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Cyril J.
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4,5
Publiée le 21 décembre 2018
Den Skyldige (Le coupable), titre original, est traduit en français par The guilty ; trouvez l’ânerie. Cet époustouflant thriller psycho-téléphonique danois nous fait passer 1h20 intégralement sur la table d’écoute d’un flic du 112, entre ses téléphones, son ordinateur, son intelligence, sa réactivité, son intuition, et son sang-froid. Sacré défi de parvenir à capturer la tension comme l’attention du spectateur le temps d’une soirée, jouant complètement sur la déduction et l’imagination intimes de chacun d’entre nous, instruments parfaits pour embraser nos peurs, conceptions et compréhensions. Ca démarre par l’appel d’une femme apparemment enlevée par son ex et transbahutée on ne sait où dans une camionnette vers une destination inconnue. Puis celui passé à son domicile où sont restés seuls leurs fillette et bébé. Ponctuée d’appels aux autres centraux téléphoniques et à des collègues sûrs, la violence vire soudain au sinistre au contact du ravisseur présumé. La justification du titre greffe à ce cauchemar la torture de la culpabilité du héros, expliquant peut-être son acharnement jusqu’auboutiste. Mieux encore que dans Phone game qui s’agrémentait par d’autres actions et personnages alentours, l’émotion ne dépend ici que des ouvertures données par étapes et des révélations plus vertigineuses à chaque acte. La proverbiale science de l’horreur glacée des films nordiques touche ici un sommet par sa sobriété, sa franchise sémantique dure, minimaliste, droite, extraordinairement humaine, et ébranlée à chaque nouveau couperet. Pratiquement pièce de théâtre intime aux bouleversements successifs, tout en suggestions et déductions, ce bijou d’effroi présente l’originale prestation de pratiquement un seul acteur, et encore, une voix, des yeux, de nombreux plans rapprochés, à peine accompagnée de quelques rapports dérisoires avec les collègues autour, dans un film qui a le génie de nous obliger à l’incarner de notre propre imagination. L’incroyable qualité des tons, intonations, vibrations et sentiments, exhalés par les voix extraordinaires du héros comme des cinq autres protagonistes composent une grosse part qualitative de cette chronique. Je n’ose même pas imaginer le saccage, le grossier outrage, que serait une version doublée.
Mouais, je n'avais lu que du bien de ce film et je suis un peu déçu, pas que ça soit mauvais, au contraire, mais disons que tout ça est trop bien ficelé pour que je puisse y croire. Je veux dire qu'on a un huis clos dans un centre d'appel du 112 et le héros va devoir gérer la situation depuis ce centre. Forcément il va falloir faire des entorses à la légalité, le héros doit outre passer ses attributions pour gérer l'affaire du début à la fin. Son but n'est pas de mener l'enquête, juste de répondre au téléphone.
Pour justifier qu'il sorte de la légalité on lui invente un passé, tout se goupille très bien pour qu'on comprenne ce qu'il faut comprendre au moment voulu pour que ça fasse sens dans l'histoire. Je trouve ça très écrit et donc fatalement un peu prévisible.
Je mentirais en disant que je n'ai pas passé un bon moment, mais je n'étais pas spécialement dedans non plus, sentant les limites du dispositif et les entorses à la vraisemblance qu'il fallait prendre pour que l'histoire se déroule correctement.
Aussi le film se déroule en temps réel, c'est tout le temps tendu et ça ne me convient pas, je veux dire ok, si on veut juste se vider la tête devant un truc bien fait, il n'y a pas de problème, mais encore une fois ça fait très exécution mécanique d'un scénario huilé à la perfection. Il n'y a jamais de temps mort. Même en admettant que ce type décide de prendre l'affaire en charge alors qu'il n'en a pas le droit, on va être honnête, mais le fait que les coups de téléphone s'enchaînent précisément quand il faut, ben je trouve ça gros et j'aurais trouvé ça plus intéressant qu'il soit là à attendre.
Après tout ce qui concerne l'évolution du personnage, moarf... comme dit pour moi on n'avait pas besoin de ça pour que le film fonctionne et tant qu'à faire ça aurait mieux fonctionné si ça c'était plus mal terminé que ça ne se termine réellement. Parce que la qualité du film est là, le héros prend que des mauvaises décisions... Et j'avoue que c'est intéressant vis à vis de son personnage, le genre de flic arrogant pas content d'être au standard car il croit valoir mieux que ça.
Le film n'est pas manichéen, ce qui est pas mal, tout le monde pense bien faire.
Donc je suis un peu partagé, c'est bien pensé, bien écrit, à part peut-être la toute fin, mais ça ne peut pas m'emporter. Aussi, j'ai trouvé la mise en scène efficace, mais sans être dingue non plus. On sent qu'il y avait une volonté d'être le mieux rythmé possible, sans trop en faire, afin de privilégié, la tension, c'est pas un mauvais choix.
Mais bon tout ça, je l'aurais bien vite oublié. Ah et le coup de théâtre était assez prévisible...
Bon suspense, très bon acteur, pour un huis clos cela passe très bien. Que devient le personnage à la fin, va-t-il changer sa version des faits pour le lendemain ? On aurait aimé en savoir plus...
Quelquefois, nul besoin de s'enquinailler d'effets spéciaux détonnants pour offrir au spectateur une histoire captivante. En effet, dans "The Guilty", l'imagination se suffit à elle-même. On entre véritablement dans l'esprit du personnage principal, pris dans ses tourments personnels. Et le déroulé du scénario se colle parfaitement avec l'atmosphère scandinave, c'est-à-dire une forme de froideur assumée.
