4977 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
216 critiques spectateurs
5
49 critiques
4
82 critiques
3
52 critiques
2
27 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2015
Un bon crû des frères Cohen. Un hommage au film noir et aux films de gangsters qui revisite totalement ces deux genres pour livrer une oeuvre à la fois sombre et drôle. Les acteurs sont tous exceptionnels: Gabriel Byrne est parfait dans son rôle de bandit cérébral et impassible, Jon Polito et John Turturro livrent de véritables performances. Le scénario avance très vite et peut parfois perdre le spectateur mais sa construction force l'admiration. Les dialogues sont très bien écrits et offrent une réplique culte à la minute. La photographie est soignée également et la mise en scène très efficace. Toute l'oeuvre des Cohen est déjà dans ce troisième film, de la loufoquerie de Fargo à la noirceur existentielle de Serious man, en passant par l'atmosphère oppressante de No country for old men.
Un bordel phénoménal, des retournements de situation à foison, ce scénario parfaitement maîtrisé est un pur régal, la réalisation et la bande son sans oublié le fabuleux casting et les décors sont époustouflants, les Coen vous êtes des (je l'ai dis dans toute mes critiques sur les films des Coco mais je dois le redire) p*tain de génies, pour nous sortir un film comme ça faut en avoir dans la caboche, un concentré de personnages et d'histoire follement absurde et jouissives, encore une vraie pépite signé Coen.
Inspiré de La Moisson rouge de Dashiell Hammett, Miller's Crossing se présente comme un hommage au film de gangsters des années 1930, teinté d'une ironie chère aux frères Coen et d'une certaine étrangeté. Référence et distanciation. La matière dramatique est dense et le traitement inventif. Visuellement, le résultat ne manque pas d'élégance, tout en clair-obscur (grâce au travail de Barry Sonnenfeld, directeur de la photographie sur ce film). Côté acteurs, Gabriel Byrne est excellent dans un rôle de mercenaire, salopard et séducteur, cynique et fatigué. Petit bémol : on se perd parfois un peu dans les méandres d'un scénario alambiqué.
A sa sortie, "Miller's Crossing prouvait au monde ébloui (... enfin, pas tout-à-fait...) la capacité qu'avaient les Frères Coen de dépasser leur statut originel d'illustrateurs de genre, et aussi d'amuseurs publics, et de faire du "vrai cinéma" - mais attention, un cinéma encore bien décalé quand même : brillant sens de l'humour noir, création d'une véritable atmosphère, invention de seconds rôles fouillés et superbes, arabesques d'une mise en scène dessinant des circonvolutions pour le moins tortueuses (certains critiques parlèrent, comme pour Cronenberg, de "Film-cerveau"), décors confinés enfermant les personnages dans une sorte de prison mentale... Il faut néanmoins admettre que revoir "Miller's Crossing" en 2013 est une (légère) déception, sans doute parce que depuis, les Frères Coen ont fait clairement beaucoup mieux, mais aussi parce que, avec le recul, on perçoit mieux ce que ce film a encore de formaliste, voire de maniériste (cette très belle image, cette élégance dans la mise en scène, ces dispositifs de narration complexes). Finalement, le doute qui naît, c'est si toute cette virtuosité ne dissimulait pas finalement une angoissante vacuité... A l'image de son troublant personnage principal, oscillant avec ambiguïté entre maîtrise et impuissance, ce cinéma de pure intelligence n'aurait-il "pas de coeur" ? En tous cas, de par la sophistication de son intrigue (qui semble assez inspirée de "La Moisson Rouge" de Hammett) et du choix culotté de la saturation des dialogues, "Miller's Crossing" n'est certainement pas un film facile, et encore moins un film "aimable".
Comment voulez-vous qu'on arrive à suivre quand dans les premières minutes un type nous débite une tirade en citant des noms de personnages sur lesquels on ne sait rien ? Et cette confusion durera jusqu'à la fin. Qui est qui ? Qui est avec qui ? Qui est contre qui ? D'autant qu'il faut compter avec les trahisons et les rabibochages. D'aucuns disent qu'il s'agit d'une satire, je n'en ai à aucun moment eu l'impression. Nous avons une très belle réalisation (certaines scènes sont magnifiques), une très belle photo, de très bons acteurs (j'ai bien aimé le côté glamour de Marcia Gay Harden), une bonne musique, mais un scénario incompréhensible. Et à ce propos je ne comprendrais jamais ceux qui nous racontent que le scénario n'est pas le plus important, que si on a rien compris il suffit de revoir le film etc… (C'est le syndrome Mulloland Drive) Le savoir-faire d'un réalisateur est aussi dans sa capacité à savoir raconter, et là il s'est planté.
