Note moyenne
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A posteriori le rythme du film est très bon et on entre facilement dans l'intrigue, mais je trouve qu'il manque quelque chose au film au début l'acting est vraiment pas terrible, les dialogues du procès dont très bons mais la récitation de Demoustier lu de l'avocat de la défense m'a pas convaincu...
J'apprécie la fin ouverte mais je pense que dans ce genre de film il aurait été préférable de faire un mindfuck final car il n'a pas le poids et la poésie un thriller coréen ;)
Toutefois le cinéma français prend du level je trouve et c'est agréable à voir !
J'apprécie la fin ouverte mais je pense que dans ce genre de film il aurait été préférable de faire un mindfuck final car il n'a pas le poids et la poésie un thriller coréen ;)
Toutefois le cinéma français prend du level je trouve et c'est agréable à voir !
Ce film m'a parlé car je me suis senti concerné par cette situation, ayant déjà effectué le port du bracelet pendant un certain, pour une autre raison je tiens à le préciser. Tout est assez réaliste dans l'ensemble, même si on reste sur la même longueur d'onde tout le long, on ne s'ennuie pas. Les acteurs sont vraiment très bons et c'est ici la force du long métrage du frère d’Anaïs Demoustier, qui joue également dedans. J'ai trouvé un peu dommage qu'il n'y ait quasiment pas de bande originale car cela aurait apporté un vrai plus. Je trouve aussi navrant que l'on tourne autour du pot pendant une heure et demie sans explorer d'autres éléments. La fin est intéressante car malgré un verdict (que je vous laisserai découvrir), on ne sait pas vraiment le fin mot de l'histoire et ça, j'aime. Après, j'ai trouvé que "La fille au bracelet" manquait de caractère même si ce n'est pas raté. J'aurai apprécié de voir des petits trucs en plus pour pouvoir dire que c'est une vraie réussite. Les critiques sont dithyrambiques et cela doit être logique. Je suis assez sévère en général et c'est ce qui me démarque de beaucoup de monde je pense. Chacun son truc mais je vous recommande d'aller le voir pour vous faire votre propre avis. A vous de voir. 11/20.
Très très bon film, j'étais agréablement surprise, je m'attendais pas à être si prise par le déroulement du scénario et intrigue, les comédiens au top. Le genre de film dont on peut se mettre à la place de tlm et partager leur ressenti.
Quels sont les codes et les rapports humains des nouvelles générations ?
Innocente ou coupable ?
Quels sont les codes et les rapports humains des nouvelles générations ?
Innocente ou coupable ?
Décidément.... les films de Stéphane Demoustier me barbent (m'étais même endormie en visionnant - en ligne - le 2e en date) ! Ce 3e opus, "La Fille au bracelet", n'a ni l'attrait d'une enquête policière (car de l'enquête, on ne nous montre rien), ni les tensions d'un film de procès (dont il épouse pourtant la dramaturgie), ni la complexité d'une étude de moeurs. "Lise Bataille" (la prétendue "révélation" Mélissa Guers - ??), bisexuelle très active à 16 ans, a sans doute
spoiler:
tué sa "meilleure amie" Flora, dont elle a partagé le lit après une beuverie "festive" organisée chez elle par cette dernière. Mais la cour d'assises des mineurs qui la juge (curieusement sans huis-clos..) l'acquittera, au bénéfice du doute (dernières images)
.
Le documentariste SD livre, sans surprise, un récit désincarné de l'affaire - l'épure ambitionnée se faisant d'emblée froid exercice de style. Rien de convaincant, rien d'intéressant, rien à sauver - pas même les interprètes (pourquoi un acteur maghrébin pour incarner le père ?... Soeurette Anaïs ridicule en avocat général....).
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Le documentariste SD livre, sans surprise, un récit désincarné de l'affaire - l'épure ambitionnée se faisant d'emblée froid exercice de style. Rien de convaincant, rien d'intéressant, rien à sauver - pas même les interprètes (pourquoi un acteur maghrébin pour incarner le père ?... Soeurette Anaïs ridicule en avocat général....).
