L'Ombre d'un doute
Note moyenne
4,0
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133 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2015
Considéré par Hitchcock comme son film préfère de lui-même, L'ombre d'un doute est un thriller psychologique dont le grand intérêt est le personnage mystérieux de Joseph Cotten (très bon), et son impact sur les autres. Le film enchaîne les dilemmes moraux et les rebondissements, on ne s'ennuie pas, mais pour moi ce n'est pas le meilleur Hitchcock.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 juillet 2015
C'est du Hitchcock (donc la mise en scène est superbe, le scénario est passionnant et la tension est palpable) mais ça n'est pas son meilleur pour autant et la scène final est vraiment décevante.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2015
Hitchcock s'en donne à cœur joie dans ce film pour explorer tous ses thèmes de prédilection, notamment en se jouant de la famille modèle américaine avec des personnages au bord de la caricature, contrebalancés par les figures de ce couple improbable de la nièce et de l'oncle qui sont le centre de l'histoire et dont la relation amour/haine transcende tout le récit. Film policier sans l'être totalement, L'Ombre d'un Doute fait partie des meilleurs films du maître du suspense, qui distille par petites touches une atmosphère de plus en plus malsaine. Le style est un peu vieilli certes, mais le sens du rythme est bien là avec ce lent crescendo et ces explosions subites, Hitchcock empilant les retournements de situation et les surprises comme à l'envi. Maîtrisé et efficace.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
'L’ombre d’un doute' est un grand Hitch, très ambigu évidemment, puisque la nièce pourrait largement dépasser le cadre de la jeune et angélique jeune fille. La dimension érotique du film est évidemment bien plus importante qu'il n'y paraît (les gants de Cotten, la fonction de son révolver, les attentes de la jeune Charlie...) et le passage où elle se montre, presque offerte au bas de l'escalier face à la tentation de l'oncle est un grand moment du film. Il faudra d’ailleurs un jour étudier les escaliers chez Hitch, élément récurent chez lui du 'Grand alibi' à 'Psychose'. L'amour que voue l'oncle à sa nièce participe à sa destruction mais la nièce n'est pas si anéantie que le dit Truffaut dans son article des Cahiers du Cinéma de l’époque. Elle possède un brin de perversion et d’audace qui finit par la sauver puisqu’elle s’avère finalement sans pitié. Le retournement de situation aux 3/4 du film lorsqu’elle trahit son oncle est assez impressionnant. Par contre, là où je suis d'accord avec Truffaut, c'est que la tendre jeune fille dont le coeur est brisé risque fort par la suite de finir dans la peau d'une garce. Ce film est l'un des plus complexes d'Hitchcock, il va beaucoup plus loin que 'Soupçons", et le trouble qui en émane demeure intact, irrationnel, comme l'ombre d'un doute subsistant à jamais sur les personnages.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 octobre 2014
Déjà en 1943, Hitchcock fait des prouesses. Le scénario est excellent et le développement très rigoureux et réfléchi. Un malaise va s'installer au sein d'une famille modèle. Mêlant le comique, le drame et le suspens, le scénario est très réussi. L'étude des personnages est fascinant. Tous les personnages autant principaux que secondaires, sont très précis et ont une véritable consistance psychologique. Les acteurs sont tous excellents, sans reproche. Hitchcock développe les relations de famille, qui progressent tout au long du film. Le doute s'installe et les relations se bouleversent. C'est un des seuls Hitchcock avec "Psychose" dans lequel le personnage principal est un méchant. La réalisation d'Hitchcock exprime intelligemment l'évolution des rapports familiaux (cf la scène de l'escalier dans laquelle Charlotte reste au bas de l'escalier). Hitchcock ne se contente pas de faire seulement une opposition simpliste mais dévoile des aspects plus négatifs de la famille. A noter une photographie subtile. Malheureusement la fin présente pour moi quelques maladresses, d'abord dans une logique psychologique des personnages, puis par la sensation d'une négligence de la part des scénaristes et d'Hitchcock. Ils ont voulu mettre du suspens mais le déroulement final est assez expéditif, en ce sens il paraît assez bâclé, et m'empêche de mettre 5/5.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juillet 2014
Pas assez compréhensible. Trop de vocabulaire mais beaucoup d'intrigue
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2014
Un film qui, une fois de plus, montre la grande maîtrise d’Hitchcock dans la mise en scène et la gestion de la tension. Encore une fois on a un film d’une tension assez extraordinaire, et malgré qu’on sache finalement assez vite et facilement le pourquoi du comment, il arrive quand même à nous faire douter ce vieux bougre. En tous cas jusqu’à un certain point.
Oui, parce que la seule limite du film, c’est que en dépit de la tension installée, Hitchcock ne laisse pas vraiment le doute jusqu’au bout, à un moment donné il ne peut plus rendre le personnage totalement mystérieux. Et c’est le seul hic du film. Parce qu’à la fin, on sait tout, mais on s’en doutait. J’aurais peut-être aimé être dans l’incertitude jusqu’au bout, même si les preuves sont plus qu’accablantes.
A un moment de la fin (je me démène pour tenter de ne rien révéler), j’ai cru qu’il allait prendre cette orientation, mais finalement non, c’est un peu plus convenu que ça. C’est un poil dommage, et avec une ambiguïté totale je pense que ça aurait pu être pas moins que le meilleur film du réalisateur (ou du moins un des tous meilleurs, et oui ça ne veut pas dire grand-chose).
M’enfin, en l’état, c’est franchement très bien comme c’est, la mise en scène est superbe et les acteurs juste merveilleux. Le fameux oncle Charlie est parfait, calme, reposé, et en même temps toujours prêt à faire un coup fourré en douce. Quant à Teresa Wright, elle n’est pas en reste, loin de là, et voir la peur sur son visage, c’est quelque chose tout de même.
Un film très tendu et bien ficelé comme Hitchcock sait les faire, et sans doute un des meilleurs dans le genre, mais disons qu’on peut encore faire mieux (oui, je suis assez pointilleux, mais bon ne vous leurrez pas, j’ai beaucoup aimé).
Frederic Bessiere
Frederic Bessiere

