Nightmare Alley
Note moyenne
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410 critiques spectateurs

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Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 janvier 2022
Incompréhensible que ce film ait été réalisé par le même homme que celui qui a tourné La Forme de l'eau.
A part un sens certain de la photographie, le film est d'un ennui abyssal. Il met un temps fou à aborder enfin son intrigue, dont on peine à saisir vraiment quel est son intérêt. Auparavant, on aura piétiné pendant une heure et vu un éparpillement assez fatigant de personnages secondaires que le réalisateur abandonne assez vite les uns après les autres, sans qu'on puisse comprendre pourquoi ils nous ont été présentés. L'impression qu'aucun personnage ne devient jamais un sujet.
Ce film est profondément antipathique.
Jean-Pierre B.
Jean-Pierre B.

6 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2023
Le film dépeint une galerie de personnages peu recommandables. Bradley Cooper joue très bien et nous fait découvrir un personnage noir sans aucun scrupule. On sent bien la pâte de Guillermo del Toro qui frôle sans arrêt avec une esthétique proche du fantastique. Pour ma part, le film n'atteint toujours pas le majestueux "Labyrinthe de Pan".
RedArrow

1 873 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2022
Les premières minutes que l'on passe à parcourir cette "Nightmare Alley" ont beau nous montrer explicitement la fuite d'un homme devant un passé qu'il a cherché à réduire en cendres, le personnage de Bradley Cooper reste longtemps muet à l'écran, préférant se fondre dans les décors du cirque, où il trouve momentanément un refuge et un travail aux côtés de ses figures freaks solidaires. Ce n'est qu'à la suite d'un incident, l'obligeant à s'introduire dans les enfers d'une attraction ô combien symbolique, que le personnage prononce ses premiers mots face au visage le moins reluisant de ce cirque. Car c'est le tournant capital du film, celui qui se présente sous le nom de Stan Carlisle vient en effet, et sans le savoir, de basculer dans un cycle d'autodestruction où la répétition des erreurs du passé ne laissera aucun échappatoire possible.

Comme son personnage qui cherche à se perdre dans ce milieu extravagant du cirque et de ses "monstres" de foire afin de rebondir, Guillermo Del Toro installe les pions de son récit dans cet univers fantasque en corrélation avec le cinéma qu'on lui connaît mais où, cette fois, l'illusion du fantastique se cantonne aux yeux de la foule naïvement bernée pour laisser le devant de la scène au charlatanisme et à ses subterfuges qui gouvernent l'envers de son décor. Ainsi, s'il permet dans le même temps à son triste héros d'obtenir une capacité avec laquelle il pense enfin avoir l'existence et la place qu'il mérite en ce monde, ce freak show est également un cadre de départ idéal pour le réalisateur bien décidé à quitter sa zone de confort en direction du film noir.
De fait, "Nightmare Alley" peut sembler suivre une trajectoire classique du genre dit "noir" pendant un long moment en s'attardant sur l'apprentissage des ficelles du mentalisme par Stan puis sur son ascension fulgurante dans le domaine (en plus de quelques virages sentimentaux convenus) mais, dans l'ombre, le film n'oublie en réalité jamais de souligner chacun des choix irrattrapables pris par un personnage qui se condamne aux mêmes châtiments d'un passé qu'il pensait laisser derrière lui.

Entre l'ingénue, puis voix de la raison, incarnée par Rooney Mara et la femme fatale, véritable serpent à visage humain, magistralement campée par Cate Blanchett, la soif d'ambitions à jamais insatisfaite de Stan (Bradley Cooper, parfait) aura tôt fait de l'entraîner dans les écailles froides de la deuxième pour le conduire à l'ultime étape de sa progression infernale qui l'engloutira définitivement. La dernière partie de ce "Nightmare Valley" sera une réussite en tout point, faisant vivre à Stan un retour de flammes à la hauteur des conséquences de sa propre noirceur et désormais représenté par des éclats de violence imparables à l'écran. N'ayant eu de cesse de faire rimer le parcours psychologique de son personnage avec l'excellence de sa mise en scène et sa direction artistique irréprochable, "Nightmare Alley" s'achèvera sur la déchéance la plus inévitablement cruelle auquel ce cycle ainsi dirigé vers la part la plus sombre de l'âme humaine pouvait conduire, le miroir des péchés passés et à venir que l'on avait décelé dans les débuts du film sera devenu une triste réalité, nous laissant sur la plus terrible des répliques et un rire de désespoir total.

