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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 19 mars 2012
L’oncle Charlie, un homme très mystérieux, débarque dans la sage famille de se sœur. Famille unie, chaleureuse et traditionnelle ; la fille aînée est fan de cet oncle aventureux. Contente de le retrouver, elle va très vite être confrontée à un dilemme viscéral ; cet oncle est-il l’assassin recherché par la police ? Le décor est posé : un meurtre, un suspect, une jeune innocente, un personnage trouble… Un classique d’Hitchcock… Hitchcock nous entraîne dans la quête de vérité de cette jeune fille. Joseph Cotten (oncle Charlie), le film avançant, devient de plus en plus énigmatique, intriguant et froid. Dans l’incertitude comme la jeune fille, on assiste à un véritable duel entre ces 2 personnages. L’admiration réciproque laisse place à la suspicion. Machination et manipulation du spectateur de bout en bout ; voilà un Hitchcock 1ère période très réussi. A voir pour les amateurs du maître
L'oncle Charlie va rendre visite à sa famille qu'il n'a pas vue depuis des années en Californie. Mais son comportement laisse entrevoir qu'il cherche à fuir quelque chose et sa nièce se demande bien ce qu'il cache... Un scénario savoureux et assez riche en suspense, on ne cesse de se questionner sur la vraie nature de cet oncle Charlie. Le doute se dissipe malgré tout assez vite, mais le film se poursuit sans tomber dans l'ennui que l'on pouvait redouter, grâce notamment à des personnages très consistants et à ce sentiment d'insécurité que l'on éprouve. Comme d'habitude, Hitchcock attache une importance particulière aux détails. Vraiment un très bon film et, bien qu'il soit en noir et blanc, on ne se doute pas qu'il est aussi vieux, car il fonctionne toujours et le rythme ne m'a pas paru trop lent.
Le personnage de Cotton est vraiment très intriguant. Hitchcock joue avec une double personnalité un peu secrète où l'on a beaucoup de mal à le cerner. C'est peut être la meilleure qualité à ce film. De plus, l'histoire est vraiment prenante, du début à la fin.
Un oncle revient dans la famille de sa soeur.... Est-il aussi net et gentil qu'il le paraît ? Sa nièce a des doutes... Les personnages sont travaillés, et le tonton est superbement interprété par Joseph Cotten. Le film semble avoir un rythme assez lent et s'accélère dans les 20-30 dernières minutes.
Un des meilleurs Hitchcock que cette histoire d'un oncle et sa nièce torturés par un secret qui vient bouleverser le quotidien d'une paisible famille. Une intrigue bien ficelée et efficace servie par une galerie de personnages savoureux. Le préféré du maître et on comprend pourquoi.
"L'Ombre d'un doute"(1943)est sans aucun doute l'un des sommets du travail d'Alfred Hitchcock,et un joyau de suspense psychologique.C'était d'ailleurs son film préféré,rétrospectivement.Oncles Charles débarque dans une petite ville tranquille de Californie du Nord,pour rendre visite à sa soeur,et surtout à sa nièce adorée.Si les retrouvailles sont très chaleureuses,la jeune Charlie finit par le soupçonner d'être le tueur de "veuves joyeuses".On pourra ergoter sur le fait que le voile est vite levé sur la culpabilité de l'oncle,l'intérêt majeur n'étant pas là.Hitchcock s'amuse à apporter le crime dans une province paisible,loin de la guerre alors en vigueur.Il y a d'ailleurs un running gag très drôle:celui de 2 voisins qui palabrent sur les différents manières de commettre un crime,comme si cette activité suffisait à les sortir de leur léthargie.Bien sûr,Hitch ne s'arrête pas là,et laisse des pistes sur une relation fondée sur la gémellité,sur l'affrontement entre le bien et le mal,sur un dilemme moral.La mise en scène,cette foisp lus discrète est encore un sommet.Teresa Wright passe de la joie à la terreur avec un égal bonheur.Quant à Joseph Cotten,il est parfait en homme trouble et très méfiant.Le jugement moral final est laissé à l'appréciation de chacun.Superbe.
malgré une une bonne distribution, l'ombre d'un doute ne parvient pas à nous plonger dans un suspense soutenu. les ficelles d'hitchcock sont lourdes et maladroites. le dénouement est prévisible. pas le meilleur d'hitchcock.
Le titre n’est pas mensonger puisque, dans le style le plus hitchcockien imaginable, le doute vient perversement s’immiscer dans la relation entre une fille passionnée d’intrigues policières et son oncle au passé trouble. Alors que les vices de cet homme semblent rapidement évidents au public, l’ambigüité reste omniprésente quand au cheminement de ce huis-clos familial troublant. L’utilisation des contrastes lumineux et d’une musique stridente font monter la tension et nous font déceler la patte de celui que l’on surnommera plus tard "le maitre du suspense".
L'ambiguïté autours du personnage joué par Joseph Cotten est le principal intérêt de ce film où Hitchcock déploie toute sa maîtrise visuelle et narrative. Alors certes ce n'est peut-être pas le film le plus impressionnant du cinéaste, mais sans aucun doute l'un des plus équivoques. D'ailleurs si la perversion ne saute pas aux yeux dans le film, elle est pourtant omniprésente et finement distillée par Cotten.
