374 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
44 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
16 critiques
3
12 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tupper
190 abonnés
1 568 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 7 juin 2022
Ovni sorti de la tête et des mains d’un seul homme déterminé, imaginatif, provocateur et doué bien sûr. La réalisation et le synopsis sont assez incroyables, les thèmes abordés captivant, seul le développement est un peu maladroit de par ses répétitions et ses longueurs.
Film d'animation japonais, produit, écrit et réalisé par Takahide Hori, qui occupe littéralement tous les postes pour son premier long-métrage, Junk Head est un projet des plus déroutant et atypique. L'histoire se déroule dans un monde futuriste lointain où les humains ont atteint une importante longévité mais perdu leur fertilité, et nous fait suivre un explorateur cyborg qui pénètre dans le monde souterrain où vivent des espèces créées artificiellement, dans le dessein de découvrir les secrets de leur reproduction. Ce scénario original nous plonge dès ses premières secondes dans un univers très particulier qui va s'intensifier tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. L'intrigue n'est pas forcément celle attendue en lisant le synopsis mais elle s'avère intéressante à visionner. Elle nous plonge dans les entrailles de la terre où règne un monde sans pitié peuplé de prédateurs sanguinaires sans états d'âme. La vision dystopique du futur fait froid dans le dos. C'est dans ces conditions extrêmement dangereuses qu'évolue notre petit héro qui va avoir bien du mal à remplir sa mission au gré de rencontres toutes plus loufoques les unes que les autres. Car malgré un univers cauchemardesque, le ton comporte énormément d'humour qui fonctionne à merveille. Dommage tout de même que le métrage ne traite pas son sujet en profondeur et à plus grande échelle. L'ensemble est porté par des personnages tous plus singuliers les uns que les autres. Ces derniers sont tous appréciables et entretiennent des rapports entre entraide, malveillance et méchanceté, qui procurent énormément d'amusement. Leurs échanges sont très drôles, notamment à la faveur de dialogues particulièrement inspirés. Des répliques exprimées dans une langue incompréhensible inventée pour l'occasion. Mais là où l'œuvre se démarque véritablement de toutes les autres, c'est dans sa forme. En effet, la technique d'animation en volume, couplée à une direction artistique très spéciale, lui confère un cachet esthétique unique. L'aspect organique des personnages et des créatures offre un rendu plus qu'étrange. Leurs corps et leurs têtes sont toutes plus spéciales les unes que les autres. Les environnements sont eux hélas beaucoup plus sommaires et ont un fort aspect redondant. Ce visuel sans précédent, aux couleurs assez ternes afin de coller avec son propos, est accompagné par un b.o. aux compositions electro, voir carrément techno, se mariant très bien avec la réalisation dynamique et décomplexée multipliant les angles de caméra sans être toujours pertinente dans sa mise en scène. Reste une fin au goût d'inachevé venant mettre un terme à Junk Head, qui, en conclusion, est un film méritant grandement d'être découvert pour honorer tout ce travail colossal imposant le respect, fruit d'un seul créateur autodidacte talentueux.
Voilà donc un bien drôle et curieux long-métrage. Ne sachant rien de son origine, j'imaginais un réalisateur russe exilé en Europe. Quelle stupeur a été quand j'appris que l'auteur de cette œuvre étrange est japonais. Un japonais ça rigole pas beaucoup, c'est rigoureux, et c'est souvent bien financé par une entreprise de production (ou alors c'est un timide romantique qui utilise des visages hyper stylisés pour exprimer des émotions). Mais comment, en sept ans de réalisation solitaire, l'auteur n'a pas réalisé qu'il signait une œuvre cryptoanticommuniste, anticonformiste et bourré de tas de références cinéphiliques ? Ce film comporte presque trop de scènes intéressantes. Il manque un peu d'un fil conducteur pour obtenir une bonne cohérence, au final, c'est un peu dommage, mais je recommande chaudement ce film japonais totalement frappadingue ! Mention spéciale aux dialogues tout en borborygmes.
