Le Temps d'aimer et le temps de mourir
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

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5,0
Publiée le 31 janvier 2010
Il fut un temps - j’étais très jeune et rempli de pseudo certitudes - où je n’aimais pas le cinéma de Douglas Sirk. Un jour pourtant, je me suis trouvé par hasard devant la diffusion de ce film à la télé et suis resté rivé sur ma chaise jusqu’à la fin, ne pouvant me détacher des méandres de cette somptueuse histoire d’amour en temps de guerre (la fin de la seconde guerre mondiale pour être plus précis). Les deux héros - interprétés avec une grande justesse par Liselotte Pulver et John Gavin - traversent ce moment crépusculaire de l’histoire mondiale en portant le poids de l’humanité et de ses tares. Plus tard, le grand John Huston tournera un film similaire, situé dans une autre grande époque de chaos (la guerre de cent ans) et au titre très voisin (Promenade avec l’amour et la mort). Mais Sirk montre là qu’il est lui aussi un grand parmi les grands. Chaque plan est pensé, exécuté de main de maître, sa direction d’acteurs est prodigieuse et la fin arrive de ce fait comme une fatalité inéluctable, désenchantée mais pas désespérée. Malgré tout, il faut continuer à croire en l’être humain, c’est le message permanent du cinéma de Douglas Sirk, dont l’œuvre est à découvrir pour ceux qui ne la connaissent pas encore.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2009
La séquence finale est l'une des plus belles scènes cinématographiques jamais tournée. Le film regorge de scènes magnifiques et qui sont du pur cinéma. Un film qui vieillit bien. Quel plaisir de revoir sur grand écran ce somptueux cinémascope et ces acteurs merveilleux.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2016
Quel magnifique travail cinématographique autour de l'image spéculaire ! Tout au long du film, les reflets sont légion, comme si seul l'imaginaire pouvait ouvrir une brèche dans la barbarie. Dans cette période de désastre, une "permission" de vivre et d'aimer est accordée à un soldat. L'espoir de revoir sa famille se verra métaboliser en fonder une famille. La rencontre de l'être aimé ne fait que majorer l'horreur, la stupidité de la guerre et l'autorisation à exercer son sadisme pour les plus malades des combattants. Le recyclage des criminels et des pervers est particulièrement aisé en temps de guerre. Quel film héroïque sur la difficulté de rester droit, de conserver une éthique et des valeurs sans pour autant se sacrifier.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2018
Qu'il y a-t-il après la guerre et la destruction d'un pays ? Les brèves fulgurance de l'amour. Liselotte Pulver y est merveilleuse. Grande star allemande de 1950, les Français n'en n'ont jamais entendu parlé. Sirk n'abandonne pas son beau style mélodramatique mais l'adapte aux ruines du pays. Deux éléments importants derrière le film : l'activité antimilitariste courageuse de Sirk (Sierck de son nom allemand) et son amitité avec Erich Maria Remarque (scénario) ; Sierck avait laissé son fils en Allemagne lors de son exil de 37: il mourut sur le front russe et Sierck ne le revit pas. Le film met en scène la rencontre du père et du fils. Pour moi le plus beau film sur la guerre.
ClockworkLemon
ClockworkLemon

32 abonnés 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2011
Mélodrame incontournable, chef d'œuvre du septième art, "A Time to Love and a Time to Die" a une puissance romantique et réaliste époustouflante. Non, contrairement aux habitudes de l'époque sur les films de guerre, Douglas Sirk ne magnifie pas l'épopée des soldats américains pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais choisit sobrement de mettre en scène un pauvre soldat allemand de retour dans sa terre natale... Histoire d'un amour maudit par la cruauté de la guerre, mis en scène brillamment par Sirk, "A Time to Love and a Time to Die" est un classique digne de son nom. Une pièce maîtresse du renouveau cinématographique d'après-guerre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Un soldat rencontre une amie d'enfance lors d'une permission. Le scénario est mince mais le film a une belle envergure. Je privilégie quand même tous les moments du couple au détriment du régiment qui semble moins intéressant. Un bonheur fugace imaginé par le réalisateur en souvenir de son fils. Film romantique évidemment mais tendre et doux. Film sur l'amour aussi car en fond, il y a la recherche des parents très émouvante. Beau film
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2015
Une des plus classiques et représentatives des œuvres de Douglas Sirk. Cette rapide histoire d'amour naissante pendant une permission d'un soldat allemand (on aurait préféré de l'allemand sous-titré pour plus de réalisme) est magnifique. Réalisation impeccable comme toujours avec ces éternels contrastes, des champs de ruine avec l'espoir d'une vie meilleure, de l'illusion d'une victoire avec le moral miné des soldats face à l'immondice de la guerre. Les répliques sont quant à elles toujours finement travaillées. Un gros morceau du cinéma à voir sans contestation.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 décembre 2012
La célébration d'un fils mort à la guerre. . Si on regarde le film en pensant que Douglas Sirk est ce père qui cherche à imaginer ce qu à pu être les trois dernières années de vie de son fils , officier dans l Armée Allemande , un fils qu il a quitte alors que ce fils avait à peine 14 ans et dont il a appris la mort sur le Front Russe que tardivement alors qu il travaillait a Hollywood.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2009
Le film est tiré d'une oeuvre d'Erich Maria Remarque dont le titre est "Le temps de vivre et le temps de mourir".