Ce film relate le déroulement d'un procès aux assises d'une jeune fille accusé de meurtre. Certes le thème et la forme sont assez classiques au cinéma mais les actrices et acteurs sont bien dirigés et jouent tous très bien leur partition. On suit avec intérêt le déroulement de ce procès.
Ce film est excellent drame juridique. qui m'a mis une belle claque. Excellent film de la part de Stéphane Demoustier. J'ai trouvé que c'était transperçant et à la fois haletant. Je suis resté bloqué sur mon siège. C'était extraordinaire et fantastique comme histoire j'ai beaucoup aimé. Du côté des acteurs Roschdy Zem et Chiara Mastrioanni bluffant et extraordinaire. ils m'ont complètement surpris dans leur rôle des parents de Lise, tout les deux ont un charisme olympien. Melissa Guers, une révélation, elle aussi elle m'a bluffé dans le rôle de Lise Bataille. Incroyable à mon égard. Une prodige est né. Anaïs Demoustier parfatie dans son rôle de juge. Même si elle est un peu coriace. En bref c'est un excellent film qui faut aller le voir, il est absolument génial et époustouflant.
Depuis quand n’avez-vous pas été surpris par un film centré sur un procès ? Dans tous les cas, la proposition de Stéphane Demoustier devrait parvenir à vous étonner ! « La fille au bracelet » est aussi sobre que percutant mais surtout, qu’il est malin ce film : du procès d’un crime sordide, on passe subtilement au procès de la jeunesse actuelle mêlé aux incompréhensions des rapports intergénérationnels.
L’avocate Procureur, qui est pourtant d’un âge relativement proche de l’accusée, est en totale opposition de valeurs. Ses questions sont presque toutes axées sur les pratiques sexuelles de la jeune prévenue. La violence des faits est reléguée par le jaillissement des révélations de l’intimité de cette fille de 16 ans, exposée très brutalement. Intimité qui arrive aux oreilles de ses parents. C’est qu’ils doivent en encaisser des uppercuts durant les audiences ! Car ce qui semble normal pour cette génération totalement détachée (en apparence), semble parfaitement cru et avec un manque certain de repères pour les parents, qui croyaient pourtant bien connaître leurs enfants. Ces êtres deviennent autonomes et échappent fatalement à la compréhension des parents qui eux-mêmes étaient en rupture avec les générations d’avant eux…
Un des temps fort du film est la superbe tirade de l’avocate de la défense, pourtant proche de la retraite, qui, avec sa voix travaillée aux gauloises sans filtres, nous expose les mœurs de la jeunesse d’aujourd’hui sans pour autant la juger. Celle qui doit faire le plus d’effort pour passer sur le fossé générationnel est pourtant celle qui comprends le mieux le combat de la bien nommée Lise Bataille ainsi que celui de sa génération.
Ce film invite au dialogue plutôt qu’au jugement, il invite aussi à s’ouvrir à ses enfants et à accepter leurs différences au même titre que l’évolution des mœurs dans notre société. Cela permet aussi aux masques stoïques -qui servent de protection- de pouvoir tomber et de livrer, fugacement, quelques beaux sentiments, preuve que le travail d’éducation n’a pas été vain.
