Jacques Gamblin incarne de façon parfaite cet homme , facteur qui parcours des kilomètres lors de ses tournées et rentre chez lui retrouver femme et enfant. hélas la vie va lui apporter pas mal de malheurs et il se lance dans une quête effrénée pour construire un merveilleux palais pour sa fille. les paysages magnifiques de la région, les costumes d'époque, la vie dans cette France du 19 siècle , tout est retracé sur un rythme assez lent mais nous rapproche des personnages. magnifique.
Ayant visité le palais idéal à Hauterive, ce film éclaire pour moi le processus de sa réalisation. J. Gamblin est hyper inspiré dans le rôle de ce drôle de bonhomme, autiste avant l'heure. ... Une étoile pour les beaux paysages de la Drôme.
Comment voir là pour reprendre certaines critiques un "défi d'amour fou" qui "donne foi en l'humanité"?! Car il s'agit de relater le défi fou d'un obsessionnel à tendance autistique qui en consacrant tout son temps et son énergie à la construction de son palais idéal conduisit indirectement à la mort de l'unique enfant de sa seconde épouse après avoir délaissé l'enfant survivant de son premier lit! Certes la réalisation technique ne peut qu'engendrer admiration mais que l'on ne voie pas un père aimant là où ne s'expriment qu'égoïsme et aveuglement (le facteur Cheval lui-même reconnaît que ce n'est qu'en butant dans une pierre qu'il désira revenir à ce fantasme de jeunesse, l'affection pour sa fille n'y ayant pas part!). Par ailleurs la mise en scène magnifie les paysages champêtres et bénéficie de l'interprétation intense de Jacques Gamblin tandis que les personnages secondaires restent peu exploités, celui de la fillette se révélant malheureusement agaçant. Où la réalité pâtit du rêve...
Malgré toutes les explications du réalisateur après la séance, ce facteur Cheval reste un mystère. Il a lui-même très peu écrit, sans expliquer son geste de construire ce palais. Nils Tavernier réussi à faire un film passionnant, avec un Jacques Gamblin tout en retenue, une Laetitia Casta très terrienne, une grande intensité de relations avec la nature : l'eau, la roche, le ciel, le bois, le cuir de la sacoche. C'est très rare de voir un film ou il n'y a aucun moteur à pistons et aucun morceau de matière synthétique !
Un très joli film sur l’histoire authentique d’un artiste d’exception et sur l’amour inconditionnel de deux êtres rugueux mais tendres qui exprimaient si fortement en actes ce qu’ils ne savaient dire. Jacques Gamblin est transfiguré et à l’égal d’une star du muet. Laaetitia Casta lui donne la réplique avec toute sa beauté et sa finesse de jeu. Magnifique duo enrichi d’une petite actrice pleine d’avenir. Le film couvre avec romantisme quarante ans de la vie âpre d’un illuminé qui offrira à son pays « la seule architecture naïve du monde » en ne s’attardant judicieusement que sur les moments qui comptent. Un découpage parfaitement réussi agrémenté d’une très belle image, aux éclairages remarquables. Une belle œuvre sur l’œuvre d’un génie sans pareil.
L'Incroyable Histoire du Facteur Cheval, derrière son titre aguicheur qui semble promettre monts et merveilles, est en réalité un drame familial et quasi-intimiste qui se déroule dans un petit village Français à la fin du 19e siècle. Avec son budget modeste, le film relate la vie difficile de cet homme qui, de son propre aveu, n'était pas fait pour ce monde, et s'est lancé avec obstination dans une œuvre architecturale de grande ampleur, aujourd'hui classée dans la catégorie de "l'Art Naïf". Au final, ce que je retiens d'incroyable dans ce long-métrage, c'est avant tout la prestation de Jacques Gamblin.
"un cauchemar esthétique" voilà les commentaires entendus il y a quelques années lorsque nous sommes descendus du car touristique pour visiter le monument du Facteur Cheval dans la Drôme. A l'instar de beaucoup d’œuvres dites d'Art Brut, "Le Palais Idéal" est extraordinairement chargé, il n'y a pas un centimètre sans boursouflure grandiloquente.
Le facteur Cheval sous les traits de Jaques Gambelin et son regard où perce en permanence un rayon de lumière, est, lui profondément attachant. Nils Tavernier, fils de.., aime ses personnages et réussi à nous faire partager son empathie pour le baroudeur du canton, sa femme (Laetitia Casta impeccable) et ses enfants.
Le réalisateur met l'accent sur le moteur intérieur de l'artiste et sur les relations avec ses proches. Dure vie lardée de sourdes douleurs lors de la disparation de ses enfants.
Un biopic de plus avec une intrigue infime. Le film fonctionne, la mayonnaise prend. On vit avec Cheval et le plaisir de le suivre est là.
Une très jolie réussite, plus difficile à réaliser qu'il n'y paraît, étant donné les contraintes de base.
un très bon film dramatique sur la vie du véritable "facteur cheval" durant la fin du 19ième siècle en construisant son palais royal pour sa fille pendant 33 ans en parcourant sa tournée. de jolis paysages, belle émotions et très belle prestation des acteurs avec un "jacque gamblin" excellent en homme solitaire autoritaire obstiné mais très courageux et fort pour la construction du palais qui est magnifique. un film bien mais assez triste par plusieurs bouleversements qui arrivent durant le visionnage du film.