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2014
Un film remarquable en tout point, porté par un casting superbe. Le scenario est particulièrent bien écrit avec une maîtrise consommée du suspense. Ce film est l'un des préférés de son auteur, ce qui se comprend aisèment.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2017
Alors que l'oncle Charlie vient rendre visite à sa famille en Californie, et notamment sa nièce qui porte le même nom et qui l'adore, ces derniers ne connaissent pas encore ce qu'il cache... jusqu'à ce l'étau se resserre peu à peu autour de lui...

Lorsqu'il met en scène L'ombre d'un Doute, Hitchcock est déjà bien installé sur le territoire américain, dont c'est ici le sixième film (et 29 depuis le début de sa carrière, déjà). On retrouve ici plusieurs éléments propres au maître du suspense tels l'intention de crime, les soupçons, le meurtre et l'étau se resserrant peu à peu autour des protagonistes. Derrière le thriller, il étudie les liens que vont peu à peu nouer ses personnages, notamment entre l'oncle et sa nièce où l'admiration réciproque laissera peu à peu place à la suspicion et la noirceur.

Alors qu'il bénéficie d'une excellente qualité d'écriture (dialogues, personnages & intrigue), ce qui fait la différence se trouve dans la mise en scène époustouflante du maître. Le soupçon et la noirceur apparaissent dès les premières secondes du long-métrage avant que la légèreté s'installe pour mieux retomber dans l'angoisse et l'inquiétude par la suite. Il rend son film passionnant et laisse tout le long planer l'ambiguïté sur les intentions des personnages et la finalité du récit, tandis que la tension se fait de plus en plus forte dans les moments adéquats. Il orchestre son récit avec brio, sachant prendre son temps lorsqu'il le faut pour mieux étudier psychologiquement ses personnages et accélérer le rythme à d'autres.

L'ombre d'un doute, qu'Hitchcock considère d'ailleurs comme sa réalisation favorite, tient aussi sur les épaules de ses interprètes. Joseph Cotten est remarquable et retranscrit toute l'ambiguïté de son personnage tandis que Teresa Wright met en avant l'innocence du sien et l'évolution de ses rapports avec son oncle. C'est aussi la petite ville de Santa Rosa qu'Hitchcock met en valeur, tout comme la façon de vivre de cette époque et il sublime une belle photographie en noir et blanc. À l'image de la séquence finale, de celle au restaurant ou du télégramme plusieurs scènes sont mémorables et montrent, à nouveau, toute l'inventivité et le génie du maître du suspense.

