La Fille au bracelet
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304 critiques spectateurs

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chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2020
Il faudra encore des films comme celui-ci pour découvrir ce que deviennent nos jeunes et ne pas rester hébétés devant ce qu’ont façonné les réseaux sociaux et nos vies accaparées.
Bien sûr les sommets d’indifférence, de violence, qui ont amené à la mort atroce d’une jeune fille et au jugement de sa meilleure amie ne sont pas monnaie courante. Ce cas exceptionnel insiste sur le fait que les progrès technologiques, la libération des mœurs ne garantissent pas le bonheur, loin de là.
J’avais cru que ce titre parfait était en réalité « la jeune fille au bracelet » mais cette expression qui frôle la désuétude aurait atténué la froideur qui marque le film malgré l’humanisme consciencieux du juge.
Les acteurs sont tous excellents et l’avocat de la partie civile, sœur du réalisateur, dans un rôle âpre arrive à transcender la douceur qu’elle dégage habituellement http://blog-de-guy.blogspot.com/2019/10/alice-et-le-maire-nicolas-pariser.html
Les silences aussi expressifs que les plaidoiries laissent de la place aux spectateurs pour deviner si l’accusée est coupable mais aussi se demander où sont passés les sentiments quand les exprimer semble plus obscène que « d’administrer une fellation ».
max7_13
max7_13

36 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2020
"La fille au bracelet", à travers le procès de Lise, accusée d'avoir tué sa meilleure amie aborde de nombreux sujets de société comme le fossé existant entre les générations sur les affaires de mœurs. Que savent aujourd'hui des adultes de 40-50 ou 60 ans sur les relations amicales, amoureuses ou sexuelles de jeunes de 16-18 ans? Le film aborde également la question de l égalité des sexes. Pourquoi parle t on toujours de "fille facile" et jamais de "garçon facile"? Le décalage entre le monde de la justice, la recherche de la vérité, les nombreuses questions posées pendant le procès devant la cour d assises et la jeune accusée, dont le rôle est merveilleusement par Mélissa Guets, qui ne peut/veut pas apporter de réponses est saisissant. A voir
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2026
La Fille au bracelet - mouais - très en temps réel sur le côté procès, le tout semble trop simpliste. La réalisation ne se casse pas la tête et l’histoire est moyenne (une jeune fille accusée du meurtre de son amie)
Assez décevant
2,4/5
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Dans ce drame judiciaire, une jeune fille de 18 ans est accusée du meurtre de sa meilleure amie. Véritable film de procès, concis et très précis « La fille au bracelet » marque par la qualité de ses dialogues bien que parfois un peu trop écrit et surtout pour la finesse du trait de ses personnages. De l’accusée repliée sur elle-même au caractère ambigüe à ses parents aux attitudes diamétralement opposées, le récit interpelle en se voulant être d’un progressisme féministe un peu trop appuyé. La solidité et la subtilité de l’interprétation font oublier ces menus défauts.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2020
Bon drame judiciaire mais avec quelques zones d'ombre non expliquées bien qu'évoquées au tribunal. Lise reste murée dans une attitude qui la dessert quant à son éventuelle innocence. Très bon casting et jeu de toute l'équipe hormis Anaïs Demoustier absolument pas crédible dans le rôle de l'avocate générale (son cher frère aurait mieux fait de choisir une autre actrice à mon avis !). Quant aux parents, ils sont pile-poil dans leur rôle.
Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
Un film de procès qui pèche par sa réalisation bien trop scolaire qui lui confère une allure de téléfilm et son autopsie purement clinique des témoignages à la barre, alors que le sujet en lui-même est intéressant : une adolescente accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie. Entre des parents désemparés (Roschdy Zem et Chiara Mastroianni), une procureure générale revêche interprétée par une Anaïs Demoustier impeccablement détestable (sœur de Stéphane qui a réalisé le film), une avocate dont le rôle est à mon avis le moins bien écrit du film, des jurés dont on ne voit jamais la réaction malgré certaines preuves éloquentes présentées durant le procès et une accusée difficile à cerner (Melissa Guers, peu expressive mais convaincante), l'histoire dépeint non seulement le déroulement du procès, mais également le fossé générationnel qui sépare les parents et leurs enfants dans une société où les réseaux sociaux et la liberté sexuelle peuvent sembler bien difficiles à appréhender pour des adultes. Une chronique judiciaire dont la conclusion nous laisse dans l'expectative.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2020
“La Fille au bracelet” n’est pas inspirée d’un fait réel mais propose une immersion dans le déroulement d’un procès en cours d'assise. Le film suit celui de Lise arrêtée à ses seize ans sur une plage de La Bernerie-en-Retz et accusée du meurtre de sa meilleure amie. Pendant deux ans, elle a porté un bracelet électronique au pied. Aujourd’hui nous la retrouvons au Tribunal de Nantes pour vivre son jugement. Stéphane Demoustier trouve sans cesse les justes mesures pour rendre son intrigue palpitante et crédible. Au travers du regard des parents et des mots incroyablement retranscrits d’Anaïs Demoustier dans le rôle de l’avocat général, le spectateur se met à douter et à se questionner au fur et à mesure que le procès avance. Melissa Guers joue avec réserve et fragilité le rôle central, tout en imposant la fracture générationnelle avec les adultes. Un film aussi poignant que déstabilisant.
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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2021
Ce fut une bonne découverte pour moi. C’est un pur film de procès, extrêmement crédible qui joue tout le long sur le doute que le spectateur (qui devient clairement un membre du jury) va avoir sur cette jeune fille accusée du meurtre d’une de ses amis. Le film pose d’ailleurs littéralement la question à un moment: va t’elle être jugée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle laisse paraître ou réellement sur des faits qui peinent à être établis (même si les présomptions sont très fortes)? C’est un film réfléchi, qui fait vrai sans pour autant adopter un style documentaire, c’est solidement interprété, c’est une réussite.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2020
Une bonne réalisation pour ce procès en "live". Une reconstitution fidèle , dans le détail, presque clinique.On rentre dans la psychologie de cette jeune fille , sans vraiment la comprendre. C'est aussi l'opposition entre un monde classique et une jeunesse , plus autonome et libérée. Les acteurs, et particulièrement Roschdy Zem et Anais Demoustier sont très bons . Le final nous laisse sur notre faim, et il manque peut-être un peu de lyrisme et de chaleur . La découpe chirurgicale empêche l'émotion.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2021
Après une leçon de carrière avec “Terre Battue” et “Allons Enfants”, un Paris post-attentats mettant en scène ses propres enfants, Stéphane Demoustier ne relâche pas sa fibre familiale et il nous projette de nouveau dans l’une d’elle, repoussée dans ses doutes. Et c’est un peu le gros pari de l’oeuvre qui cherche à faire entrer le spectateur en phase avec le quotidien d’une famille qui démarre un procès. L’ouverture est à l’image de ce qu’on pourra constater par la suite, c’est d’abord le paradis, les vacances, le calme, la paix, mais qui soudainement s’enfuit en même temps qu’une jeune fille qui ignore tant de choses et qui en apprendra plus qu’il n’en faut pour une vie d’adolescente. Peu de temps morts dans ce drame judiciaire, qui nous fait prendre les mêmes allers et retours entre le tribunal et un domicile qui a vraisemblablement perdu de sa saveur. Mais qu’en est-il réellement ? L’objectif est pourtant si limpide dès les premières lignes, car la résolution d’une sombre enquête n’est qu’un support. La réflexion conduit à la légitimité de l’accusée, dont nous sommes à la fois les juges et les bourreaux.

