"Hereditary" commence comme un drame familial anxiogène : une femme mariée et maman enterre sa propre mère, réputée solitaire, secrète, et contrôleuse, sans compter un passé familial douloureux. Mais en tentant d'en faire le deuil, elle va reproduire les défauts de son aïeule et provoquer une série de malheurs, au cours desquels le film va se transformer en récit d'horreur surnaturel montant crescendo. Pour son premier long-métrage, Ari Aster impressionne, tout d'abord avec une maîtrise technique visible dès les premiers plans. Couleurs élaborées, choix de montages et de plans jouant sur le suggéré et les grandes pièces d'une maison de bois, exploitation de maquettes inquiétantes (représentant à la fois le côté solitaire et contrôleur de la protagoniste, mais également sa progéniture), sans compter un montage sonore qui prend aux tripes. Par ailleurs, les acteurs sont en forme, avec en tête Toni Collette, sans doute dans l'un de ses meilleurs rôles, oscillant entre mère inquiète pour sa famille, femme en deuil, et personne au bord de la détresse psychologique (un équilibre délicat à jouer !). Le deuil sera d'ailleurs l'un des principaux thèmes du film, abordé sérieusement et avec intelligence, dans un scénario travaillé. Une approche qui désarçonnera sans doute les amateurs d'horreur pure et de jump scare ("Hereditary" n'en propose pratiquement pas), mais qui n'est pas sans offrir un dernier acte viscéral à souhait, offrant son lot de scènes dérangeantes. "Hereditary" risque donc d'en surprendre plus d'un, et prouve que le cinéma d'horreur a encore de beaux jours devant lui.
Doté d'une mise en scène brillante, Hérédité est un thriller horrifique haletant. Premier film de l'étasunien Ari Aster, le film déploie une histoire et un univers particulièrement riche et cohérent.
Hérédité est un long métrage extrêmement intelligent qui joue sur la frontière entre le fantastique et le réalisme. Une double lecture pertinente sur la pression familiale et le sentiment destructeur de culpabilité. Le final demeure étonnant et demande une certaine analyse pour pleinement en comprendre le potentiel.
Wow je sais pas quoi en penser, ce film est tellement surprenant et déstabilisant. Une ambiance glaçante assez proche d’un Rosemary’s Baby ou d’un Mister Babadook, on est loin du film d’horreur moderne qui nous sert du jump square à toutes les sauces. Ce film ne laissera personne indifférant, et a le mérite de proposer quelque chose d’original (surtout dans sa mise en scène).
Mais qu’est ce que c’est que ce film ?!? Je n’ai tjrs pas compris... Il n’a ni queue ni tête, le final j’en parle même pas tellement ça frise le ridicule ! La salle était hilare lors de certaines scènes. « Le film d’horreur de l’année », « le nouvel exorciste » 樂 bah j’attends toujours de sursauter en fait.. Le réalisateur doit certainement être perché pour pondre un truc pareil...
ça faisait longtemps que je n étais pas sorti d une salle aussi énervé. Fuyez cette "chose " prétentieuse et sans aucun intérêt ou comment faire plus de heures de projection avec du vide abyssal !!!! . La peur promise n existe absolument pas et il est triste de constater que le cinéma discutable intello maintenant s attaque au genre horreur /épouvante. Comment peut on éprouver du plaisir devant ce film mal réalisé et surtout extrêmement mal joué. Dans ce genre les situations sont à la base tellement improbables qu' il faut jouer avec beaucoup de sincérité alors que là personne n a l air de comprendre ce qu' ils doivent faire et le spectateur non plus . J avoue avoir même bien ri à gorge déployée lors de la dernière scène. Faire des films coûte très cher quel producteur assez tordu a mis de l argent là dedans ? . Un espèce de torrent indigeste qui vous donnera mal au coeur si vous y allez.
Oufffff enfin terminer, ce film commencer à vraiment me faire flippé avec tout ces trucs bizarre qui ce passe. Un scénario diabolique qui en fait je pense le meilleur film d’horreur de cette année 2018.
Le film est très bon dans sa 1ete partie qui joue à fond avec les codes du film d'horreur alors qu'il s'agit d'un drame psychologique, dans la même veine que le déroutant Mister Babadook. Puis dans sa 2e partie, il choisit le fantastique et devient moins convainquant, quoi que réalisé avec beaucoup d'efficacité et de savoir faire, loin des bouses habituelles du genre. Une bonne surprise, quoi qu'un peu longuet.
