Miller's Crossing
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214 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2026
Avec Miller's Crossing, Joel Coen et Ethan Coen revisitent le film de gangsters avec une élégance formelle et un goût prononcé pour les intrigues labyrinthiques. Le personnage de Tom Reagan, incarné par Gabriel Byrne, évolue dans un monde de loyautés fluctuantes et de manipulations constantes. Le film impressionne par sa mise en scène et ses dialogues ciselés, mais la complexité de l’intrigue peut parfois nuire à la lisibilité. Les Coen privilégient la sophistication narrative et l’atmosphère au détriment d’une véritable implication émotionnelle. Reste un polar stylisé et ambitieux, fascinant par sa construction, mais dont la froideur peut tenir à distance.
Berthe
Berthe

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2026
C’est l'histoire d’un beau brun ténébreux qui se fait tabasser tout le temps. En dehors de ça il est tiraillé entre son amour pour une poule et son amitié pour son boss. Cela se déroule dans un film d’une rare beauté avec décors, lumières et dialogues aux petits oignons.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Entre film noir, intrigue de malfrats (avec règlements de compte, paris truqués, luttes de territoires) et satire burlesque, le récit désacralise la figure du mafieux tout en conservant des enjeux sérieux pour des personnages complexes (pris entre de fort humains voire romanesques sentiments et les exigences de leur condition) ainsi qu'une latente tension, exercice d'équilibriste permis par une réalisation au cordeau sachant exploiter tous les aspects de la mise en scène, tant la musique (symbolique) que l'éclairage (oppressant), le décor (excellente reconstitution), les placements de caméra (mettant en valeur les situations critiques ou hésitantes des protagonistes) ou la brillantissime direction d'acteurs. Décalé, cynique, ambigu!
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 août 2025
Les frères Coen confirment dans ce film leur talent pour l’écriture, instillant dans cette histoire de gangster de multiples rebondissements, construisant un personnage principal complexe, brillamment interprété. Tout repose sur le jeu des comédiens, les dialogues qui prennent une saveur toute particulière, maniant à la perfection cynisme et dérision sans tomber dans le cliché. Une œuvre singulière.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2024
"Miller's Crossing" est une immersion des frères Coen dans l’univers du crime organisé des années 20. L’intrigue est un jeu complexe de loyautés, de trahisons et de manipulations. Malgré sa richesse, la densité du scénario alourdie néanmoins le rythme. Les performances sont solides, surtout Gabriel Byrne, subtil et intense dans le rôle principal.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2022
Quoi qu'un peu trop bavard à mon goût, on reste dans ce qui fait le charme des films des frères Coen, à savoir des personnages aux caractères bien trempés et singuliers, des thèmes sombres et sérieux ponctués de situations à l'humour pince-sans-rire assez déroutant. C'est dans l'ensemble que je n'ai pas été particulièrement captivé, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, dans l'environnement. Trop de personnages déjà, vite perdu. Trop propre également, trop costumé, il manquait quelque chose de réaliste. Je n'ai pas ressenti d'émotion particulière. A l'exception de quelques moments bien précis me laissant penser : "ah, pas mal !", ce n'était pas le pied non plus.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2022
J'ai eu du mal à entrer dans le film car la première partie est peu accrocheuse. Mais une fois l'histoire bien en place et les protagonistes présentés, tout s'enchaînent très vite. La trame est géniale, avec pas mal de retournements auxquels on ne s'y attends pas . La mise en scène est splendide, ainsi que les dialogues. Ce qui est intéressant par ailleurs, c'est que les frères Coen ont réussis à récupérer les codes du genres tout en les détournants avec un humour noir. Enfin la reconstitution est minutieuse et merveilleuse. L'immersion dans l'Amérique d'avant guerre est totale. Une très belle réussite, dans mon top 3 des films des frères Coen.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2022
Pour leur troisième film, les frères Coen visitent un autre pan du cinéma, après le drame intimiste (Blood simple) et la comédie burlesque (Arizona Junior) et nous plongent dans les années de la Prohibition, au moment où une guerre des gangs est sur le point de se déclencher.

