Note moyenne
3,4
1690 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
14 critiques
4
37 critiques
3
51 critiques
2
30 critiques
1
10 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Après le superbe "Black Coal", Ours d'or à Berlin, Diao Yi'nan présentait à Cannes "Le Lac aux oies sauvages", film peut-être moins fort que son prédécesseur, qu'on pourrait taxer d'exercice de style, mais qui reste néanmoins admirablement mis en scène et complémentaire avec une autre réussite récente du cinéma chinois, "Les Eternels".
Une très belle histoire remplie de non-dits qui laissent parler nos émotions et notre imagination. De très beaux plans qui nous laissent admirer leur intérêt auprès des personnages aussi intéressant les uns que les autres...
Polar brillant, sanglant et sophistiqué d'un surdoué du cinéma chinois, jouant avec les ruptures de rythme, passant d'une tuerie sanglante à de longues déambulations silencieuses dans les rues d'une ville, exploitant magnifiquement l'étrange (surtout pour un oeil occidental!) décor de cette grande ville crasseuse comme seule une ville chinoise peut l'être pour prendre, au bord de son lac, de faux airs de cité balnéaire.... Wuhan, sur le YangTsé, a des aspects touristiques que le réalisateur a voulu gommer à tout prix pour ne nous montrer que la Chine de la corruption et des marginaux.
On est dans le monde des voleurs de motos. Un mafieux "centralisateur" répartit les quartiers à prospecter entre les différentes bandes (scène inspirée d'une histoire vraie). Mais un désaccord entre celle de Hua Hua (Qi Dao) et celle d"Oreille de chat" tourne au règlement de compte sanglant..... et en s'enfuyant Zhou Zenong (Hu Ge) tue un flic. Il est désormais un fugitif, avec une bonne prime attachée à sa personne.... mais, je vous le dis tout de suite, n'essayez pas de suivre. Entre les hommes du capitaine Liu (Liao Fan), ceux de la bande à Hua Hua et ceux de la bande adverse, tous chinois (évidemment....) jeunes et en tee-shirts, on ne s'y retrouve pas et à vrai dire on s'en fiche. Ce qui compte, c'est l'ambiance, mystérieuse et crapoteuse....
Hua hua est aussi proxénète. Sur les bords du lac, il y a des plages, où les familles piquent niquent, on se baigne, on canote -éventuellement on recrache du sperme, excusez moi, dans une séquence qui pour être tout à fait décente n'en est pas moins assez culottée..... Dao Yinan ose tout! Et, il y a donc des "baigneuses", (plus ou moins) jolies filles qui, élégamment mais très convenablement vêtues arpentent les berges. Si elles intéressent un monsieur, ils s'en iront discrètement chacun de son côté. Liu Aiai, une de ces baigneuses, (Gwei Lun Mei) est chargée de retrouver le fugitif pour le mettre en sûreté, mais Zhou Zenong ne pense qu'à sa femme Shujun (Wan Qian) et à son fils, qu'il a tellement négligés, et il voudrait que ce soit elle qui le dénonce, pour toucher la prime.
Le film commence par cette rencontre avec Aiai -il espère Shujun-, dans une gare de banlieue, la nuit, sous une pluie de misère. Il se continue à coups de flashbacks qui nous font remonter dans l'action, puis se poursuivra dans les rues de la ville, dans ce monde du jianghu, mélange hétéroclite de petits marchés, de garages à motos, de restaurants improvisés et crasseux, d'appartements sordides ouverts sur des cours improbables.... En opposition à cette triste urbanité, il y a quelques vues du Luna Park lacustre, avec son parc zoologique et une végétation tropicale luxuriante, autre monde, si loin, si proche....
Peu de dialogue et aucune psychologie. Les protagonistes nous restent totalement opaques. Surtout Aiai, que cherche t-elle, cette gagneuse? Les dernières images du film, lumineuses, nous la montreront sous un autre jour...
A voir évidemment!
