Avis : Le Temps d'aimer et le temps de mourir - Page 3
Le Temps d'aimer et le temps de mourir
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brunocinoche
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3,5
Publiée le 13 octobre 2016
Le genre de scénario mêlant la passion amoureuse et l'épopée guerrière qui sied au maître du mélo, Douglas Sirk. Les images sont magnifiques bien qu'elles aient besoin d'une bonne restauration, la mise en scène de Douglas Sirk est soignée, l'histoire classique est poignante et bien mené, ce qui pêche surtout ici, ce sont les 2 acteurs principaux, dont le jeu daté nous empêche de ressentir toute l'émotion que l'on devrait au regard du scénario et de la mise en scène.
Un grand film, réalisé par Douglas Sirk, appelé de manière courante le maître du mélodrame Hollywoodien. Voilà un film personnel, touchant et ambitieux; peut être pas original ce qui en serait l'unique faiblesse. Une chose est sûre en tous cas : le film nous séduit totalement. Cette manière d'exercer tout au long de celui-ci un contraste entre l'amour et la guerre, qui est bien plus fort qu'un contraste entre la vie et la mort, est admirable. "Faut-il aimer pour vivre ou vivre pour aimer?" voilà la question qui semble donner tout son sens au film. Pour commencer notre analyse, observons la mise en scène. Les plans sont beaux et intéressants. Il y a peu de gros plans ce qui peut être surprenant dans un film de Douglas Sirk, dont les oeuvres sont de manière générale très orientées vers l'abstraction lyrique. L'abstraction lyrique prend dans ce film une autre forme, avec notamment beaucoup de plans américains et un usage des couleurs particulier ce qui permet de rendre particulièrement émouvants les personnages ou les lieux. Concernant les acteurs, ils sont très bons et surtout très bien dirigés. Les personnages, quoique de nature plutôt banale, s'avèrent attachants et même intéressants et cela est du davantage aux acteurs qu'au scénario. La gestion du mouvement est de bonne qualité, ce qui permet la création d'ambiances mais également l'émotion. Il y a quelques très beaux mouvements de caméra dans le film, qui possèdent tous une utilité particulière. Godard, dans une critique devenue célèbre, soulignait la présence indéniable de Sirk dans le film. Selon Godard, tout l'intérêt du film réside dans la manière dont Sirk accompagne chaque mouvement de ses personnages ou de la caméra. La mise en scène est donc excellente parce qu'elle est personnelle et donc unique. Un grand film américain tel qu'on les apprécie. A voir pour tous, cinéphile ou non.
Peu importe la nationalité de l’individu portant l’uniforme, ses souffrances sont les mêmes. Que ce soit dans la steppe sous les ruines ou accablé par la propagande le soldat qu’il soit vert de gris ou autre subit toujours les horreurs d’un conflit en répandant en fonction des contextes sa sensibilité ou ses angoisses.
Incluant séquentiellement selon les sites les horreurs de la guerre et le repos temporaire d’un guerrier récupéré par les sens le temps d’une permission ce magnifique opus romanesque délivre une panoplie dialectique assez complète sur toutes les perceptions nécessaires à deux climats particuliers. La guerre et les sentiments.
Douglas Sirk est un grand monsieur. Aidé considérablement par le support papier du roman de Erich Maria Remarque cette œuvre somptueuse est une fresque émotionnelle mélodramatique exceptionnelle extirpant de nos profondeurs des sensations de plus en plus recluses suite à nos climats couillus mettant aux placards nos potentiels de midinettes.
Jouons le jeu devant cette vitrine luxueuse, un peu naïve mais tellement efficace dont la finalité impitoyable s’élabore tout le long d’un parcours fait de glaces, de plaisanteries de sapeurs, d’alertes et de passions éphémères grisant un soldat en alternance.
Un très grand film sur une boulimie passionnelle accumulée par un sursitaire que le destin laisse souffler quelques instants en lui offrant avant de l’emporter un morceau de bravoure suite à une condition enfin perçue.
Ce n’est pas un « film de guerre » : on n’y voit aucun soldat de l’autre camp, ni combat, ni bataille. Mais c’est un film sur la guerre, vécue du point de vue des victimes : les soldats envoyés au front et les populations civiles qui subissent à la fois les bombardements et la répression. Dans ce grand « mélodrame flamboyant », les scènes consacrées aux désastres produits par la guerre sont les plus réussies : les lieux de la vie passée transformés en ruines, la peur, les solutions de fortune pour survivre ou se cacher. Les meilleurs artifices du spectacle Hollywoodien sont au service du propos, magnifié par les couleurs, les décors, le rythme et l’ampleur de la mise en scène. Les moments consacrés à la relation amoureuse sont un peu moins convaincants, tendant parfois vers la mièvrerie. Mais le souffle lyrique de l’œuvre l’emporte, pour conclure par une scène autant émouvante que symbolique, merveilleux condensé de l’absurdité de la guerre.