Miller's Crossing est avant tout un film d'ambiance où l'intrigue, assez alambiquée, est finalement secondaire : un joueur invétéré et malchanceux est l'éminence grise d'un boss du crime irlandais, avant de passer au service d'un autre, italien, avec, au milieu, une femme et son frère. Les dialogues sont ciselés, l'interprétation juste et les décors nous permettent de rentrer tout de suite dans l'histoire.

Un film beau et intelligent.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2021
Manque de rythme et d'action pour en faire un grand mais Miller's Crossing est un bon film des frères Cohen. Pas gai pour un sous, avec un personnage principal détestable (impossible de s'attacher à lui), ce film de mafieux est réussi pour son jeu d'acteur et son scénario complexe et très bien ficelé. Le récit en devient imprévisible, plus prenant et tendu malgré les dialogues qui auraient mérité d'être raccourcis. Un résultat bon mais pas de quoi s'extasier non plus...
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2021
Considéré comme une des plus belles réussites des frères Coen, Miller 's crossing a pourtant accusé le poids des ans. Le ton a du mal à être trouver, entre l' esprit de sérieux de l'entreprise et le goût du cartoon des deux frères. De plus le personnage de Gabriel Byrne n'est jamais attachant, ce qui enleve de la profondeur au récit. Les décors quant à eux sentent souvent la carton pâte. Non, ce qui sauve le film, c'est l'incroyable nombre de trahisons en tout genre, qui monte l'incroyable immoralité de cette faune, et l'humour férocement noir des Coen.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2021
Troisième long-métrage des frères Coen, Miller’s Crossing est un brillant film de gangster qui nous fait suivre le parcours de Tom Reagan (Gabriel Byrne), voyou réputé pour son intelligence, qui navigue entre deux clans concurrents au gré de son intuition et de l’évolution des rapports de force, au risque de se brûler les ailes (et de se faire brûler la cervelle). Superbement mis en scène, bénéficiant d’une lumière et de décors magnifiques, le film nous plonge non sans cynisme et humour noir dans l’atmosphère des clubs clandestins au moment de la prohibition aux États-Unis, tout en introduisant une forme de nonchalance et de détachement de son personnage principal, qui poursuit son étrange trajectoire malgré plusieurs passages à tabac. Une myriade d’acteurs géniaux (Albert Finney, John Turturro, Jon Polito, Marcia Gay Harden, Steve Buscemi...).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 août 2021
Troisième film pour Joel et Ethan Coen, « Miller’s Crossing » est un très bon petit film de gangsters. Le rythme relativement lent colle très bien avec l’ambiance générale violente et très noire du film, la plupart du film se passe en intérieur, les lieux sont très fermés et les rares scènes en extérieur se passe souvent de nuit. Le scénario est très sophistiqué et ne manque pas de suspense et de rebondissements.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 juin 2021
Quel film ennuyeux et vide. C’est vraiment d’une nullité absolue. J’ai du mal à comprendre les critiques dithyrambiques. Joel Coen, Ethan Coen sont des réalisateurs vraiment surestimés. Deux heures de perte de temps...
Passez votre chemin. Miller's Crossing c’est le croisement entre l’ennui et la neurasthénie. Fuyez !
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2021
La filmographie des Coen est marquée par plusieurs relectures contemporaines et originales du film noir. Largement inspiré de l’œuvre de Dashiell Hammett, le complexe scénario de « Miller’s Crossing » vogue sur cette tendance. Même si j’ai eu un peu de peine à rentrer dedans, je me suis progressivement laissé happer par leur film qui a fini par me faire une forte impression. Emmenée par le trop rare Gabriel Byrne, la distribution est du même acabit, tout comme la photographie clair-obscur de Barry Sonnenfeld.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2024
« Miller’s Crossing » sorti sur les écrans en 1990 est le troisième long métrage des frères Coen. Avec « The Big Lebowski », « Fargo », « Barton Fink », « The barber » et « Sang pour sang », il trône au sommet d’une filmographie désormais bien fournie (20 films en 37 ans). Comme ils en ont pris l’habitude, dès « Blood simple », les deux frères utilisent la technique invasive du Bernard-l’Hermite qui consiste à se doter de la coquille d’un autre crustacé pour protéger son ventre mou, non s’en avoir au préalable dévoré son occupant. Dévorant eux-mêmes livres et films depuis leur enfance, Ethan et Joel n’ont que l’embarras du choix pour trouver leurs « victimes ». Très amoureux de la littérature « hard-boiled » incarnée par Dashiell Hammett et Raymond Chandler ainsi que des films de la Warner des années 1930 qui en ont été tirés, ils décident après le succès d’« Arizona Junior » (1987) de nicher l’intrigue de leur prochain film au sein d’une grande ville sans nom, en pleine prohibition.
