Le thriller téléphonique est devenu un genre en soi, avec en point d'orgue des réussites telles que Phone Game ou Buried. The Guilty s'inscrit dans une démarche similaire : un huis-clos, un téléphone, une situation d'urgence. Respectant trois unités (temps, lieu, action), le film narre le service d'un agent au standard de police. Et cette nuit va être longue pour lui...et haletante pour nous. Le réalisateur Gustav Möller et donne le tempo sans attendre. Les plans sont souvent fixes, le montage serré et l'oppression grimpe à mesure que les évènements poussent Asger à l'isolement. C'est l'une des brillantes idées de The Guilty, se servir de l'espace pour traduire l'état émotionnel de son héros. Minimaliste et asphyxiante, la mise en scène utilise les outils les plus rudimentaires pour créer le suspense : les sons, les voix et le hors-champ. C'est déjà bien suffisant pour prendre Asger (et le spectateur) au piège. Cela fonctionne également grâce au talent impressionnant de Jakob Cedergren, qui fait passer une foule de sentiments sans jamais tomber dans le surjeu. Petit à petit, le film retire les oripeaux recouvrant son héros pour le mettre face à sa ligne de conduite. Tout en interrogeant le public sur sa capacité de discernement face aux informations dont il dispose. Ce qui déjà plus que bien pour un thriller, et suffit à faire de The Guilty un nouveau modèle dans son genre.
Une expérience cinématographique. Ce n'est évidemment pas le premier film dont le scénario s'organise autour d'un huis-clos téléphonique. Un type d'exercice par nature périlleux au cinéma mais qui a connu de belles réalisations et mises en scène. Le réalisateur reconnait avoir été marqué et donc inspiré par notamment "Phone Game" (2003). J'ai envie d'ajouter aussi "Une sirène dans la nuit" (1999), certes réalisé pour la télévision puisque c'est un format qui correspond sans doute mieux à ce type d'exercice. Mais même pour le cinéma, c'est pleinement réussi ici. Les scènes extérieures, parfaitement calibrées au travers des dialogues, s'inscrivent et défilent dans le mental du spectateur au travers de son écoute et de son attention. Nul besoin de plans extérieurs. C'est même mieux qu'il n'y en ait pas eu ! La mise en scène verbale remplit pleinement son office. En cela, c'est un film différent et qui marque. Le public ne s'y trompe pas et est au rendez-vous.
C'est le film révélation de l'année car sans action, sans acteur connu, avec un minimum de décor (huis-clos) et pourtant qui vous tiendra en haleine. PLV : une très bonne surprise
Arche narrative globale élaborée, pour finir dans les détails d’un scénario à la construction certes prévisible mais imparable sur le plan fictionnel et dramatique. Ou comment les « recettes » de base, faire un film très puissant (voire éprouvant), savoir-faire inclus. D’une puissance inouïe, cadres et montage son/bande-son deviennent des « personnages » à part entière du film pour délivrer un thriller des plus majestueux vu récemment, dur et profond. Le cinéma danois continue de briller. requiemovies.over-blog.com
C'est un film particulier, un huis-clos en fait, dans une salle d'appel du numéro des urgences quelque part au Danemark. L'action se déroule uniquement dans une ou deux pièces de centre d'appel et la caméra filme principalement un répartiteur qui semble tomber sur un cas plutôt sérieux. Petit à petit on en apprend plus sur l'affaire en cours et aussi sur l'affaire qui attend cet homme le lendemain. Tout ça au cours des plusieurs conversations téléphoniques. J'ai trouvé le film assez long en fin de compte, mais pour une fois, la fin sauve l'ensemble.
Un bon petit film, assez prenant, mené par un acteur de talent. Le suspense est assez présent même si la conclusion aurait pu être un peu plus surprenante. Sans oublier le fait que tout se passe dans le commissariat et que cela laisse une grande place à l'imagination.