Que Sirk, ou les producteurs, je ne sais pas, ai transformé vivre en aimer est symptomatique. En effet, rarement l'amour aura aussi bien été montré que dans ce film : Liselotte Pulver et John Gavin, tous deux très bons, nous proposent ce qu'il y a de plus pur, de plus absolu en matière d'amour.
Pour dire la vérité, je suis entré dans ce film à reculons : mon premier Sirk (Tout ce que le ciel permet) m'ayant passablement déçu.
Donc, je suis là par un soir d'été, un peu embêté par des ennuis professionnels et les moustiques, et puis, et puis .... le film m'entraîne.
Au début, je me dis "c'est un mélo classique, il va se passer et ceci, et cela...". Et puis, rien ne se passe comme prévu, le scénario (excellent) nous emmène quasi systématiquement là où on ne pense pas aller. Chaque plan est anéanti, remis en question, par le suivant, dans une sorte de tourbillon brillant et vertigineux.
Le film est concentré sur une permission d'une vingtaine de jours, entourée au début et à la fin, de scènes de guerre. Et durant cette vingtaine de jours, c'est toute une vie qui va se jouer. A un moment un personnage secondaire dit à Gavin : "Tu as déjà dépensé 3 jours, ce qui représentent 10 ans d'une vie !".
Un scénario de première bourre, des acteurs principaux irrésistibles, des acteurs secondaires excellents, et une mise en scène exceptionnelle dans sa sobriété. Combien de mouvements de caméra sublimes ? d'images magiquement surréalistes (le corbillard abandonné, le cheval qui brûle, etc...) ? d'éclairs assourdissants de beauté ?
Les aficionados de ce film ne vous diront pas que c'est un chef d'oeuvre. Peut être ne s'agit il que d'un très très très beau film.
Et peut-être la (pure) beauté n'est elle plus si fréquente.
D'autres critiques ici : http://chris666.blogs.allocine.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2009
Mise à part une lourdeur holywoodienne certaine et des visées politiques évidentes, on assiste à un film avec un scénario assez varié, bien réalisé et un peu inhabituel même s'il n'est pas sans rappeler à l'ouest rien de nouveau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2009
Ce film est adapté du roman de Erich Maria Remarque : Le Temps de vivre et Le Temps de mourir; D.Sirk tenait vraiment à en modifier le titre pour rendre encore plus indissociable l'amour et la mort, et l'on pense à la sublime musique de Wagner : Prélude à la mort d'Yseult, un des plus beaux morceaux dédié à l'amour éternel et impossible. Certes il s'agit d'un film de guerre, mais filmé avec l'intensité et la beauté d'un mélodrame,l'histoire d'amour étant d'autant plus forte qu'elle se situe dans un décor en ruines,et si dénonciation du nazisme il y a, elle doit céder la place à l'histoire entre Ernst ce jeune Allemand ,généreux et idéaliste, qu'incarne à merveille John Gavin, et Elisabeth, extraordinaire Liselotte Pulver, si touchante et si vraie dans le rôle !"Seules les choses condamnées peuvent être si douloureusement tendres" déclarait D.Sirk, filmant les 2 amants dans les ruines...
Un film magnifique dont la dernière scène, poignante,semble hantée par ce que le réalisateur imaginait être les dernières semaines de son fils, et qui pour nous, reste inoubliable !...
