C'est un film particulier, un huis-clos en fait, dans une salle d'appel du numéro des urgences quelque part au Danemark. L'action se déroule uniquement dans une ou deux pièces de centre d'appel et la caméra filme principalement un répartiteur qui semble tomber sur un cas plutôt sérieux. Petit à petit on en apprend plus sur l'affaire en cours et aussi sur l'affaire qui attend cet homme le lendemain. Tout ça au cours des plusieurs conversations téléphoniques. J'ai trouvé le film assez long en fin de compte, mais pour une fois, la fin sauve l'ensemble.
Exclusivement centré sur la personne d’un agent de police secours répondant à une femme s’étant fait enlevée « The Guilty » parvient à maintenir l’intérêt tout du long grâce à une tension latente ne lâchant jamais le spectateur. Il faut également souligner la prestation remarquable de son acteur principal et une réalisation au cordeau.
Un film complètement atypique, avec un seul acteur, dans un seul lieu, où l’audio est le centre d’intérêt. C’est un policier qui reçoit les appels aux urgences et, sans bouger de son poste, essaye d’aider une femme en train d’être kidnappée. L’imaginaire du spectateur est total et des rebondissements viennent secouer l’éventuelle torpeur qui pourrait se dégager de ce manque d’action. On découvre les déboires personnels de cet homme et l’influence des choix qu’il va faire. L’immersion est totale et le suspense stressant vous triture en profondeur. La mise en scène épurée est d’autant plus virtuose que les plans fixes réussissent à appuyer la psychologie du personnage et ses changements d’émotion. Une très belle prouesse, bravo !
Film vu sur RTL9 en juillet 25. La majorité du film est composé de gros-plans sur la tête de l’acteur. De temps en temps, un gros plan sur le haut de son uniforme, son cou et son visage. J’ai vu ce film en audio français. Après avoir vu ce film, je le classerai dans les genres : policier suspens et psychologie sombre. spoiler: C’est l’histoire d’un policier danois qui, suite à une erreur se retrouve coincé, dans un espace clos des appels d’urgences nocturnes. Au début du film, le policier reçoit des appels qu’il envoie balader et dont il s‘en moque. Puis tout à coup, une pleurnicharde hystérique téléphone et laisse entendre qu‘elle serait kidnappée, et qu’elle est dans une voiture. Et à partir de ce simple appel, le policier téléphoniste démarrera son enquête sur l’histoire de ce mystérieux kidnapping. Il impliquera des collègues et des amis dans son enquête, puisqu’il ne peut se déplacer. Cette enquête aura lieu malgré la désapprobation de certains collègues. Ainsi il ira jusqu’à faire fouiller la maison de l’hystérique pleurnicharde. Pour le téléspectateur qui regarde la 1ère fois ce film, les questions sont qui sont les vrais méchants ? qui sont les vrais gentils ? La fin est incroyable et inattendue. Le policier téléphoniste aurait dû écouter ses collègues et se contenter de transférer les appels nocturnes. C‘était la 1ère fois que je regardais ce film et je pense que je regarderai encore une fois, à cause du suspens tout au long de l’histoire et surtout pour la fin inattendue. Pour moi, il mérite bien 4 étoiles.
Avez-vous déjà regardé un film qui commence de façon anodine, un centre d'appel, qui se déroule à huis clos du début à la fin avec un seul acteur à l'écran, mais plusieurs intervenants cruciaux au téléphone - on le les voit jamais mais on a l'impression de les connaître de mieux en mieux- et qui vous retourne comme une crêpe, vous bouleverse, et vous balade comme un fétu de paille, et puis vous laisse admiratif, sans voix? Alors, regardez ce film. De plus, une fois n'est pas coutume, le doublage en français est simplement parfait. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Acteur principal inconnu, et magistral. Chef-d’œuvre.
Avec une histoire avec une bonne intensité dramatique portée par un grand acteur, on peut avoir un bon film. Ca m'a fait penser à Phone Game même s'il y en a eu quelques autres entre les 2. Le film est court mais a le temps de présenter les problèmes dans lesquels se trouve le personnage principal en même temps que le cas qu'on va suivre pendant 80% du film. Efficace.
Un thriller oppressant et minimaliste porté par un Jake Gyllenhaal magistral
The Guilty, remake du film danois Den skyldige, mise sur une idée audacieuse : un huis clos presque intégral, où tout repose sur un seul acteur, une ligne téléphonique… et l’imagination du spectateur. Et ça fonctionne remarquablement bien.