Les avis étaient très encourageant, et finalement c'est une grosse déception. Le policier joue bien son rôle, cependant les dialogues avec ces interlocuteurs notamment la femme Iben sont plus que faibles et incohérents. Personne dans cette situation ne discuterait ainsi avec un policier au téléphone, ça frise le ridicule parfois. Et lorsque qu'elle est enfermée à l'arrière de la camionette avec son téléphone portable (aucun agresseur vous laisserez avec votre téléphone au passage et ça le policier il ne trouve pas ça étrange) et qu'elle dit être dans le noir et ne pas voir ce qui l'entoure... On a envie de lui dire "et ton téléphone il peut pas t'eclairer !" Bref incohérence sur incohérence, un thriller bien faible, avec des rebondissements qui tentent de nous accrocher mais sans beaucoup de succès, ce qui rend les autres avis difficilement compréhensibles. Passez votre chemin et économisez 1h25 de votre temps.
Original par la forme vu que l'histoire se déroule dans un standard téléphonique et qu'on ne voit à l'écran qu'un seul interlocuteur (le policier) tandis qu'on entend juste ses correspondants. Si cette mise en scène permet à "the Guilty" de se démarquer, cela a cependant comme inconvénient d'être un peu lassant sur la longueur. Quelques rebondissements et un peu de tension en font un thriller de bonne facture, sans être le chef-d'oeuvre présenté.
4 étoiles sur allociné, je me suis dis "Ah super ! j'ai trouver mon film du soir" Mal m'en a pris, le film est à mourir d'ennui, l'acteur principal est plat et dénué de talent, j'avoue que le dénouement est surprenant mais on s'ennuie franchement, pas une once de suspense, La caméra est braquée sur un flic au standard pendant 1h30,. Une superbe scène d'action lorsqu'il jette son micro casque sur son bureau ! Wahou, attention les yeux... A vite oublier.
Franchement j'avais peur de m'ennuyer, 1h20 de film avec un seul personnage dans le même lieu. Et franchement à aucun moment je ne me suis ennuyer ! Un film à voir.
Un film exceptionnel, de part son originalité et surtout le scénario. Je n'aurais jamais cru qu'il serait possible de faire un tel film avec un seul acteur sans que l'on s'ennui. Je recommande de regarder le film avec un casque audio, ça renforce l'immersion. Le Danemark poursuit ses chef d'oeuvre après la série "rain". Un rebondissement à couper le souffle et une belle scène de fin auront fini de convaincre ! à voir
The guilty est un film-concept. Il est bâti sur une idée simple : la caméra ne quitte à aucun moment le personnage principal (quasiment seul à l'écran), un policier en pleine dépression, qui réceptionne les appels d'urgence au téléphone.
Comme pratiquement tout film de ce genre, il est à la fois porté et limité par l'idée qui préside à son origine : on est d'abord intrigué par la façon dont le réalisateur Gustav Möller va faire évoluer son intrigue en respectant la règle qu'il s'est lui-même imposé, puis un peu lassé par les ficelles épaisses qu'il est au final obligé d'utiliser.
Le scénario, même s'il faiblit un peu sur la fin, est toutefois assez habile et permet de maintenir l'attention jusqu'au twist médian, efficace malgré son caractère un poil attendu. L'acteur Jakob Cedergren porte le film sur ses épaules avec une solide efficacité et la réalisation de Gustav Möller rappelle le meilleur des séries danoises (alternance de focales, d'ambiance et de cadres). Il utilise brillamment les ressorts dramatiques qu'offrent les conversations téléphoniques qui font avancer l'intrigue (fausses pistes, bande-son inquiétante, silences
Jake Gyllenhaal vient d'acheter les droits du film danois. Un remake américain est donc à prévoir, bien que je n'en voie pas du tout l'intérêt.
Très bon film sur la culpabilité, le combat entre le bien et le mal et tout ça quoi.Ça change des films tellement superficiels qu'on se demande si les scénaristes ont été virés avant d'avoir fini. Den skyldige est un huis-clos humaniste, qui interroge sur la fragile frontière entre le bien et le mal, le moment où tout bascule d'un côté comme de l'autre. L'histoire du policier est mise ne parallèle avec celle de l'enlèvement. Pour les deux, on découvre petit à petit la réalité, tout différente de ce qu'on avait cru. C'est crédible, un peu lent, il faut aimer les films où l'action n'est que psychologique. L'enquête que fait un policier aux urgences, à partir des seules communications téléphoniques qu'il a avec une femme enlevée par son mari, puis avec sa petite fille, puis avec son mari cale une atmosphère tendue. Deux enfants et leur mère sont en péril, je n'en dis pas plus. Le reproche que l'on peut faire au film est le huis-clos. L'histoire et ses rebondissements aurait à mon avis gagné en force si des scènes extérieures avaient insufflé un peu plus de rythme.
Un film extra-ordinaire qui fait un pied de nez à toutes les productions américaines à gros budget. Ici, on ne mise pas sur des images ou des actions qui en mettent plein la vue, mais sur une histoire de grande qualité déroulée avec beaucoup de maitrise. Seules quelques petites incohérences et incongruités qui l’empêche d'être considéré comme chef d’œuvre.
Le film présente un certain intérêt sur l'aspect psychologique du personnage principal essentiellement et il y a un certain suspens tout le long du film ; spoiler: pourtant, passées les 20 premières minutes d'identification au policier, ses énormes erreurs de jugement et les décisions à l'avenant brisent cette identification et m'ont rendu insupportables la suite du film. Je n'avais qu'une envie c'est que ce type "plein de bonnes intentions" soit viré et jugé pour ses crimes commis au nom du bien. Il aura cependant un bref accès de lucidité vers la fin.