Un grand film noir. Un grand moment de cinéma. Un grand Guillermo Del Toro en somme.
Pascal D.
Pascal D.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2022
Une belle daube luxueuse, à mon avis... Belle, j'insiste. Quelques emprunts à American Horror Story, non? Jeu limité (cette fois)de Cate, mais plus étonnant de Rooney. Bradley Cooper exceptionnel.
Cory MLK
Cory MLK

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Même si je pense qu'une bonne demi-heure est amputable, ce film est très beau, visuellement comme dans la morale.

Beadley Cooper n'a jamais aussi bien joué, et le reste du casting est fabuleux.

Un Thriller de 2:30 à voir au cinéma, ne serait-ce que pour les visuels sur grand ecran.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2022
C’est une réalisation de l’oscarisé Guillermo del Toro. Le mexicain habitué des adaptations va cette fois faire celle du roman Le Charlatan de William Lindsay Gresham, publié en 1946. Ce livre avait déjà été porté à l'écran par Edmund Goulding en 1947. Le scénario a été écrit avec Kim Morgan. Le 19 janvier 2022 en salle.



L’attente était légitime concernant Nightmare Alley. Sa durée va être bien comblée par un contenu assez riche. L’introduction est des plus mystérieuses et va nous envoyer rapidement dans une fête foraine. Un air mystique s’instaure au fur et à mesure. C’est un plaisir d’être plongé dans cet univers. Stanton va fréquenter des forains aux talents intrigants. Cette partie est une totale réussite. Heureusement, elle ne va pas se prolonger tout du long, car ça aurait pu être chronophage. On sent d’ailleurs un petit coup de mou sur le milieu. Une fois expérimenté, notre futur escroc va aller se faire de l’argent à New York. Une relance de l’histoire qui est la bienvenue avec un angle d’attaque différent. Cette fois, on sera plus dans la filouterie.



Cette nouvelle œuvre de Guillermo del Toro se distingue surtout par sa photographie sublime. Le ton d’image utilisé est sombre. Cela va créer une atmosphère bien particulière. Même si la partie chez les forains est une réussite à ce niveau-là, New York va être encore meilleure. Se replonger dans la Grosse Pomme des années 40 est un régal. Que ce soit par les décors ou les costumes, le charme est total. Ce film arrive à nous mettre dans un cocon tout du long. D’un point de vue purement esthétique, les amateurs du genre vont donc sûrement tomber amoureux de ce drame.



Malheureusement, une fois l’émerveillement visuel passé, le reste n’est pas à la même hauteur. Nightmare Alley peine à provoquer des élans émotifs quel qu'il soit. Tout est beaucoup trop normé afin de rentrer dans les cases. La folie n’a pas sa place dans cette peinture cinématographique. Il y a certes une tentative de tout dynamiter sur la fin, mais ça ne va pas durer bien longtemps. Le film repart dans ses travers et son manque de piment. L’histoire de cet arnaqueur aurait pourtant pu se prêter à beaucoup plus d’excitation.