On est dans le monde des voleurs de motos. Un mafieux "centralisateur" répartit les quartiers à prospecter entre les différentes bandes (scène inspirée d'une histoire vraie). Mais un désaccord entre celle de Hua Hua (Qi Dao) et celle d"Oreille de chat" tourne au règlement de compte sanglant..... et en s'enfuyant Zhou Zenong (Hu Ge) tue un flic. Il est désormais un fugitif, avec une bonne prime attachée à sa personne.... mais, je vous le dis tout de suite, n'essayez pas de suivre. Entre les hommes du capitaine Liu (Liao Fan), ceux de la bande à Hua Hua et ceux de la bande adverse, tous chinois (évidemment....) jeunes et en tee-shirts, on ne s'y retrouve pas et à vrai dire on s'en fiche. Ce qui compte, c'est l'ambiance, mystérieuse et crapoteuse....
Hua hua est aussi proxénète. Sur les bords du lac, il y a des plages, où les familles piquent niquent, on se baigne, on canote -éventuellement on recrache du sperme, excusez moi, dans une séquence qui pour être tout à fait décente n'en est pas moins assez culottée..... Dao Yinan ose tout! Et, il y a donc des "baigneuses", (plus ou moins) jolies filles qui, élégamment mais très convenablement vêtues arpentent les berges. Si elles intéressent un monsieur, ils s'en iront discrètement chacun de son côté. Liu Aiai, une de ces baigneuses, (Gwei Lun Mei) est chargée de retrouver le fugitif pour le mettre en sûreté, mais Zhou Zenong ne pense qu'à sa femme Shujun (Wan Qian) et à son fils, qu'il a tellement négligés, et il voudrait que ce soit elle qui le dénonce, pour toucher la prime.
Le film commence par cette rencontre avec Aiai -il espère Shujun-, dans une gare de banlieue, la nuit, sous une pluie de misère. Il se continue à coups de flashbacks qui nous font remonter dans l'action, puis se poursuivra dans les rues de la ville, dans ce monde du jianghu, mélange hétéroclite de petits marchés, de garages à motos, de restaurants improvisés et crasseux, d'appartements sordides ouverts sur des cours improbables.... En opposition à cette triste urbanité, il y a quelques vues du Luna Park lacustre, avec son parc zoologique et une végétation tropicale luxuriante, autre monde, si loin, si proche....
Peu de dialogue et aucune psychologie. Les protagonistes nous restent totalement opaques. Surtout Aiai, que cherche t-elle, cette gagneuse? Les dernières images du film, lumineuses, nous la montreront sous un autre jour...
A voir évidemment!
Scenario sans grande ambition mais mise en scène et lumière d'une ingéniosité et d'une beauté comme on en voit peu dans le cinéma français.
Film pas mal mais sans plus. Quelques bonnes idées de mise en scène, quelques scènes esthétiques intéressantes et intenses. L'histoire est un peu terne dans le fond, un peu tirée par les cheveux.
il ne suffit pas d'être d'un esthète, de rechercher - et de faire, certes - de belles images pour faire un bon film. J'ai eu l'impression que le but premier du réalisateur était de faire donc de magnifiques images, jouant sur les couleurs la nuit, la lumière, les contrastes, rivalisant d'inventions pour mettre en lumière l'hémoglobine, giclant de la tête décapitée d'un motard en fuite, sur un parapluie blanc qui se trouvait là, lors de la rixe finale, comme par hasard... De faire de belles images donc, puis de plaquer un scénario (très faible par ailleurs, parfois ridicule et redondant) sur les images. Je pensais que pour faire un film il fallait d'abord avoir envie de raconter une histoire...
Cependant, si l'un des buts du réalisateur est de monter la Chine d'aujourd'hui, faisant aussi mal que nous avons fait en matière de drogues, malaise des jeunes, violences etc... c'est réussi. Pas une note d'espérance dans ce film. Bouh, j'ai failli partir avant la fin.
Cependant, si l'un des buts du réalisateur est de monter la Chine d'aujourd'hui, faisant aussi mal que nous avons fait en matière de drogues, malaise des jeunes, violences etc... c'est réussi. Pas une note d'espérance dans ce film. Bouh, j'ai failli partir avant la fin.
Sortant du cinéma, je me disais avec ma femme que c'est pas un film facile à comprendre pour les français.
