Quelle belle histoire, que cette histoire d'un homme simple au coeur pur, qui était curieux et admiratif des édifices du monde qu'il découvrait via les cartes postales et qui au fil de son périple de facteur lui inspiraient son propre édifice !! Edifice qu'il a construit d'abord en imagination, et qui, aidé par la belle nature rocailleuse qu'il arpentait quotidiennement, est devenu réel. Histoire d'un homme qui a osé franchir le pas, qui a osé se soustraire du regard des autres, et qui a cru en son rêve et ses capacités. Une époque bien sympathique, où l'on pouvait sans permis construire un palais idéal, bien rude aussi, où l'on pouvait perdre mère, père, femme et enfants... La longue vie qu'a eu le facteur Cheval étant sans nul doute due à son travail d'architecte-bâtisseur, échappatoire salutaire de 33 ans, bonheur d'une vie rêvée loin de sa réalité cruelle. Gamblin est époustouflant, perturbant, émouvant, bref, génial, jusqu'à ses mains, ses yeux, et sa moustache. Seule Casta m'a gênée, pas par son jeu, mais parce qu'elle est choisie pour incarner une Philomène qui en réalité avait un an de plus que son mari, voilà pourquoi elle est décédée avant lui. Malgré cela le portrait est un bel hommage, sans doute très fidèle, Niels Tavernier me semble avoir magnifiquement appréhendé cette âme sensible, cet homme "pas fait pour ce monde" ! Son film mêle réalisme et poésie, à l'image du Palais, est fort bien réussi et touchant, à la hauteur de ce monument construit par des mains de paysan, un esprit simple mais néanmoins intelligent, un personnage iconoclaste qui à notre époque serait sûrement diagnostiqué "Asperger"...
À la fin du dix-neuvième siècle, dans les Préalpes drômoises, sans aucune connaissance en architecture, sans aucun financement, le facteur Joseph Cheval a consacré quarante ans de sa vie à construire sur son temps libre un palais. Nils Tavernier raconte son « incroyable histoire ».
Jacques Gamblin interprète un doux rêveur, taiseux sinon mutique, que sa tournée quotidienne met en contact avec une nature sauvage et austère. Veuf, séparé du fils qu’il a eu de sa première épouse et auquel il n’a jamais su manifester son attachement, il se remarie avec une veuve du village, Phénomène, qu’interprète avec une maternelle douceur Laetitia Casta. Le couple a bientôt une fille, Alice, à la santé fragile.
"L’Incroyable Histoire du facteur Cheval" joue la carte d’un classicisme assumé : son titre, son affiche, son casting, son scénario lorgnent ostensiblement vers le film du dimanche soir, grand public. Son sujet n’était pas inintéressant. Mais le film, qui s’enlise vite dans les bons sentiments, est par trop dépourvu d’audace. Les paysages sont trop léchés, la musique trop surlignante, les maquillages trop appuyés (pour vieillir Gamblin jusqu’à la mort de Cheval à près de quatre-vingt-dix ans).
Son seul intérêt : nous inviter à sortir de l’Autoroute du soleil et faire une halte à Hauterives dans la Drôme pour y visiter le Palais idéal du facteur Cheval.
tant d'élément me rattache à son histoire. mes parents habitent chateauneuf de galaure situé à 7 km max de cet édifice que j'ai visité mainte fois. je suis maçon dans la restauration et la conservation du patrimoine historique . pas une journée ne se passe sans que je ne pense à son immense courage, galvanisant les journées les plus dures. merci au talent des acteurs et l'équipe du tournage .très trés émus.
Réalisation poussive, pataude voire un brin scolaire ... à l'image du jeu peu inspiré de Gamblin dont je me demande ce qui l'a inspiré dans ce personnage tant il en restitue si peu le feu intérieur. Et que dire des maquillages ! Laetitia Casta garde pratiquement son visage de gravure de mode face à un Gamblin qui est grimé petit à petit en vieillard (et qui cille très bien des yeux !). Je m'attendais à beaucoup mieux et, finalement, me suis ennuyé ferme.