« La clé de verre » et « La moisson rouge » de Dashiell Hammett ainsi que « Yojimbo » (1961) d’Ari Kurosawa nourrissent l’intrigue et la découpe des personnages. C’est bien sûr à travers leur esthétique novatrice et les arabesques qui nimbent cette guerre des gangs irlando-italienne impitoyable que les Coen impriment leur marque de fabrique. Une complexité de l’intrigue dont ils auront bien du mal à venir à bout, demandant à une production compréhensive de les libérer trois semaines pour aller se ressourcer, non pas à « Miller’s Crossing » ce coin de campagne où les gangsters du film vont effectuer les basses besognes, mais à New York. Ils profitent de cet intermède salvateur pour écrire d’un jet le scénario de « Barton Fink ».
Il fallait en effet que les nœuds dramatiques de "Miller's Crossing" soient suffisamment serrés pour que le spectateur ne sache plus très bien à la fin si Tom Reagan, le personnage ambigu interprété par Gabriel Byrne, n’est qu’un opportuniste agissant au gré des événements et surtout de ses intérêts ou un génial manipulateur qui orchestre toute une série de trahisons pour sortir son chef de la nasse dans laquelle son retour d’âge l’a enfermé. Hésitant à éliminer un petit truand peu fiable (John Turturro) qu’il protège car il est le frère de la jeune femme qui lui a fait tourner la tête et chavirer le cœur (Marcia Gay Harden), Leo O’Bannion (Albert Finney) entre en guerre avec Johnny Caspar (Jon Polito) son rival italien dont il a de plus en plus de mal à contenir les ambitions territoriales. La solitude du pouvoir, l’angoisse qu’elle génère, les convoitises qu’elle suscite, la violence qu’elle déclenche, les trahisons qu’elle exige, tels sont les thèmes évoqués par Ethan et Joel Coen qui livrent avec « Miller’s Crossing » un exercice de style brillant souvent vertigineux, même s’il finit par enfermer un peu trop les personnages dans des comportements virant aux stéréotypes.
Quelques scènes sont époustouflantes comme celle qu’Ethan Coen nomme le « Thompson Jitterburg », simple accolade entre le nom de la célèbre mitraillette-camembert et celui qui désigne un danseur de swing. Une scène dantesque où Albert Finney, allongé calmement sur son lit, devinant grâce à la fumée de cigare qui passe à travers les lattes du plancher de sa chambre que deux tueurs viennent l’exécuter, écrase tranquillement son propre cigare pour aussitôt se jeter lestement sous son lit et descendre un premier tueur avant de cribler le second d’une rafale sans fin qui donne l’impression que sa cible est en train d’effectuer un pas de danse saccadé.
Les acteurs sont tous parfaitement choisis même si certains forcent un peu le trait comme John Turturro ou Jon Polito. On saluera particulièrement la performance d’un Albert Finney épaissi qui remplaçant Trey Wilson, ex-Nathan Arizona dans « Arizona Junior » mort d’une hémorragie cérébrale peu avant le tournage, apporte toute son humanité à ce caïd vieillissant qui refuse d’abdiquer sur ses principes et de surcroît affaibli par un amour qu’il devine impossible. Gabriel Byrne quant à lui distille tout au long du film un charme trouble qui permet à son personnage de quitter l’écran en emportant son mystère avec lui. Mais tout ceci ne serait pas aussi jouissif sans la partition sublime de Carter Burwell, mélange subtile entre jazz et folklore irlandais lancinant et bien sûr sans la photographie de Barry Sonnenfeld qui avant de devenir réalisateur travaille une dernière fois avec les Coen. Beaucoup affirment que « Miller’s Crossing » est le film le plus achevé des deux frères. Difficile de leur donner tort.
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