Véritable prouesse technique, Junk Head impressionne par sa direction artistique. Lorsqu'il s'est lancé dans ce projet fou, Takahide Hori avait à coeur de développer un univers sans s'encombrer d'un scénario défini... et c'est bien le problème. On reste émerveillé face aux décors et à la multitude de personnages très riches qui nous sont présentés. Mais l'histoire est très confuse dans son ensemble et se répète inlassablement. 30 à 45 minutes auraient facilement pu être retirées au film, ce qui aurait permis de gagner en efficacité et de ne pas perdre les spectateurs.
Je n’aurais pas grand chose à en dire, le projet est fou, l’envie de faire et de créer déborde de partout à l’écran. L’envie de donner forme à un monde crée de toute pièce (et très référencé dans le même temps) est le pourquoi il faut voir ce film. Mais malheureusement la narration le plombe totalement. Car oui malgré des images qui m’ont interpellé je me suis franchement ennuyé. Junk Head est un geste fou de cinéma mais un geste trop désordonné.
« Junk head » est un film d’animation réalisé en stop motion en intégralité qui est également original pour son script se déroulant dans un futur lointain et narrant les mésaventures d'un humanoïde high-tech chargé d'aller chercher le secret de la reproduction dans les entrailles de la Terre peuplée de créatures horribles. Si ce métrage fait preuve d’originalité quant à son bestiaire, que certaines situations sont farfelues à souhait et que les émotions des personnages sont assez bien retranscrites, le côté répétitif de l’ensemble (le robot passe son temps à se promener dans des tunnels souterrains où il rencontre plein de créatures étranges) prend vraiment le pas sur tout le reste et laisse place à un certain ennui. Tout comme on sera déçu par une fin un peu terne. On aurait peut-être alors souhaité avoir un court-métrage au lieu d’un long pour savourer cette œuvre tout de même bien singulière !
Un film OVNI déroutant, impressionnant quand on connait son contexte de création. Un univers étrange inspiré de Giger, Alien, I Robot, AArdman... Le seul reproche au film : il est à suivre et vu ce premier d'une trilogie a mis 7 ans à se faire...
Junk Head est le projet d'un homme : Takahide Hori. Et on peut dire qu'il a mis du cœur à l'ouvrage, il a créé un univers très riche et soigné, un background complexe mais assez particulier. Il faut avouer qu'on a eu un peu de mal à rentrer dedans avec ce "langage yaourt" aux sonorités parfois bien pénibles. Mais en s'accrochant, ce film en stop-motion offre de bons moments. Cette technique d'animation fait toujours son petit effet, un charme indéniable. Le souci rencontré pour nous, c'est qu'une fois dedans, quand on commence à s'imaginer plus, à voir venir les alternatives intéressantes pour la fin, tout s'arrête brutalement, sans finalement exploiter vraiment l'univers. On remet au final tout en question, pourquoi avoir fait créer tout ça pour ne rien en faire. C'est sur ce non-sens que finit le film, forcément c'est une déception alors qu'on commençait à supporter leurs grognements ! Si le but était de faire une suite, il aurait fallu quand même offrir une fin plus correcte. Bref, une déception pleine de potentiel, un univers atypique en demi-teinte, voilà à quoi vous attendre avec Junk Head !
junk head est un film d animation d apres le court métrage Junk Head 1 de 2013 Le film comprend quelque 140 000 plans en stop-motion et dure 101 minutes Le réalisateur Guillermo del Toro a salué une version courte du film comme une « œuvre d’une brillance dérangée Le film a remporté le prix du meilleur long métrage d’animation au Festival du film Fantasia 2017 Le film a remporté la Cigogne d’Or dans la compétition internationale de films d’animation du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2021
Sublime film d’animation réalisé entièrement en stopmotion. Ça change de ces robes de synthèse mise partout. Un premier volet d’une trilogie qui s’annonce prometteuse. Même si la voix des personnages peut être un peu gênante parfois ce film est un bijou d’animation.
Alors que Pixar embauche au moins 500 personnes pour ses films d'animation Takahide Hori a décidé d'en faire un tout seul, ou presque. Et tant qu'il y était il en a profité pour inventer une langue et écrire la musique. Il faut saluer ce travail de fou-rmi. D'autant plus que le Stop Motion est plutôt réussi et que l'atmosphère est particulièrement barrée. Mais la contrepartie de ce travail solitaire est la monotonie des décors et un scénario qui tourne un peu en rond. Un moyen métrage aurait été sans doute été plus efficace.
