The Nest
Note moyenne
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71 critiques spectateurs

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Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 janvier 2021
J'ai rarement vu un film aussi pauvre. Le casting est définitivement son seul intérêt.
Nous avons ici un film éperdument long, jouant sur des plans interminables pour compenser le vide scenaristique.
Parlons du scénario, avec cette histoire ultra basique d'un homme ambitieux qui met de côté sa famille pour se focaliser sur ses rêves. La suite ? Il se rend compte de la vraie valeur des choses.
Et là, ce résumé est tellement plus attrayant que le film, en vous évitant les scènes vides d'intérêts et d'humanité.
La morale, en fouillant dans les tréfonds de ce navet, aurait une symbolique pertinente sur le sens de notre existence. Mais cette infime lueur d'espoir est balayée par ces scènes insipides, lentes et tout simplement ennuyantes.
Il m'est rare de mettre des notes si basses, mais c'est frappant. Passez votre chemin, il est impossible que vous appréciez ce genre de cinéma (sauf si vous cherchez un fond sonore pour admirer les traits de Jude Law)
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2020
Ce n'est jamais très bon signe, à la fin d'une projection, de se demander quel était donc le sujet du film que l'on vient de voir. The Nest, le deuxième long-métrage de Sean Durkin, évoque les illusions des années 80, traite de l'effondrement d'un mariage, aborde la question de l'arrivisme social mais peut aussi être pris pour l'histoire d'un manoir britannique hanté ... par le propre mal être de ses occupants. Tout cela au fil d'un scénario qui plante le décor pendant une bonne quarantaine de minutes, avec un certain goût pour la banalité, dans l'exposition du quotidien d'une famille qui vient de quitter New York pour Londres, avec l'idée (du père) de faire plus d'argent encore. Oui, c'est le manoir aux alouettes, et si le film s'anime enfin au bout d'une heure, il n'en reste pas moins plutôt anodin, la critique du capitalisme se terrant derrière des destinés individuelles, qui ne font ni chaud ni froid. Tout aurait pu (peut-être) se révéler différent si The Nest avait accordé plus de place au personnage le plus intéressant, celui de la mère, au lieu d'essayer d'embrasser tous les points de vue de cette famille. La petite touche de fantastique, qui apparait parfois, n'est en tous cas guère aboutie, cherchant à créer une atmosphère anxiogène qui ne parvient pas à s'installer. Les interprétations de Jude Law et surtout de Carrie Coon parviennent un peu à dépasser la léthargie ambiante mais sans pour autant décongeler un film aussi morose qu'un banquier londonien les jours de fermeture de la bourse.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2020
Quand la famille O'Hara quitte les Etats-Unis pour l'Angleterre, c'est surtout pour Rory, le père, un homme très ambitieux. Son ambition est d'ailleurs au centre de l'histoire puisque tous ceux qui l'entourent sont directement impactés par ses décisions. Des décisions qui ne sont pas toujours bonnes. Avec ce film, Sean Durkin parle d'ascension sociale et de l'ambition qui peut pousser certaines personnes à agir de manière irréfléchie. "The Nest" est un film très long à démarrer, et lorsque c'est le cas, il n'y a pas cette bascule qui nous plonge dans une spirale infernale, ce que personnellement j'aurais aimé voir. C'est un film beaucoup trop sobre à mon gout. Pourtant, on s'imagine plein de choses en regardant ce film comme dans la mise en place qui fait penser au début d'un film d'horreur avec l'emménagement dans une nouvelle maison qui coïncide avec le changement de comportement des membres de la famille seulement, le réalisateur ne flirte réellement jamais avec ce genre. Et peut-être qu'il aurait dû... Finalement, "The Nest" raconte simplement l'histoire spoiler: d'un homme qui n'a jamais rien eu dans la vie et qui a vécu une vie de faux semblants et qui s'est vu trop grand et trop beau au point d'entraîner toute sa famille dans sa chute.
C'est bien incarné, notamment par Carrie Coon et Jude Law, mais à l'image de cette grande maison, le film est bien trop vide...
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2020
Ou la déliquescence d'une famille qui implose sous les yeux du spectateur.
Ou l'obsession de l'argent aveugle tout bon sens et tout discernement.
Jude Law , en patriarche affabulateur et mythomane, obsédé par son origine modeste qu'il méprise et considère comme une injustice, va traverser l'atlantique pour faire passer sa femme et ses deux enfants des USA à l'Angleterre, convaincu que l'enrichissement lui tend les bras. Pour vivre au dessus de ses moyens et impressionner son tissu social , il multipliera échec sur échec et verra sa "parfaite" petite famille se disloquer, aveuglé par son ambition. Le film, intimiste, s’intéresse surtout aux dommages causées pas le père. Parfois maladroit mais toujours honnête, le film de Seam Durkin, sans être un grand film, dénonce en plaçant l"argent au cœur de son métrage, l'avidité et ses dangers.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 décembre 2020
Déception