Ransom Stoddard
Ransom Stoddard

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2012
Aujourd'hui encore, l'incroyable impact de ce film témoigne de l'art de Douglas Sirk dans la tenue et la fluidité de son récit, dans la direction d'acteurs - des interprètes de second plan comme Gavin et Pulver se hissent à la hauteur des plus grands - et dans la beauté visuelle du film : décors à la fois réalistes et stylisés, magnifiés par la splendeur de la photographie du grand Russel Metty.
Le film tout entier est imprégné de la douleur d'un réalisateur dont l'humanisme est battu en brèche par une barbarie que rien ne semble pouvoir arrêter.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2013
C'est le premier film que je découvre du cinéaste Douglas Sirk et mon impression sur ce film est pas mal mais qui met beaucoup de temps à démarrer !! Faire une oeuvre et rendre le personnage principal et quelques Allemands de façon humaine pendant la seconde guerre mondiale est audacieux car le film date de 1956 soit 11 ans aprés les évenements, c'est osé et courageux . Un soldat nommé Ernst a une permission de 3 semaines pour rentrer en Allemagne retrouver sa famille mais arrivée sur les lieux, la maison et les allentours sont en ruines et les parents disparus. Pendant 1 heure 15 minutes, je me demandais quel est le but de faire un long métrage long qui me parraissait ennuyeux, j'ai mème faillit arreter et passer à autre chose. Et puis, l'histoire d'amour avec une étrangère m'a d'un coup passionner et la réflexion sur pourquoi fait on une guerre dans une vie qui possède de belles choses m'a bien plu. John Gavin et Liselotte Pulver sont remarquables et la mise en scène est plutot soigné. Avis mitigé et partagé.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2017
Séance de rattrapage avec le film qui est considéré comme la référence du mélodrame… flamboyant. Flamboyant oui, mais subtile, car jamais forcé et ni démonstratif ; équation difficile à réaliser dans un genre cinématographique nécessitant une certaine légèreté. Commençons par le thème du film témoin d’un grand courage de l’auteur. On est en 1958, et Douglas Sirk adapte un roman dans lequel le personnage principal est un soldat allemand de la seconde guerre mondiale sur le front russe qui revient à la vie civile le temps court d’une permission. Les procès des officiers nazis vont avoir lieu, la cicatrice est encore fraiche et montrer un officier allemand érigé en victime d’une idéologie absurde et criminelle tout autant que le peuple allemand et les soldats d’en face est une gageure… et le mélodrame est peut être un genre cinématographique qui le permet en 1958. Pour être le plus juste, sans faire un plaidoyer politique, Sirk détaille à travers plusieurs personnages les différents niveaux de responsabilité au sein du peuple allemand. Visionnaire, la scène où Graeber (le soldat allemand) rencontre un ex copain de classe devenu dignitaire nazi et lui pose la question de la responsabilité individuelle et peut être la nécessité de désobéir. Des questions qui seront posées lors des procès des nazis. Sirk aussi montre son attachement à la culture allemande riche, lui-même allemand, et sa désolation de voir cette culture mise à mal par le régime totalitaire.
Malgré ce courage et cette intelligence affichés par Sirk, j’ai eu du mal à adhérer au grand écart entre discours politique et film commercial propret hollywoodien : cinémascope, technicolor, musique grandiloquente,… Et puis à vouloir diluer les responsabilités individuelles dans la responsabilité collective, il regarde les personnages les plus abjects avec un œil bienveillant. L’exemple le plus flagrant est le fils de laitier copain d’enfance de Graeber qui est montré comme un rustre sans malice à qui le régime à donner l’occasion de s’élever socialement… dangereux mais pas méchant. Le seul nazi que l’on nous montre est un irresponsable… c’est limite.
Un film courageux… mais le mélodrame commercial consensuel, trop peu pour moi.
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2022
Se plaçant du côté des Allemands, Sirk donne une vision à la fois humaniste et angoissée de la 2nde guerre mondiale, que ce soit sur le front russe ou en Allemagne, où retourne en permission un jeune soldat. Tout l'univers mélodramatique du cinéaste est magnifié par l'utilisation des couleurs, ici en teintes essentiellement sombres, une des rares exceptions étant la vaste demeure immaculée du chef de district où tous les excès sont permis.
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