En effet, en lisant les commentaires ici, je vois que soit ils n'aiment pas ce film, soit ils adorent ce film pour l'art et la mise en scène.
Pour un chinois, ce film relève bcp de choses qui sont probablement très réaliste dans des petites villes/villages. Notez bien que l'histoire du film ne se passe pas dans une grande ville comme Shanghai ou Pékin. Et ainsi l'accent chinois (pas 100% mandarin), les "gang", le niveau de désordre, etc. me semble très intéressant, un peu ridicule mais aussi réaliste.
Puis la façon dont le film a raconté l'histoire est aussi très intéressant, en reliant ce qui est raconté par chacun des 2 personnages principaux, et aussi le timeline du présent.
Pour résumer, j'ai bien aimé ce film mais il n'est pas forcément facile à comprendre sans avoir une idée sur la situation des petites villes/villages en Chine où se passe ce film.
En effet, en lisant les commentaires ici, je vois que soit ils n'aiment pas ce film, soit ils adorent ce film pour l'art et la mise en scène.
Pour un chinois, ce film relève bcp de choses qui sont probablement très réaliste dans des petites villes/villages. Notez bien que l'histoire du film ne se passe pas dans une grande ville comme Shanghai ou Pékin. Et ainsi l'accent chinois (pas 100% mandarin), les "gang", le niveau de désordre, etc. me semble très intéressant, un peu ridicule mais aussi réaliste.
Puis la façon dont le film a raconté l'histoire est aussi très intéressant, en reliant ce qui est raconté par chacun des 2 personnages principaux, et aussi le timeline du présent.
Pour résumer, j'ai bien aimé ce film mais il n'est pas forcément facile à comprendre sans avoir une idée sur la situation des petites villes/villages en Chine où se passe ce film.
Le lac aux oies sauvages résonne avec beaucoup de poésie. En réalité, cet endroit constitue un espace des plus sombres où les femmes, armées d'une ombrelle et d'un maillot de bains, s'adonnent à la prostitution, et les hommes organisent leurs réseaux mafieux. Nous sommes en Chine, dans un pays autoritaire, où on aurait tendance à penser que la délinquance n'a pas lieu d'être, face à une police efficace et aguerrie à la persécution de ses concitoyens. En fait, le film montre que même les pires dictatures n'ont pas le contrôle sur tout et que l'humanité trouve toujours les moyens pour se créer des espaces de liberté.
Le film relate la traque que les autorités mettent en place contre un chef de gang repenti, mis en cause dans un sombre assassinat d'un policier. Une prostituée, apparemment mandatée par un autre gang, s'engage avec le fuyard dans une sorte de quête d'absolu et de liberté. Si le récit semble apparemment complexe, la rigueur de l'écriture et de la mise en scène concourent à donner sens à un scénario d'une redoutable efficacité. Le spectateur est happé par cette course-poursuite qui raconte autant la volonté de tout un peuple de s'émanciper de la dictature chinoise, que le combat de femmes et d'hommes pour se sortir d'une misère endémique.
Il faut saluer une photographie très soignée. Ce lac aux oies sauvages paraît à la fois comme le siège de la déviance et un comme un espace poétique, ouvert à la liberté des êtres et à l'imagination. On ne s'ennuie pas une seule seconde dans ce récit qui continue, bien longtemps après le générique de fin, de donner l'impression d'avoir découvert la Chine au plus profond de ses entrailles.
Le film relate la traque que les autorités mettent en place contre un chef de gang repenti, mis en cause dans un sombre assassinat d'un policier. Une prostituée, apparemment mandatée par un autre gang, s'engage avec le fuyard dans une sorte de quête d'absolu et de liberté. Si le récit semble apparemment complexe, la rigueur de l'écriture et de la mise en scène concourent à donner sens à un scénario d'une redoutable efficacité. Le spectateur est happé par cette course-poursuite qui raconte autant la volonté de tout un peuple de s'émanciper de la dictature chinoise, que le combat de femmes et d'hommes pour se sortir d'une misère endémique.
