Le Journal d'une femme de chambre
Note moyenne
3,9
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91 critiques spectateurs

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Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2020
En inversant les codes du rapport de classe, Bunuel s'amuse pareil à un carnaval où les rôles sont tous inversés. Moreau sublime cette femme de chambre cérébrale et intrigante, dans un film qui flirte avec les excès, les dérapages, pareil à une sinistre farce sociale, presque grand-guignolesque. Reste que cette Normandie là semble tirée du fond désuet des temps, si éloigné de notre monde qu'elle peine à nous parler.
ocelot
ocelot

32 abonnés 927 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2008
Très bon film non-surréaliste de Luis Bunuel. Jeanne Moreau joue superbement bien. A voir par tous les cinéphiles !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

167 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2018
septiemeartetdemi.com - Pour son premier film francophone, Buñuel signe une adaptation littéraire dans le ton du livre. Ses personnages sont hauts en couleurs comme le sont généralement les personnages de livres. Tous les liens qui sont formés sont du même ordre, de sorte qu'on a parfois envie de pouvoir tourner les pages à sa guise plutôt que d'être à la merci du défilement imagier. Les revendications aussi sont livresques, quoique le réalisateur ait ici profité de celles étant déjà présentes pour glisser les siennes, et c'est là que la cohérence en souffre ; les situations sont parfaites, les messages cachés comme il faut, mais on a trop tendance à chercher le sens derrière chacune des scènes sans profiter de leur seule beauté. Ce serait la faute du spectateur si la fin n'était pas portée disparue, confirmant une sorte d'opportunisme mal placé.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

181 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2008
C'est à petits pas et avec beaucoup de plaisir que je découvre actuellement Luis Bunuel, cinéaste qui ne m'avait jusqu'alors que peu tenté. "Le Journal d'une femme de chambre" qu'il réalisa en 1964 paraît peu attrayant sur le papier (l'intrigue tenant majoritairement dans le titre) et s'avère pourtant diablement intéressant, notamment de par la façon dont le réalisateur organise sa critique générale d'un mode de vie aristocratique élitiste limite monarchique et se plaît à détruire complètement et ce, de manière très fine un univers qui paradoxalement le passionne, le fascine. Un peu à la manière des écrivains du siècle des lumières, il parvient à travers un récit somme toute très linéaire à exposer très clairement ses opinions sans non plus nous les asséner au marteau-pilon : des problèmes sont posés (comme par exemple la légitimité du pouvoir pour faire très simple), des situations illustrent les questions tandis que des réponses sont apportées souvent de façon ironique, cynique, satirique non sans méchanceté. Bunuel prend énormément de recul sur ce monde qu'il considère parfois avec mépris mais duquel il ne s'éloigne jamais : il connaît et maîtrise très bien son sujet. L'interprétation plutôt bonne aide un peu plus le film à tenir debout, donnant du relief à quelques scènes trop théâtrales, presque académiques. Il y a cependant une chose qui me dérange dans la mise en scène de Bunuel : à trop vouloir prendre ce fameux recul, il finit par se détacher de temps à autres de ce qu'il filme, à savoir que son absence de gros plans laisse s'envoler toute émotion profonde. Ce cinémascope qu'il lèche, autour duquel il s'applique semble en général le déranger dans la mesure où il s'obstine à rester dans des plans d'ensemble très descriptifs et donc démonstratifs et lourds, carrés et peu propices à casser cette réalisation trop classique pour un sujet si anticonformiste que celui-ci. "Le Journal..." mérite clairement d'être vu malgré quelques aspects critiquables.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juillet 2011
LE classique à voir qui se passe de tout commentaire.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2018
Je ne peux m’empêcher de voir en ce film une origine en quelque sorte du style de Chabrol. La vision d’une société bourgeoise vue de l’intérieur, la façon dont JM tente de faire naître la vérité et la fin ironique.
Claude DL
Claude DL

