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Lucas T
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4,5
Publiée le 6 janvier 2023
The Lighthouse est un film puissant, choquant, perturbant et déroutant. C'est le seul film de Robert Eggers que j'ai vu à ce jour et je ne saurais le comparer à ce qu'il a fait d'autre mais pour une entrée dans son univers, quelle entrée !
Dès les premières images, on se retrouve plongés dans l'ambiance lugubre et inquiétante qui parcourt le film de bout en bout. Le format de l'image, en 4:3, et le noir et blanc y sont pour beaucoup. On a l'étrange sentiment de se retrouver face à une œuvre d'une autre époque, un film ancien. Pour autant il ne faut pas avoir l'impression qu'il est daté, la réalisation, la lumière et la composition des plans en font indéniablement quelque chose de moderne. Certains plans sont particulièrement marquants et font penser à de véritables tableaux (quand ils n'en sont pas ouvertement inspirés). Tout est propre, millimétré et les images veulent dire des choses. L'esprit torturé des protagonistes ressort dans ce qui nous est montré et la façon dont cela est fait. C'est beau, c'est bon, c'est efficace.
Le son joue également un rôle important dans le film. Si vous pouvez le voir avec des enceintes ou une barre de son, faites le. Le principal ressort angoissant du film est véritablement le son. Les bruits de la mer, du vent, du phare, les mouettes et les cris (et quels cris par moments !) sont à glacer le sang. À mesure que les images deviennent perturbantes, étranges et angoissantes, le son les suit et en renforce grandement l'impact. Ça prend aux tripes et il est difficile d'y rester insensible. Paradoxalement, c'est dans le silence que l'on se rend le plus compte de la présence du bruit. Il est tellement là à chaque instant que lorsqu'il disparaît pour un moment de calme, on se retrouve désemparé. Bien utiliser le silence et le bruit, voilà la recette de l'angoisse.
Le scénario peut dérouter voire agacer certaines personnes et cela est totalement concevable. En effet, il est sombre, perturbant, cryptique par moments. Certains éléments ne sont pas clairs et à interprétation de la part des spectateurs. Le sens est caché, mystérieux mais ce n'est pas une mauvaise chose. Les personnages deviennent fous et on les suit dans leur folie, dans leur paranoïa et ils nous perdent avec eux dans une spirale infernale. Jusqu'à la dernière seconde, on est pris dans leur délire incessant et c'est terriblement bon et efficace.
The Lighthouse est définitivement un film à voir pour les spectateurs avertis et qui n'ont pas peur de se retrouver face à une œuvre étrange aux sens complexes.
Tout est question d’interprétation, entre ombre et lumière se cache la vérité. Tourné en noir et blanc pour illustrer au mieux ce propos, the lighthouse est une œuvre absolument passionnante et dérangeante sur la véritable nature fondamentale de l'homme. En quand je dis l'homme, il ne s'agit pas de l'humanité mais bien du mâle lui même, qui à l'image de ce phare, symbole phallique par excellence apporte la lumière : l'orgasme. Dans sa recherche de la vérité l'homme se perd en permanence dans les méandres de son esprit, dans ses peurs, ses craintes et ses phobies. Il déforme par conséquent sa réalité inconsciente au milieu des ces quelques instants de lumière et de conscience. A l'image, la narration et la réalisation s’entremêle pour représenter au mieux ce mélange omniprésent entre le réel et l’irréel de son esprit. En ce sens la réalisation subtile ne laissera pas le spectateur indifférent, obligeant sans cesse à démêler ce qui est indémêlable, à savoir le vrai du faux. L’obsession qui tourne autour de phallus géant regorge de fantasme mettant en lumière sa véritable nature. Reprenons au début, vous ne croiserai pas d'autre visage masculin que celle de nos deux protagonistes, dont la ressemblance physique n'est pas évidente à première vu mais pourtant bien présente si on analyse leur traits. Nul doute que nous sommes face au même personnage et d'ailleurs, cette idée de personnage imaginaire est même clairement défini autour d'un dialogue entre les deux protagoniste ce qui en dit long sûr ce qui se trame ici. L'homme est une créature perdu, à l'image de cet îlot, prisonnier des remous de la vie confronté aux terribles condition de son environnement et les remous des vagues de l'univers dont il cherche sans cesse à interpréter les signes. Il est pourtant le responsable direct de ces propres tempêtes à l'image de cette fatigue grandissante pour sa propre survie et face à sa propre impuissance et avec l’assassinat de la mouette : ce qu'il ne peu contrôler, à savoir le vivant autre que lui. Mais le film est souvent bien plus riche dans l'illustration des fantasmes propre à sa nature, ainsi l'homme en prend sérieusement pour son grade par ici : lâche, menteur, instable, lunatique, il se cherche tout les excuses pour ce fuir lui même et quand il se retrouve dans l'impasse, il se noie (ici dans l'alcool) pour oublier le monde et ces propres responsabilités. Il peu même dans ces extrêmes en arrivé au meurtre pour mieux cacher sa propre lâcheté quitte a changer d'identité. Oui, il s'en passe des choses dans The Lighthouse, où l'analyse est extrêmement bien maîtrisé, fascinante à bien des égard dans elle transpire dans le fond et la forme, un film somme, un chef d’œuvre absolument maîtrisé de bout en bout, une expérience puissante et dérangeante pour cinéphile averti pour qui en saisi le sujet mais qui restera hautement hermétique au spectateur lambda.
