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Marc L.
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3,5
Publiée le 18 novembre 2019
La filmographie antérieure de Gilles Legrand ne le signale pas comme un grand expert de la comédie, et pourtant ‘Les bonnes intentions’ s’avère plutôt drôle...sans compter que dès que je lis une critique dans la presse généraliste belge dans laquelle le journaliste donne l’impression de se boucher le nez avec affectation, je me dis que le film vaut sans doute le détour. C’est qu’il y a deux tons bien distincts au sein du film : d’un côté, le portrait d’une femme surinvestie qui, à force de vouloir aider tout le monde, en oublie ses proches sans pour autant récolter la reconnaissance qu’elle attend inconsciemment. De l’autre, la comédie qui traite de la même chose, mais sous l’angle humoristique : pleine de bonne volonté mais incapable de se fixer des objectifs réalistes et atteignables, Isabelle, prof d’alphabétisation, doit jongler avec des élèves aux parcours complexes et un mari, pourtant ancien réfugié lui-même, qui n’en peut plus de voir son épouse s’obstiner à soulager toute la misère du monde. Dans le premier cas, ‘Les bonnes intentions’ atteint ses objectifs, mais au prix de ficelles narratives convenues et artificielles comme si, craignant de virer au moralisme lénifiant, le film faisait primer l’aspect comique sur le reste (ce en quoi il n’a pas tort, y compris si le but est de faire passer son message ) : heureusement que dans ce genre de rôle, on peut compter sur Agnès Jaoui pour sauver les scripts les plus maladroits. Quant à l’humour, il est d’autant plus efficace qu’il parvient à susciter un relatif malaise : les migrants et la misère font partie des sujets sensibles, et ceux qui oeuvrent dans ces domaines sont les nouveaux saints des temps modernes : pour autant, il n’est pas encore interdit d’en rire..mais au risque de se faire taxer de poujadisme beauf irrécupérable et de compromission morale avec ceux qui favorisent réellement la division et le mépris. Pourtant, si le personnage d’Isabelle est à la fois admirable et pathétique, il serait idiot de virer à la parano et d’y voir une charge contre une certaine forme d’universalisme et d’humanisme de gauche. Il s’agit d’une caricature, et ‘Les bonnes intentions’ rappelle simplement, à sa façon sarcastique - la présence de Giédré au casting est une heureuse coïncidence - quelques évidences : les migrants, avec leurs histoires personnelles, leurs qualités et leurs défauts, sont des personnes et pas des symboles. Vouloir aider autrui jusqu’à l’oubli de soi n’a pas grand chose à voir avec de la générosité innée, et on peut avoir été migrant et pauvre, et ne pas souhaiter aux autres ce dont on a soi-même bénéficié, l’égoïsme étant la chose la mieux partagée au monde. Au final, le film renoue avec cette croyance en un humanisme universel dont la France serait porteuse et une harmonie possible pour autant que chacun accepte l’autre comme il est : que ce message passe par un humour assez mordant, qui expose sans fard l’hypocrisie mondaine de la majorité sur le sujet, n’est pas pour me déplaire. De toute façon, sur le même créneau, c’est soit ça, soit ‘Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu’, alors le choix est vite fait...
Je sais c’est facile, ce film se résume à son titre : il est de bonne intention mais les bonnes intentions ne suffisent pas toujours pour convaincre. Si Agnès Jaoui se démène comme elle sait si bien le faire, et ce rôle engagé lui va à ravir, il reste que le récit en lui-même est plombant. En effet, le réalisateur joue avec les clichés et parfois les dialogues balancent bien. On y sent une sincérité et non une hypocrisie pour ménager le chèvre et le chou. Seulement, tout ça est assez ennuyeux et presque artificiel, surtout la fin. Et ce qui est un comble : Isabelle m’est presque antipathique ! Je ne doute pas de sa sincérité et j’ai bien compris qu’elle n’a pas toujours la matière ou la formation requise mais son engagement excessif confine à terme à l’exaspération. Enfin sa perception de la famille me dépasse. Culpabiliser sans cesse ou minorer les sentiments de ses enfants et mari m’ont bien agacé. Tout ramener systématiquement aux pauvres, aux émigrés, aux laissés pour compte devient lourd, très lourd. Une comédie ? C’est à peine si j’ai souri tant je m’y suis prodigieusement ennuyé. Heureusement que la caution comique (!?!) - il faut le lire vite -, revient à Alban Ivanov.
Sympathique comédie qui sous ses aspects engagés n'est en définitive qu'un fable rigolote et originale mais qui ne laissera pas une grande empreinte sur le cinéma français. Agréable, avec parfois quelques sourires, mais sans plus.
un film qui prone l'humanisme mais n'oublie de chercher l'interet des personnes quand il existe ce qui n'est pas toujours le cas. PLV : des moments de doute bienvenus
Le contraste entre les bonnes intentions et la maladresse humaine souvent blessante. Voila le sujet central du film. Pour le reste l'histoire est ultra balisée : une parisienne aide des immigrés, parfois maladroitement et surtout au détriment de sa propre famille qu'elle délaisse. Beaucoup d'éléments sont déjà vus et revus : l'installation d'immigrés au domicile conjugal, l'incompréhension des proches. Pour le reste, le scénario fournit peut d'éléments particulièrement originaux ou alors franchement non crédibles : la jeune allemande petite fille d'Himmler, la scène au magasin pour connaitre l'origine de fabrication des vêtements, .... On se laisse porter par les personnages plutôt sympatiques, notamment la bande d'immigrés qu'aide l'héroine. Evidemment, le personnage est très bien interprété par Agnès Jaoui, qui arrive à donner une belle humanité à cette femme courageuse, pleine de conviction si maladroite dans les rapports humains.
une accumulation de clichés, un humour limite, et puis cerise sur le pompon : un personnage principal désagréable qui ne suscite aucune empathie. Un ratage total sans finesse !
Un film plein de"bonnes intentions". Pas facile de parler de l'action caritative sans tomber dans la caricature. L'angle de l'humour a été choisi...Il y a des bonnes répliques, quelques situations cocasses . Le parallèle avec la vie de famille délaissée est assez bien étudié. Agnés Jaoui s'en sort bien, bien épaulée par Alban Ivanov. Un film pas prétentieux. Juste un bon divertissement.
film très touchant avec une belle âme. juste, drôle et qui fait beaucoup réfléchir sur soi et sur l'interaction à l'autre ! donner aux autres est-ce perdre quelque chose ? Agnès Jaoui incarne avec perfection l'humanité...
Très bon film, superbe équipe d'actrices et d'acteurs, dynamique, très émouvant et touchant mais aussi drôle. Ce film nous divertit et nous émeut a la fois et nous remet en question. C'est une réussite.
Toujours un peu le même cliché sur ces bobos gauchos très investis dans la misère du monde mais totalement incapables de tenir dignement leur place, tout aussi importante, au sein de leur propre famille. Plein de clichés sur les immigrés aussi, bien sûr, c'est logique... :) Quoi qu'il en soit c'est un film enjoué et dynamique qui fait passer un bon moment.
j ai passé un bon moment à regarder ce film , l angle prit par le réalisateur est vraiment intéressant malgrés quelques facilitées prisent parfois, le tout ce tient fort bien le misérabilisme et l' idéologie sont fort bien régulé, ce qui nous donne une écriture et une réalisation bien fluide bref une belle surprise à voir
Il y a de bonnes intentions de la part du réalisateur dans cette satire sociale notamment dans la première partie qui dénonce les préjugés racistes mais dans la deuxième partie l'ensemble dérive plutôt vers la comédie un peu lourdingue et moins piquante .