Tout va devoir tenir sur les épaules de Stanton. Nous ne savons pas grand-chose sur lui et on va devoir se contenter de voir son comportement présent. À quelques reprises son passé est un peu fouillé, mais ça ne va pas plus loin. Le charisme de Bradley Cooper arrive cependant à masquer ces manquements. Ce ne sera pas le cas pour les personnages secondaires qui sont trop fades. Ils empêchent de créer une vraie dramaturgie. Pourtant, le casting est impressionnant avec entre autres Toni Collette, Cate Blanchett, Willem Dafoe, Ron Perlman et Rooney Mara. Leur performance à tous est remarquable, mais ça ne suffit pas pour donner de la profondeur au récit. On sent que le film n’ose pas aller au bout de ses idées. Pourtant, les bases sont excellentes. Le symbole va être Molly. Alors qu’elle aurait pu créer un véritable contrepoids à Stanton, elle est fantomatique.

Même si Guillermo nous satisfait avec la beauté de sa création, cela ne suffit pas à émerveiller.
Julie D.
Julie D.

14 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Une superbe réalisation de film noir! L'eldorado américain du succès se transforme en cauchemar. Bradley Cooper nous fascine autant qu'il nous émeut...
Fibroptica
Fibroptica

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2022
Il n'y a la véritable réalité, celle qu’on se créer et celle qu’on nous pousse à se fabriquer, ceci est un des thèmes centraux du nouveau film que Guillermo Del Toro. Dans ce récit qui se déroule dans les alentours des années 40, pendant que la guerre fait rage en Europe, nous suivons Stan, incarné par Bradley Cooper, un personnage très mystérieux et dont il est difficile de déterminer véritablement la provenance ainsi que son vécu, même si nous supposons un lourd passé que nous devrons découvrir dans la suite du film. Il erre dans cette fête foraine dans laquelle il posera les bases du reste de sa vie. Bradley Cooper nous livre une prestation exceptionnelle et c’est sans altérer la puissance de cet adjectif que je l’utilise pour définir la performance que nous livre ici l’acteur. Cette dernière est tout à fait bluffante. La narration et la mise en scène ne sont pas en reste, nous tenant durant les deux heures et demies de film, sans jamais nous perdre. Le seul point négatif qu’on pourrait émettre c’est que l’intrigue prend un peu de temps à s’installer, toutefois, selon moi ça rend la seconde partie du film des plus agréable. L’intrigue est à l’image d’une machine au rouage tous bien agencé dans le mécanisme de cette dernière, elle installe chaque petite pièce à laquelle il faudra être attentif, pour ressentir toute la satisfaction, lorsque leur utilité dans ce grand tout que forme le film sera dévoilé. Cette attention en première partie de récit que le film nous demande de mobiliser, sera largement récompenser dans le plaisir que procure la seconde.

spoiler:
L’époque dans laquelle se passe ce récit n’a rien d’innocent. En plus de nous offrir des images tout à fait savoureuses, imprégné de l’ambiance de l’époque. Le fait qu’au même moment, le Chaplin allemand comme il est si bien nommé dans le film marche sur la Pologne, n’est pas un choix temporel anodin. Cette comparaison présente dans l’œuvre, rapprochant le dictateur totalitaire qui soulève les foules et l’homme de spectacle est tout à fait intéressant. Là aussi le personnage joué par Cooper use de mot qui va savoir toucher son interlocuteur pour la manipuler et lui faire croire en sa capacité de médium. D’abord utilisé pour divertir, très vite ce pouvoir est utilisé à ses propres fins, ce qui bien évidemment résonne tout. Trouver les justes mots pour permettre d’être écouté par la personne tout naturellement sceptique qu’il a en face de lui, au point de lui faire croire sans aucun doute à ce qu’il dira est un pouvoir, bien évidemment indispensable lorsqu’il s’agit du culte de la personnalité. Ici le personnage ne s’en serre pas pour obtenir un pouvoir politique, mais tout simplement pour dépouiller ses victimes dans un but purement financier.

