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Un visiteur
2,0
Publiée le 18 août 2019
J'ai ressenti le "suspens" véritablement dans la dernière demi-heure...et encore, si l'on peut employer ce mot. Quand je vois les nombreuses critiques élogieuses (ex ds la presse) ou comparer ce film au suspens d' Hitchkock ??? (La corde, Fenêtre sur cour) je ne comprends pas trop le rapprochement. D'autre huis clos comme buried ou phone game m'ont procuré de sensations , surtout buried...:-0 A mon avis, le seul intérêt du film c'est surtout de découvrir le passé du policier et comprendre son profil psychologique au fil des appels (relation entre son vécu et les événements ) , l' histoire passe vraiment au second plan.
The Guilty est un film qui propose une expérience très immersive. En effet on est positionné à l'intérieur du récit du point de vue du personnage principal, un agent de police qui travaille temporairement en tant qu’assistant téléphonique du 112. Durant tout le film on sera enfermé avec lui dans un commissariat avec comme mission autant professionnelle que personnelle qui sera pour lui de sauver une femme d'un kidnapping.
Je trouve qu'il y a un côté "Ken Loach" dans ce film, c'est peut être l'aspect "Europe du nord" qui me donne cette impression mais aussi parce que le film montre les difficultés du métier de policier. Et le film a aussi une dimension sociale
spoiler: (critique de la société et du traitement qui peut être fait aux hommes dans des affaires conjugales ou il y a souvent des injustices car on sera plus à même de croire la parole d'une femme, mère que du maris et père. Dans le film on explique que le maris d'Iben essayait de la faire interner mais les violences face à cette situation de celui-ci l'ont décrédibilisaient et le cas d'Iben est donc passé sous silence. On peut donc y voir une manière de mettre en exergue le manque de confiance accordé aux hommes dans les affaires conjugales, bien que le propos est modéré car ce genre d'affaires n'est jamais facile à traiter. C'est donc ni noire ni blanc mais le contexte de cette situation permet d'évoquer ce type d'événements et l'injustice qui peut en découdre si les enquêtes au foyer sont rapidement évacuaient du cahier des charges; la victime étant souvent la femme.
secondaire mais intéressante.
Ce partis pris du huis clôt est très intéressant et marque l'originalité du film accentuant le réalisme. D'autant plus prenant qu'ils ont fait en sorte de reprendre certaines conversations du 112 à l'exactitude prêt (l'équipe à écouter certains appels en amont du tournage). Le son est très bien travaillé (heureusement j'ai envie de dire mdr) et ce qui est cool avec le concept du film c'est qu'on va à la manière de la lecture d'un livre s'imaginaient tout ce qui se passe en dehors du commissariat. Le bruit de la pluie et les descriptions faites par les agents sur place installent une vrai atmosphère dans le film, qu'on s'imagine tout du long.
Le scénario est bien construit et la tension bien retransmise, certains moments de l'histoire s’avéreront même surprenant. Réalisme et immersion sont néanmoins pour moi les maîtres mots de ce film.
Bref un très bon film et qui malgrè les apparences passe très vite, on ne s'ennuie pas une seule seconde, enfin en tout cas moi c'est mon cas !
Ce film prend aux tripes instantanément ! On est totalement aspiré et embarqué par cette histoire terrible de drame familial. L'empathie est à son paroxysme et on se met volontiers à la place d'Asger. On cautionne toutes ses actions et on admire son courage et son abnégation. On a mal pour Iben et la petite Mathilde. La tension est palpable et tellement haletante. La mise en scène est minimaliste mais étonnamment riche. Toute l'action se passe hors champ et se base sur le son (immense performance de Jessica Dinnage) et la suggestion. On se retrouve suspendu au visage du héros, lui-même suspendu au bout du fil. D'ailleurs les nombreux moments de silence, caméra braquée sur le visage grave d'Asger, renforcent ce sentiment d'oppression. Le spoiler: rebondissement final est totalement inattendu . De la maestria ! Comment faire un excellent thriller à partir de rien, j'ai nommé Den skyldige !
Un film excellent car on ne s'ennuie pas une seule seconde du début à la fin, un suspense génial et un acteur formidable. Très original et très réussi.
Excellent thriller joué en huis clos. Le film nous tient en haleine pendant 1h30. Le scénario est bien ficelé, des tensions, des rebondissements, .... Très bonne performance de Jakob Cedergren qui tient le film à lui tout seul.