L’avocate Procureur, qui est pourtant d’un âge relativement proche de l’accusée, est en totale opposition de valeurs. Ses questions sont presque toutes axées sur les pratiques sexuelles de la jeune prévenue. La violence des faits est reléguée par le jaillissement des révélations de l’intimité de cette fille de 16 ans, exposée très brutalement. Intimité qui arrive aux oreilles de ses parents. C’est qu’ils doivent en encaisser des uppercuts durant les audiences ! Car ce qui semble normal pour cette génération totalement détachée (en apparence), semble parfaitement cru et avec un manque certain de repères pour les parents, qui croyaient pourtant bien connaître leurs enfants. Ces êtres deviennent autonomes et échappent fatalement à la compréhension des parents qui eux-mêmes étaient en rupture avec les générations d’avant eux…
Un des temps fort du film est la superbe tirade de l’avocate de la défense, pourtant proche de la retraite, qui, avec sa voix travaillée aux gauloises sans filtres, nous expose les mœurs de la jeunesse d’aujourd’hui sans pour autant la juger. Celle qui doit faire le plus d’effort pour passer sur le fossé générationnel est pourtant celle qui comprends le mieux le combat de la bien nommée Lise Bataille ainsi que celui de sa génération.
Ce film invite au dialogue plutôt qu’au jugement, il invite aussi à s’ouvrir à ses enfants et à accepter leurs différences au même titre que l’évolution des mœurs dans notre société. Cela permet aussi aux masques stoïques -qui servent de protection- de pouvoir tomber et de livrer, fugacement, quelques beaux sentiments, preuve que le travail d’éducation n’a pas été vain.
Le film repose sur une question : Lise a-t'elle tué sa meilleure amie ou pas ?
Le jugement doit être rendu et la vérité doit se savoir.
J'ai été quelque peu déçu par ce film car j'ai trouvé qu'il manquait de surprise et restait un peu fade. Cependant, Anaïs Demoustier tient très bien son rôle d'avocate redoutable.
Le jugement doit être rendu et la vérité doit se savoir.
J'ai été quelque peu déçu par ce film car j'ai trouvé qu'il manquait de surprise et restait un peu fade. Cependant, Anaïs Demoustier tient très bien son rôle d'avocate redoutable.
Excellent film qui fait l’analyse du comportement d’une famille alors que son enfant est accusé du meurtre de sa « meilleure » amie.
A noter, déception dans le choix d’Anaïs Demoustier pour le rôle de l’avocat général ; ce rôle ne lui convient pas du tout, de mon point de vue.
On est balloté entre l’accusation et la défense, le tout dans une tension extrême, mais en réalité peu importe que la jeune Lise soit condamnée ou acquittée, l’intérêt se porte, semble-t-il, sur le comportement de la famille, complètement dépassée par cet évènement dramatique. spoiler: Pour preuve, même la chute, qui nous donne un dernier indice, laisse la porte ouverte aux deux versions, encore faut-il à ce moment-là se souvenir du début du film
. 4 étoiles.
A noter, déception dans le choix d’Anaïs Demoustier pour le rôle de l’avocat général ; ce rôle ne lui convient pas du tout, de mon point de vue.
On est balloté entre l’accusation et la défense, le tout dans une tension extrême, mais en réalité peu importe que la jeune Lise soit condamnée ou acquittée, l’intérêt se porte, semble-t-il, sur le comportement de la famille, complètement dépassée par cet évènement dramatique. spoiler: Pour preuve, même la chute, qui nous donne un dernier indice, laisse la porte ouverte aux deux versions, encore faut-il à ce moment-là se souvenir du début du film
. 4 étoiles.
Vu et avis le 20200224
Tres bien, bien fait, interessant, juste assez intriguant pour que l on ne se sente pas manipulé dans un sens ou dans l autre et que l intérêt du film reside plus dans la question du doute en justice.
J avais vu acusada a sa sortie en france, il y a moins de 9 mois. Lors du générique de debut, j ai vu le nom acusada mais ne l ai pas reconnu. Jusqu'à ce que lise témoigne pour raconter sa version de la nuit elle meme (son second témoignage), je trouvais que le film était extrêmement proche de quelque chose que j avais déjà vu mais que je n' arrivais pas a situer. D ailleurs, je cherchais plus a me souvenir par rapport a des séries télé que de chercher un film.