spoiler: Dans cette tragédie quasiment mythologique, nous avons l’émergence d’un personnage qui fera tout pour gagner en puissance et en richesse, sans être capable de se rendre compte qu’il s’approche trop près du soleil. Une chute qui suit l’ascension de ce moins que rien qui n’était aucunement destiné à une telle élévation. Tel Tony Montana ou Daniel Plainview dans « There Will be blood », il n’hésite pas à piétiner les personnes qui tiennent à lui pour construire son ascension.
spoiler: La chute suivant son crime, qu’il a été poussé d’effectuer à la suite de son arnaque ratée, ne le conduit pas à subir la punition de la justice des hommes, mais presque une justice divine. Effectivement il ne repart pas de zéro, mais encore plus bas que ça. Le personnage n'est encore plus mal que là où il était parti au départ, puisqu’il hérite du statut de quasi animal. Il prend la place de cet homme mi-bête mi-homme qu’il avait aperçu et assassiné malencontreusement dans le passé. Il n’y a plus de doute à ce que l’issus lui soit fatal et inhumain, pour ce personnage qui a connu la gloire et l’admiration.


Je pense que c’est en ce début d’année le film qu’il ne faut pas rater, il est relativement difficile d’y trouver des défauts tant Guillermo del Toro nous offre un film d’une qualité tout à fait exceptionnel.
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2022
Bradley Cooper (Stan Carlisle) quitte une maison à laquelle il vient de mettre le feu, après y avoir abandonné un corps. Cette scène le hante durant tout le film, à coup de flashs et de mauvais rêves. Autant dire que du coup, on se pose beaucoup de questions à son sujet. Qui est Stan, qui est le cadavre, quel terrible vérité nous sera révélée avant la fin du film…?

Suite à cette scène d’intro, le film va s’articuler en 2 parties bien distinctes:
- La première, Stan intègre une foire itinérante, où pendant une heure, on le voit se familiariser peu à peu avec ce monde de forains, et son festival d’animations à la limite de l’illégalité et de la supercherie.
Rooney Mara gère un petit numéro assez spectaculaire autour de l’électricité (sans doute pertinent au début du XXème, mais en 1940, je doute que cela soit très original), Ron Perlman est l’homme le plus fort du monde, et Willem Dafoe exhibe un homme sauvage, un «crétin» dans le langage forain, qui dévore des poulets vivants direct avec les dents, et qu’il maintient en esclavage à coup d’addiction.. Bref, un petit monde bien huilé se jouant de la naïveté et de la cruauté des badauds. (Et pour nous spectateurs, des acteurs qu'on a grand plaisir à retrouver ici.)
Profitant de l’occasion, Stan se forme au métier de mentaliste auprès du couple Toni Collette et David Strathairn, en apprenant les trucs qui permettent de filouter des spectateurs crédules, heureux de communiquer avec des défunts chers à leur coeur. (Toni Collette et David Strathairn qui vivent d'ailleurs dans une maison en dure, alors que la foire se balade dans le pays, c'est dommage, est-ce une incohérence, ou ai-je loupé un épisode?...)
- Dans la seconde partie, Stan prend son envol en embarquant Rooney Mara (la fée électricité), dont il est tombé amoureux, avec l’idée d’aller arnaquer de riches notables grâce à son nouveau savoir-faire… spoiler: Au passage, il quitte la foire après avoir «tué» son mentor en lui refilant une bouteille (l'alcoolisme a son importance dans le film), sans que personne ne le soupçonne. On sait, nous spectateurs, qu’il en est sans doute au moins à 2 morts sur la conscience, avec le brûlé du début.

Devenu un mentaliste à succès, il rencontre Cate Blanchett, psychologue réputée, et à la clientèle prestigieuse, qu’il parvient à bluffer lors d’une soirée de gala, et avec laquelle il ne tarde pas à conclure un pacte malhonnête: des séances de thérapie contre des révélations intimes sur ses clients les plus en vue (bonjour l’éthique professionnelle, on y reviendra…)

