Un Grand amour de Beethoven
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Grouchy
Grouchy

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2,5
Publiée le 12 février 2012
Le gros point fort du film de Gance est la séquence de la surdité de Beethoven : le montage est crédible et poétique malgré la gravité du fait. Le son apporte par contre des problèmes, vu qu'il en est à ses débuts au cinéma.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2011
Quel cinéaste français pouvait mieux que Abel Gance donner une représentation de la vie de Beethoven ? Je ne vois pas. Le souffle legendaire du cinéaste est passé même sans doute d'une façon excessive,non pas excessive sur l'esprit de cette histoire mais sur les nombreux épisodes montrant le musicien si malheureux et si pauvre. Abel Gance ne se raconte pas tellement sa mise en scène est forte. A chaque séquence, il y a toujours quelque chose de plus que l'indispensable pour nous en mettre plein la vue. Mais, comme c'est fort beau la plupart du temps,nous n'allons pas nous plaindre. C'est un paradoxe que ces remplissages, car contrairement aux romans ou il faut remplir une page vierge;au cinéma il faut débarrasser le champ de la caméra que tout ce qu'il y a en trop. Inutile de dire quelle place la musique de Beethoven tient dans ce film et quels magnifiques montages Gance à réalisé...C'est absolument à ne pas rater. Sur le plan sentimental,il y a plus de choses à dire car si Juliette Guicciardi a bien été l'inspiratrice de la ''sonate au clair de lune'' elle ne fut sûrement pas celle de ''la lettre à l'immortelle bien aimée'' et lui attribuer cet honneur est une offense à l'histoire. L' « immortelle bien aimée » restera  une des passions de ce surhomme qui n'en manqua pas. Jany Holt, ici, se fait voler la vedette par Anne Ducaux et ce fut pour moi une surprise que l'étonnante héroïne de ''l'alibi '' passe autant inaperçue. Parmi toutes les géniales trouvailles audiovisuelles de ce film rare,je garderai les images du moulin en mémoire ...Il restera pour moi le moulin du cinéma.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2007
Au final, force est de reconnaitre qu'il ne se passe pas grand chose dans ce film, et pourtant, il n'est pas ennuyeux la moindre seconde, mise en scène monumentalement par Abel Gance, qui arrive ici à trouver une osmose décocertante entre les images et la musique, d'une beauté et d'une puissance incomparale. Et alors que l'on en apprend pas beaucoup sur la vie de Beethoven (on aurait peut-être aimé en savoir un peu plus) ce film reste unformidable moment de cinéma, ou la beauté des images et de la musique ne semble faire qu'une. L'étonnante sobriété d'Harry Bair ne fait d'ailleurs que renforcer cette impression. Un film remarquable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 janvier 2026
La première fois que j'ai vu ce film, j'ignorais qu'il avait été mutilé à sa sortie pour cause de longueur excessive, le péché mignon d'Abel Gance. Voilà que je m'explique mieux ce montage étrange qui rend le film si brouillon et donne un tour si condensé à la vie de Beethoven.
Il y a toujours dans les films de Gance, même dans les moins bons, des beautés, des fulgurances, qui les distinguent ou qui les sauvent en partie. C'est sans doute le cas ici mais je ne retiens de "Un grand amour de Beethoven" que l'insurmontable ennui où il m'a plongé. Et en définitive, ce n'est pas tant le montage chaotique et les raccourcis imposés au récit qui posent problème que le style et le lyrisme lourdingues du cinéaste, le rythme apathique de la réalisation, avec ses gros plans interminables sur des visages torturés.
Thérèse aime Ludwig qui aime Juliette qui en aime un autre, qu'elle épouse. C'est en somme cette relation schématique et anecdotique que propose Gance. Déjà, son trio d'acteurs est mauvais, autant que mal dirigé.
J'aime beaucoup Harry Baur mais quand il parait en Beethoven de 31 ans, c'est déjà rédhibitoire. Et juste grotesque. Le comédien n'existe pas en amoureux, tandis que le musicien est déjà figé dans sa légende. Les deux femmes de sa vie, pour l'heure ses élèves, Thérèse de Brunswick et Juliette Guicciardi, respectivement Annie Ducaux et Jany Holt, sont composées sur un mode tragique et outrancier venu du cinéma muet, dont il semble souvent que Gance n'est d'ailleurs pas complètement sorti. Le réalisateur filme ses actrices en gros plans pathétiques, comme des images pieuses, comme des saintes, qui ne leur rendent vraiment pas service. D'autant moins qu'elles ne sont absolument pas caractérisées. C'est de l'amoureuse compassée et complètement creuse -théorique et sans la moindre vitalité- que la musique de Beethoven met en transe dans une invariable démonstration de romantisme surannée et pleurnichard. Annie Ducaux, imbuvable malgré son beau visage filmé ostensiblement, en est réduite à s'évanouir deux fois sous l'effet d'une émotion qu'on ne ressent jamais.
Car, c'est bien le problème du film d'être incapable de faire passer la moindre émotion, qu'elle soit sentimentale ou musicale. Comme il se doit, les œuvres de Beethoven accompagnent les étapes de sa vie et surtout ses sentiments et émois. C'est pourquoi Gance fait résonner, plus que de raison, les premières mesures de la Cinquième à chaque fois que l'heure est grave.
Le cinéaste tente bien d'invoquer le génie de l'artiste mais c'est tellement maladroit et d'un formalisme si paradoxalement romanesque qu'il ne fait qu'exposer les poncifs de l'artiste maudit.
Le pathétisme attaché à la fin de Beethoven résume, davantage que son inventivité, la grandiloquence et le mysticisme souvent indigeste du réalisateur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 décembre 2008
En dehors du fait qu'il ait été un pionnier, Abel Gance n'a pas le talent de ses ambitions, ce film le démontre encore malgré la performance d'harry Baur.
jarvi
jarvi

50 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2024
Vu le 4 septembre 2024 à la Cinémathèque française.
Le film, qui n'est pas sans qualités, est accablant par l'utilisation le plus souvent déplorable de quelques "tubes" de l'immense LvB, qui subissent des arrangements abusifs, ainsi un mouvement de sonate devient, contre toute logique, une pièce d'orchestre, dans la scène "pathétique" où Beethoven improvise au piano pour consoler une mère qui vient de perdre sa petite fille.
Le scénario est un empilement de scènes improbables et larmoyantes.
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