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VeganForAnimalRights
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2,5
Publiée le 4 juillet 2022
Ce qu'un Paul Thomas Anderson aurait filmé de main de maître pour en faire un chef-d'oeuvre, se noie ici dans une réalisation moyenne, sans génie, dont la seule qualité réside dans sa puissance visuelle qui au demeurant n'est même pas tellement réussie elle-même vu que les décors sentent (empestent) le studio. Même remarque pour l'interprète principal qui, mille fois hélas, n'est pas Joaquin Phoenix.
A l'image de sa filmographie récente, Del Toro livre un film visuellement splendide qui persiste dans un style néo-baroque hollywoodien très affirmé! D'une noirceur implacable, cet hommage au film noir d'antan, tragique et fataliste, n'est malheureusement pas exempt des lourdeurs qui caractérisent également le réalisateur: un manque de subtilité flagrant, un traitement emphatique, voire pompeux qui tend à tourner un peu à vide, une virtuosité qui tient du vernis en servant un style trop démonstratif... Au final, toujours le même arrière goût désagréable d'être resté insensible à un spectacle qui méritait mieux, Del Toro se montrant incapable d'abolir cette distance d'avec le spectateur. Pire, il semble s'amuser à la cultiver dans ses trois derniers films. L'équivalent d'un papier imperturbablement glacé dont on tente désespérément de sentir une rugosité inexistante, en somme...
Il y a d’abord une première partie se déroulant dans une fête foraine où l’on retrouve les habituels personnages plantés dans un décor magnifiquement reconstitué. Un univers féerique et visuellement splendide dans lequel on se perd très vite et avec bonheur. Dans la seconde partie, le cadre est plus luxuriant, les personnages plus raffinés mais l’atmosphère reste très tendue, la manipulation toujours au centre du récit avec une femme mystérieuse (Cate Blanchett) qui semble jouer double jeu fasse un homme (Bradley Cooper) trop sûr de lui et qui va se brûler les ailes à vouloir aller toujours plus loin dans son art de la duperie et de l’escroquerie.
Malgré sa durée (2h30), le film reste captivant, envoutant de bout en bout, nous emmenant dans un labyrinthe de faux-semblants assez passionnant, avec un univers aux accents féeriques, faisant référence au cinéma hollywoodien des années 30 et 40 - logique puisqu’il s’agit d’un remake d’un film de 1947 , lui même adapté du roman Le Charlatan de William Lindsay - avec même un petit clin d’œil (volontaire ou non) au Giallo la dernière partie du film. Une vraie réussite.
Guillermo del Toro délaisse le fantastique avec "Nightmare Alley", bien que l’on y retrouve son goût pour le macabre, ses références pointues et ses personnages marginaux. Si la première partie du récit ronronne, la deuxième enchaîne les rebondissements et les séquences fortes.
Film original et très esthétique. Bradley Cooper prouve encore une fois ses grands talents d'acteurs et sa facilité à se métamorphoser. Cependant, pas très prenant et un peu long. Et on devine assez vite la fin. Dommage. Mais à regarder sans hésiter.
(À ne pas lire si vous souhaitez découvrir le film sans rien en savoir à l'avance !)
Après son très poétique et envoûtant The Shape Of Water, le célèbre cinéaste est de retour avec Nightmare Alley (encore disponible en salles), film avec lequel le réalisateur, accoutumé au genre fantastique, change ici de registre pour explorer, pour la toute première fois, celui du film noir, et quelle réussite.
J'avoue volontiers que je suis une nouvelle fois saisi par le travail du cinéaste, car ce film noir est un film noir intense: De la première à la dernière seconde du film, nous sommes pris dans une chute qui n'en finit pas, nous assistons à l'inarrêtable déchéance d'un homme qui a cru pouvoir se jouer de ses pairs et voulu approcher de trop près le sommet, et c'est là que le film est le plus intéressant, me semble-il.
Avec Nightmare Alley, Guillermo Del Toro, au-delà de nous proposer un intense film noir et donc de sortir de sa zone de confort, nous propose un long-métrage très méta et pertinent car traitant de l'industrie du spectacle en remontant dans le temps, avec en toile de fond la seconde guerre mondiale (cette dernière n'étant pas le sujet du film), et nous faisant même part de sa propre lecture du très célèbre et ô combien symbolique mythe d'Icare, mélange complètement hallucinant et ô combien surprenant à suivre, qui bénéficie en plus de l'implacable mise en scène du cinéaste, dont le travail de recherche visuelle est complètement dingue, ce qui lui confère un certain cachet (tous ses décors sont exceptionnels et filmés de façon somptueuse, ce qui passe par un minutieux travail des lumières, des contrastes, et de la profondeur).