« Oh, mais, elle est incroyable, l’histoire du facteur Cheval ! Stupéfiante, oh ... quel fou acharnement du facteur Cheval qui a promis à sa fille Alice qu’il aime plus que tout, de lui construire un incroyable palais, le « Palais idéal » ! L’acteur Jacques Gamblin que je n’aime pas trop à cause de ses airs toujours crédules, naïfs, a réussi à me surprendre dans le rôle du facteur Cheval, un véritable personnage taiseux, dur et incapable d’exprimer ses sentiments envers ses proches. Il est complètement habité dans ce personnage obstiné, peu bavard et plus attaché à la nature qu’avec les humains ! Whaou ! Avec ses regards clairs, à la fois intenses et impassibles, quel fou contrôle de soi et quelle forte maîtrise du rythme corporel ! Whaou ! C’est lui, Jacques Gamblin en plus ! Il est méconnaissable ! Laëtitia Casta m’a agréablement surpris par la sobriété de son rôle en tant que femme du facteur Cheval, qui lui est d’un grand soutien indéfectible !
Le film « L’incroyable histoire du facteur Cheval » est une belle chronique familiale. On va de surprise en surprise, de belles images avec des jeux de ton et de lumières m’ont laissé à bouche bée ! La construction du Palais idéal est surprenante ! Le facteur Cheval a consacré 33 ans à bâtir une œuvre extraordinaire entre 1878 et 1912 en ramassant des pierres et en parcourant ses tournées ! Une magnifique façon d’exprimer de l’amour envers sa fille ! En 1969, le « Palais idéal » a été classé monument historique. Le maquillage pour le vieillissement progressif du facteur Cheval est très réussi ! Bluffant ! Allez le voir ! Une belle histoire d’un artiste totalement atypique !
Un drame aux allures pittoresques racontant la vie au XIXème siècle d’un facteur taiseux de la Drôme pas épargné par la vie construisant durant plus de 30 ans un palais de pierres pour sa fille. Une histoire simple contée avec humilité par Niels Tavernier. Bénéficiant de paysages majestueux et de l’interprétation très intériorisée de Jacques Gamblin, le récit brode laborieusement autour d’un sujet anecdotique mais touchant.
Merci à Laurent Bertoni, Fanny Desmarès et à Nils Tavernier pour cet hommage à Monsieur Ferdinand Cheval, artiste hors norme et incroyablement talentueux qui laisse en patrimoine historique deux magnifiques Chefs-d'oeuvre uniques au Monde. Excellent film en bien des points !!!
Quelle interprétation magistrale de Gérard Gamblin (sûrement son plus beau rôle). Laetitia Casta est, elle aussi, sublime. Des décors naturels splendides. Bref, un film qui fait honneur, une fois de plus au cinéma français.
Quelle belle histoire, que cette histoire d'un homme simple au coeur pur, qui était curieux et admiratif des édifices du monde qu'il découvrait via les cartes postales et qui au fil de son périple de facteur lui inspiraient son propre édifice !! Edifice qu'il a construit d'abord en imagination, et qui, aidé par la belle nature rocailleuse qu'il arpentait quotidiennement, est devenu réel. Histoire d'un homme qui a osé franchir le pas, qui a osé se soustraire du regard des autres, et qui a cru en son rêve et ses capacités. Une époque bien sympathique, où l'on pouvait sans permis construire un palais idéal, bien rude aussi, où l'on pouvait perdre mère, père, femme et enfants... La longue vie qu'a eu le facteur Cheval étant sans nul doute due à son travail d'architecte-bâtisseur, échappatoire salutaire de 33 ans, bonheur d'une vie rêvée loin de sa réalité cruelle. Gamblin est époustouflant, perturbant, émouvant, bref, génial, jusqu'à ses mains, ses yeux, et sa moustache. Seule Casta m'a gênée, pas par son jeu, mais parce qu'elle est choisie pour incarner une Philomène qui en réalité avait un an de plus que son mari, voilà pourquoi elle est décédée avant lui. Malgré cela le portrait est un bel hommage, sans doute très fidèle, Niels Tavernier me semble avoir magnifiquement appréhendé cette âme sensible, cet homme "pas fait pour ce monde" ! Son film mêle réalisme et poésie, à l'image du Palais, est fort bien réussi et touchant, à la hauteur de ce monument construit par des mains de paysan, un esprit simple mais néanmoins intelligent, un personnage iconoclaste qui à notre époque serait sûrement diagnostiqué "Asperger"...
On avait tout pour faire un beau film, l'histoire extraordinaire d'un homme extraordinaire, des paysages magnifiques et un très bon acteur. Mais ce n'est pas parce qu'on mélange de très bons ingrédients qu'on réussit son gâteau. Ce film plus proche du cinéma muet que du parlant se complaît à dépeindre la souffrance et la mort alors que le Palais Idéal est une ode au rêve et à la vie. Cheval avait Joseph comme premier prénom mais se faisait appeler Ferdinand de son deuxième prénom. Le film rend mal la démesure de l'oeuvre de Cheval. Au final, il ne se passe pas grand chose, l'histoire est longue, très longue.