans son interprétation.
Nouveau film de Guillermo del Toro (sorti en 2022), on y suit Stanton Carlisle (Bradley Cooper) en opportuniste à la recherche d’un moyen de subsistance et de succès. Il le trouvera en rejoignant une foire itinérante où se mêlent charlatans et « monstres », un vrai royaume de l’escroquerie et de l’étrangeté où il apprendra quelques ficelles pour monter des arnaques de mentalisme.
Scénario assez classique d’une ascension fulgurante vers le succès puis de la chute brutale en se brûlant les ailes. Toute une série de personnages intrigants accompagne le parcours de Carlisle (avec notamment Cate Blanchett et Willem Dafoe), le tout dans une ambiance de film noir et de vieille foire bien glauque.
Sordide histoire bien réussie avec de très bons acteurs, ça vaut le détour !
Un polar somptueux de part son casting 5 étoiles, sa réalisation grandiose et graphique, sa reconstitution des années 40, la noirceur de son scénario original... magnifique, comme une belle horloge d'antan, mais non pourvu d'un tictac. Car oui il manque quelque chose à cette nouvelle orfèvrerie de Guillermo del Toro : de la chaleur, de l'humanité. Cette belle pièce semble être un spectacle qui laisse à l'extérieur, le réalisateur trop fier de son effet oublie d'y insuffler un supplément d'âme qui emporterait l'adhésion. Comme sur beaucoup de ses films finalement. Et donc, encore dommage.
Guillermo Del Toro a su s'entourer d'un casting de premier choix pour pondre ce thriller dramatique. Esthétiquement, c'est un sans-faute! Le spectateur est plongé dans cette montée en puissance d'un être charismatique à qui la vie va jouer de nombreux tours. C'est beau, c'est fin, c'est bien interprété. Juste un petit bémol sur le final, que l'on peut deviner bien trop tôt. Sinon, c'est une réussite.
Avec Guillermo del Toro on a toujours affaire à un film très beau, une belle reconstitution faussement historique et un excellent jeu d'acteurs. Les thèmes de la célébrité et de l'argent sont extrêmement bien traités et sont universels. Le film fait réfléchir. Seul reproche : ça démarre très lentement et on ne voit pas très bien où on veut nous emmener, et ensuite le film roule tout seul.
Pas complètement emballé par ce long métrage signé Guillermo del Toro.
Intrigue longue à s'installer et, une fois lancée, a peinée à me captiver. Beaucoup de longueurs, des dialogues pas toujours intéressants et des rebondissements souvent prévisibles. Niveau ambiance : c'est froid. Peu d'émotions ressentis et un intérêt qui s'est émoussé au fil des minutes.
Pourtant, formellement, il n'y a rien à redire. Comme souvent chez Del Toro, la photographie et la mise en scène y sont soignées. C'est assurément beau. Bon casting aussi avec notamment un Bradley Cooper en grande forme.
Guillermo del Toro, le Roi de l'imaginaire a encore frappé avec ce film noir sur fond de manipulation. L'histoire est simple en somme (dans les années 30, un forain arriviste du Middle West escroque les riches grâce à un numéro de télépathie) mais captivante, il s'agit d'une morale sur la cupidité et l'ego du pouvoir. L'univers est très singulier et propre au cinéaste mexicain avec une forme ultra stylisée. Le métrage me fait énormément penser à "Le Prestige" de Nolan avec deux personnages très intelligents et manipulateurs se faisant face (ici Stanton Carlisle et le Docteur Lilith Ritter), cherchant à prendre l'avantage sur l'autre en étudiant ses failles. Un casting plaqué or avec une prestation majeure de Bradley Cooper, autant à l'aise dans la gloire que dans la déchéance. Les décors et costumes sont également épatants. On se doute de la finalité mais le suspens est tout de même de mise. Une bonne morale !
On replonge avec émerveillement dans l'univers fantastique et monstrueux de Guillermo del Toro, cette fois dans un contexte plus ancré dans la réalité. un film noir haletant de bout en bout avec un casting impressionnant. A voir !
une très bonne intrigue même si l’on comprend très vite le dénouement. Un très bon scénario avec grande et belle distribution qui donne le rythme qui manque au démarrage lors de la première partie
Film peut être le plus terre à terre de sa filmographie Nightmare Alley est cependant un nouveau film de monstres de la part de Guillermo Del Toro. Film noire ayant pour thème, l’arnaque, l’illusion mais surtout dans le fond comment l’appât du gain peut rendre monstrueux il bénéficie d’un casting remarquable et surtout d’une photo à tomber. Échec au box office il subit probablement le rejet des œuvres qui nous tendent un miroir dans lequel on aime pas se regarder. Un film beau comme un cauchemar.
Très mitigée est l'impression générale qui domine après le visionnage de "Nightmare Alley". Ce nouveau film de Guilermo del Toro est certes largement supérieur à "La Forme de l'eau" mais peine toutefois à convaincre. Le début est pourtant prometteur et captivant, évoquant le monde du cirque des années 1930 à la façon de "Freaks". Le film bénéficie d'ailleurs d'un casting quatre étoiles qui rend l'intrigue d'autant plus agréable. La seconde partie est en revanche plus convenue et conventionnelle. Del Toro s'enfonce dans une rédemption aussi lourde que prévisible. Tel un château de cartes mal agencé, l'intrigue s'écroule très vite. Le cinéaste reste irréprochable esthétiquement mais des doutes subsistent quant à la consistance de ses films.