J'aime bien les films des frères Coen, mais je ne suis pas non plus un grand fan. Le thème de ce film me plaît, l'intrigue également, pourtant je n'ai pas vraiment accroché. le début et très complexe, de nombreux personnages, c'est dur de se plonger dans le récit, mais quand on y est, on en sort plus. Néanmoins, le développement du film n'est je trouve, pas fabuleux, il n'y a rien de magique qui pousse le téléspectateur à "surkiffer" l'histoire, ça ne passionne pas assez. 'Fin, cela ne reste que mon humble avis, et c'est tout de même un joli film.
Un film de gangsters empreint de l'absurde et de l'humour noir qui caractérisent si bien les frères Coen. Une réalisation à l'atmosphère singulière, qui offre un jeu d'acteurs subtil et une élégante signature graphique. Quelques scènes, aux plans magnifiquement maitrisés, sont d'ailleurs exceptionnelles. Malgré tout, le scénario est un peu complexe, avec une importante pléiade de personnages. On peut également reprocher au film de manquer de punch et de rythme. Cela dit, il s'agit d'une brillante déclinaison du film de mafia !
Énième film sur les gangsters, mais à la sauce Coen. Tout d'abord, et c'est pour moi ce que j'ai le moins aimé dans ce film, il est difficile de rentrer dans le film, j'ai faillis le stopper au bout d'un quart d'heure. Mais après une bonne demi-heure on commence à apprécier le film : absurde/humour noir/ personnage principal manipulateur, capable de tout pour arriver à ses fins. Je le trouve meilleurs que les deux précédents.
Miller's Crossing n'est pas un film noir et je ne pense pas non plus que l'on puisse dire que c'est un hommage aux films noirs. C'est juste un film de gangsters, auquel s'ajoute l'humour des frères Coen. Après le polar Sang Pour Sang, qui, lui, s'apparentait bien plus au film noir et la comédie Arizona Junior, les frangins changent encore de genre pour s'intéresser au film de mafieux. Servi par une bonne distribution, Miller's Crossing se mange sans faim. Peut-être moins novateur que les deux films précédents, celui-ci révèle en tout cas un bon nombre d'acteurs jusque-là peu connus du grand public ou sur le déclin.
Partis pour créer apparemment un pastiche du Parrain avec la première séquence référencielle, les frères Cohen reprend les bases du film de gangsters, tout en s'accentuant sur le côté psychologique et laisser peu de part à l'action : les séquences violentes sont toutes absurdes et à prendre au second degré : les policiers se ramènent en masse comme chez la Keystone, certains personnages retournent leurs vestes à n'importe quel moment, ce qui fait que l'on se pose des questions et qu'on ne comprend véritablement pas le pourquoi de ces évènements. Si le film était sérieux, ces séquences l'auraient rendu très mauvais. A la fin, nous avons l'impression que le film n'est pas vraiment bon, qu'il ne s'est presque rien passé à part quelques grosses scènes fortes, comme dans le très decevant Parrain 2. Mais finalement le spectateur se résigne et comprend que Millers Crossing est à prendre à la légère.
Un pic dans la filmographie des Coen. Miller's crossing est superbement éclairé et ce n'est pas seulement un hommage au film noir. Voir le détail de ma critique sur mon blog.
Un chef-d'œuvre des frères Coen, beau et contemplatif, ce à quoi ils nous habituent rarement. Musique et interprétation parfaites, scénario alambiqué et travaillé, tout est fait pour donner lieu à un grand film, et c'est bien le cas. En faisant cohabiter le rire, les larmes et la douleur (ce Miller's Crossing qui finit par donner des frissons au spectateur à la seule évocation de son nom, alors que le lieu n'est présenté que peu de fois), les Coen s'assurent de toucher au maximum, et le résultat est bien plus marquant que le futur "O'Brother", retraçant la même époque mais à travers le rire uniquement, et malgré un plus grand faste dans la reconstitution.
Je dois dire que le film était prenant lorsque je l'ai vu, mais plus d'une semaine après je ne m'en souviens plus très bien ; c'est plutôt révélateur. Pourtant, malgré quelques va-et-vient, le scénario était intéressant : sa complexité n'empêchait pas une compréhension immédiate, parfois même une anticipation, quand le principe du film fut compris. Les deux points forts de Miller's Crossing sont la prestation de Gabriel Byrne et surtout l'extraordinaire musique de Carter Burwell qui signe un très beau thème.