Si le parcours du personnage principal, ici, ne nous fait certes pas rêver, cette histoire est desservie par une envoûtante poésie visuelle de l'étrange, et ce, dès la toute première scène que l'on peut qualifier de flamboyante, ce qui nous plonge d'entrée de jeu dans la psyché du personnage incarné par Bradley Cooper, que nous suivons jusqu'à un final si fort qu'il nous laisse sur les rotules.
Avec Nightmare Alley, Guillermo Del Toro prouve une énième fois qu'il mérite son statut de cinéaste mondialement reconnu.
Ce film noir se découpe en deux parties distinctes. Tout d’abord la première est sise dans l’univers des forains avec ce cirque rempli de freaks, d’hommes forts et autres charlatans de tout poil. Là, évoluera Stan Carlisle (impeccable Bradley Cooper), un homme au passé qu’on devine sombre et en apparence mutique qui apprendra beaucoup auprès d’un médium et de sa compagne Zeena, pour pouvoir un jour voler de ses propres ailes en compagnie de la charmante Molly (magnifique Rooney Mara). Et c’est ce que nous découvrirons dans une deuxième partie où les monstres de foires et autres bonimenteurs feront place à un monde de gens fortunés s’attachant les services de soi-disant mentalistes, quand ils ne se paient pas des psychiatres de luxe comme la troublante Docteur Ritter (fantastique Cate Blanchett), pour s’acheter une bonne conscience. Plastiquement irréprochable et doté d’un casting cinq étoiles, le long-métrage de Del Toro est très impressionnant aussi au niveau de l’écriture tant tout s’enchaîne à merveille, même si on voit un peu la fin venir. Mais en même temps, le film ne pouvait s’achever que comme cela, de façon ironique et immorale…
Bel ouvrage pour le réalisateur du "Labyrinthe de Pan" et de "La forme de l'eau', 2 films dont "Nightmare alley" malgré d'indéniables qualités formelles et scénaristiques ne parvient jamais à égaler. Peut-être parce que le scénario tarde à se mettre en place, le film prend vraiment son intérêt lors de l'apparition de la psychologue, une heure après le début du film; peut-être aussi à 2 acteurs qu'on a connu plus inspirés : Cate Blanchet joue les femmes vénéneuses avec une confondante banalité et Bradley Cooper n'a pas le charisme qu'on lu a connu dans certains films. Côté seconds rôles par contre, belles prestations, notamment Toni Collette et Willem Dafoe qui disparaissent malheureusement trop vite du scénario. Reste que Guillermo Del Toro sait raconter des histoires et sait tenir une caméra, son film est un peu décevant mais reste agréable à regarder.
Drame de Guillermo Del Toro, dont j’attendais la sortie, c’est un réalisateur dont j’apprécie la filmographie dans son ensemble. Il retrace le parcours d’un faux médium (Bradley Cooper) qui va finir par s’en prendre à la mauvaise personne. La première heure du film le retrouve dans un cirque aux pratiques pas très morales et où il va découvrir les ficelles d’un médium dont il va précipiter la mort. Puis dans la seconde partie du film, on le suit parmi la haute société new-yorkaise des années 30-40, accompagné de sa comparse Molly (Rooney Mara), sa rencontre avec une psychanalyste (Cate Blanchett) va donner une autre dimension à ses escroqueries, car il va bénéficier des secrets tirés des consultations de celle-ci, venant de hauts personnages. Le casting est impeccable, Bradley Cooper qui nous a plutôt habitué aux comédies s’en sort bien, Cate Blanchett est excellente comme à son habitude , en femme fatale et manipulatrice et Rooney Mara en jeune femme un peu ingénue est bien dans son rôle. Cependant je n’en suis pas sortie totalement convaincue. Si la première partie, au cirque, est parfaite, l’intrigue de la seconde partie est un peu mince et le personnage de Cate Blanchett n’est pas suffisamment exploité à mes yeux. Pour résumer, je suis un peu restée sur ma faim, la deuxième partie manque un peu d’intensité, un peu de punch. Bon film, mais ce n’est pas le meilleur de la filmographie de Guillermo Del Toro.
spoiler: C'est l'histoire d'une mise en garde: mieux vaut ne pas humilier votre pote psychologue avec des tour de mentalisme si elle est un peu susceptible.
Spoilers ahead La scène d'ouverture annonce la couleur : la réalisation sera d'une beauté vénéneuse et d'une inventivité folle. C'est le film le plus visuellement envoutant que j'ai vu depuis un moment: Les décors des attractions du cirque, le cabinet de la psy, les scènes extérieures sous la neige sont encore magnifiées par des plans qui évitent l'épilepsie, innovent (la tente qui s'affale) ou appuie habilement le récit (les angles de caméra en plongée et contre plongée pendant les conversations pour appuyer la domination d'un personnage sur l'autre). L'atmosphère crée une mise sous tension qui captive 2H30 durant même si on peut regretter des artifices parfois presque trop marqués (machines à fumer, virevoltants...). Mais c'est tant mieux car malgré quelques rebondissements on devine très rapidement l'issue de cette tragédie.