Jake Gyllenhaal incarne un opérateur du 911, relégué à ce poste suite à une affaire judiciaire trouble. Quand il reçoit un appel d’une femme semblant être kidnappée, il s’embarque dans une course contre la montre pour la sauver, sans jamais quitter son poste. Le suspense est maintenu uniquement par sa voix, ses réactions, et ce que l’on entend en fond sonore. Le résultat est intense, nerveux, presque étouffant.
La réalisation de Antoine Fuqua reste sobre mais efficace, centrée sur les visages, les silences et les regards. Le film tient en haleine sans effet spectaculaire, uniquement grâce à la tension dramatique et la performance intérieure de Gyllenhaal, bluffant de justesse.
Un thriller psychologique tendu, intelligent et immersif, qui prouve qu’on peut faire beaucoup avec très peu.
Un excellent thriller qui sait captiver son spectateur du début à la fin. Le film repose entièrement sur son concept minimaliste et pourtant incroyablement efficace : un huis clos haletant qui joue avec la tension et l’imagination du public. L’intrigue est brillamment construite, surprenant et manipulant le spectateur avec une habileté rare. Elle trompe et détrompe, poussant constamment à remettre en question ce que l’on pense savoir.
La mise en scène sobre mais maîtrisée renforce cette atmosphère oppressante, nous plongeant dans l’angoisse du protagoniste, superbement interprété par Jakob Cedergren. Son jeu subtil et nuancé donne une véritable profondeur au personnage, rendant l’expérience encore plus immersive.
Dans la lignée des meilleurs thrillers psychologiques, The Guilty est une véritable réussite, un film intelligent et captivant qui prouve que l’intensité ne vient pas forcément des grands moyens, mais d’une écriture et d’une réalisation impeccables.
Le cinéma danois est décidément de grande qualité. Je n'aurais jamais cru qu'avec si peu d'action à l'écran je sois autant captivé de bout en bout. Ne pas voir le remake US ! c'est moins bien et ça divulgâche le suspense.
Encore une fois c'est très simpliste mais alors c'est plus que efficace. On a vraiment pas besoin d'un gros budget pour être pris dans le film a fond. Les fonds sonores sont parfaitement utilisés. J'ai quand même une préférence pour le remake car la je trouve que l'acting principal est un peu trop simple,
Le cinéma danois peut cacher de bonne pépite ! C'est le cas de "The Guilty", un film innovant par son approche. Un thriller palpitant durant 1h20, on reste scotché devant notre écran. C'est un film où tout se tient sur son scénario : Là, tout est impeccable ! Son histoire est bien raconté et bien suivi. Côté mise en scène, rien de marquant (normal vu la situation de film) sauf quelques idée "immersives" : notamment le son lors des conversations (le sentiment de parler à une personne devant nous et non au téléphone) et aussi ces plans séquences pour la plupart "fixe". C'est un super film !
Une femme, victime d’un kidnapping, contacte la police sauf que la communication est interrompue brusquement. Pour parvenir à la retrouver, le policier chargé de son appel va devoir faire appel à son intuition et à sa détermination…
Premier long-métrage pour Gustav Möller (Sons - 2024) qui réalise à seulement 30 ans un thriller d’une redoutable efficacité et pourtant, ce n’était pas chose aisée, avoir réussit à mettre en boîte un huis clos téléphonique entre un opérateur du 112 et différents protagonistes que l’on ne verra jamais, à défaut de n’entendre que leurs voix. La prouesse du film réside dans sa faculté à pouvoir nous maintenir en haleine avec une étonnante facilité pendant près de 85 minutes, durant lesquelles le protagoniste principal va devoir user de subterfuges pour parvenir à traquer le fuyard et localiser la victime, tout en étant de tous les plans, puisque Jakob Cedergren (excellent au demeurant) est le seul acteur face caméra (en dehors des rares interactions extérieurs).
Loin d’être un simple huis clos, le réalisateur à pris un soin particulier pour nous immiscer dans ces différents échanges téléphoniques où il ne cesse de faire travailler notre imagination pour tenter d'entrapercevoir ou d’imaginer ce qu’il peut bien se passer à l’autre bout de la ligne. Et pour y parvenir, il y a eu un important travail sur la spatialisation sonore, le sound-design y est bluffant (tendez l’oreille lors de chaque conversation téléphonique). On pourrait regarder le film les yeux fermés, il y a fort à parier pour que le résultat en soit tout aussi meilleur. On ne devient plus seulement spectateur mais auditeur d’une traque haletante et qui n’est pas avare en surprise (le plot twist est particulièrement saisissant).
A noter enfin qu’il existe un un remake US (2021) avec Jake Gyllenhaal, sorti directement sur Netflix et sans réelle surprise, ce dernier ne lui arrive absolument pas à la cheville.