Douce critique de la France des congés payés, le deuxième long métrage de Jacques Tati marque l'avènement de Monsieur Hulot, personnage lunaire, antihéros marchant à contre courant des habitudes établies."La mauvaise réputation" de Brassens résume tout le charme du personnage d'Hulot. Au gré d'une mise en scène simple, au son primant sur les dialogues, Jacques Tati apporte au cinéma français un burlesque de geste et de son ; digne héritage de Chaplin et Keaton.
Il s'agit du deuxième film de Jacques Tati et du premier où monsieur Hulot est mis en scène. Dans ce film, nous partons dans une station balnéaire près de St-nazaire où il est bon de profiter de la plage, de son hôtel et de nombreuses activités. C'était sans compter sur Monsieur Hulot qui, malgré lui, va faire vivre un calvaire aux autres vacanciers. Ce film est très astucieux dans sa mise en scène et précurseur de l'humour Tatiesque. C'est un indispensable dans sa filmographie et il permet de passer un bon moment tout en nous donnant des clés sur l'observation du monde et des habitudes estivales.
Un chef d'oeuvre absolu, un humour fin et présent dans les moindres détails, une finition parfaite: c'et du Tati, et il n'y a rien à ajouter, si ce n'est: courez le voir, et entrez dans l'univers décalé et réfléchi de ce grand cinéaste.
C'est un vrai régale que de voir ce film. Y a pas a dire, le cinéma de mime, ça manque! Monsieur Hulot fait rire par sa malchance et c'est un pur bonheur! Néanmoins, si le films avait été entièrement muet avec de la bonne musique classique derrière, ça n'aurait pas été plus mal!
Il est un peu attendu de poster une critique positive sur un film ultra-célébré. Mais je le fais tout de même, car j'ai revu ce film hier et il m'a procuré un grand plaisir de cinéma.
C’est la chronique de vacanciers, de tous âges et de toutes catégories sociales, qui s’ennuient à l’Hôtel de la Plage de Saint-Marc-sur-Mer (à Saint-Nazaire où le cinéma lié au Théâtre porte le nom du réalisateur) et où l’arrivée de Monsieur Hulot (Jacques Tati, 46 ans), automobiliste parisien, va mettre, involontairement, de l’animation (y compris hors de l’hôtel, tel lors d’obsèques) et même, apporter de la destruction (spoiler: navire en cours de peinture et lancé à l’eau, kayak, feux d’artifices, etc .). Fidèle à son style, il apporte du burlesque, tant à l’image qu’au son (spoiler: bruits de porte, de pas, de balles de tennis ou de ping-pong ), extrêmement travaillé. Sans oublier la musique (« Quel temps fait-il à Paris ? » d’Alain Romans (1905-1988), très jazz et swing, avec saxophone et xylophone, diégétique et extradiégétique.
J'ai revisionné ce film récemment et pour être honnête, je ressors avec un avis assez mitigé. C'est certain qu'il y a un côté nostalgique appréciable à revoir ces stations balnéaires des années 50. Les vacanciers ont tous leurs petites manies et Monsieur Hulot débarque au milieu pour semer la pagaille. L'ambiance est légère et le personnage est sympathique. Le gros souci, c'est que le concept finit vite par s'essouffler. Le film repose uniquement sur des gags visuels et sonores, sans véritable dialogue. Au début, on sourit de le voir galérer, mais sur la durée, ça manque de rythme. Il n'y a pas d'histoire pour nous captiver, c'est juste une suite de scénettes. L'humour a vraiment vieilli et devient un peu lourd, ce qui rappelle d'autres comédies qui perdent de leur charme quand on les revoit des années plus tard. C'est un classique, on reconnait le sens de l'observation, mais en tant que spectateur, on s'ennuie quand même un peu. C'est poétique mais ça reste un divertissement moyen. Ça se regarde d'un oeil distrait, mais je n'ai pas été transporté et je ne me vois pas le remettre une nouvelle fois.
un manifeste de modernisme, le cinéaste se complaît dans cette espèce d'insupportable benêt qui fait sauter toutes les conventions artistiques et même celles qui n'existent pas encore
Chef-d’œuvre, avoir absolument  Notamment, entre autre chose, pour la manière dont le Réalisateur utilise le son et construit la bande-son.  Une œuvre d’art qui parle aussi de la société française, ses habitudes avec beaucoup de recul et d’humour.