Franchement sympa et de toute façon un film de Hitchcock ce n'est jamais déplaisant. Après je peux pas dire que j'ai été transporté outre mesure. Il y a de la maîtrise technique, la mise en scène est vraiment impeccable. Il y a une histoire potentiellement bonne mais une fois que le tout est assemblé, le film se révèle assez plat et inconsistant. Le problème qui est (pour moi) à l'origine de ces petits inconvénients, c'est que le film ne parvient pas réellement à semer le doute dans l'esprit du spectateur,. a contrario de "Fenêtres sur Cour" qui lui parvenait littéralement à nous assaillir par l'incertitude. Voilà, tout est dit, ni désagréable ni exceptionnel...
Un homme jeune dandy riche est Charles Oakley dit oncle Charlie est camouflé à New York dans un meublé d'un quartier populaire : il est traqué par la police pour l'affaire"du Tueur des Veuves Joyeuses", c'est là, que vient sa fortune. Pour se cacher il envoi un télégramme à sa soeur Emmy habitant à Santa Rosa en Californie avec sa famille de la classe moyenne, la fille ainée est Charlotte Newton dites Charlie, mélancolique, veut envoyer un télégramme à son oncle Charlie pour apporter de la joie. L'Union Postale téléphone du télégramme de Charles à la famille Newton et Charlotte le reçoit à un relais Union Postal, elle croit à de la télépathie. Charles Oakley méprise la classe moyenne, désirant être de la Haute Société. C'est un homme en déplacement, vivant dans les hôtels, a pour adresse une poste restante, a une vie trouble (vols, veuves assassinées). Charles arrive en train à la gare de Santa Rosa ou la famille Newton vient le chercher. Charlotte auparavant à une admiration pour son oncle qu'elle connait peu, ça fait 5 ans qui n'est pas venu et il écrit peu racontant une vie d'un homme d'affaires connu et généreux. En le voyant : jeune, beau, séduisant, élégant, raffiné, riche, cultivé : lui renvoie l'image du prince charmant dont elle tombe amoureuse, se jette dans ses bras ! C'est une relation incestueuse en étant presque chaste : la nièce est amoureuse et l'oncle a une attirance sexuelle pour elle ! Charles offre des cadeaux somptueux qui sont volés sauf les jouets achetés. L'ambiguité sexuelle : à la gare, ils sont face de profil donnant l'impression qu'ils vont s'embrasser; au salon Charles tient Charlotte à la taille serrée contre lui et il met la met aux fesses; dans la cuisine, il lui offre une bague en or et émeraude comme pour un mariage en caressant sa main avec regard désireux; Charlotte apporte une carafe d'eau dans la chambre de Charles ou il lui caresse les mains, son visage et a envie de l'embrasser; dans la rue, ils se tiennent par le bras et la main; dans un bar : une serviette de papier roulé tout en faisant des pressions dans ses mains regard appuyé sur Charlotte donne l'image d'une pénétration et elle est en jouissance; à la sortie du garage enfumé Charles porte sa nièce inanimée comme un marié porte sa femme dans la chambre nuptiale et la réanimant : elle en extase - Amour : en public Charlotte l'appelle oncle Charlie et en privé Charles et Charlie; le regard brillant; se sent attirée par lui; Dans un bar et la tirade amoureuse de Charlotte : "Toi, l'homme le plus merveilleux et le meilleur des hommes". Pour Emmy : c'est de l'amour maternel qu'elle a pour lui quoique : Charles semble être le chef de famille et son mari est à l'écart. Le lendemain il va à la banque ouvrir un compte avec 40 000 $ volés et rencontre la veuve madame Potter, il la charme. Deux agents du FBI cherchent Charles et se font passer pour des recenseurs. Le policier Jack Graham invite Charlotte au restaurant et lui dit que son oncle est suspect avec un autre en cavale sans dire pourquoi. Charlotte n'y croit pas, va à la bibliothèque, voit l'article dans le journal. Le samedi soir au dîner, Charles cite sa tirade de sa haine des riches veuves : Charlotte le suspecte et sort, suivie par Charles. Il l'emmène dans un bar et demande des explications. Du coup, Charles ressent haine pour Charlotte et pour elle : l'image vraie de Charles lui apparait : voleur, truand et assassin; veut le fuir. L'affaire "du Tueur des Veuves Joyeuses" est classée car l'autre homme en cavale est retrouvé, Charles est soulagé. Le policier Jack drague gentillement Charlotte, elle n'est pas amoureuse : il est conventionnel et le copain Bill Forest est un gamin : ils sont fades à côté de son charismatique oncle. Le côté accusateur de Charlotte : elle est victime de tentatives de meurtres (escaliers sabotés et garage enfumé). Charlotte remet la bague ou Charles annonce un départ précipité le lendemain : Charlotte pleure ainsi que Emmy : la tirade triste de la soeur sur sa vie ennuyeuse ou Charles l'image rêvée d'un mari idéal. Le départ en train ou Charles va essayer de tuer Charlotte en la jetant sur les rails et il va suivre madame Potter. L’oncle et la nièce se retrouvent fiévreusement et farouchement enlacés qui a tout d'une étreinte amoureuse devant la porte ouverte du train lancé à vive allure, suspendus dans le vide, se retiennent, s'agrippent, se poussent, avant de tomber ou c'est le dernier instant de passion avant la mort : filmer les scènes de crimes comme des scènes d’amour ou Charles donne l'impression de pénétrer Charlotte. L'analyse de Truffaut ou la scène finale est comme une scène d'amour. L'inceste, n'est pas traiter ouvertement regretta André Bazin. Hitchcock expliquait à Truffaut : «L'idée est que la fille sera amoureuse de son oncle Charlie toute sa vie.» Finalement, c'est lui qui tombe accidentellement. La fin aux obsèques, il est considéré comme bienfaiteur par ses actions humanitaires auprès du pasteur de Santa Rosa.