4860 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
304 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
130 critiques
3
105 critiques
2
32 critiques
1
9 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pascal
254 abonnés
2 410 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 février 2026
Avant " Borgo" et " l'inconnu de la grande arche ", Stéphane Demoutiers portait à l'écran ce " La fille au bracelet" qui obtiendra un César en 2019 ( meilleure adaptation ).
Film de procès inspiré d'une affaire s'étant réellement déroulée, " La fille au bracelet" propose un regard introspectif sur la famille et plus particulièrement sur la connaissance qu'on a ou que l'on pense avoir d' un membre de sa famille ( ici il s'agit précisément de la relation parent/enfant ).
Le petit problème que m'a posé le film, c'est que ma conviction sur la responsabilité de l'accusé me semble aller de soi.
Cette évidence n' est pourtant pas celle voulue par le cinéaste, mais l'incertitude ne me semble pas rendue de façon satisfaisante.
Il reste la thématique, une certaine forme de suspens qui traverse la première demi-heure, mais - à mes yeux - quelque chose ne fonctionne pas tout à fait dans l'articulation de cette histoire. Un peu dommage !
" Borgo " l'opus suivant du cinéaste sera très très nettement plus convaincant.
Technique et réaliste, concernant le déroulement du procès. Dérangeant et incertain concernant les faits. Ces caractéristiques rendent ce film à la réalisation épurée totalement captivant.
Le bracelet de la fille en question n’est pas un bijou mais le bracelet électronique portée par la jeune fille de 18 ans accusée du meurtre de sa meilleure amie intervenu deux ans plutôt. Inspiré d’un fait divers argentin récent, la jeune fille a tout de la coupable désignée : seule présente sur les lieux, un alibi aux béances temporelles, … Stéphane Demoustier se lance dans un film procès de facture classique : huis clos dans le tribunal, enchainement des plaidoiries et témoignages, flashbacks destinés à éclairer le spectateur sur les faits. Intriguer dans un premier temps par cette affaire judiciaire, l’envie de se forger son intime conviction sur la culpabilité ou non de la jeune fille est au cœur de mes préoccupations. Mais très vite, et c’est là que le film sort de sa zone de confort qu’aurait pu être un film type « Faites entrer l’accusé » en déplaçant le débat. Plus qu’un procès, Stéphane Demoustier interroge premièrement la parentalité au travers de tous ces parents vivant sous le même toit que leurs ados dont ils ignorent en fait des pans entiers de leurs existence. Là c’est un procès, moment où toute son intimité est déballée sur la voie publique, qui fait tomber les masques. Deuxièmement, et c’est pour moi le sujet phare et passionnant du film, comment juger une personne en faisant fi de sa propre éducation et de ses codes moraux ? En effet, la génération dite Z née avec les réseaux sociaux et portant une approche parfois libertaire de la sexualité font des choix et ont des expériences pouvant désarçonner des générations précédentes ; la justice doit être rendue en ne condamnant pas sur la moralité générationnelle ou sociale. Réflexion sympa engendré par un film malgré tout sans guère d’envergure. tout-un-cinema.blogspot.com
Très bon film, les acteurs jouent super bien et le film est prenant, une fin dont je m'attendais pas, la démarche naturalisme est très convaincante, le film fait très réel, un film à voir.
Excellent film de procès. Une très bonne distribution qui est très crédible dans son rôle. L'histoire en elle-même est totalement vraisemblable. J'ai beaucoup apprécié.
Malgré un huis clos parfois pesant, ce film est très bien réalisé. Les acteurs sont tous bons exception faite de l'avocate générale absolument pas crédible.
Un film judiciaire au schéma classique, qui ne fait aucune vague. Le scénario entretient un certain suspense quant à la culpabilité de l'accusée à travers un stoïcisme exacerbé du personnage ce qui est un peu rédhibitoire.
Lise (Melissa Guers), 18 ans, est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie. Le film montre donc son procès avec les témoignages, les présentations de pièces à conviction, les plaidoiries, mais aussi la manière dont les proches vivent le procès, le soir en rentrant des journées passées au Tribunal. On voit notamment à quel point cela peut être troublant pour des parents (ici Chiara Mastroianni et Roschy Zem) de découvrir leur fille sous un angle nouveau, alors qu’ils se sentaient proches d’elle. L’incertitude demeure sur ce qu’il s’est passé entre Lise et sa meilleure amie, les différentes interprétations possibles pour un même acte sont intéressantes. On imagine toute la difficulté que doit représenter un procès et le poids que la décision des jurés va avoir. Chacun est très crédible, on est plongé au cœur du procès, c’est intéressant et prenant. Par contre, outre le fait qu’on ne développe pas une grande empathie pour l’héroïne, on se demande à la fin pourquoi Lise sort de son silence alors qu’elle est restée très mutique au cours du procès, c’est un peu perturbant.
Très bonne réalisation sur le procès pour meurtre d'une adolescente. Pas de partie pris ici, que des éléments fournis au cours du procès, mais jusqu'à la fin,spoiler: aucune révélation sur qui est réellement le coupable . Le spectateur fait partie du jury. Le personnage principal est antipathique, son comportement ambiguë trouble par moment le jugement que chacun peut avoir tout au long du film. Au final, chacun se fera sa propre opinion, mais l’intérêt réside aussi dans la prestation tout en sobriété et efficace des différents protagonistes.
Une jeune femme de 18 ans attend son procès. Le film nous fait partager l'expérience de juré d'un procès d'assise. le scénario est particulièrement retord et la jeune femme accusée est impénétrable. La réalisation classique et rigoureuse contribue à la neutralité du récit. Un film intéressant.
L'intime conviction et la manière dont chacun se la forge durant un procès. Ce film nous en fait toucher les difficultés. Malheureusement, il ne met pas suffisamment de doute dans le regard du spectateur. Ainsi, tout un pan du procès est mis de côté, les jurés, la famille de la victime, les réactions de la salle. Cela constitue un manque pour ce qui aurait pu donner un très bon film... domi...
Pour ceux qui s'attendent à un film de procès classique passez votre chemin vous serez déçus. Ce film montre d'une part comment une famille "normale" découvre sa fille de 16 ans lors d'un procès. Et d'autre part le réalisateur qui s'est rendu en Cour d'assises pour préparer son film, à voulu montrer comment un simple témoignage peut nous faire passer d'un "aucun doute" sur la culpabilité à un "énorme doute". D'aprs les chroniqueurs judiciaires ce film reflète assez bien la réalité d'un procès pénal en Province. Sinon la jeune actrice principale est épatante surtout pour un premier film. J'ai juste une réserve sur le jeu de l'avocate générale, elle manque de conviction.
Le film de procès est un genre au cinéma. Celui-ci est particulièrement réussi. Un bon scénario qui fait que l'on suit ce procès sans jamais s'ennuyer. Tous les personnages tiennent la route et en particulier la jeune accusée qui reste un mystère tout le long du film. La plupart des scènes sont tournées au tribunal où l'on ne voit pas les jurés. Les spectateurs tiennent en effet le rôle de jurés et on leur demande d'avoir une intime conviction spoiler: puisque l'on ne saura pas si la jeune fille et coupable ou pas
Une critique sociale n'a pas pour objectif de donner des réponses, mais de poser des questions. Ici le réalisateur y parvient brillamment, bien aidé par un premier rôle, a double sens, qui s'implique avec justesse. Si l'approche semble académique, le film s'en détache avec finesse, et nous offre une œuvre s'approchant plus du documentaire que du film procès. 4/5