C'est donc beau, ce qui n'est pas étonnant pour Benicio Del Toro. Ce qui l'est bien davantage c'est la profondeur des personnages. Ce qui m'avait gêné dans le tout aussi esthétiquement léché "Shape of water" c'était ses protagonistes manichéens et éculés. C'est en net progrès ici même s'il y a quelques ratés : le charisme de Bradley Cooper est par exemple si imposant que les premières minutes où il accepte de bosser pour 1$ et un repas chaud semblent presque incongru. Sa déchéance aussi car il semblait tellement au-dessus de tout pendant 2H15 que l'on a du mal à croire que son aura inné, son inventivité et ses compétences nouvellement acquises puissent se perdre aussi vite. Vu sa personnalité on se serait d'ailleurs plutôt attendu à une vengeance désespérée qu'une acceptation de son terrible destin. Le méchant manque également d'aspérité et le choix d'en faire un potentiel tueur en série au moment "opportun" m'a semblé un peu facile. Heureusement cela ne m'a pas sorti de l'histoire. Probablement parce qu'avant cela William Defoe jouait son rôle de fou en devenir (ou de fou qui essaye de donner le change) avec sa gouaille habituelle, que j'ai été impressionnée par le rôle de Cate Blanchett (peut-être la plus timbrée de la bande tant elle prend son plaisir dans la destruction psychologique de l'autre), que j'ai été touché par le couple Zeena/Pete et plus encore par une Rooney Mara insuffisante, délaissée et utilisée avant de se rebeller.
Un film sur la destinée, la manipulation de l'autre, les traumatismes d'enfance et l'addiction: au succès, à l'argent, au pouvoir, aux drogues pendant 2H30 que l'on ne voit pas passer.
Grosse déception pour ce "Nightmare Alley", Guillermo Del Toro quitte le fantastique pour s'intéresser à la vie dans une foire où sont accomplis de toutes sortes de tours de magie et autres arnaques pour des spectateurs en manque de sensation. L'atmosphère des années 40 est très bien rendu et il faut avouer que la photographie est magnifique. Seulement, l'ambiance réussie n'est pas suffisante pour nous transporter, le scénario des plus classiques nous emmène dans le banal escroc et femme fatale. Rien de transcendant. Une belle déception malgré de bons acteurs au casting notamment Bradley Cooper et Cate Blanchett.
Del Toro revient derrière la caméra et nous délivre dans ce "Nightmare Alley" un véritable hommage au film noir, complètement hors de son temps, c'est ça qui fait autant de bien mais c'est aussi pour cela qu'il fut un bide au cinéma. Le réalisateur Mexicain nous gratifie d'images somptueuses et s'entoure d'acteurs tous parfaits. On regrette quelques longueurs et un dénouement un peu prévisible mais ce film, atypique pour son époque, est une très bonne surprise.
Tout d'abord, CE FILM DOIT ETRE SPONSORISé PAR L'INDUSTRIE DU TABAC (Philip Morris? American Tobacco? Japan Tobacco? Imperial Brands?), ce n'est pas possible autrement. La cigarette est présente tout le temps, je ne crois pas qu'il y ait un seul plan sans qu'un personnage ne fume. J'en étais malade rien qu'à les voir clope au bec tout le long du film. Dommage parce que beaucoup de qualités: la photographie, les acteurs, la mise en scène, les décors... Défaut majeur: la première partie n'est pas utile, elle ralentit le film en retardant l'entrée dans le vif du sujet, et elle n'apporte rien qui n'aurait pu être dit autrement. A mon avis, elle aurait dû être fortement raccourcie voire éliminée. Enfin, le dénouement est trop prévisible, et surtout pour tous les spectateurs qui ont déjà vu spoiler: Freaks ...
Un film d'atmosphère. Un plongeon dans la misère et le luxe des années 40 aux Etats-Unis. Mais le film n'est finalement que l'histoire d'un seul homme : Stanton joué brillamment par Bradley Cooper. Un homme opportuniste qui sait faire preuve de réussite mais qui ne sait pas s'arrêter quand il le faut, faisant la triste expérience de la descente aux enfers. L'histoire ne pas pas vraiment passionné. Même si la narration et le jeu des acteurs sont irréprochables. Mais suivre continuellement cet homme dans sa recherche de la réussite m'a parfois lassé. Le succès du film est plus à rechercher dans les décors, la lumières, les costumes, l'esthétique du film. Chaque plan est calculé et maitrisé, hommage au cinéma américain des années 40.