Ce n'est que a partir de son témoignage que j ai vu des differences. J ai entendu que les intentions du réalisateur sont de s interroger plus sur les personnages autour de lise que sur lise elle-meme. Que la difference entre les deux films reside sur l importance accordee a la famille. Pour ma part, je n'ai pas perçu cette difference. J ai vécu les deux films de la même façon : essayer de me faire ma propre opinion sur les faits relatés, comprendre au delà des témoignages eux-memes. Les deux films sont très bien, fonctionnent tres bien, sont bien écrits et assez cohérents. J ai pris beaucoup de plaisir aux deux films individuellement, et avoir vu les deux ne m a que tres peu gêné et plus a partir du moment ou il y a eu des differences vraiment remarquable entre les deux.
Par rapport à mon souvenir, la fille au bracelet a entre autre été enrichie d'une sexualité encore plus moderne. C était déjà present dans le film argentin, mais encore plus là. Sexualité sans engagement personnel, un peu comme avec un corps désincarné, comme si le corps pouvait être indépendant de la personnalité, de la personne. Desinhibition ou inconscience réelle ou simplement perçue par qui n a pas connaissance de l existence de nouvelles formes de sexualité. Incomprehension et dénis de la famille : nous aussi on a été jeune, elle a fait comme nous, sans réaliser qu'il y a probablement quelque chose de fondamentalement different : une relation différente aux autres.
Le film montre assez bien il me semble, et pour ce que j en ai entendu parler, de cette nouvelle sexualité ; l accablement des parents qui la découvre brutalement.
Le moment que j ai trouvé le plus fort est celui du témoignage de la mère. Le procureur qui rappelle la partialité d une mere dans son témoignage concernant sa propre fille et la mere qui lui retourne la partialité du procureur qui a lui aussi une partialité dans sa comprehension des faits et témoignages. Elle explique alors que depuis deux ans, en temps que mere, elle ressasse ce qu elle sait et croit savoir et que son témoignage est bel et bien le résultat de son analyse en toute franchise. Il me semble que j ai rarement vu aussi bien expliqué que face à des faits proposants plusieurs interprétations, la mère défendant son enfant a autant de chance d avoir raison dans son interpretation que les accusateurs.
J ai beaucoup apprécié aussi que la fille au bracelet réponde brièvement, dans un moment de fatigue, je ne peux pas avoir de réponse a tout. Ma connaissance de la justice se limite quasiment a ce que j en ai vu dans des films, aussii cela fait en effet partie des choses qui m interpellent souvent : dans les enquêtes policière qu on voit habituellement, cela m a l air assez rarement dit. Je ne me rend pas compte à quel point cela peut arriver et cela est légitimement acceptable, mais cela m a semblé crédible et interessant.
Tres bien, bien fait, interessant, juste assez intriguant pour que l on ne se sente pas manipulé dans un sens ou dans l autre et que l intérêt du film reside plus dans la question du doute en justice.
J avais vu acusada a sa sortie en france, il y a moins de 9 mois. Lors du générique de debut, j ai vu le nom acusada mais ne l ai pas reconnu. Jusqu'à ce que lise témoigne pour raconter sa version de la nuit elle meme (son second témoignage), je trouvais que le film était extrêmement proche de quelque chose que j avais déjà vu mais que je n' arrivais pas a situer. D ailleurs, je cherchais plus a me souvenir par rapport a des séries télé que de chercher un film.
Ce n'est que a partir de son témoignage que j ai vu des differences. J ai entendu que les intentions du réalisateur sont de s interroger plus sur les personnages autour de lise que sur lise elle-meme. Que la difference entre les deux films reside sur l importance accordee a la famille. Pour ma part, je n'ai pas perçu cette difference. J ai vécu les deux films de la même façon : essayer de me faire ma propre opinion sur les faits relatés, comprendre au delà des témoignages eux-memes. Les deux films sont très bien, fonctionnent tres bien, sont bien écrits et assez cohérents. J ai pris beaucoup de plaisir aux deux films individuellement, et avoir vu les deux ne m a que tres peu gêné et plus a partir du moment ou il y a eu des differences vraiment remarquable entre les deux.