Une belle claque ! Une poésie tout le long, un voyage initiatique et révélé de pays jamais foulés et pourtant, quelle obstination, volonté et retenue. Magique ! Interprétation de haut vol de Jacques Gamblin, un retour des époques où l'on prenait son temps, photographie somptueuse, belle musique et beaucoup d'émotions. L'envie au clap de fin de découvrir ce palais. Proche du chef d'oeuvre ! 4.5/5 !!!
Merci Monsieur Nils Tavernier . . . Ce film est une poésie, d'une sensibilité merveilleuse. Je l'ai vu 2 fois et je regrette de ne pas avoir eu le temps de retourner le voir. Rarement un film m'a fait sentir autant d'émotions. J'en ai pleuré de tristesse, j'ai pleuré de joie. Je me suis identifié à cet homme, tellement timide et refermé sur lui qu'il en était incapable de dire ses sentiments malgré tout ce qui bouillonnait en lui. Je connaissais déjà en partie son histoire, j'ai visité le Palais Idéal il y a quelques années et je me suis senti petit face à tant d'Amour d'un homme, Amour pour sa fille à qui il n'a pas réussi à le dire avec des mots mais avec son oeuvre, Amour à sa femme, éternel soutien qui comprenait son homme comme personne. Jacques Gamblin est magnifique en taiseux bougon qui ne sait pas s'exprimer et faire ressortir tout ce qu'il a de merveilleux en lui. Laetitia Casta rayonne malgré les difficultés et sa présence est le soutien magnifique et discret à son humble d'homme. Bernard Le Coq est le traducteur de ce taiseux et le conseiller discret, sans juger. La petite est un petit joyeux sautillant, qui malgré ce père maladroit, l'aime plus que tout malgré les quolibets des autres enfants car elle est une princesse avec son propre Palais. Les autres acteurs sont au diapason, celui qui joue le fils a un rôle difficile car doit faire ressentir à la fois l'amour et le respect du père et la déception de ne pas avoir eu en sa faveur ce même retour qu'à sa demi-soeur quand il s'en ai trouvé séparé (la scène est déchirante au début du film, le Facteur Cheval est désemparé face à la décision familiale de lui enlever son fils alors qu'on sent l'amour qu'il a pour lui) Le film est beau, triste et cruel, lent et calme, merveilleux car débordant d'Amour. Une poésie emplie de Vie malgré la Mort qui rode constamment. Merci merci merci
Il est vrai que son histoire est incroyable. Entre 1879 et 1912, Ferdinand Cheval a conçu un Palais de pierre avec ses mains, son imaginaire et son courage. En 1969, la construction a été classée Monument Historique et il est encore possible de le visiter dans la Drôme. En 2019, Nils Tavernier raconte cette aventure dans « L’incroyable histoire du facteur Cheval ». Jacques Gamblin tient le rôle-titre mais emploie un jeu figé et peu charismatique. Qui a dit que le créateur était si morose ? Il est vrai que l’histoire ne parvient pas à décoller dans l’optimisme tellement les enterrements s’enchaînent, mais avec une histoire aussi généreuse que celle du Palais Idéal, on regrette vraiment cette fiévreuse direction. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
La consécration de toute une vie contée de la manière la plus ordinaire possible. Est-ce une volonté délibérée de la part de Nils Tavernier, fils du fameux réalisateur Bertrand ? Ne pas magnifier l'accomplissement d'un homme simple, facteur solitaire et taiseux, soudain porté par la grâce autant que par le lubie de construire un palais avec les éléments de la nature récupérés durant ses tournées. Avant même le début de cette œuvre spontanée, le long-métrage achoppe quant au rythme utilisé, démontre son incapacité à donner du souffle aux prémisses menant à ce fantastique témoignage d'art « naïf ». Si l'idée est d'appuyer sur le caractère non affable de Mr Cheval (un Jacques Gamblin des plus neutres) pour mieux expliquer son besoin d'extérioriser ses sentiments par la créativité, il y avait des façons plus subtiles de la suggérer. On s'en étonne d'autant plus que tout s'enchaîne rapidement sitôt la rencontre amoureuse avec Alice (lumineuse Laetitia Casta) consommée, on saute les années à vitesse grand V sans nous laisser le temps de s'attacher aux multiples personnages secondaires traversant la vie du bâtisseur, comme si le focus n'avait pas été placé au bon endroit. Les dernières minutes émouvantes sauvent toutefois le propos : le combat d'un homme ayant vu partir un à un ses proches sans perdre de vue sa mission : bâtir la plus vaste preuve d'amour au monde, dont la destinée sera d'être déclaré monument historique. Ne serait-ce pour faire connaître cette histoire à une plus vaste échelle, ce film a le mérite d'exister.