Avec son noir et blanc agressif qui entoure l’image en donnant l’impression d’une frontière immédiate, très semblable en fait à celle que constitue l’océan agité entourant l’île, son phare et les gardiens qui l’habitent, The Lighthouse crée une bulle dans l’Histoire telle qu’on la connaît. Une bulle dans laquelle l’isolement des personnages, ces wickies d’un autre temps, devient jouissif, mais aussi où tout devient possible.
Le surnaturel est en filigrane, tel un portail flou séparant la folie de l’horreur. Celle-ci, secrète mais palpable, transparaît comme si elle avait peuplé le monde d’avant les Hommes. Comme si, dans les endroits hostiles de la Terre où le regard humain ne s’était encore jamais posé, des abominations nichaient depuis toujours. Comme si c’était à des fous sacrifiés à travers les siècles et contre leur gré à ces terres d’outre-temps qu’on devait de les avoir réduites de nos jours au rang de simples croyances. Les récits de ces colons de l’occulte ne nous sont parvenus que comme légendes, mais Eggers nous délivre celui-ci de première main, tout juste déguisé en divertissement historique pour ne pas qu’on perde nous aussi la tête.
C’est effrayant le peu de mal que j’ai à voir l’artiste comme un de ces détenteurs infortunés d’une mythologie insoutenable, tel un nouveau Lovecraft nous avertissant à demi-mot que notre civilisation repose bien précairement, et à notre insu, sur les ruines de nos terreurs les plus profondes. À me lire en train de me faire des histoires, il devrait en tout cas être plutôt évident que le film était largement assez bon pour me mettre la tête dans un autre monde.
The Lighthouse est un de ces films qui vous laisse perplexe dans un premier temps et qui après l'avoir digéré est un petit bijoux. Je l'ai regardé sans grande attentes, j'en suis ressortie bouche bée. Le seul point négatif, à mon sens, restera le format de l'image (carrée). Je n'ai pas regardé The Witch du même réalisateur donc je ne peux pas faire de comparaison, mais une chose est sûre, The Lighthouse entre directement dans mon étagère de films à garder à tout prix.
Robet eagers à réaliser un pur chef-d'oeuvre avec the lighthouse il avait déjà réalisé l'excellent the witch et plus tard il aura fait le très bon the northman et entre les 2 il a réalisé un film incroyable avec un direction d'acteur que j'ai l'impression de n'avoir jamais vu quelque chose de plus incroyable notamment Robert Pattinson qui a m'a extrêmement surpris, et aussi Willem dafeo qui se donne au top. Les plan son magnifique mais se que je retiens le plus est la fin où mon BPM n'a jamais battu aussi fort de tote ma vie. Bref Film incroyable
Un duo remarquable. Un scénario mythologique. Où est Pattinson perdu dans cette île avec ce vieux loup de mer? .en enfer, ou sur terre, les deux allant de pair. Et cette lumière qu il ne peut approcher. Robert Pattinson en fait parfois un peu de trop mais le scénario est intéressant, voir passionnant surtout vers la fin. Passé la première heure, le rythme s accélère. Tel sysiphe, Pattinson travaille inlassablement, comme un supplicié. Le gardien de phare est son gardien.... un beau film en noir et blanc. Où la lumière ne provient que du phare!!!!
Il y a une indéniable recherche esthétique avec le soin apporté aux cadrages et l'utilisation judicieuse du noir et blanc . Les acteurs de leur côté donnent une prestation de haut vol mais malheureusement cela ne permet au film d'être abouti... A l'image des deux protagonistes , nous aussi on s'ennuie ferme à cause d'une intrigue qui ne démarre pas ; la progression vers la folie ne surprend guère malgré tous les effets de style déployés. La personnalité des personnages n'est pas assez explorée pour nous convaincre . On assiste surtout à un film creux et tape à l'œil.