Par rapport à mon souvenir, la fille au bracelet a entre autre été enrichie d'une sexualité encore plus moderne. C était déjà present dans le film argentin, mais encore plus là. Sexualité sans engagement personnel, un peu comme avec un corps désincarné, comme si le corps pouvait être indépendant de la personnalité, de la personne. Desinhibition ou inconscience réelle ou simplement perçue par qui n a pas connaissance de l existence de nouvelles formes de sexualité. Incomprehension et dénis de la famille : nous aussi on a été jeune, elle a fait comme nous, sans réaliser qu'il y a probablement quelque chose de fondamentalement different : une relation différente aux autres.
Le film montre assez bien il me semble, et pour ce que j en ai entendu parler, de cette nouvelle sexualité ; l accablement des parents qui la découvre brutalement.
Le moment que j ai trouvé le plus fort est celui du témoignage de la mère. Le procureur qui rappelle la partialité d une mere dans son témoignage concernant sa propre fille et la mere qui lui retourne la partialité du procureur qui a lui aussi une partialité dans sa comprehension des faits et témoignages. Elle explique alors que depuis deux ans, en temps que mere, elle ressasse ce qu elle sait et croit savoir et que son témoignage est bel et bien le résultat de son analyse en toute franchise. Il me semble que j ai rarement vu aussi bien expliqué que face à des faits proposants plusieurs interprétations, la mère défendant son enfant a autant de chance d avoir raison dans son interpretation que les accusateurs.
J ai beaucoup apprécié aussi que la fille au bracelet réponde brièvement, dans un moment de fatigue, je ne peux pas avoir de réponse a tout. Ma connaissance de la justice se limite quasiment a ce que j en ai vu dans des films, aussii cela fait en effet partie des choses qui m interpellent souvent : dans les enquêtes policière qu on voit habituellement, cela m a l air assez rarement dit. Je ne me rend pas compte à quel point cela peut arriver et cela est légitimement acceptable, mais cela m a semblé crédible et interessant.
J'ai bien aimé le film ou l'on découvre qu'un enfant nous est un parfait inconnu et que de le juger avec certitude est une gageure.
Le procès est l'occasion de voir les différents jugement sur l'accusée et se faire une certitude.
Le procès est l'occasion de voir les différents jugement sur l'accusée et se faire une certitude.
Clairement en dessous du film argentin acusada dont il est inspiré
Voir même on pourrait le qualifier de remake tant les "emprunts" sont nombreux que ce soit sur l'histoire reprise quasi à 100%, certains points de mise en scène et meme certaines parties de la bande son ...
Bref si vous avez vu l'original, c'est à éviter, et sinon je vous invite à voir quand même l'original plutôt que cette version
La cours d'assise est toutefois bien reproduite, en partie grâce à l'acteur jouant le président.
Voir même on pourrait le qualifier de remake tant les "emprunts" sont nombreux que ce soit sur l'histoire reprise quasi à 100%, certains points de mise en scène et meme certaines parties de la bande son ...
Bref si vous avez vu l'original, c'est à éviter, et sinon je vous invite à voir quand même l'original plutôt que cette version
La cours d'assise est toutefois bien reproduite, en partie grâce à l'acteur jouant le président.
Procès d'1 ado pour meurtre . A t elle tué son amie ?
La présumée coupable est froide , ne laisse aucun sentiment paraître
Le temps de l'adolescence est bien décrit,
La présumée coupable est froide , ne laisse aucun sentiment paraître
Le temps de l'adolescence est bien décrit,
La vie de Lise semble des plus banales ; clle-ci jouit de l'existence au bord de la plage d'un quartier paisible et résidentiel. Son bac en poche, la majorité atteinte, elle aurait tout en main pour affronter l'avenir si elle ne portait point un bracelet électronique dans l'attente de son jugement pour le meurtre de sa meilleure amie.