126 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2026
Une étude de caractères humains très actuelle, bien que se passant au début des années 30, avec une Jeanne Moreau particulièrement sémillante, entourée d’acteurs très bien choisis. Amusant le côté fétichiste du père, intéressant le mari , interprété par Michel Piccoli, archi dominé par sa femme frigide et autoritaire. Certes le N&B est dommage, surtout avec de superbes paysages des Yvelines où le film a été tourné, mais le réalisateur démontre son savoir faire dans cette chronique champêtre où on ne s’ennuie pas. Seule la fin m’a parue un poil bâclée, mais bon. Rappelons que le récit est tiré d’une œuvre d’Octave Mirbeau qui était aussi un journaliste anarchiste.
ffred

2 001 abonnés 4 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2015
Un roman, deux adaptations, deux films très différents que j'ai vus à la suite. Le film de Buñuel est très daté (sorti en 1964) mais il profite d'une belle distribution avec une Jeanne Moreau impériale à sa tête. Un classique à revoir avec toujours le même plaisir. La version de Benoit Jacquot de cette année est bien sûr très différente sur tous les plans. L’histoire est la même mais la fin est totalement changée. Certaines scènes ou dialogues sont identiques, mais il se laisse regarder, je m'attendais à pire. On préfèrera tout de même la version du maître espagnol.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Une satire acerbe de la bourgeoisie provinciale sur fond de montée de l’extrême-droite dans la France de l’entre-deux guerre. La mise en scène est parfaite et Jeanne Moreau est magistrale en femme de ménage témoin de ce tableau cynique. 3,75
ferdinand75

738 abonnés 4 536 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2020
Un beau film de Buñuel, tout en sobriété ; image très belle en Noir et Blanc, qui baigne dans l’austérité de ce film en milieu rural, où vit une bourgeoisie très traditionnelle. Mais on peut être déçu quand on est un amateur fervent du livre de Mirbeau, de la restriction apportée par Buñuel, qui ne traite que l’épisode de la dernière position de Célestine , où elle exerce sa fonction dans une famille de petite bourgeoisie de province ; tous les flash backs du roman dans des familles parisiennes de tous styles et de toutes classes ne sont pas reprisent dans le film. C’est pourtant ce passé qui expliquait la personnalité ambiguë et trouble de Célestine. Le roman était une vaste fresque sociale, acerbe et critique de la société des années 1890. Toutes les classes en prenaient pour leur grade. Il y avait un côté très rebelle, très nihiliste. Mirbeau était annonciateur du Céline du siècle suivant par la noirceur et l’anticonformisme de ses propos ; même son style était plus classique, et parfois un peu lourd. Buñuel transpose le film dans le début des années 30. Le bourgeois ne lit plus la « Libre Parole » de Drumont, mais l’ Action Française de Maurras. Il soutient les ligues fascistes de 34, et fait référence dans le plan final à Chiappe , préfet de Paris à l’origine des journées de février 34, qui aussi le préfet qui censurera l’ « Age d ‘OR » film surréaliste de Buñuel et Dali . Le scénario est adapté par J.C. Carrière et porte sa griffe, il garde le côté anticlérical et anti bourgeois de l’œuvre originale, mais réduit l’intrigue à un presque huis clos étouffant. Carrière joue d’ailleurs le rôle d’un prêtre corrompu et égrillard avec une réplique culte « il y a caresses , et caresses » . Célestine, devient le centre d ‘intérêt d’un carré de petits bourgeois, elle est libre et sauvage et tire tous les hommes par le bout du nez. Jeanne Moreau est excellente avec son air mystérieuse et réservée. Piccoli toujours impeccable annonce déjà le grand acteur qu’il sera par la suite .Si on fait abstraction du livre, le film de Buñuel, est solide et très bien réalisé , sans être du niveau de ses chefs d’ œuvre qui suivront , i ;e , « Belle de Jour ».
Max Rss
Max Rss