Petite déception que ce Junk Head ! J’ai beaucoup accroché au début mais au final, je le suis vite lassé de cet univers très répétitif visuellement et bourré de péripéties qui s’enchaînent sans nous laisser respirer et sans apporter de réflexion malgré un pitch de base qui pourrait ressembler à de l’excellente science fiction. Dommage car la mise en scène est excellente et il y a un certain humour absurde que j’aime beaucoup. Je ne dirais pas que c’est mauvais, mais ça ne m’a pas emballé non plus.
Je vous présente ici une petite pépite d 'animation, le travail a dû être colossal pour ce film, et ça se ressent. Laissez vous embarquez par Junk Head dans un monde qui surprend avec des personnages tout aussi attachant. Le film passe vraiment bien, l'histoire, la musique, ainsi que l'humour qui un peu présent dans le film sont exceptionnels. Le seul problème, c'est que j'aurai aimé en voir plus, je voulais à la fin du film continuer cette histoire qui m'a emporter tout au long du film et découvrir d'autres facettes de ce monde surprenant. Je pense et j'espère qu'il y aura une suite de ce merveilleux long-métrage.
Ne connaissant pas le monde du stop motion, ce film est une expérience cinématographique vraiment à part, je ne pense pas avoir vu quelques choses s'y rapprochant.
L'univers est glauque à souhait, avec une profondeur que l'on souhaiterait explorer/découvrir encore plus. Cependant, le scénario sans réel profondeur, et étant un peu long au début nuit à la qualité du film. Il faut attendre la fin du premier tiers du film pour vraiment entrer de ce dernier.
La technique est le point important du film. Le Stop motion possède son rythme, et son imagerie particulière au regard de la production à effet spéciaux actuel. Je trouve les décors, les personnages, et l'imagerie, la réalisation et la mise en scène du film vraiment intéressant et éloigné des carcans actuels. Cependant, étant une production japonaise, ce que j'apprécie pas forcément habituellement, il est possible que cette imagerie soit typique de ce type de production.
Pour finir, la production de ce film réalisé par 2/3 personnes durant 7 ans inspire le respect
Pour son univers, et pour sa technique, c'est une expérience à découvrir tout en sachant qu'il est important d'être dans le bon état d'esprit pour le regarder. Ce film va me marqué durant un bon bout de temps, et j'espère qu'un deuxième film verra le jour.
Junk Head est un véritable bijou de Stop-motion. Après avoir vu les Wallace & Gromit, je suis heureux de voir que la science-fiction s'insère dans cette discipline exigeante.
Junk Head est une histoire sombre et dystopique, suivant un cyborg qui enquête sur la génétique des créatures d'un monde souterrain. C'est triste, gore, malsain, dérangeant, des registres assez inattendus pour un film d'animation (mais il n'est pas le seul et Lee Hardcastle fait aussi des court-métrages glauques).
Les langues fictives, parfois proches du japonais, sont pénibles à entendre pendant 1h40, basées sur des susurrements et des raclements de gorge. Le film a donc le parti pris de montrer des sous-titres obligatoires, mais je suis étonné de voir une vulgaire police de caractères compromettre l'esthétique de 7 années de travail par une équipe extrêmement réduite (globalement il était seul pour tout, avec quelques amis pour les voix).
Malgré tout l'histoire est touchante et se focalise sur l'identité du héros cyborg qui n'arrête pas de changer de corps et d'être rafistolé au fil de sa dégringolade dans ce souterrain infini. Il trouve quelques amis en cours de route, mais ça reste un monde dangereux, cruel, d'une grande pauvreté, où ceux qui ne se font pas manger se font exploiter pendant des siècles (car la longévité a augmenté).
Les références cinématographiques sont nombreuses, en particulier Cronenberg qui a du beaucoup l'inspirer. Les dizaines de ponts qui relient deux grandes falaises rappelle aussi la BD les démons d'Alexia. L'esthétique est surprenante de richesse pour un film créé dans un si petit atelier. L'architecture brutaliste et gigantesque fait écho à ce monde impitoyable.
C'est brillant d'originalité et d'effort, mais ce n'est pas pour tout le monde, ne serait-ce que pour les voix à supporter, mais aussi l'atmosphère dérangeante.