Inspiré d'une affaire criminelle survenue en Argentine et déjà portée à l'écran, " La fille au bracelet "en propose une nouvelle vision. Le réalisme des événements dépeints se révèle des plus impressionnant. Rarement les arcanes de la justice française n'auront été mises en scène avec une telle habileté renforçant la tension des situations. Stéphane Demoustier ne nous laisse aucun répit, si ce n'est pour nous renvoyer à nos incertitudes vis-à-vis du déroulé de l'affaire. Une fois, le contexte posé, nous nous retrouvons plongés dans la salle d'audience, attendant les prises de paroles de chacun afin d'en découvrir davantage. La tension est à son comble, le fil du récit prêt à se rompre lors de chacune des interventions de l'avocate générale (Anaïs Demoustier). Le spectateur se retrouve confiné dans ce tribunal et retient son souffle jusqu'au verdict, laissant sans voix son audience car le réalisateur cherche davantage à dresser un portrait plutôt qu'à formuler une sentence.
De manière un tantinet gauche par moment, le métrage brosse un portrait guère réjouissant du conflit entre générations. Notre jeune couple, interprété avec une grande sensibilité par Roschdy Zem et Chiara Mastroianni, semble des plus désemparé face aux réactions de leur progéniture. Ils s'aiment, ils la soutiennent, décident de faire front pour elle , mais ne la comprennent pas.
Pire encore, le déroulé de l'audience leur fait de plus en plus prendre conscience qu'ils ne connaissent pas réellement Lise (Melissa Guers). Elle vit avec eux, porte leur nom, ébranle leurs repères au fil du récit mais apparaît telle une étrangère à leurs yeux. Ne reste plus qu'à accepter, refuser de comprendre mais aussi de juger pour continuer à avancer. De réponses, à l'instar du spectateur, ils n'en auront pas, renvoyant tout ce beau monde à cette interrogation introduite par le métrage :"Que savent vraiment les parents de ces intimes étrangers que sont leurs propre enfants?".
A cet effet, tout le travail de mise en scène repose sur les jeux d'opposition entre les protagonistes. Les générations se toisent, toutes ont droit à leur caractérisation sans que des jugements de valeurs ne viennent parasiter l'ensemble. A tout un chacun de se forger sa propre opinion sur l'intrigue sans omettre le plan final.
Lise, une fois acquittée, soustraite à son bracelet électronique, décide d'apposer à sa cheville le bracelet de son amie disparue. Qu'elle peut être la signification réelle de ce dernier plan? De réponses nous n'en auront pas et c'est plutôt habillement joué.
Inspiré d'une affaire criminelle survenue en Argentine et déjà portée à l'écran, " La fille au bracelet "en propose une nouvelle vision. Le réalisme des événements dépeints se révèle des plus impressionnant. Rarement les arcanes de la justice française n'auront été mises en scène avec une telle habileté renforçant la tension des situations. Stéphane Demoustier ne nous laisse aucun répit, si ce n'est pour nous renvoyer à nos incertitudes vis-à-vis du déroulé de l'affaire. Une fois, le contexte posé, nous nous retrouvons plongés dans la salle d'audience, attendant les prises de paroles de chacun afin d'en découvrir davantage. La tension est à son comble, le fil du récit prêt à se rompre lors de chacune des interventions de l'avocate générale (Anaïs Demoustier). Le spectateur se retrouve confiné dans ce tribunal et retient son souffle jusqu'au verdict, laissant sans voix son audience car le réalisateur cherche davantage à dresser un portrait plutôt qu'à formuler une sentence.
De manière un tantinet gauche par moment, le métrage brosse un portrait guère réjouissant du conflit entre générations. Notre jeune couple, interprété avec une grande sensibilité par Roschdy Zem et Chiara Mastroianni, semble des plus désemparé face aux réactions de leur progéniture. Ils s'aiment, ils la soutiennent, décident de faire front pour elle , mais ne la comprennent pas.