259 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2024
Je vais vous dire une chose : regarder un film qui ne parvient jamais à vous intéresser est frustrant, mais, il y a encore plus frustrant : regarder un film et vous désintéresser au fur et à mesure qu'il progresse. C'est exactement ce qu'il m'est arrivé avec "Le journal d'une femme de chambre". Il y aurait bien d'autres raisons à cela mais, la principale, c'est que passée la première demie heure, le personnage de Célestine ne m'intéressait plus du tout. Et, par ricochet, toutes ses relations avec les autres personnages non plus. A mes yeux, et même s'il reprend des thèmes fétiches, c'est un Bunuel assez faible que nous avons là, ça arrive. Et j'aime autant vous dire (même si vous vous en doutez) que Jeanne Moreau, Piccoli, Georges Géret et Ivernel ont aisément su être nettement meilleurs.
pietro bucca
pietro bucca

93 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
Une bonne adaptation, une tranche de vie, sur des personnages glauques, sinistres curieux. Enfin les gens et leurs tares. Manque peut-etre, une réelle chute.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 907 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2017
La disparition de Jeanne Moreau nous donne l’occasion de revoir du Bunuel, de bonne facture qui plus est. La plongée dans une bourgeoisie de province des années trente, dont les individus sont tous obsédés ou tyranniques, ne fait pas dans la demi-mesure, Célestine, la femme de chambre aura bien du mal à trouver un soutien, même parmi le personnel de service. De plus, le fascisme ambiant fleurit alentour et cherche à bouffer du « métèque ». Souvenirs, souvenirs… Femme délurée, Jeanne Moreau affiche le même cynisme que le monde qui l’entoure et rien n’est interdit pour assouvir sa vindicte, ou se sortir de sa condition de femme de ménage, exploitable dans tous les sens du terme. Brillants interprètes, dont Piccoli, et une courte apparition du scénariste, JC Carrière en…curé ! Il y a dans ce film un petit côté rétro, un peu ringard, pas vraiment de lumière au bout du tunnel, seulement un portrait social grinçant d’une période noire de l’entre-deux guerres. Une période que Renoir avait su capter avec une autre ampleur dans la Règle du Jeu avec des personnages plus complexes et moins caricaturaux. TV aout 17.
cylon86

2 844 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2015
Luis Bunuel et Jean-Claude Carrière adaptent le roman d'Octave Mirbeau et transposent l'action dans les années 30 alors que le fascisme monte en puissance. A travers l'histoire de Célestine, femme de chambre arrivant de Paris pour servir une famille de bourgeois provinciaux, Bunuel dénonce une fois de plus les travers et la décadence d'une bourgeoisie qui se meurt et qui est pourrie de l'intérieur. Entre le père de la famille qui fait porter à Célestine des bottines, la femme puritaine et hautaine et le mari qui ne cesse de la harceler sexuellement, le portrait des êtres humains fait ici est peu reluisant et ce n'est pas Célestine, qui finira par se marier et asservir son mari qui viendra changer la donne. C'est donc un portrait de mœurs féroce que voilà et dont le propos n'a encore rien perdu de sa force aujourd'hui.
maxime ...

315 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2017
Hommage à la très grande Jeanne Moreau ce soir sur Arte, après Simone Veil une autre perte déchirante dont on ne peu que souligner leur importance dans notre histoire et continuer les combats qui ont été les leurs tout au long de leurs vies et des nôtres par la même occasion ! Sa filmographie parle pour elle, son nom et ses talents d'actrices encore plus, Jeanne Moreau pour la postérité. Le deuxième film de Luis Buñuel pour moi après Belle de Jour qui m'avais excessivement déstabilisé pour un souvenir troublant et envoûtant. Une qualité répété dans ce Journal d'une femme de chambre, pour mon plus grand plaisir. Quelques coups de forces, une grande maîtrise pour une histoire saisissante et intense !
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