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Shelby77
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1,5
Publiée le 5 novembre 2020
Belle photo et ambiance oppressante, mais histoire sans relief et peu captivante. L'histoire perd tout intérêt au bout d'une quarantaine de minutes. L'exercice de style n'aura donc pas suffi.
Tourné en noir & blanc, dans un format d’image carré, ce huis-clos nous embarque sur un phare isolé – lieu oh combien propice aux rêveries et fantasmes en tout genre – dans la Nouvelle-Angleterre de la fin du XIXème siècle. Porté par des Willem Dafoe et Robert Pattinson éblouissants dans leurs rôles de gardiens d’un îlot à la merci d’un océan toujours prompt à se déchaîner (et seuls acteurs d’un film à l’économie de moyens assumée), The lighthouse nous offre à voir les entrailles de cette tour effrayante et fascinante à bien des égards, avec ses endroits secrets et sa machinerie d’un autre âge. En même temps que les deux protagonistes vont nouer une relation étrange, nourrie de soumission, d’attirance et de dégoût, leurs esprits vont s’engoncer dans une folie toujours plus aiguë, alors qu’une tempête empêche tout bateau d’abréger leur séjour pour le retour sur terre. Si le parti pris de Robert Eggers est séduisant, offrant de nombreux plans magnifiques, son dispositif volontairement artificiel tourne parfois plus à vide alors que les acteurs semblent abandonnés à des improvisations alcoolisées destinées à créer de la pellicule pour de la pellicule. Original et plaisant malgré quelques longueurs.
The Lighthouse de Robert Eggers s'impose comme une œuvre dense, où mythe, psychanalyse et horreur fusionnent pour sonder l’isolement, la masculinité et la folie.
Le phare, point d’ancrage de toutes les ambiguïtés, se dresse à la fois comme décor oppressant et protagoniste omniprésent. Tantôt refuge, tantôt lieu de damnation, il symbolise une frontière entre terre et mer, réel et irréel, devenant une métaphore de la psyché humaine en déroute. La matière sonore (grondements des vagues, cris des mouettes, sirène incessante) martèle l'esprit, traduisant la perte de repères des personnages.
Ici, la chronologie s’efface, la logique vacille. Débarquer sur cette île, c’est franchir un seuil vers un ailleurs qui défie toute ancre dans le réel, un univers parallèle où les repères temporels et spatiaux s’effondrent. L’île devient un espace hors du monde, où chaque moment semble suspendu entre le tangible et l’onirique.
Dans les confins symboliques et oppressants du phare battu par les vents, les personnages deviennent des archétypes universels, reflétant les luttes fondamentales : Thomas Wake, figure tyrannique et quasi divine, évoque Poséidon, tandis qu’Ephraim Winslow, jeune subordonné attiré par cette lumière interdite, s’inscrit dans le mythe de Prométhée, dont l’audace précipite la chute.
Le phare, à la fois lieu et protagoniste, cristallise cette confrontation. Wake, gardien jaloux, incarne l’autorité oppressante bridant l’émancipation de Winslow, tel un gardien des enfers condamnant le héros à expier ses fautes.
The Lighthouse s’inscrit dans une esthétique archaïque et mythique, mêlant l’imagerie maritime aux récits bibliques et tragédies grecques. Les dialogues, empreints d’un lyrisme intemporel, renforcent cette impression d’épopée intemporelle. Par son jeu magistral de lumière et d’ombre, Eggers transforme chaque plan en une fresque vivante, explorant la folie humaine.
Ce film est quand même particulier , on aime ou on aime pas . Moi je me suis laissé emporté dans cette ambiance mystique et malsaine , la photo est très bien travaillé , les jeux de lumière sont aussi très fouillés . Les jeux d'acteurs sont aussi très bon . Une descente aux enfers à ne pas louper pour les amateurs de films d'épouvante.
Si The Lighthouse comporte son lot d’instantanés sortis de cauchemar ainsi qu’un duo d’acteurs hallucinés, son travail sonore et son rythme faussement lent et réellement lancinant appuient définitivement l’effroi insidieux de son récit. Eggers confirme brutalement son talent.
Un air de déjà vu après coup. ( pour qui se souvient de cold skin de l'excellent Xavier Gens) Des choix artistiques forts à la percussion des dialogues, du regard fou de Willem Dafoe aux fracas des vagues qui s'écrase sur ce caillou désolé à milles lieux de la civilisation et de ses convenances. De la noirceur de Pattinson aux mouettes stridentes. Presque un résumé d'une œuvre inénarrable.