la plus belle déclaration d amour que j'ai entendu au cinéma. Quand ce "taiseux" exprime à sa femme à l aube de sa mort tout ce quelle lui a apporté, c'est juste étouffant d'émotion. Quel couple magnifique. Que Laetitia est incroyable On oublie le mannequin pour ne voir que la femme du facteur cheval. Merci pour ce moment
Un biopic nonchalant dans lequel on traverse la vie originale du facteur Cheval dans la Drôme. Un personnage lunaire interprété magistralement par Gamblin qui donne de l'épaisseur à un personnage de nature peu bavarde qui va accomplir son oeuvre étrange tout au long de sa vie. On remarquera aussi l'interpération de Laetitia Casta toute en retenue et en justesse.
J'ai aimé ce film. Renouer avec un cinéma Français qui ne nous assène pas la bienpensance multiculturelle LGBTQ, cela redonne espoir. Je profite de cette tribune pour dire au critique Jean Baptiste Morin des Inrockuptibles, qui s'est fendu d'un commentaire débile dont on peine à comprendre le sens et de la note qui va avec, que nous, commun des mortels simples spectateurs provinciaux, ne lisons plus depuis longtemps son torchon gauchisant, et le conchions profondément. Son avis ne vaut pas un clou et est digne de l'art dégénéré qu'il encense. Merci à Jacques Gamblin pour ce cadeau.
Pour ne rien vous cacher, je ne connaissais du facteur Cheval que son œuvre et de loin ! Je n'ai entendu dire que du bien du film de Nils Tavernier. Je l'ai donc regardé avec passion. Ce chef d' œuvre est servi par des acteurs formidables (Jacques Gamblin et Laétitia Casta sont extraordinaires). J'ai trouvé cette histoire humaine prenante et passionnante. Je vous conseille donc de voir ce très grand film. Une fois regardé; penchez-vous sur la biographie du Facteur Cheval et vous comprendrez mieux à travers sa vie ( Sa solitude due à une éducation tardive qui engendrera sa peur de l'autre ) et aux drames et aux épreuves puissance 10 par rapport au film que ce génie à dû traverser tout au long de sa vie. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher ce fabuleux film qui m'a donner l'envie d'aller voir de près la Palais du Facteur Cheval. Un homme autodidacte qui a bâti sa création avec des référence d'images et de sentiments très forts. Merci Monsieur Tavernier pour votre film si HUMAIN et si BEAU !
"Très bien"... Mais un peu décevant après l'avoir tant attendu. Un peu téléfilm mélo... et Lamblin en fait des caisses avec ses yeux plissés genre "chui un paysan matois"...! Casta par contre est magnifique... et ELLE n'en fait pas des caisses... j'aime beaucoup Lecoq aussi... on ne le voit pas assez au ciné ! ce gars a une humanité pas croyable... grand second rôle... dommage...