La première partie, contrairement à beaucoup d’avis que j’ai pu lire, m’a paru la plus intéressante.
C’est un véritable hommage à des films comme Freaks (Tod Browning) ,Elephant Man (Lynch) ou les Frères Falls (Polish), on se plaît à découvrir, à travers les yeux de Stan, cet univers à la frontière du malsain, rempli de monstres et de bizarreries en tous genres. L’ambiance est géniale, les décors et les éclairages sont de toute beauté. C’est sombre, boueux, et extrêmement bien filmé.
Malheureusement Bradley Cooper est un peu en retenue pendant cette première partie, mais comme il est aussi novice que nous à ce stade du film, on met ça sur le compte des besoins du scénario. Il se révélera quand son personnage aura besoin de prendre de l’ampleur…
Alors quand on assiste à son premier numéro de mentalisme dans sa vie d’après, on est un peu déçu que Stan n’opère pas le grand changement attendu, ne devienne pas le monstre de génie et de charisme qu’il faudrait qu’il soit. (Et on se met à imaginer ce que DiCaprio aurait pu donner dans ce rôle…) Mais c’est peut-être le personnage en lui-même qui n’est pas assez creusé..
Et c’est le gros problème de cette seconde partie: les nouveaux personnages qui y évoluent n’ont pas les épaules, les situations sont en dessous de nos attentes. Car Guillermo del Toro a su nous capter, nous captiver durant cette première heure de film… Le final a intérêt à être à la hauteur.
Mais hélas, Cate Blanchett est un «stéréotype sur pattes» de femme fatale, froide, élégante, (botoxée?) mais sans intérêt psychologique. C’est sans aucun doute le personnage le plus mal écrit du film, un comble pour une psy ultra manipulatrice. On se demande aussi quel est l’intérêt pour elle de céder à cet échange d’infos malsain avec Stan, alors que sa clientèle lui assure une vie très confortable, et que sa renommée est au plus haut… spoiler: Et ce n’est pas un incongru « je t’aime» envoyé à la fin qui suffira à expliquer son parcours pendant le film (franchement, on doit se contenter de ça…?)

Richard Jenkins (le «redoutable» Ezra Grindle) ne paraît jamais bien inquiétant, là où il est censé être d’une puissance et d’une dangerosité immenses (dixit Cate Blanchett), et ce malgré le bunker ultra surveillé dans lequel évolue le monsieur. Son homme de main (Holt McCallany, génial dans «Mindhunter») est ici largement sous-exploité.. Et Rooney Mara continue de sourire gentiment, comme elle le fait depuis le début, sans relief, mais en ouvrant de grands yeux quand tout ça devient trop horrible pour elle (assez peu fouillé, comme caractère, là aussi).
Les personnages du début commencent à nous manquer, ou du moins l’ambiance magique du début du film (c’est aussi à ce moment, au bout d’une heure et demie de film, qu’ont commencé à se faire entendre dans la salle des ronflements….. c’est dire..) Je ne parlerai même pas de l'épisode avec la clé dans la cire, pour s'insinuer discretos dans le cabinet de la psy, insulte à tout spectateur ayant bouffé du Hercule Poirot ou du Miss Marple dans son enfance...
spoiler: En avançant dans le récit, on en sait plus sur le meurtre de l’ouverture du film: le flashback où Stan ouvre la fenêtre pour que son papa attrape froid prête presque à sourire, du coup, malgré le côté tragique (tout ça pour ça…).. Mais on en sait toujours aussi peu sur les motivations profondes des uns et des autres. Un vague relent de psychanalyse tente de justifier les comportements de Bradley Cooper et de Cate Blanchett (à coup de complexes d’Electre et d’Oedipe), mais que cela paraît léger et commun pour un film qui surfe sur une atmosphère aussi magique... Ajoutons qu’une prédiction de tarot par Toni Collette vient nous annoncer une fin tragique: du coup, quand on voit Stan chiper le verre d’alcool (lui qui ne boit JAMAIS une goutte) à Blanchett, on sait comment tout cela terminera, et on voit venir la scène de fin à des kilomètres, d'autant qu'on a passé beaucoup de temps en première partie sur le personnage du crétin, il fallait bien que ça ait une justification à un moment de l'histoire sous peine d'être gratuit (L'arroseur arrosé).