Tout gravite autour de Lise (Melissa Guers), adolescente contemporaine, que l’on explore par ses passions et sa caractérisation spirituelle. Elle est au milieu d’une cible facile, d’un crime odieux et d’un débat qui confronte les hommes et la morale. Le portrait de cette femme est décortiqué à la cour, mais c’est surtout le rapport qui la lie à ses amis de sa génération ou sa famille qui intéresse le réalisateur. Le scénario témoigne justement de ce parti pris, sincère et efficace. De ce fait, la jeunesse est passée en revue, mais de manière obsolète car il serait déplacé de déclarer la vérité absolue. Le récit nous laisse tout un tas d’ouvertures à propos de cette génération déchaînée, mais qui peut aussi s’exposer à des difficultés plus tenaces, le genre d’émotion qui est gravé dans la chair et dont il faut connaître les rouages afin de les interpréter. Et c’est là qu’interviennent à la fois les points forts et les limites de l’exercice de style. D’une part la double lecture du procès ne se sert pas de Lise comme outil de moralisation, car il faut savoir nuancer cette classe sociale à part et le film le fait dans la subtilité et en adéquation avec son support juridique. Malheureusement, c’est l’intense interprétation de cette métaphore de la jeunesse qui voile une partie de l’émotion. Et même qui elle s’avère troqué par du suspense comme nous les apprécions, il y avait sans doute une meilleure justesse à cerner dans ce tribunal.