Ca traîne trop en longueur et 2h06 c'est trop long pour un film d'horreur. Je n'avais as lu le résumé du film avant d'entrer dans la salle de ciné et là, j'en ressors très déçue. Dès le début, on est un peu perdu, on ne comprend pas trop bien on veut nous emmener le réalisateur; j'ai d'abord cru que c'était un film dramatique. Le reste du film et sa fin sont tout aussi incompréhensibles. On va dans le n'importe quoi, des esprits à une dimension spirituelle , sectaire, au nudisme. La musique qui accompagne toute la durée du filme, censée apporter un effet de peur, est très désagréable et inadaptée. Il faut quand même reconnaître la performance de Toni Collette mais avec le recul, ça fait très hystérique et on se demande ce qu' elle est venue chercher dans cette galère.
comme vous dites : à l ancienne! ce qui prouve que le genre a été modifié par une mode et concept de film d épouvante /horreur très inégaux en 20 ans... déjà orphelin début 90 de sensation et de qualité de métrage, à part Candyman en 92 et Scream en 96 l'antre de la folie.. quedalle! Là on est devant et clairement un Chef d'oeuvre à mettre à côté de shining, l'exorciste, rosemary's baby rien que ça! et franchement quelle maîtrise! biensûr qu'il déroute d'entrée le film, le réal est malin est à la main libre surtout, il te transperce avec une aiguille fine qui reste en toi durant des mois, ça monte en puissance comme il faut, le travail sonore, la mise en scène, les acteurs, l'histoire ( tu sais pas où tu vas, le réal peut même se permettre d'avoir le choix de direction scénaristique en plein milieu de film et il nous emmène vers là où on voulait) j'ai pas dormi tout de suite tellement c bon de retrouver ça, Grand merci pour ton film � génie on attend ton second
Je suis partagé sur ce Hérédité. D'un côté j'apprécie fortement le soin apporté à la mise en scène et au montage, ainsi qu'à une partie de l'écriture... mais de l'autre j'ai quand même l'impression que tout ça s'effondre sur la fin et à cause de quelques facilités scénaristiques.
En effet, pour une fois on a un film d'horreur qui prend son temps pour installer l'ambiance, les personnages, pour proposer quelque chose qui sort un peu des sentiers battus, même si quelques trucs sont un peu gros et prévisibles (le coup de l'allergie par exemple, on insiste tellement lourdement dessus...), ça fonctionne plutôt bien. Surtout qu'on ne sait pas où le film veut nous mener. On n'est pas immédiatement pris en main par des codes que l'on connaît. Certes on reconnaît certaines choses, et on se doute bien que la grand-mère avec son collier bizarre est assez louche, mais c'est brumeux, mystérieux, on a envie d'en savoir plus.
Mais on a surtout un final assez ridicule qui fonctionne pas vraiment parce que toute la mythologie du bousin est amenée sans finesse, sans subtilité aucune et dans les dernières minutes du film... Comme si soudain, le film qui avait pris son temps devait absolument se mettre à courir pour raconter son histoire. C'est vraiment dommage. Parce que moi je n'y crois pas trop au bordel final. Alors, puisque Ari Aster sait mettre en scène, il y a bien un ou deux moments qui fonctionnent en terme d'horreur pure, mais ça reste difficile de prendre tout ce bordel au sérieux. Surtout que tout ça est un peu inutilement compliqué alors qu'en réalité c'est très simple. Disons que j'ai eu cette impression de cache-misère, comme si tout à coup pour continuer à être un film d'horreur sérieux et branché il fallait faire semblant de raconter un truc compliqué.
Ceci dit ça se suit plutôt bien, malgré la durée, mais je dois dire que je trouve le film trop en dent de scie pour me convaincre pleinement. Il y a trop de détails qui font vraiment film d'horreur générique pour que tout à coup ça fonctionne réellement. Surtout qu'encore une fois, le film fait tout pour se différencier des autres films du genre en gardant la partie pleinement horrifique pour le final et en se concentrant sur le drame familial.
Aussi, c'est doute moi, mais j'en ai vraiment marre des femmes hystériques/qui tirent la gueule dans les films d'horreur. On dirait qu'elles n'ont que deux vitesses. J'ai l'impression dès que je les vois de les avoir déjà vu mille fois. Enfin bon... Le pire étant sans doute la gamine...