Quelle a bien pu être l’inspiration de Robert Eggers pour son deuxième long-métrage sorti en 2019 ? Si l’on excepte la recherche esthétique de l’image et la mise en scène soignée, il ne reste pas grand-chose. Certes, le format carré en noir et blanc offre une atmosphère oppressante renforcée par le clair-obscur des scènes d’intérieur. L’ambiance sonore avec les cornes de brume vient compléter ce tableau sombre. On peut également louer les prestations convaincantes de Willem Dafoe et Robert Pattinson. Mais pour le reste, que retenir ? Avec un scénario soporifique, proche de l’ennui, on suit les relations entre deux gardiens d’un phare isolé de la Nouvelle-Angleterre à la fin du XIXème siècle. Entre beuveries et délires tourmentés, ces hommes sombrent progressivement dans la folie avec pour seul objectif : dominer l’autre. Bref, un huis-clos qui sonne creux où seule la forme prédomine.
The Lighthouse sorti en 2019 et réalisé par Robert Eggers. Le casting est composé de Willem Dafoe et Robert Pattinson, tous les deux bons dans leurs rôles respectifs.
Le film se démarque par sa réalisation d’époque, le film est en noir et blanc et au format 1.19.1 qui est un carré parfait. La manière d’écrire l’horreur est bien différente qu'à l'accoutumé, l’ambiance est froide, malsaine, comme un instant de folie.
Bien que l’allégorie du phare soit belle, cela n’est pas suffisant. Le film est long et ne raconte finalement pas grand chose d’au temps plus qu’aucune réponse claire n’est apportée.
En bref, un film avec un beau potentiel mais finissant par se perdre.
La photo est esthétique et la caméra est bien choisi, le noir et blanc donne son ton particulier à ce thriller psychologique, l'interprétation pas bien, passe d'esprit à l'alliené, Willem Dafoe et Robert Pattinson sont plutôt bon. La folie est empilement le sujet principale, mais je n'est pas accroché pourtant j'aime l'air marin, les phares, les mouettes, mais là j'ai trouver ennuyeux et à aucun moment je n'est ressenti aucune frisson. Le style est trop lent, dû à des longueurs et j'ai voulu en terminer le plus rapidement possible. Dommage, l'ambiance était plutôt bonne.
Il est génial ce film, le noir et blanc est sublime, Dafoe et Pattinson forment un duo incroyable, l'ambiance est dingue très Lovecraftienne, la bo est minimaliste mais elle fait largement le taf, beaucoup de métaphore notamment celle du phare donc c'est un film qu'il faut bien comprendre pour pouvoir l'apprécier à ça juste valeur, Matez le .
J'étais assez perplexe au départ mais finalement, je me suis lancée. Certes, le film est assez particulier et ne plaira pas à tout le monde. En revanche, je trouve que c'est un très bon exercice de style, les acteurs sont bluffants, ils tiennent le film sur leur épaule. L'ambiance est assez pesante et le côté noir/et blanc accentue ce sentiment. L'histoire est prenante, intrigante et plutôt bien écrite.
The Lighthouse constitue pour moi ce qu'on peut appeler un véritable chef d'oeuvre, c'est-à-dire un vecteur parfait d'émotions très fortes, tout à fait cohérent d'un point de vue à la fois scénaristique et esthétique. Robert Pattinson et Willem Dafoie forme ensemble dans ce film une paire resplendissante, qui se donne la réplique avec une complicité clairement palpable. Les rôles qu'ils interprètent matérialisent une histoire terrifiante en tout point, en particulier ses 30 dernières minutes, qui ne cessera de me hanter. Pour finir, comment parler de The Lighthouse sans évoquer sa beauté? Tant de plans sont magnifiques, et l'identité visuelle du film en devient aussi originale que riche. The Lighthouse qui laisse bouche bée, qui surprend le spectateur par son atypisme et sa profondeur. Merci pour votre lecture ! Si cela vous intéresse, je tiens avec un ami passioné un compte instagram nommé @clmovies_, vous y trouverez du contenu ciné très varié ;)
La solitude crasse et antagoniste de deux gardiens de phare. Superbe noir et blanc et bande son qui fait monter l'angoisse. Mais après une heure, la folie attendue tourne en une horreur sado-sexo-gore décevante. Dafoe et Pattinson sont cependant exceptionnels.
Énorme travail sur l'esthétique (proche d'un certain cinéma des années 20-30) qui participe grandement à l'atmosphère sombre et glauque de ce film, qui joue surtout sur une psychologie travaillée que sur l'épouvante visuelle. L'interaction entre Willem Dafoe et Robert Pattinson fonctionne plutôt bien, on regrettera surtout certaines scènes trop étirées en longueur et nuisant à la tension du récit, et un parti pris peut-être trop jusqu'au-boutiste dans sa volonté d'entretenir le mystère jusqu'à la fin.