Le fait d’opposer une avocate générale (Anaïs Demoustier), aussi jeune et aussi rigoureuse n’est sans doute pas un hasard. Comme Lise, elle cherche également à trouver sa placer dans une société dirigée par des codes, dont elle apprend à ses dépens. Et l’avocate surenchérit à chaque prise de parole et nous fait prendre conscience du poids des mots, comme le poids du silence. La mise en scène ne cherche donc pas plus loin que la plaidoirie, car en dehors de ces séances thérapeutiques et sévèrement épuisantes mentalement, il y a une tragédie qui revendique trop de subtilité jusqu’à ne plus y voir clair dans cette narration qui se répète. Plus l’on avance, plus les preuves formelles s’accumulent et frappent la conscience d’une “femme”, captive de sa condition, captive de ses imperfections et captive d’un bracelet qui lui pend au cou, telle une mise à mort symbolique. Tout fini par revenir au point de départ et inévitablement, nous finissons par assimiler cette démarche qui affectionne les cadres serrés et isolés sur la gestuelle ou le regard des personnages. Le bon équilibre est souvent rompu entre les discours et ces plans tranchants sur le visage, au prix d’un léger flottement, qui ne gâche pas pour autant les valeurs que véhiculent l’intrigue.

En somme, “La Fille au Bracelet” n’est pas une histoire personnelle, mais universelle. Entre un père qui a perdu de vue la jeunesse et la fille qu'il a élevé, une mère qui enfante plus que tout des responsabilités sur une vie dont elle n’a plus le contrôle, un frère cadet solitaire et désorienté dans sa fougue et des amis qui se révèlent insuffisants, l’émancipation de Lise tient dans cette boîte noire dont il faudra accepter la disparition pour se satisfaire de sa culpabilité ou non. Et le plus important après tous ces échanges, c’est de comprendre en quoi chaque personnage œuvre à réparer un lien ou à brosser les contours d’un échec personnel et intime.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2020
En plaçant le spectateur dans le rôle déstabilisant d'un Juré et en relatant des faits et seulement des faits, sans prendre parti-pris, le réalisateur livre un film-procès intéressant, austère et pudique, porté par une distribution impeccable. La jeune Melissa Guers qui fait ici ses premiers pas d'actrice fait preuve d'instinct troublant et chacun de ses silences sont habités. Préférera t-on faire innocenter un coupable ou faire condamner un innocent quand les preuves sont absentes ? Telle est la question que chacun devra se poser...
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2020
Un drame intimiste prenant de la part de Stéphane Demoustier, on y suit dans les murs d'un tribunal le déroulement d'une affaire de meurtre spoiler: dans laquelle une adolescente est accusée d'avoir sauvagement assassiné sa meilleure amie
. Au delà des faits, ce sont surtout les moeurs des adolescents d'aujourd'hui que l'on découvre ainsi que les propres parents de l'accusée. Entre chocs et froideur, les débuts de l'âge adulte apparaissent sacrément chaotique sexuellement parlant notamment, une génération sans limite et sans respect pour leur propre personne qui mène ici à un drame. L'intérêt n'est même plus de connaitre la vérité ici mais d'exposer ce constat affligeant. Au delà de ça, l'affaire est passionnante à suivre, les comédiens sont très bons et on sent un lourd travail d'investigation derrière ce film. Ce dernier étant par ailleurs adapté du drame sud américain Acusada, qu'il doit être intéressant de découvrir, on quitte en tout cas la salle avec énormément de questions en suspens et une impression de malaise qui ne se dissipera que bien plus tard, bien joué Mr Dumoustier.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2022
Film de procès habilement mené, restant concentré presque totalement sur ce qui se passe dans le prétoire, entre éléments de preuve et dépositions, obligeant le spectateur comme un juré à se faire son opinion sur la seule base des mots, des silences et des attitudes. La mécanique est bien gérée, le casting plutôt bon dans l'ensemble et les rapports entre adultes et jeunesse assez bien explorés, même si l'on peut déplorer certains manques ou des ressorts un peu trop communs. Un film cohérent et subtil.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2023
C’est un lisant une recommandation sur Allociné que j’ai découvert « La Fille au Bracelet » lors de sa première diffusion télé. Réalisé assez simplement et alternant les scènes familiales et de tribunal, j’ai été surtout séduit par le réalisme, l’authenticité et la force qui émanent de ce film de procès ainsi que par la justesse des interprétations dont, en premier lieu, celle de Mélissa Guers.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2024
De très bons acteurs (Roschdy Zem, Anaïs Demoustier et surtout la jeune Melissa Guers), un scénario bien écrit et rythmé ce qu’il faut au service d’un très bon film de procès dont on apprend seulement la teneur le jour du jugement en cour d’assises. Il y est alors question de savoir si la jeune Lise a assassiné oui ou non sa meilleure amie Flora. Les témoins mais aussi et surtout l’avocat général, ainsi que celui de la défense vont alors se lancer dans une joute verbale agrémentée de preuves pour que la vérité soit mise à jour tout en exposant la vie de Lise, 16 ans au moment des faits reprochés. Prenant jusqu’au bout, ce métrage est vraiment très bien construit et nous fera douter jusqu’au bout, tout comme il nous fera endosser l’espace de quelques instants le rôle difficile des parents apprenant réellement ce qu’étaient et faisaient leurs enfants. Glaçant mais efficace !
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