Très bons acteurs malheureusement le scénario est très décevant l'ambiance très déplaisante pour finir avec une histoire banale voir médiocre....
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2020
Un film qui mérite qu'on s'y attarde mais le spectateur doit rester vigilant car il y a des temps assez lents. Jude Law est parfait en yuppi arriviste. La chute laisse un peu sur sa faim. Pas un grand film mais c'est à voir. (en revanche la photographie est catastrophique)
GIJoe
GIJoe

138 abonnés 629 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 décembre 2020
C'est long, c'est lent, c'est parfois grotesque et caricatural. La mise en scène est amateure. La bande originale est lancinante, soporifique et en totale inadéquation avec les scènes. Bref. Pas le film de l'année, bien au contraire...
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2020
Au Festival de Deauville, se murmurait un peu sur toutes les lèvres le nom d'un film qui faisait "presque" l'unanimité : The Nest, mais bien plus pour la simple présence de Jude Law en vedette que pour le film en lui-même (on soupçonne énormément ce casting d'être "un peu" responsable de la gratification du Grand Prix, Prix de la Critique et de la Révélation, tandis que d'autres films le surclassent allègrement en qualité). "Le film avec Jude Law", donc, ne vaut pas grand chose hormis son chef-décorateur qui mérite quelques applaudissements pour la maison bien structurée et à l'ambiance réussie, et Carrie Coon qui éclipse totalement son partenaire (qu'on aime bien d'habitude, mais ici, transparent) avec un jeu crédible et évolutif jusqu'à la dernière minute du film. Dès que l'on sort de ces uniques bons points, l'on tombe sur le scénario décousu, qui ressemble dans ses grandes lignes à Shining : le couple avec enfants qui déménage pour le travail du père dans une maison labyrinthique et où d'étrange phénomènes se déroulent, ayant un impact direct sur les comportements des adultes... Oui, on se croit bien dans Shining, sauf que le film n'en a pas l'ombre du talent, et aime disperser ses pistes surnaturelles pour ne pas les suivre, voire nous laisse en plan avec sa fin qui n'en est pas une (elle ne résout rien). On pense notamment à cette maison dont les phénomènes étranges ne sont pas expliqués (on pense qu'il y a spoiler: quelqu'un d'autre dans cette maison, entre les portes ouvertes "toutes seules", les bruits de déplacement, le cheval qui est déterré
... Mais pourquoi faire ? Y avait-il vraiment quelqu'un ? Si oui, que voulait-il ? Si non, que l'on nous explique un peu d'où tout cela peut provenir...) ou d'autres scènes bizarres (le cheval spoiler: qui respire alors qu'il est mort
) qui nous placent inconfortablement entre le film qui se veut réaliste et fantastique. On ne comprend rien à l'intention de l'auteur, le contenu n'est pas abouti et la fin se dispense de nous révéler quoi que ce soit (c'est bien facile, comme solution, de ne rien vouloir dire, mais si certains films nous laissent imaginer ce qu'il en était, ici cela ressemble plutôt à un grand "débrouillez-vous" pour justifier absolument tout ce que l'on a vu depuis le début). On se rappellera alors des plans avec des métaphores balourdes (les feuillages des arbres qui forment des nids autour des personnages, le dernier plan où spoiler: le père est seul à gauche - sinistra - et la famille unie à droite face à lui
... Quelle finesse, vraiment, cela saute aux yeux comme si nous n'étions pas capables de voir ces images par nous-mêmes...). Au final, on en ressort en ayant apprécié les décors et le personnage de la mère, mais le reste nous a semblé au mieux brouillon, au pire vide. The Nest est un ersatz de Shining, qui casse notre enthousiasme dans l’œuf.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2020
On n’avait pas eu de nouvelles de Sean Durkin depuis son prometteur premier film « Martha, Marcy, May, Marlene » il y a plus de dix ans qui parlait de l’endoctrinement dans les sectes. Ici il s’attèle à un tout autre sujet avec le remake d’un film italien récent narrant la déliquescence d’un couple suite aux ambitions financières démesurées du mari. Situé dans les années 80 à l’aune des golden eighties, « The Nest » est plutôt bon mais il aurait pu l’être encore plus. Le film peut compter avant tout sur son duo d’acteurs vedettes. Un duo de haute volée. Jude Law trouve ici son meilleur rôle depuis longtemps et joue parfaitement l’envie de réussir financièrement et la frustration qui en découle. Quant à Carrie Coon dans son premier grand rôle au cinéma, elle est encore plus impressionnante en épouse aimante puis dépassée par les rêves de son mari. Par de petites expressions et son regard, elle exprime tout le désespoir de son personnage. Ils forment un duo en or qui donne toute sa substance au long-métrage.



