L'Annonce faite à Marie
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damiaggi
damiaggi

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5,0
Publiée le 2 avril 2009
Le plus grand chef-d'œuvre que j'ai jamais vu !!! Réalisé par un grand acteur Alain Cuny ("Emmanuelle"!) Un film gracieux et splendide !!! Allez-y...
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2023
Au Moyen Âge, Violaine, la fille d’un riche fermier, est fiancé à Jacques. Elle se laisse embrasser par Pierre de Craon qui en est amoureux mais qui vient de contracter la lèpre. Mara, la sœur de Violaine, qui est secrètement amoureuse de Jacques, lui révèle l’infidélité de sa fiancée. Elle est aussitôt répudiée et ostracisée tandis que Jacques épouse Mara et a bientôt un enfant avec elle. L’enfant décède. Mara rejoint Violaine et l’implore d’accomplir un miracle et de ressusciter l’enfant. Violaine exauce son vœu.

"L’Annonce faite à Marie" est d’abord une pièce de théâtre, la première de Paul Claudel à être montée dès 1912. Le jeune Alain Cuny joua en 1941 le rôle de Pierre de Craon au Théâtre de l’Œuvre. Il mit cinquante ans pour en réaliser l’adaptation dans laquelle il interprète lui-même le rôle d’Anne de Vercors, le père de Violaine. Le reste du casting est composé d’amateurs dont la voix a été post-synchronisée ce qui donne à la bande-son une curieuse tonalité.

Le texte de Claudel est éminemment artificiel. Cette artificialité n’est en rien gommée par la mise en scène de Cuny. Au contraire, on sent que c’est ce décalage qui l’inspire et qu’il accentue.

L’effet est radical. Au début, on hésite entre le fou rire et l’émerveillement. Puis on se laisse peu à peu bercer par la mélopée de cette diction ampoulée. Hypnotisé, on sombre dans un lent et délicieux engourdissement qu’amplifient les paysages ouatés de la neige québécoise où le bannissement de Violaine a été filmé.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2022
Un objet filmique complètement déroutant. Nanar symbolique ? Geste expérimental d’une poésie inouïe ? Un peu des deux. Alain Cuny avait rêvé de longue date d’adapter ce texte de Paul Claudel à l’écran. Il a concrétisé son rêve en 1991, à l’âge de 82 ans. À sa manière. Hors du temps. Artisanale. Libre. Très libre. Ses partis pris : des acteurs choisis uniquement pour leur physique et postsynchronisés (pas toujours avec leur propre voix…) ; une diction blanche, atone, qui fait penser à du Bresson ; une austérité des décors et une bizarrerie (voulue ?) des costumes ; une intégration d’images sans rapport direct avec l’intrigue. Cela donne un patchwork un peu surréaliste, entre quotidienneté vaguement médiévale, fragments métaphoriques et profondeur mystique plus ou moins absconse. Au niveau narratif, pas de souci de vraisemblance. Au niveau technique, pas d’égard pour les raccords de plans ou les détails anachroniques qui fleurissent à l’image (un bout de maison moderne, une statuette de chat comme on en trouve dans les restaurants asiatiques !). Tout cela pourrait n’être que ridicule. Et donc risible. Mais non. Le film provoque aussi une certaine sidération et parfois un envoûtement dans sa nébuleuse de mystères. Fabriquée on ne sait comment, l’œuvre tient debout par on ne sait quel miracle, constante dans son étrangeté radicale et traversée de scènes-tableaux qui marquent durablement l’esprit (l’apparition de Violaine sous les pommiers, le rapprochement sépulcral final entre le père et sa fille…). Ce sera l’unique réalisation d’Alain Cuny.
fredecho2
fredecho2

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2024
Difficile à classer. On ne regarde pas ce film si on n'a pas une bonne raison de le faire. Je trouve ce film très beau, mais je peux comprendre ceux qui s'ennuient. Bref, à ne pas mettre entre tous les yeux (et oreilles).
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