Il faut saluer une photographie très soignée. Ce lac aux oies sauvages paraît à la fois comme le siège de la déviance et un comme un espace poétique, ouvert à la liberté des êtres et à l'imagination. On ne s'ennuie pas une seule seconde dans ce récit qui continue, bien longtemps après le générique de fin, de donner l'impression d'avoir découvert la Chine au plus profond de ses entrailles.
C'est vraiment sauvage ! Polar original car chinois. Après le roman noir des Américains, les Chinois inventent le polar rouge de sang. Décidément, que de violence dans cette sélection Télérama de cette année !
2,5 étoiles pour la photographie. Sinon le scénario est faible. On a l'impression que c'est le scénario qui illustre les jolis plans et non l'inverse. Jeu des acteurs peu expressif et naïf.
Le temps est long.. Que d'ennui, on ne comprend pas grand chose. Les films asiatiques sont surcotés à chaque fois.
Un film intéressant par la beauté de certains plans mais ambivalent du fait d'une intrigue assez plate. Une réalisation certes remarquable avec de bons acteurs dans une Chine de banlieues à l'abandon, de friches industrielles où les voyous et la pllice règlent violemment leurs comptes. On est parfois bluffé par l'esthétique des plans ou d'une séquence.
J'aime le genre de film où l'on sent dès les premiers instants, que la virtuosité sera au rendez-vous. En effet, tout commence par une chorégraphie scénique très fluide entre les deux protagonistes principaux, puis une scène en sous-sol, haletante, place les bases d'un film qui réserve de belles promesses. Les scènes sont maîtrisées, réfléchies, l'écriture est soignée. Les jeux d'ombres se multiplient, comme pour raisonner avec ce thème de chasse à l'homme. Les scènes de crimes sont filmés avec malices, celle de la moto est l'une des plus spectaculaire qu'il m'est été donné à voir au cinéma. Le réalisateur nous mène en bateau, s'amuse dans les déplacements de caméra et les arrière-plans. La longue scène où les personnages doivent se faire des signes sans jamais se parler est un régal absolu. Les silences et les temps de latence ne sont jamais ennuyeux, je suis aussi agréablement surpris de l'absence de musique dans les moments de poursuites ou de grandes intensités. La baigneuse est captivante, le fugitif est charismatique, je regrette toutefois la scène de bascule
spoiler:
du meurtre du policier que la mise en scène ne m'a pas permis de comprendre sur le coup..
.C'est étonnant pour un film dont l'ensemble des mises en scène sont gérés à merveille...Disons que c'est l'exception qui confirme la règle.
.C'est étonnant pour un film dont l'ensemble des mises en scène sont gérés à merveille...Disons que c'est l'exception qui confirme la règle.
A partir d'une intrigue pas toujours très fluide (un petit chef de bande se met dans le pétrin en tuant un flic et décide de brûler ses dernières cartouches en compagnie d'une prostituée, pour laisser à sa femme de quoi lui survivre), Diao Ynan nous dresse de la Chine urbaine un portrait violent, sombre, humide et glauque à souhait, sans aucune concession mais avec une grande maîtrise. Au gré d'assez fréquentes variations dans le rythme, il se permet des incursions dans un registre presque onirique et parfois même esthétique. Ces respirations sont d'autant plus nécessaires que quand il lâche les chevaux de la violence, il ne fait pas les choses à moitié... Qu'elle semble dure la vie dans l'empire du milieu ! Sur le lac les oies sauvages ne sont pas des oies blanches, elles sont les baigneuses d'un chant du cygne sans espérance et la balade est tout sauf réjouissante, qu'on se le dise...
Chef d'oeuvre de film noir, mêlant culture chinoise contemporaine étonnante (codes de l'honneur, flics incompétents, paysages urbains désolés, débauche de néons et de kitsch, bidonvilles crasseux et dédales d'échoppes sans fin...) et maîtrise parfaite d'une intrigue au départ simple comme il se doit, puis de plus en plus complexe et ambigüe... Des scènes de courses à moto incroyables, de courses-poursuites à pied rappelant "A bout de souffle" de Godard. Hommage aussi au plus bel âge du film noir hollywoodien. De très beaux acteurs, et un rôle de femme extraordinaire... A voir absolument !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse