Le Temps d'aimer et le temps de mourir
Note moyenne
4,2
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59 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2024
En suivant la permission d'un jeune allemand désabusé après deux années de combats se dessine le portrait contrasté d'un pays contraint de se confronter à son inquiétant futur par la perspective de l'inéluctable défaite à venir. Alors que se croisent nazis, résistants, simples citoyens ou soldats entre déni et honte, l'histoire glisse du film de guerre au mélodrame via une touchante romance qui rappelle la force et les illusions de l'Amour. Soutenue par un harmonieux couple de cinéma, la mise en scène efficace, réfléchie, explicite, évite les écueils du genre que sont didactisme, mièvrerie et pathos (malgré la lancinante musique). Mais au-delà du récit même, cette intrigue est d'abord celle d'un père, Douglas Sirk, qui fantasme les derniers jours d'un fils disparu, couvrant de son ombre chagrine l'enjeu de l'oeuvre, entre espoir chimérique et mélancolie souffrante. Où réalité et fiction se lient dans une ultime tentative désabusée d'orner de douceur un destin funeste... Bouleversant.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2022
Annoncé de façon dithyrambique sur Arte, on s’est laissé prendre. Déception, à l’arrivée.

Aborder le sujet de la 2ème guerre coté allemand sur le front russe et dans les villes sous les bombes en 44, voilà une approche originale, sur la base d’un livre de E. M. Remarque, auteur pacifiste reconnu, et qui d’ailleurs joue un petit rôle d’un résistant de l’intérieur.

Mais D. Sirk n’a pas su sortir de son environnement hollywoodien , et son film a vieilli avec lui. Décors de guerre pas réalistes, héros bien propres sur eux au milieu des bombes, clichés sur le copain lycée devenu chefaillon nazi débauché, tout y passe et nous laisse sur le bord d’un chemin que nous aurions volontiers suivi.
TV1 - février 2022
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2022
Film à l'eau de rose sur un Allemand Nazi revenu dans son pays et tombant amoureux et, forcément, ne voulant pas retourner au front en Russie.
Un point de vue étonnant rappelant un point de vue humain et avec un fin boostant un peu le film.
J'ai beaucoup aimé la qualité de la colorisation et la musique accompagnant tout le film (on se croirait dans Benhur, lol). Pour l'histoire, elle traîne beaucoup...
3/5
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Même si la réalisation est aujourd'hui dépassée, le sujet du film et la façon de présenter le côté allemand pendant la seconde guerre mondiale est très intéressant et nous montre, s'il était encore nécessaire de nous le prouver, à quel point les guerres sont inutiles, et combien elles font des victimes physiques mais aussi morales dans les deux camps. Une rare exploration de cet aspect des belligérants germaniques. A voir ou revoir...
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2016
(...)Là où le film atteint une dimension qui dépasse le cinéma pour Sirk, c'est quand il a la lumineuse idée de donner le rôle du professeur Pohlmann à l'écrivain qu'il adapte, Erich Maria Remarque. Tout comme le personnage du livre (et du film), Remarque fût persécuté durant la guerre par le régime nazi et ses oeuvres furent interdites (notamment sa plus célèbre "A l'Ouest, rien de nouveau"). Douglas Sirk lui donne là l'occasion d'une revanche éclatante et son rôle donne les clés de la morale finale du film. il s'agissait d'une des premières fois où un écrivain apparaissait dans un film un film adapté de son propre roman. Autre apparition qui régalera les cinéphiles, c'est celle de Klaus Kinski. En voyant son nom au générique, j'ai guetté tout le long du film sa scène et je n'ai pas été déçu. Lorsque Ernst va retrouver le père d'Elisabeth, il incarne l'officier SS au bureau et il nous offre un de ses fameux regards hyper flippant avec ses yeux bleus, superbement mis en valeur dans ce plan par la magnifique lumière de la scène. Une des meilleures scènes du film. D'un point de vue formel justement, on est devant du très niveau. Cadres somptueux, couleurs magnifiques, mouvements délicats, jeux d'ombres bref tout un arsenal qui nous fait ressentir l'émotion avec beaucoup de force. Si le film ne compte aucune scène d'action à proprement parler, il n'en reste pas moins très spectaculaire avec ces scènes où le héros déambule dans la ville en ruines et que les bombes pleuvent autour, détruisant tout ce qui nous donne des plans impressionnants. La peur, le danger, on ressent tout cela à la perfection et l'on vibre vraiment avec eux. C'est beau, émouvant sans être mielleux, passionnant d'un point de vue philosophique et pour peu que l'on se laisse pénétrer par l'atmosphère et le rythme du film, on en ressort bouleversé. A lire sur
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2022
Il n'y a pas que les occupés qui ont souffert pendant la seconde guerre mondiale. Ce film nous raconte une histoire simple d'un soldat allemand en permission. Il rencontre la fille dont le père, médecin, a été déporté en camp de concentration et en tombe amoureux. Lui-même ne sait pas si ses parents ont pu se réfugier quelque part avant que leur maison ne soit détruite sous les bombes. La force de cette œuvre, c'est qu'elle nous montre les deux côtés de l'humain tout cela dans un contexte anxiogène où chacun essaye de survivre voire d'aimer.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2022
Il ne faut pas s’arrêter au scénario conventionnel du film (et du roman d'Erich Maria REMARQUE : l’histoire d’amour entre Ernst Graeber (John Gavin, 27 ans), soldat sur le front germano-russe, qui obtient, pendant l’hiver 1944, une permission de 3 semaines et Elisabeth Kruse (Lilo PULVER, Suissesse de 29 ans), fille de son médecin de famille. D’autant que, pour des raisons de convention, les dialogues des Allemands sont en anglais (seuls les Russes parlent leur langue), production américaine Universal oblige. C’est avant tout une description de la fin de la seconde guerre mondiale (tournée 12 ans après), vue du côté allemand [l’écrivain Erich Maria Remarque l’avait déjà fait pour la 1ère guerre mondiale avec « A l’ouest rien de nouveau » (1929), son 2e roman à 31 ans et adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone] : maisons détruites (celle d’Ernst) par les bombardements américains, arrestation d’opposants (père d’Elisabeth), surveillance de la population par des partisans nazis (qui n’auront pas de problèmes pour se reconvertir et se mettre au service de la Stasi lors de l’occupation soviétique), train de vie luxueux mené par les chefs nazis (dont un ami d’enfance d’Ernst, devenu chef de district et qui en profite pour régler ses comptes avec son ancien professeur Pohlmann) alors la majorité de la population n’y croie plus et attend la défaite (plus personne ne fait le salut hitlérien). C’est aussi une dénonciation de l’absurdité et cruauté de la guerre (exécutions arbitraires de civils notamment), toujours d’actualité malheureusement. Une part autobiographique est vraisemblable, vu que Douglas Sirk, ayant quitté l’Allemagne en 1937, a eu un fils, Klaus, avec sa première femme (partisane nazie) et qu’il est mort sur le front russe en 1944. Enfin, on retrouve les caractéristiques des mélodrames de Sirk : le CinémaScope [procédé inventé en 1926 par le français Henri Chrétien (1879-1956) qui comprime l’image lors de la prise de vues (anamorphose) et qui l’étire, de façon panoramique, lors de la projection] succédant au Technicolor, son directeur de la photographie, Russel MUTTY (8e collaboration sur 9) et le recours pour la musique, non pas à Franck Skinner mais à Miklós RÓZSA (3 Oscar en 1946, 1948 et 1960). Cerises sur le gâteau : l’écrivain Erich Maria Remarque (60 ans) joue le professeur Pohlmann et Klaus KINSKI (32 ans), un lieutenant de la Gestapo.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juillet 2018
L’un des plus beaux mélos de Sirk, l’un des plus sombres aussi. Le film manque parfois un peu d’un fil directeur, mais c’est que ce fil est la guerre elle-même et ses effets dévastateurs, au front comme à l’arrière. Sirk ne lésine pas sur les moyens et réussit à sublimer les bombardements et les ruines sans tomber dans l’indécence d’occulter l’horreur qu’ils représentent. Avec tout l’artifice qui caractérise son cinéma, il parvient quand même à offrir l’une des représentations les plus saisissantes de la guerre que j’aie pu voir sur un écran. Et il effleure au passage le concept de banalité du mal, 5 ans avant Hannah Arendt (même si c’est sûrement plutôt à mettre au crédit du roman d’Erich Maria Remarque qui est adapté ici).
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
un beau film de guerre sur la seconde guerre mondiale contre les nazis et sur les soldats qui souffrent et qui se battent.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2009
Ecrire sur «A time to love and a time to die» (USA, 1958) de Douglas Sirk comporte deux difficultés patentes et de taille. Il s’agit d’une part de traduire la pléthore d’évènements sensoriels délivrés par le film et d’autre part de produire un texte alternatif à la critique «Des larmes et de la vitesse» écrite par Jean-Luc Godard à propos de ce film. Outrepassons-les. Cet avant-dernier long-métrage du «Prince du mélodrame» rend hommage au fils de Douglas Sirk, Klaus Detlef Sierck, icône du cinéma hitlérien, enlevé au cinéaste par le régime nazi. Le personnage de John Gavin porte en lui le souvenir de Klaus Sierck. Ce retour en arrière, bond dans le passé d’une Allemagne délétère qui inspirera grandement Fassbinder, est figuré par les trois lieux principaux du film : le champ de bataille sur lequel les cadavres pleurent dans la neige, la ville détruite sous les bombes des Alliés et la mansarde salvatrice dans laquelle les deux amants viennent se réfugier des turpitudes du monde et de l’Histoire. La sophistication infinie de Sirk, reléguant Lubitsch au rang du vulgat, atteint dans cette œuvre son apogée. La photographie de Russell Metty, toujours remarquable chez Sirk, confine en l’occurrence au génie simultanée des peintures impressionnistes et des estampes japonaises. En croisant, volontairement ou non, les esthétiques, Sirk élargit son drame aux dimensions de l’universel. Pleurer la déliquescence l’Allemagne revient à s’apitoyer sur le sort du monde. La pensée sensitive de Sirk ablue tout nationalisme restrictif pour lui préférer les largeurs de l’universel. De la part d’un homme qui a fuis le pays dont il aimait tant l’esprit pour une contrée inconnue (Hollywood), cet universalisme humaniste n’est pas anormal. «A time to love and a time to die» traverse les nappes de temps, joue entre les figures et chante le requiem d’un monde sous les décombres. Dans ce paysage, des mots jusqu’aux étreintes que s’échangent Gavin et Pulver sont des rayons d’espoir.
XXR
XXR

6 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2010
Très bon mélo de Douglas Sirk, qui évite les pièges de ce genre de film (scènes larmoyantes accompagnées de violons grinçants), l'actrice Liselotte Pulver se distingue par sa spontanéité et sobriété que certaines "grandes" n'ont pas toujours.
La photographie Cinémascope est tout simplement parfaite...
Captain Hub'
Captain Hub'

3 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2022
Douglas Sirk est né Hans Detlef Sierck en Allemagne, à Hambourg en 1897. Devenu en 1934 réalisateur à l'UFA, il choisit, par antinazisme et pour protéger sa seconde femme d'origine juive, de fuir l'Allemagne hitlérienne en 1937 et d'abandonner son fils né d'un premier mariage avec Lydia Brincken, une actrice totalement acquise à l'idéologie nationale-socialiste. Inconsolable, Sirk ne se remettra jamais de la perte de ce fils, enrôlé, apprendra-t-il, dans les Jeunesses hitlériennes puis envoyé sur le front russe où il perdra la vie. Lorsqu'il tourne Le Temps d'aimer et le Temps de mourir (A Time to Love and a Time to Die, 1958), Douglas Sirk réalise probablement son film le plus personnel et son œuvre la plus bouleversante. Ernst Graeber (John Gavin) est en 1944 un soldat allemand sur le front russe. Au cours d'une permission, il retrouve sa maison détruite, ses parents disparus et une Allemagne en train de sombrer sous les coups des bombardements alliés. Dans le quotidien de cette tourmente de fer, de feu et de sang, il va retrouver Elizabeth Kruse (Liselotte Pulver), une amie d'enfance dont il va tomber amoureux et vivre avec elle une passion aussi incandescente qu'éphémère.......

Voir la suite de ma chronique à partir d'un photogramme extrait du film:
https://etoilesdetoiles.blogspot.com/2021/09/les-liens-familiaux-chez-douglas-sirk.html
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2012
Voici un mélodrame parfaitement réalisé, qui nous offre une réflexion intéressante sur les responsabilités individuelle et collective dans une période de conflit. Même s'il a un peu vieilli, il vaut le coup d'oeil.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2026
Je ne dirai pas que ce film est un simple mélodrame comme tous les films de Douglas Sirk de cette époque en fin de carrière. Ne pas oublier les années 30 et 40 où Douglas Sirk était un maître du film noir, policier et Thriller et cela se voit dans ce film qui montre d'abord la guerre nazie et les massacres de civils russes comme des résistants allemands.
Donc pour moi je suis désolé mais c'est d'abord un film politique contre le nazisme et ses crimes y compris dans la guerre où les Russes souvent civils ont été massacrés par millions par les nazis allemands.
A la limite l'idylle entre Ernst Graeber et Elizabeth Kruse est secondaire dans cette fin de 2nde guerre mondiale entre Allemagne sous les bombes et le nazisme et le front russe où 30 millions d'êtres humains 27 côté soviétiques et 3 côté allemands perdront la vie et cela nous montre que c'est ce sacrifice de l'armée rouge et des partisans qui a vaincu le nazisme de 1941 à 1945 et non pas les quelques mois entre Normandie et Ardennes où les Gis ont eu 1000 fois moins de morts en affrontant 15% des armées nazies et pas les plus aguerries.
Bref, un film réalisé par un metteur en scène d'origine allemande qui a quitté l'Allemagne nazie en 1939 pour Hollywood et qui haïssait le nazisme et la guerre.
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