La bonne question est : qu'est-ce que cet objet à ce cinématographique ? La réponse est "rien" ! Au théâtre cela aurait pu le faire, mais le porter au cinéma tel que à part amplifier le jeu de l'acteur, je ne vois pas ! .Le cinéma traverse-t-il une telle crise que les critiques et le public en sont à encenser des objets qui ne sont pas du cinéma ? Vous me direz : on continue bien à nous faire croire que le Jetée est un chef d'œuvre du cinéma ! Passons ! Non, tout ce qui fait 24 images par secondes n'est pas du cinéma sinon la météo télévisée en serait ! Pour le reste le suspense est bien faible, le rythme aussi, il y a quelques surprises propres à nous réveiller de notre torpeur et indiscutablement l'acteur est bon. Cela aurait pu nous faire une très bonne émission de radio !
Excellent film, tant dans l’interprétation que dans la mise en scène sans oublie le scénario. On est scotché tout du long et le fait de ne voir que le héros nous permet d’imaginer à qui il s’adresse. Impressionnant.
Un très bon polar danois sous forme de huit-clos avec une seul acteur à l'écran dont l'action se passe uniquement au téléphone. Cet acteur parfait nous tient en haleine durant près d'une heure 30 sans que l'on s'ennuie. Comme quoi pas besoin d'effets spéciaux, de pléiades d'acteurs pour réaliser un bon film. Un véritable bijou venu du nord qui mérite son pesant d'or. Une histoire de kidnapping va nous happer dés les premières secondes. On tremble pour cette femme. Du très bon cinéma une très belle réussite.
Un thriller étonnant bien interprété par son acteur principal et unique... puisqu'on a quasiment à faire à un huis clos téléphonique. La tension est bien présente jusqu'à un twist final original et quelque peu déconcertant. À voir... ou plutôt à entendre...
Pari osé : réaliser un thriller dont l'action se déroule principalement à travers le téléphone du personnage principal, filmé au bureau de son centre des urgences… Pari réussi ! Sans la moindre scène d'action visible, le film fait parfaitement monter la tension, le tout sans temps mort.
Hallucinant. C'est le mot qui me vient à l'esprit : toutes les décisions du policier sont décalées, dangereuses et surtout improbables voire versées dans le suréalisme. Je ne critique pas le jeu d'acteur : il se débrouille très bien pour un huis clos. Mais le comportement du personnage principal est à l'opposé de ce que dois faire un flic. Sans compter le délire total dans la salle de réception des appels : tout le monde se fout de ce qui se passe. On a l'impression qu'ils sont tous sous Xanax tellement ils ne sont pas stressés. Personnellement les films policiers américains sont fatiguants avec leurs décharges d'adrénaline constante et leur vulgarité. Mais là on bascule dans la mollesse totale de la part des policiers. Heureusement que les enlèvements ne sont pas gérés comme ça en France... Ce film est pathétique.
Voilà un film danois qui nous offre une proposition de cinéma audacieuse. Dans un centre d’appel d’urgence, un flic opérateur reçoit un appel d’une femme qui est kidnappée. spoiler: Ce qui m’a surpris d’emblée c’est le fait qu’elle ait pu téléphoner. Mais comme le film nous réserve une surprise de taille, rétroactivement, on comprend le pourquoi. L’originalité de ce film, ce n’est pas le huis clos proposé, c’est l’absence totale des autres protagonistes, physiquement j’entends. Tout le film se cristallise sur Asger, le policier qui va tout tenter pour sauver cette femme. Assis, les écouteurs sur les oreilles ! C’est au spectateur de construire le hors champs. Le réalisateur fait appel à l’imaginaire du spectateur. Et on peut deviner que chaque spectateur a son propre imaginaire, sa propre mise en scène. Ce qui est donné aux spectateurs, c’est le visage d’Asger ; se sont ses silences, son regard, ses oreilles, des doutes, ses interrogations, sa réflexion, ses emportements. Ça participe amplement à la mise en scène imaginée par le spectateur. Ce film est un sacré tour de force, il faut être culotté pour proposer un tel exercice de style cinématographique. Gustav Möller maîtrise non seulement la mise en scène mais aussi sa direction d’acteurs. Jakob Cedergren nous offre une belle performance. Cet ensemble conjugué nous permet de croire au récit, à ce huis clos. A nous capturer. En l’occurence, à me capturer. Je salue aussi l’interprétation toute convaincante des autres acteurs « absents » de l’écran. A voir en V.O évidemment.