Thriller où il y a plus à écouter qu’à voir, on peut se poser la question de la légitimité d’une sortie au cinéma pour un tel projet. The Guilty n’a en effet pas grand chose de vraiment cinématographique et se place un peu comme l’antithèse de l’Hollywoodien The Call en délaissant le coté spectaculaire. Si vous cherchez un thriller bourré d’action, mieux vaut passer votre chemin. Le film de Gustav Möller s’adresse principalement aux spectateurs à l’imagination débordante qui aiment faire divaguer leur esprit en regardant un film. Pas si original que ce qu’on voudrait nous faire croire, The Guilty ressemble à la majorité de ces thrillers téléphoniques qui n’ont jamais été très convainquant. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Un homme seul à l’écran, cela peut en décourager pas mal. N’empêche que le pari est largement réussi. La tension monte en même temps que les incertitudes augmentent, spoiler: on bascule d’un polar criminel vers un polar social qui nous remue , la sonnerie du téléphone étant le déclencheur de nos émotions. Jakob Cedergren, acteur inconnu pour ma part, a son rôle bien en main, il a le talent de nous mettre à sa place, de nous faire douter de lui et de nous à chaque parole adressée aux inconnus du téléphone. Assez brillant dans l’écriture, le scénario tient la route jusqu’au bout.
Les avis étaient très encourageant, et finalement c'est une grosse déception. Le policier joue bien son rôle, cependant les dialogues avec ces interlocuteurs notamment la femme Iben sont plus que faibles et incohérents. Personne dans cette situation ne discuterait ainsi avec un policier au téléphone, ça frise le ridicule parfois. Et lorsque qu'elle est enfermée à l'arrière de la camionette avec son téléphone portable (aucun agresseur vous laisserez avec votre téléphone au passage et ça le policier il ne trouve pas ça étrange) et qu'elle dit être dans le noir et ne pas voir ce qui l'entoure... On a envie de lui dire "et ton téléphone il peut pas t'eclairer !" Bref incohérence sur incohérence, un thriller bien faible, avec des rebondissements qui tentent de nous accrocher mais sans beaucoup de succès, ce qui rend les autres avis difficilement compréhensibles. Passez votre chemin et économisez 1h25 de votre temps.
Cette proposition vaut le détour (mais sans plus) Le personnage principal est très attachant, le film est sobre et sa force est de se servir des images mentales du spectateur. Il s'inscrit dans son temps avec cette nouvelle lignée des séries sonoresr...mais pas sûr qu'il fasse date. Ce film se sert tout de même assez bien de son effet de style et nous surprend, montre les faiblesses du personnage, qui demeurent tout de même un peu poussives
J'ai un gros soucis avec ce film. Si on note le suspens et l'interprétation, on peut mettre des notes élevées. Côté réalisme, on peut retrouver un centre d'appel d'urgence. Ensuite ce qui part complètement en cacahuètes. Un centre d'appel de la Police est l'un des postes à responsabilité les plus élevés de cette institution. Cela fait même partie du commandement. Donc ce n'est pas un placard pour des personnes fragilisées par des interventions de terrain qui ont foiré. Et encore moins comme ce qui est présenté dans le film. L'opérateur du film brille par son incompétence. Il entre dans l'illégalité, est un danger pour les victimes. Donc le film n'est absolument pas credible. Il reste l'interprétation et le suspens. Le reste est bidon.
Film d'une grande intensité. Ce film nous fais nager dans un flou total du début à la fin, il est palpitant, haletant par ses rebondissements. Je le recommande un vrai bijoux, un voyage dans le monde des hommes d'appel d'urgence.
Je suis atterré par les bonnes critiques de ce film que je pensais haletant bien mené. Je ne conteste pas le jeu d'acteur du policier de ce centre d'appel mais la manière dont il va trouver des indices dont un un qui va être l'élément déclencheur qui n'est pas du tout plausible et qui gâche tout.: spoiler: le policier va appeler le domicile de la victime enlevée et va tomber sur une fillette de 6 ans dont il a du mal à juste titre d'avoir des informations, et là comme par magie après multiples questions il obtient le numéro de téléphone de manière claire du mari de la victime, et la fillette qui répète le numéro, n'importe quoi! un enfant de 6 ans n'a pas encore la notion des numéros de téléphone, mais voilà pas mal de gens n'ont pas fait attention à ce détail"
De plus imposer des pleurs de la part d'appelants pendant de longs moments m'insupporte, après à vous de voir si vous acceptez cette émotion imposée. Je regrette de ne pas avoir assez réfléchi que c'est un huit clos entre une personne et des inconnus qu'on ne voit jamais, d'où l'ennui qui peut arriver si c'est mal ficelé ou si la mise en scène n'a pas de profondeur comme ici. Ce film aurait pu être bien s'il y avait une musique ou plusieurs selon le degré de l'appelant là, il n'y a rien. Je ne suis pas émerveillé par ce film.