La réalisation de Durkin est semblable à un film des années 80. La patine de la photographie est très vintage, voire terne, et colle parfaitement à l’ambiance désirée et à ce que vivent les protagonistes. Une image à la fois délavée et clinquante à l’image de ce manoir immense et vide occupé par cette famille au bord de la crise de nerfs. La tension entre le couple et le drame familial qui se noue de manière pernicieuse au fil des événements sont bien rendus. Elle monte crescendo mais la première partie de « The Nest » qui pose les jalons de cette crise conjugale est un peu longue, donnant l’impression d’un film un peu plat, monotone et tristounet. Les meilleures scènes sont celles où ce couple qui s’aime va se déchirer à cause de leur situation financière. Dans le genre on cependant très loin de l’excellence des « Noces rebelles » de Sam Mendes par exemple. Mais la scène au restaurant ou encore celle de leur dispute dans le manoir permet de cerner le fossé qui existe entre ce à quoi le personnage de Rory (Jude Law) aspire et ce qu’il a vraiment.



Mais, entre une vague critique du capitalisme de ces années-là et ce délabrement du cocon marital, le scénario ne développe pas à fond sa proposition narrative. Et l’explosion attendue n’est clairement pas à la hauteur au point qu’on en vient à se dire « Tout ça pour ça! ». De plus la fin, plutôt positive, dénote fortement avec tout ce qui s’est joué avant. « The Nest » n’a donc pas la puissance émotionnelle désirée – il reste même un film plutôt froid, comme fait de papier glacé – et surtout la dramaturgie en cours n’est vraiment pas exploitée comme elle aurait dû l’être. Le bouquet final n’a pas lieu malgré toutes les balises posées précédemment et on se demande à posteriori ce que l’auteur a voulu nous dire. Pas désagréable au demeurant mais le côté inabouti de la crise conjugale au centre de cette œuvre à l’écrin en or massif déçoit quelque peu en dépit des prestations irréprochables de son couple d’acteurs vedettes.



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Fleon 1
Fleon 1

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2020
Vu à Deauville, ce film a obtenu plusieurs prix, dont le Grand Prix du jury et c'est mérité. On se laisse emporter tout comme cette famille en décomposition par cette descente aux enfers générée par le père, superbement interprété par Jude Law. Les autres acteurs, adultes et enfants sont également très justes. A voir.
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2020
Un très bon casting avec en tête d'affiche Jude Law et Carrie Coon, dans un drame familial brut, une brisure du cercle familial. Rory est persuadé de pouvoir refaire fortune à Londres et embarque sa famille malgré elle dans ce qui va s'avérer être le début d'un cercle vicieux. Un déni financier et un isolement qui vont déboucher sur une rupture progressive des membres de la famille. Désir de patriarcat raté, le réalisateur arrive à bien maîtriser son sujet et à en faire un film passionnant.

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