Disons que c'est un film qui aurait pu être dans le haut du panier et qui se retrouve juste à surnager grâce à la mise en scène, plombé par quelques passages douteux et peu inspirés, tranchant avec la qualité du reste.
Premier long métrage pour Ari Aster après 6 courts qui ont su faire sa réputation. Hérédité est également produit par la compagnie A24, spécialisée dans les films de genre (du drame à l’horreur), et qui fait parler de plus en plus d’elle Outre-Atlantique. Cocktail étonnant, mais donc peu surprenant, de voir un réalisateur, renouveler le genre avec une maturité impressionnante et un aplomb qui frôle le génie, dans une production cinématographique qui peine à se renouveler, et/ou, prendre des risques. A24, c’est un peu ça. Pour apprécier cette proposition il faudra laisser de côté tous les clones du genre vu récemment en salle et se tourner vers un cinéma trauma et psychologique qui rappelle évidemment une bonne partie de la filmographie de Roman Polanski, référence qui saute aux yeux ici, voire Nicolas Roeg, quitte à ne pas trop s’en détacher. Sauf que repris en main par un metteur en scène avant-gardiste, un peu à la manière d’un David Robert Mitchell, It Follows, voire d’un Trey Edward Shults, It comes at night, qui dans leur aspect minimaliste, maîtrisent pleinement l’univers qu’ils filment et le renouvellent. L’angoisse au portillon, la peur en filigrane, Hérédité distille tout ça sous couvert de drame familial ; le film prend son temps à installer le malaise. Ari Aster utilise tous les détours qu’il peut pour surprendre le spectateur sans jamais inscrire le genre qu’il filme dans une mise en scène convenu et réinvente le genre comme avait pu le faire, d’une autre manière certes, William Friedkin avec L’Exorciste. Ici, on joue de la folie, de la psychologie, de la croyance et des religions, le tout mixé avec habileté, dans une angoisse permanente. Jouant des axes narratifs habituels (quel est vraiment le personnage principal du film finalement !?...) Aster ballade son petit monde avec un malaise constant, en perturbant constamment la lecture qu’on peut faire de l’histoire, où le surnaturel se conjugue avec le fantastique horrifique. Ici, pas de monstres derrière la porte du frigo, enjeux dramatiques nouveaux, tout est repensé pour semer le doute entre folie et fanatisme. Le tout dans une mise en scène qui subjugue par tant de qualité, mouvements et cadres des espaces ultra soignés. A ce titre, les nombreuses idées de réalisation confirment le fait que la maison principale a totalement été construite en pensant « mise en scène » en lieu et place de prendre une maison déjà existante. Un ravissement pour l’œil. En plus d’enjeux dramatiques importants et parfois totalement flippant, Ari Aster est un très bon directeur d’acteurs avec Toni Colette et Gabriel Byrne dans la parfaite tonalité, et même plus quand la folie furieuse pointe son nez. Hérédité n’est de fait pas un film pour tous, ici tout se joue sur l’ambiance, le cachet que donnent les acteurs au film de par leur jeu et une mise en scène culottée dans son fond comme dans sa forme. Entre paranoïa, folie douce et séances sataniques, Ari Aster livre un drame familial sous couvert de fantastique, et son inverse. Pas simple d’accepter cette proposition, tout est lent et mise sur l’ambiance, mais une fois pris au piège, le film de par sa qualité graphique et sa puissance sous-jacente délivre au spectateur une angoisse persistante bien après séance. requiemovies.over-blog.com
Un film à ambiance très bien maîtrisé, qui fait frémir avec un simple tic, qui change du style horrifique moderne en se concentrant sur de vrais plans travaillés et mémorables au lieu de se contenter de jump scares clichés (et purée sa fait du bien).
Je n'écris pas souvent de critiques mais parfois il faut savoir défendre un film qui le mérite. J'ai retrouvé cette angoisse et cette peur qui font la force des plus grands films d'épouvante. C'est extrêmement bien joué, ça se distille doucement pour vous prendre aux tripes. Je suis d'accord avec certains qui disent qu'il est utile de le revoir une seconde fois pour voir tous les petits détails qui nous ont échappés à la première vision et qui sont pourtant très important pour bien comprendre l'histoire. J'ai été surpris de voir autant de mauvaises notes. Je pense que beaucoup n'ont sans doute pas compris le film car si on en saisi tout le sens, on ne peut qu'admirer l'ingéniosité de la mise en scène et son scénario diabolique. Bref, une réussite !