Alors bien installé à Hollywood, Hitchcock livre l'un de ses sommets avec L'Ombre d'un Doute où, emmené par un grand Joseph Cotten**, il met remarquablement en scène un thriller aussi passionnant qu'intense et bien ficelé.
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2014
Avec L'ombre d'un doute, Hitchcock démontre une nouvelle fois l'étendue de ses talents. Il nous raconte l'histoire d'Oncle Charlie qui revient chez sa sœur pour la plus grande joie de la famille. Mais, des inspecteurs s'intéressent très vite à lui, provoquant "l'ombre d'un doute" chez ses proches. Le scénario est plutôt habile et la mise en scène plutôt réussie bien que sans atteindre ses chefs d’œuvre. Les acteurs sont quant à eux excellents, sauf la petite fille qui à chaque fois qu'elle prend la parole devient de plus en plus détestable ! Passons sur ce petit détail pour passer un bon moment de cinéma.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Un film noir passionnant dans lequel Hitchcock sait parfaitement, grâce à sa mise en scène impeccable, provoquer l'angoisse et la tension, et à un Joseph Cotten glaçant. Le film préféré d’Hitchcock et un de ses plus pervers.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
C’est par ce film (datant de 1943 mais sorti en France en septembre 1945) que la critique française a découvert Alfred Hitchcock, lequel sera ensuite rapidement élevé au rang de grand cinéaste par certains jeunes cinéphiles, dont François Truffaut. Dans la filmographie du réalisateur britannique, L’Ombre d’un doute prend place entre Cinquième Colonne et Lifeboat. C’est sa sixième expérience sur le sol américain depuis son exil, au début de la guerre, et son premier tournage en extérieur, lui qui a toujours œuvré en studio jusque-là. C’est enfin l’un de ses films préférés. Peut-être parce qu’il y a mis beaucoup de lui, plus que dans aucune autre réalisation : beaucoup d’éléments autobiographiques, beaucoup de sa personnalité, via le personnage interprété par Joseph Cotten, homme paisible mais maniaque, taraudé par une certaine perversité, sous des airs affables et débonnaires… On note, pour l’anecdote, que la jeunesse de cet homme a été marquée, comme celle de Hitchcock, par un accident de vélo. On note aussi que la mère de Charlie (la jeune femme) est prénommée Emma, comme celle du cinéaste, et que son père est passionné par les mystères policiers. Par ailleurs, l’une des thématiques du film, innocence/culpabilité, devenue classique dans l’œuvre hitchcockienne, entre ici probablement en résonance avec les tourments que connaissait le réalisateur à l’époque, lui qui vivait confortablement loin de son pays en guerre et surtout loin de sa mère qu’il savait malade et qui mourut pendant le tournage. Tout cela joue peut-être sur certains accents de la tonalité générale, entre nostalgie du passé et dégoût du présent (voir le livre de Donald Spoto, La Face cachée d’un génie).
Concernant le film proprement dit, ce n’est pas le plus spectaculaire du cinéaste, ni le plus original. Fond et forme compris. Mais c’est un film subtil et habile dans sa progression dramatique, dans sa façon de distiller des petits riens qui modifient peu à peu l’image du personnage principal et les sentiments de sa nièce à son égard : de l’admiration, vaguement amoureuse, à la peur voire l’horreur. C’est un film d’une violence feutrée, qui joue à tout point de vue sur l’ambiguïté et la duplicité : sur un plan individuel et psychologique, mais aussi sur un plan familial et social, via les petits arrangements de la moralité et de la loi avec la respectabilité des apparences. Outre l’ironie finale, il y a ici un propos très dur et très noir sur la société de l’époque : “Tu sais que le monde n’est qu’une porcherie ? Tu sais que si tu arrachais la devanture des maisons, tu ne trouverais que des porcs ?” demande le personnage central à sa nièce… Il est possible d’entendre dans cette tirade et dans son développement quelques pensées personnelles du cinéaste, rarement exprimées aussi frontalement à l’écran.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Après une première série de films américains (cinq au total en tant que réalisateur) dont Rebecca (1940) et Soupçons (1941), Hitchcock réalise L'Ombre d'un Doute avec Joseph Cotten, vu dans Citizen Kane ou encore La Splendeur des Amberson et la jeune Teresa Wright qui tourne alors essentiellement avec William Wyler. Centré autour d'une histoire de tueur de riches veuves, le film s'intéresse surtout à un puissant dilemme entre famille et justice. Bien que la mise en scène, les dialogues ou encore l'interprétation des acteurs soit d'excellente facture, on notera tout de même que le suspense a tendance à rapidement s'essoufler par rapport aux autres thrillers hitchcockiens, puisque l'on devine presque dès le début qui est ce fameux tueur. D'autre part, les personnages sont quand même assez naïfs dans l'ensemble ce qui enlève une part de crédibilité. En dehors de ça, L'Ombre d'un Doute demeure quand même un très bon film, mais un peu en-dessous de Rebecca.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 août 2013
Hitchcock plutôt méconnu, L'Ombre d'un doute (Shadow of a Doubt) est pourtant une œuvre majeure dans la filmographie du maître.
C'est peut être le film qui résume le mieux le cinéma d'Hitchcock : scénario travaillé avec plusieurs rebondissements, montée crescendo du suspense, personnage principal mystérieux qui devient inquiétant et un final digne de ce nom. Hitchcock n'a pas son pareil pour manipuler le spectateur. Ici il joue avec nos nerfs, nous sommes tiraillés entre ce que l'on voudrait croire et le bienfondé de nos soupçons.
L'Oncle Charlie est un des meilleurs personnages d'Hitchcock, assassin idéaliste poussé par ce qu'il pense être une mission rédemptrice pour l'humanité. Il faut saluer l’excellente performance de Joseph Cotten dans ce rôle difficile où il a dû maintenir l’ambiguïté sur son personnage.

L'Ombre d'un doute est donc du très grand Hitchcock, œuvre plus complexe qu'il n'y paraît et qu'il faut revoir plusieurs fois pour en apprécier toute la profondeur. C'est une œuvre annonciatrice des futurs succès du maître.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2013
Un Hitchcock délicieux, un noir et blanc bien flippant, avec un Joseph Cotten vraiment extraordinaire.
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