Pire encore, le déroulé de l'audience leur fait de plus en plus prendre conscience qu'ils ne connaissent pas réellement Lise (Melissa Guers). Elle vit avec eux, porte leur nom, ébranle leurs repères au fil du récit mais apparaît telle une étrangère à leurs yeux. Ne reste plus qu'à accepter, refuser de comprendre mais aussi de juger pour continuer à avancer. De réponses, à l'instar du spectateur, ils n'en auront pas, renvoyant tout ce beau monde à cette interrogation introduite par le métrage :"Que savent vraiment les parents de ces intimes étrangers que sont leurs propre enfants?".
A cet effet, tout le travail de mise en scène repose sur les jeux d'opposition entre les protagonistes. Les générations se toisent, toutes ont droit à leur caractérisation sans que des jugements de valeurs ne viennent parasiter l'ensemble. A tout un chacun de se forger sa propre opinion sur l'intrigue sans omettre le plan final.
Lise, une fois acquittée, soustraite à son bracelet électronique, décide d'apposer à sa cheville le bracelet de son amie disparue. Qu'elle peut être la signification réelle de ce dernier plan? De réponses nous n'en auront pas et c'est plutôt habillement joué.
On ne viendra pas pour les images ou la créativité cinématographique, heureusement compensés par des très bons acteurs et en particulier la jeune Melissa Guers dans le rôle de Lise (l’accusée), une révélation ici. Mais ce film est vraiment intéressant sur le fond.
Un procès en assise est une difficile recherche de vérité, dans laquelle on ne doit pas se laisser aller à conclure trop vite. Notons au passage que c’est un joli coup de chapeau à la justice : écouter tout ce qui est à entendre, jusqu’au bout, chercher à comprendre le mobile, ce qui a pu se passer, respecter les parties. Tels des jurés, et aussi tels les parents de cette accusée, le scénario nous fait vivre des rebondissements et ébranle nos convictions trop vite formées.
Malgré la sobriété de la réalisation (juste ce qu’il faut de musique, de larmes…) il y a de l’émotion, avec d’un côté ces vies blessées par un meurtre, de l’autre les vies suspendues par une accusation (une présumée innocente et de son entourage). L’émotion est amplifiée par l’âge de la prévenue, perceptible dans sa faiblesse, sa façon de se taire ou d’exprimer ses sentiments, dans les actes qu’elle a posés…
Car au travers du procès, qui est le sujet principal du film, le réalisateur a aussi voulu sonder les rapports intergénérationnels, les jardins secrets d’une jeunesse si différente de ce que nous pouvons imaginer, avec des codes de communication qui ne sont pas les nôtres. Inévitablement la recherche de la vérité viole ces jardins secrets… Et c’est aussi cela qui nous remue.
Un procès en assise est une difficile recherche de vérité, dans laquelle on ne doit pas se laisser aller à conclure trop vite. Notons au passage que c’est un joli coup de chapeau à la justice : écouter tout ce qui est à entendre, jusqu’au bout, chercher à comprendre le mobile, ce qui a pu se passer, respecter les parties. Tels des jurés, et aussi tels les parents de cette accusée, le scénario nous fait vivre des rebondissements et ébranle nos convictions trop vite formées.
Malgré la sobriété de la réalisation (juste ce qu’il faut de musique, de larmes…) il y a de l’émotion, avec d’un côté ces vies blessées par un meurtre, de l’autre les vies suspendues par une accusation (une présumée innocente et de son entourage). L’émotion est amplifiée par l’âge de la prévenue, perceptible dans sa faiblesse, sa façon de se taire ou d’exprimer ses sentiments, dans les actes qu’elle a posés…
Car au travers du procès, qui est le sujet principal du film, le réalisateur a aussi voulu sonder les rapports intergénérationnels, les jardins secrets d’une jeunesse si différente de ce que nous pouvons imaginer, avec des codes de communication qui ne sont pas les nôtres. Inévitablement la recherche de la vérité viole ces jardins secrets… Et c’est aussi cela qui nous remue.
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