Le Temps d'Aimer et le Temps de Mourir de Douglas Sirk, est un film en temps de guerre, mais son approche est différente. Il est tourné tel un mélodrame, de plus il se place à l'arrière, pendant la permission d'un jeune soldat allemand, Ernst Graeber. Pensant retrouver ses parents et sa petite vie paisible pendant 3 semaines, il va vite déchanté. Villes en ruines, êtres chers disparus, bombardements à répétition... Il a tout simplement quitté un front pour un autre. C'est comme ca, la guerre est pareil pour tout le monde, soldats comme civils. Mais malgré tout il faut tenter de passer outre, de penser à autre chose, d'oublier, car comme le dit si bien Reuter " notre temps de permission, c'est notre temps vie. Ici 3 jours valent 10 ans". Pour cela il va être aidé de la sublime Elizabeth Kruse. Jouée par la belle Liselotte Pulver - dont je suis tombé amoureux au moins autant et aussi vite que Graeber - Elizabeth est une femme forte, courageuse, refusant de céder à la peur et de se cacher sans cesse dans les caves et abris. La magnifique histoire d'amour entre les 2 jeunes tourtereaux nous donne de l'espoir et un peu de vie, à l'image des camarades de chambrées d'Ernst retrouvant leur gaieté quelques instants à travers les récits du jeune homme. Ici au milieu des décombres et des impacts d'obus, un simple détail semble magnifique. Une pousse de persil, un arbre renaissant, une porte pleine de messages, un restaurant clandestin et sa cave où la guerre paraît ne pas exister. Mais très vite la réalité frappe à nouveau, la foi est mise en doute, la peur est présente comme on peut le voir la première fois oú Elizabeth et Graeber s'enfonce dans le bunker. Et le pire intervient le jour où la fin de la permission à sonné, un retour en Russie tel un appel à la mort, autant pour l'un que l'autre. Tout ça pour arriver à ce final terrible, la lettre d'Elizabeth, la sublime partition, la mise en scène léché et surtout la mort. La mort d'Ernst Graeber dans le film, mais bel et bien la mort d'un fils pour Douglas Sirk, qui vient ici mettre en scène le dernier souffle de son fils mort lui même au front. Que dire de plus, pas grand chose. Le Temps d'Aimer et le Temps de Mourir c'est indispensable, ca fait du mal, ça fait du bien, ça fait pleurer, ça fait rêver (Liselotte Pulver je t'aime), mais surtout ça fait rester bouche bée un bon bout de temps. Immense film.
C'est à la fois un bon film de guerre, dans des décors de fin du monde, et un beau mélo tragique (la spécialité de Douglas Sirk), avec ce qu'il faut de sensibilité et d'émotion. C'est aussi un point de vue original, celui d'un Allemand qui prend conscience de l'absurdité de son combat. Que ce point de vue fasse l'objet d'un film américain, tourné en Allemagne, est à noter. Le Temps d'aimer et le temps de mourir est une oeuvre humaniste, empreinte de compassion, touchante par sa simplicité et par l'engagement sincère des acteurs. Comme dans À l'ouest, rien de nouveau (autre film tiré d'un roman d'Erich Maria Remarque), la scène finale a une portée symbolique et résume le film : non-sens, force des sentiments, tristesse mais espoir de renouveau.
Chef d'oeuvre humaniste de Douglas Sirk. Ce film amène à une véritable réflexion sur la stupidité de la guerre et ses conséquences. Film à découvrir absolument.
Une histoire d'amour poignante dans une Allemagne en ruine, le réalisme suffocant du front germano-russe, entre espoir et désolation, "A time to love or a time to die" s'impose comme un film incontournable.
C'est un beau petit film romanesque, avec beaucoup de moyens techniques et beaucoup d'argent. Il n'égal pas la croix de fer ou à l'ouest rien de nouveau. Il y a tous les clichés liés au drame dans l'espace d'un quartier et du plus en feu et en flamme.
Un mélodrame en temps de guerre, à la fois émouvant et profondément pacifiste et humaniste, aux images sublimées par le Technicolor, mais au récit un peu mielleux.
Épouvantablement ennuyeux. C'est la mise en scène d'un livre qui n'a a priori pas l'air très intéressant au vu de ce que ça donne à l'image. Ce n'est même pas vraiment long tant ça ne présente aucun intérêt. La musique du compositeur hongrois est cependant très bonne. De même, sont bons les plans et les acteurs, mais tout cela est au final ennuyeux au possible.
Un début fort et émouvant qui vous hante tout au long de ce film à peine mélo! Plus fort qu'une histoire d'amour (et c'est peu de le dire!) la guerre est partout, même lointaine, absente... dans les ruines, dans les esprits. La peur aussi. Le sentiment humain! L'amour. Superbe. Laissez-vous porter et vous ne le regretterez pas.
Pas mal y voit en ce long-métrage une des plus grandes histoires déchirante d'amour du cinéma. Ça me fait doucement rire. De voir un soldat tourner en rond dans une Allemagne qui s'effondre sous une histoire peu intense en tout cas pas assez forte pour moi m'a laissé souvent dans les décombres.
Mélo chronologique dans lequel les héros voient chacun de leurs souhaits réalisés malgré une situation de guerre et/ou difficile: D'aucuns pourront donc préférer des histoires + complexes...