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Louny
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4,0
Publiée le 26 août 2025
Nous sommes à la fin des années 20, en URSS où Staline commence à prendre le control total du pays et imposer à l’art un réalisme socialisme. Pourtant, Dziga Vertov nous entraîne dans un film expérimental avec des nombreuses techniques cinématographiques tels que la surimpression, la superposition, l’accéléré, le ralenti, etc… Ce film pourtant muet est doté d’une grande musicalité à travers ces images. Pour l’époque, ce style très avant-gardiste, m’impressionne. Le montage est fantastiquement réalisé permettant au film (pourtant sans scénario, ni acteur) de prendre tout son sens. Nous entrons dans Odessa et d’autres villes d’URSS où nous découvrons le quotidien des habitants : le travail, le sport, le loisir, le cycle de la vie De plus, les femmes occupent une place visible et active : on peut les voir faire du sport, travailler, vaquer à leur loisirs, etc Ainsi, ce film tout en étant expérimental et théorique donne une visibilité rare aux femmes dans le cinéma de l’époque. Il anticipe même une forme de représentation égalitaire que le cinéma ne généralise d’ailleurs pas forcément aujourd’hui.
Avec L’Homme à la caméra, Dziga Vertov repousse les limites du langage cinématographique en faisant du montage le véritable moteur du récit. Le film abandonne toute narration classique pour proposer une symphonie visuelle du quotidien soviétique, où la ville devient un organisme en perpétuel mouvement. Vertov expérimente sans relâche : surimpressions, ralentis, arrêts sur image, autant de procédés qui interrogent la nature même du regard cinématographique. Derrière cette virtuosité formelle se dessine une réflexion fascinante sur la modernité, la machine et la place de l’homme dans ce flux. Une œuvre manifeste, à la fois laboratoire et célébration du cinéma comme art total.
Ne nous trompons pas de définition. Robert Bresson distingue le cinématographe du cinéma. Là est toute la nuance et sans vouloir me lancer dans une explication de texte ici, je voudrai simplement rappeler que pour que vous puissiez vous regalez devant je ne sais quel Tom Cruise sautant d'un helicoptere, il a fallu inventer et creer le cinematographe. Rendons seulement hommage aux artistes voulez-vous?
Je l'ai vu en "ciné-concert", avec 3 musiciens sur scène pour faire la musique en direct ! Formidable, un témoignage poignant de l'histoire du cinéma. Mention spéciale avec la mise en abîme du travail de la monteuse.
L'éloge du cinéma Russe... un chef d'oeuvre... On reconnait bien ici les essaies du montage à l'époque. Peut-être qu'il n'y a pas de scénario, mais c'est quand même très structuré. épatant, j'adore!
le film documentaire de création par excellence. On peut vraiment qualifier le cinéma de septième art quand on voit cette réalisation. Un film artistique donc, subjectif à souhait qui en parallèle nous fait apprécier la naissance d'un cinéma nouveau, celui de vertov, du ciné oeil, représenté par l'homme à la caméra, et la naissance d'une nation, l'union soviétique, modèle de vie, qui apparait à nos yeux comme alliance de force et de vitalité. ajouté à cela une maitrise technique incroyable, une musique magnifique et envoutante, et l'on peut sans conteste qualifier ce film de référence du genre documentaire (à noter que malgré le fait que vertov revendique l'absence d'acteurs, l'homme à la caméra est "interprété" par M.Kaufman, son frère)
Pas très simple à regardé, mais l'analyse du film intéressante.
Le film montre surtout une vision de l'époque en Russie, on y voit de magnifique trucage pour nous séduire. Bon après c'est pas un film que l'on s'amuse à regarder plusieurs fois, mais un passage obligé pour les amoureux du cinéma, et un film que l'on aborde dans les différents cours d'histoire du cinéma.