Restent une ambiance magique pendant la première heure, une photo sublime et des cadrages parfaits (et les beaux yeux de Bradley Cooper), mais le scénario n'est pas à la hauteur des espérances, et c'est l'ensemble qui en pâtit au point de paraître bâclé. Tellement dommage.
Steve P.
Steve P.

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2022
D'une précision graphique dans un univers inhabituel, ce casting de folie suit parfaitement une intrigue que l'on croit facile à deviner avant de s'apercevoir que le but de ce film n'est pas tant l'histoire qu'il raconte mais comment vous décidez de la regarder. Et ce jeu habituellement laissez pour compte est ici, au centre de la problématique.
Vous pourrez échanger avec les personnes l'ayant vu pour vous apercevoir que vos interprétations diffèrent.
Et de mon point de vue, le film réside vraiment dans cette construction maitrisée, dans les émotions que chaque scène et que chaque acteur va engendrer chez vous pour vous faire croire à quelque chose qui ne le sera peut-être plus après...
Laissez-vous embarquer et revenez dessus ensuite pour encore plus de nœuds au cerveau.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 janvier 2022
J'ai trouvé Bradley Cooper mou, sans réel émotion du moins il n'a pas réussi a nous transporter. Avec même parfois des grimaces a la limite du mauvais jeu.

Des longueur dans le scénario, première partie qui est censé construire le personnage assez fade et longue comparé a la deuxième partie qui est plus intéressante.

Globalement déçu
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2022
Film maîtrisé de A à Z par Guillermo Del Toro. Un peu lent sur le début mais nécessaire pour le scénario. Rien n'est laissé au hasard dans le film. Un chef d'oeuvre !
Come B.
Come B.

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Le thème des charlatans et de l'illusion semble convenir parfaitement à Guillermo del Toro; bien que l'on sente venir d'assez loin la trame de l'histoire, le charme de "Nightmare Alley" se situe dans son déroulement; le rythme nous guide et nous emporte avec facilité. En cela, le réalisateur se base sur une esthétique qui touche au sublime - par un jeu de couleurs astucieux et sa focale large qui construit un véritable univers. Ajoutez à ceci un casting propre, un acteur principal impeccable et une gestion sonore immersive et le résultat est très bon: Guillermo de Toro crée son propre monde.
Gaeeeel
Gaeeeel

13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2022
Un film qui nous tient en haleine de la première minute à la dernière, et en étant assez surprenant la plupart du temps.
L’ambiance et les couleurs sont magnifiques, avec un jeu d’acteur assez fabuleux
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2022
En ce début d'année, Nightmare Alley est le film à ne pas rater !
Guillermo Del Toro fait son grand retour après avoir connu la consécration avec The Shape of Water. Cette fois-ci pas de "monstre" (du moins en apparence), mais c'est encore excellent. L'ambiance, la mise en scène, la photographie sont géniales et nous projettent dans le monde du spectacle des années 40 aux États-Unis, en suivant un homme plein d'ambition au passé mystérieux, interprété par un Bradley Cooper au sommet. Le reste du casting joue parfaitement dans leur registre (Cate Blanchett, Richard Jenkins, Rooney Mara, Willem Dafoe...).
Mais c'est la narration qui m'a totalement conquis. Elle est d'une maîtrise parfaite, sombre, mystérieuse et sans concession, en s'installant doucement. Peut être trop doucement car l'intrigue met du temps à s'installer, si bien que l'on se demande vers quoi Del Toro veut nous mener. Le film demande aussi une certaine attention pour saisir tous les rouages de l'intrigue et sa conclusion, qui est tout simplement parfaite !
Vous l'aurez compris je cherche des petits défauts a un film qui n'en dispose quasiment pas selon moi. Dans tous les cas, on est récompensé par une dernière partie excellente qui nous tient en haleine.

Je ne peux donc que vous recommander Nightmare Alley. 2h30 de plaisir !
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