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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 décembre 2018
Bon suspense, très bon acteur, pour un huis clos cela passe très bien. Que devient le personnage à la fin, va-t-il changer sa version des faits pour le lendemain ? On aurait aimé en savoir plus...
Quelquefois, nul besoin de s'enquinailler d'effets spéciaux détonnants pour offrir au spectateur une histoire captivante. En effet, dans "The Guilty", l'imagination se suffit à elle-même. On entre véritablement dans l'esprit du personnage principal, pris dans ses tourments personnels. Et le déroulé du scénario se colle parfaitement avec l'atmosphère scandinave, c'est-à-dire une forme de froideur assumée.
Les avis étaient très encourageant, et finalement c'est une grosse déception. Le policier joue bien son rôle, cependant les dialogues avec ces interlocuteurs notamment la femme Iben sont plus que faibles et incohérents. Personne dans cette situation ne discuterait ainsi avec un policier au téléphone, ça frise le ridicule parfois. Et lorsque qu'elle est enfermée à l'arrière de la camionette avec son téléphone portable (aucun agresseur vous laisserez avec votre téléphone au passage et ça le policier il ne trouve pas ça étrange) et qu'elle dit être dans le noir et ne pas voir ce qui l'entoure... On a envie de lui dire "et ton téléphone il peut pas t'eclairer !" Bref incohérence sur incohérence, un thriller bien faible, avec des rebondissements qui tentent de nous accrocher mais sans beaucoup de succès, ce qui rend les autres avis difficilement compréhensibles. Passez votre chemin et économisez 1h25 de votre temps.
Original par la forme vu que l'histoire se déroule dans un standard téléphonique et qu'on ne voit à l'écran qu'un seul interlocuteur (le policier) tandis qu'on entend juste ses correspondants. Si cette mise en scène permet à "the Guilty" de se démarquer, cela a cependant comme inconvénient d'être un peu lassant sur la longueur. Quelques rebondissements et un peu de tension en font un thriller de bonne facture, sans être le chef-d'oeuvre présenté.
4 étoiles sur allociné, je me suis dis "Ah super ! j'ai trouver mon film du soir" Mal m'en a pris, le film est à mourir d'ennui, l'acteur principal est plat et dénué de talent, j'avoue que le dénouement est surprenant mais on s'ennuie franchement, pas une once de suspense, La caméra est braquée sur un flic au standard pendant 1h30,. Une superbe scène d'action lorsqu'il jette son micro casque sur son bureau ! Wahou, attention les yeux... A vite oublier.
Franchement j'avais peur de m'ennuyer, 1h20 de film avec un seul personnage dans le même lieu. Et franchement à aucun moment je ne me suis ennuyer ! Un film à voir.
Un film exceptionnel, de part son originalité et surtout le scénario. Je n'aurais jamais cru qu'il serait possible de faire un tel film avec un seul acteur sans que l'on s'ennui. Je recommande de regarder le film avec un casque audio, ça renforce l'immersion. Le Danemark poursuit ses chef d'oeuvre après la série "rain". Un rebondissement à couper le souffle et une belle scène de fin auront fini de convaincre ! à voir
The guilty est un film-concept. Il est bâti sur une idée simple : la caméra ne quitte à aucun moment le personnage principal (quasiment seul à l'écran), un policier en pleine dépression, qui réceptionne les appels d'urgence au téléphone.
Comme pratiquement tout film de ce genre, il est à la fois porté et limité par l'idée qui préside à son origine : on est d'abord intrigué par la façon dont le réalisateur Gustav Möller va faire évoluer son intrigue en respectant la règle qu'il s'est lui-même imposé, puis un peu lassé par les ficelles épaisses qu'il est au final obligé d'utiliser.
Le scénario, même s'il faiblit un peu sur la fin, est toutefois assez habile et permet de maintenir l'attention jusqu'au twist médian, efficace malgré son caractère un poil attendu. L'acteur Jakob Cedergren porte le film sur ses épaules avec une solide efficacité et la réalisation de Gustav Möller rappelle le meilleur des séries danoises (alternance de focales, d'ambiance et de cadres). Il utilise brillamment les ressorts dramatiques qu'offrent les conversations téléphoniques qui font avancer l'intrigue (fausses pistes, bande-son inquiétante, silences
Jake Gyllenhaal vient d'acheter les droits du film danois. Un remake américain est donc à prévoir, bien que je n'en voie pas du tout l'intérêt.
Très bon film sur la culpabilité, le combat entre le bien et le mal et tout ça quoi.Ça change des films tellement superficiels qu'on se demande si les scénaristes ont été virés avant d'avoir fini. Den skyldige est un huis-clos humaniste, qui interroge sur la fragile frontière entre le bien et le mal, le moment où tout bascule d'un côté comme de l'autre. L'histoire du policier est mise ne parallèle avec celle de l'enlèvement. Pour les deux, on découvre petit à petit la réalité, tout différente de ce qu'on avait cru. C'est crédible, un peu lent, il faut aimer les films où l'action n'est que psychologique. L'enquête que fait un policier aux urgences, à partir des seules communications téléphoniques qu'il a avec une femme enlevée par son mari, puis avec sa petite fille, puis avec son mari cale une atmosphère tendue. Deux enfants et leur mère sont en péril, je n'en dis pas plus. Le reproche que l'on peut faire au film est le huis-clos. L'histoire et ses rebondissements aurait à mon avis gagné en force si des scènes extérieures avaient insufflé un peu plus de rythme.
Un film extra-ordinaire qui fait un pied de nez à toutes les productions américaines à gros budget. Ici, on ne mise pas sur des images ou des actions qui en mettent plein la vue, mais sur une histoire de grande qualité déroulée avec beaucoup de maitrise. Seules quelques petites incohérences et incongruités qui l’empêche d'être considéré comme chef d’œuvre.
Le film présente un certain intérêt sur l'aspect psychologique du personnage principal essentiellement et il y a un certain suspens tout le long du film ; spoiler: pourtant, passées les 20 premières minutes d'identification au policier, ses énormes erreurs de jugement et les décisions à l'avenant brisent cette identification et m'ont rendu insupportables la suite du film. Je n'avais qu'une envie c'est que ce type "plein de bonnes intentions" soit viré et jugé pour ses crimes commis au nom du bien. Il aura cependant un bref accès de lucidité vers la fin.
Un travail sur le son extraordinaire! Tout le film repose sur cette bande son, comme dans Blowout ou Lisbon Story. L’univers sonore prend vie et s’appuie sur notre imagination. L’acteur principal, et presque unique à l’écran, Jakob Cedergren occupe notre regard pendant que l’oreille alimente notre imagination pour construire le hors champs. C’est extrêmement bien réussi et les 85 minutes passent sans qu’on s’en aperçoive. A voir sans hésitation �
Faire un film captivant avec pour seuls éléments visuels le protagoniste principal et son téléphone ? Gustav Möller a rendu cela réalité. Défi brillamment relevé : "The Guilty" est la pépite noire de 2018 venue du Danemark. C'est ce minimalisme assumé de départ qui devient facteur d'efficacité. Möller fait d'ores et déjà preuve d'une conséquente maîtrise et ne laisse aucun temps mort au spectateur ; même les silences sont des phases de tensions. Le cinéaste filme son interprète principal en gros plan, accentuant la sensation d'étouffement. Seul face à l'orage (au sens propre comme figuré), Jakob Cedergren assure de bout en bout. "The Guilty" est donc l'un des films les plus inventifs de l'année. Un premier long-métrage et un véritable coup de force pour Gustav Möller !