Un joli film noir qui pour moi a vraiment été bien réalisé une histoire qui change aux film que l'on peut connaître et qui on en ressort un peu choqué a la fin de ce film
Film hyper intéressant et captivant avec un duo d'acteur absolument formidable, pour ce qui est de Williem Dafoe c'est habituel mais Robert Pattinson nous offre son meilleur rôle, même si ce n'est pas très compliqué. Robert Eggers nous offre une réalisation incroyable avec un travail absolument génial sur les lumières, le noir et blanc ainsi que la pénombre mais aussi un gros travail sur l'arrière plan, sur les décors, que ce soit dans le phare mais aussi sur l'île. Le scénario est brillamment écrit, même si il y a un peu trop de questions sans réponses pour moi. La BO aussi est très très bonne ainsi que le montage son qui est très bien travaillé.
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1,0
Publiée le 29 juillet 2020
Il n'y a pas de scénario dans le film juste deux mecs qui deviennent fous dans un phare. Il y a quelques séquences de rêve où l'on s'attend à ce que vous vous demandiez si cela est réel ou si cela fait simplement partie de leur folie. Mais cela ne fait que souligner la faiblesse de l'intrigue. Deux mecs qui se détestent sans raison. Je n'ai vu aucun intérêt à ce film. S'il vous plaît quelqu'un dites-moi quel était le message ou l'intérêt de ce film. Quinze minutes après le début du film j'ai eu sommeil et j'ai rapidement avancé pour voir si quelque chose de bon se passait mais rien. Et tous ça en noir et blanc. The Lighthouse est une arnaque...
J'ai envie de lui donner le titre de chef d'œuvre mais je pense que j'ai besoin de retourner le voir. Rectification après le deuxième visionnage et une recherche approfondie je lui désert le titre de chef d'oeuvre absolu ! MON FILM PRÉFÉRÉE DE 2019! Une pure merveille.
En tout cas ce que je peux affirmer à l'heure actuelle c'est que Robert Pattinson et Willem Defoe sont dantesque dans leurs rôles ! Les dialogues sont merveilleux, on dirait la finale de Wimbledon 2008 ça se rend coup pour coup!
Certains plans sont magnifiques, on sent la folie s'emparer de Pattinson au fur et à mesure du film et on sent la solitude chez les deux protagonistes ne formant qu'une seule et même personne! Il y a un petit côté Freddie Mercury dans le film aussi notamment si on observe la forme phallique du phare niark...
La bande son est génial aussi et attise l'angoisse de ce lieu sordide. Je pense aller le revoir pour saisir les subtilités du scénario en tout cas un conseil ce fut une belle découverte !
Film assez unique! Les décors, le jeu d'acteurs de Robert Pattinson et Willem Dafoe et l'ambiance en noir et blanc / format 1.19:1 / plans fixes sont sublimes.. Certaines scènes avec les mouettes sont magistrales tout comme le jeu physique des acteurs sur leur visage ombragé. Cela étant dit il peut-être dur de s'accrocher à cette histoire un peu répétitive et rapidement identifiée, une expérience sensorielle atypique en tout cas! Un film donc qui va diviser mais dont on ne peut pas nier ses qualités, il ne laissera pas indifférent!
Robert Eggers, jeune réalisateur américain a dès son premier film «The witch» sorti en 2015, imprimé sa volonté d’inscrire son approche du cinéma fantastique dans la tradition narrative et picturale européenne des débuts du parlant, s’inspirant de réalisateurs nordiques comme Benjamin Christensen (« La sorcellerie à travers les âges » en (1922) ou Carl Theodor Dreyer (« Vampyr » en 1932, « Jour de colère » en 1943). Dénotant avec la production actuelle en ayant recours à un noir et blanc vaporeux, il avait intrigué et surpris par la radicalité de son point de vue et sa maîtrise technique. On attendait donc beaucoup de son second long métrage. C’est pendant qu’il travaillait à la réalisation de « The witch » que son frère Max lui évoque la nouvelle inachevée d’Edgar Allan Poe « The light-house » pouvant servir de trame à son second film. Les deux hommes travaillent à la rédaction du scénario qui finalement s’écartera complétement du court récit de Poe. A partir du huis clos d’un phare situé sur une île au large de la Nouvelle Angleterre où deux hommes doivent affronter la solitude se met en place une parabole fantastique autour de la folie qui naît de l’isolement propice à l’exacerbation des rapports de force qui s’installent, aux ravages de l’alcoolisme qui tient lieu de troisième compagnon, à la frustration sexuelle qui gangrène les corps et les cerveaux sans parler des douleurs antérieures qui remontent à la surface. Pour accoucher de cet exercice de style quelque peu artificiel, Eggers est allé puiser dans les écrits de l’écrivaine native du Maine, Sarah Orne Jewett (1849-1909) et dans un incident survenu en 1801 sur le phare d’un groupe d’île du Pays de Galles pour asseoir la crédibilité historique et sociale de son récit. Il fallait pour donner corps à cette descente aux enfers disposer d’un casting sur mesure prêt à se livrer sans retenue. Willem Dafoe incarne le vieux loup de mer reconverti en gardien de phare, imprégné des légendes marines qui n’entend rien céder de ses habitudes et privilèges en s’appuyant sur une discipline de fer. De son côté, Robert Pattison donne vie au jeune homme au passé incertain venu remplacer un second ayant possiblement succombé à une crise de démence. Robert Louis Stevenson et Herman Melville ne sont pas très loin. L’esthétique sera bien sûr essentielle pour transcender les outrances demandées à deux acteurs dont le cabotinage doit être contenu (Eggers n'y parvient pas toujours) pour qu’ils donnent leur meilleur. Robert Eggers fait appel encore un fois au chef opérateur Jarin Blaschke qui avait fait des merveilles sur « The witch ». Sont donc convoquées des références picturales et mythologiques qui éclaboussent l’horizon bouché d’une île devenue le théâtre d’ un capharnaüm psychique. Ainsi le tableau « Hypnosis » (1904) du peintre symboliste allemand Sascha Schneider (1870-1927), «Orphée mort » de Jean Delville (1867-1953) peintre symboliste belge, ou « The sea monster » d’Albrecht Dürer (1471-1528). Au passage, «Les oiseaux » du grand Alfred Hitchcock est aussi brièvement évoqué. Enfin, le mythe de Prométhée qui après avoir dérobé le feu de l’Olympe pour le transmettre aux hommes est puni par Zeus à être attaché sur le mont Caucase pour se faire dévorer le foie chaque jour par l’aigle du même mont est exposé lors d’un final qui imprime définitivement l’effort esthétique de Robert Eggers. Un peu hébété et éprouvé, le spectateur peut s’interroger sur la finalité d’un réalisateur qui ne pourra pas se reposer à chaque fois sur une virtuosité dont on finira par penser qu’elle pallie une absence de point de vue et de sens narratif.
Tout est question d’interprétation, entre ombre et lumière se cache la vérité. Tourné en noir et blanc pour illustrer au mieux ce propos, the lighthouse est une œuvre absolument passionnante et dérangeante sur la véritable nature fondamentale de l'homme. En quand je dis l'homme, il ne s'agit pas de l'humanité mais bien du mâle lui même, qui à l'image de ce phare, symbole phallique par excellence apporte la lumière : l'orgasme. Dans sa recherche de la vérité l'homme se perd en permanence dans les méandres de son esprit, dans ses peurs, ses craintes et ses phobies. Il déforme par conséquent sa réalité inconsciente au milieu des ces quelques instants de lumière et de conscience. A l'image, la narration et la réalisation s’entremêle pour représenter au mieux ce mélange omniprésent entre le réel et l’irréel de son esprit. En ce sens la réalisation subtile ne laissera pas le spectateur indifférent, obligeant sans cesse à démêler ce qui est indémêlable, à savoir le vrai du faux. L’obsession qui tourne autour de phallus géant regorge de fantasme mettant en lumière sa véritable nature. Reprenons au début, vous ne croiserai pas d'autre visage masculin que celle de nos deux protagonistes, dont la ressemblance physique n'est pas évidente à première vu mais pourtant bien présente si on analyse leur traits. Nul doute que nous sommes face au même personnage et d'ailleurs, cette idée de personnage imaginaire est même clairement défini autour d'un dialogue entre les deux protagoniste ce qui en dit long sûr ce qui se trame ici. L'homme est une créature perdu, à l'image de cet îlot, prisonnier des remous de la vie confronté aux terribles condition de son environnement et les remous des vagues de l'univers dont il cherche sans cesse à interpréter les signes. Il est pourtant le responsable direct de ces propres tempêtes à l'image de cette fatigue grandissante pour sa propre survie et face à sa propre impuissance et avec l’assassinat de la mouette : ce qu'il ne peu contrôler, à savoir le vivant autre que lui. Mais le film est souvent bien plus riche dans l'illustration des fantasmes propre à sa nature, ainsi l'homme en prend sérieusement pour son grade par ici : lâche, menteur, instable, lunatique, il se cherche tout les excuses pour ce fuir lui même et quand il se retrouve dans l'impasse, il se noie (ici dans l'alcool) pour oublier le monde et ces propres responsabilités. Il peu même dans ces extrêmes en arrivé au meurtre pour mieux cacher sa propre lâcheté quitte a changer d'identité. Oui, il s'en passe des choses dans The Lighthouse, où l'analyse est extrêmement bien maîtrisé, fascinante à bien des égard dans elle transpire dans le fond et la forme, un film somme, un chef d’œuvre absolument maîtrisé de bout en bout, une expérience puissante et dérangeante pour cinéphile averti pour qui en saisi le sujet mais qui restera hautement hermétique au spectateur lambda.
The lighthouse vu aujourd'hui super film d'horreur noir et blanc, les acteurs sont excellent, très bien réaliser.le meilleur film d'horreur 2019. Ce film d'horreur restera dans mon cœur