Après "The witch", Robert Eggers franchit un pas de plus dans le cinéma d’horreur expérimental avec "The lighthouse" où Robert Pattinson et Willem Dafoe, coincés sur une île dans l’attente interminable qu’un bateau vienne les chercher, sombrent peu à peu dans la folie.
A la façon où l’étrangeté des personnages et ses plans parfois encombrent sont presque une uniforme, j’appelle ça une parfaite équilibre d’une mise en scène. Chaque scène et plan sont horrifiques et psychologiques. Je pourrais dire que c’est un chef d’œuvre, mais ça saurait presque, pourquoi ? Réponse : c’est trop parfait ! C’était la seule et dernière fois que je regardais ce film.
Robert Pattison est très bon dans ce qu'il fait. Mais Willem Dafoe est bien meilleur. Le duo d'acteur est donc incroyable. L'un des seuls points commun entre les deux long-métrages du réalisateur sont les stéréotypes des personnages pourtant très bien construits. Musiques bluffantes et malaisante apportant un côté encore plus dérangeant au film. Eggers réussi une histoire à la fois proche et éloigné de "The Witch". Il se renouvelle et trouve une histoire passionnante qui peut-être folie ou réalité. Plans et caméras soignés , aucune image ne m'a laissé indifférent. Effets spéciaux bon, non-utilisé en trop-plein et incroyablement réaliste. "The Lighthouse" réussi beaucoup moins son ambiance que "The Witch" et n'apporte pas du tout le même type de peur car c'est le côté réaliste qui m'a prit de court.
Si The Lighthouse comporte son lot d’instantanés sortis de cauchemar ainsi qu’un duo d’acteurs hallucinés, son travail sonore et son rythme faussement lent et réellement lancinant appuient définitivement l’effroi insidieux de son récit. Eggers confirme brutalement son talent.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire ni être pris par l'ambiance. Je n'ai pas compris toutes les phrases que j'en entendus. Je ne suis pas certain du message du film. Je n'ai rien ressenti. Bref, je me suis ennuyé même si reconnais que les acteurs sont bons, tout comme les décors.
Je me suis ennuyée tout le long du film (presque 2h), je n'ai pas trouvé de scénario à ce film ou peut être que je ne l'ai pas compris. Les acteurs sont bons mais ça na fais pas un film. En plus de cela le film m'as perturbée par sa fin. Je ne sais pas si c'est moi qui ai mal compris le propos du film ou alors il est vraiment nul ? En tout cas c'était une mauvaise expérience pour ma part
The Lighthouse a été tourné en Nouvelle-Écosse, dans un phare construit pour le film et dans un hangar voisin.
Esthétiquement, la réussite est indéniable. Les lents travellings, angles de camera et prises de vue sont remarquables, et immersifs; tant que les deux acteurs ne font pas subir leur insupportable cirque : cabotinage, grimaces, souleries et citations incessantes. Passé une heure, tout ça devient lourd, fastidieux, et même irritant. Le souci, c'est que le film en dure presque deux.
Les rares séquences fantastiques, rêves, apparitions, inversion des rôles, frisent le ridicule. La musique et les bruits de vent et vagues accompagnent convenablement l'histoire.
Tourné en noir & blanc, dans un format d’image carré, ce huis-clos nous embarque sur un phare isolé – lieu oh combien propice aux rêveries et fantasmes en tout genre – dans la Nouvelle-Angleterre de la fin du XIXème siècle. Porté par des Willem Dafoe et Robert Pattinson éblouissants dans leurs rôles de gardiens d’un îlot à la merci d’un océan toujours prompt à se déchaîner (et seuls acteurs d’un film à l’économie de moyens assumée), The lighthouse nous offre à voir les entrailles de cette tour effrayante et fascinante à bien des égards, avec ses endroits secrets et sa machinerie d’un autre âge. En même temps que les deux protagonistes vont nouer une relation étrange, nourrie de soumission, d’attirance et de dégoût, leurs esprits vont s’engoncer dans une folie toujours plus aiguë, alors qu’une tempête empêche tout bateau d’abréger leur séjour pour le retour sur terre. Si le parti pris de Robert Eggers est séduisant, offrant de nombreux plans magnifiques, son dispositif volontairement artificiel tourne parfois plus à vide alors que les acteurs semblent abandonnés à des improvisations alcoolisées destinées à créer de la pellicule pour de la pellicule. Original et plaisant malgré quelques longueurs.
Hypnotique et cauchemardesque, le film est surtout une prouesse photographique et une magnifique reconstitution d'époque et de lieu, les phares au 19eme siècle. Robert Pattinson est impressionnant d'audace et de folie et William Dafoe excelle en vieux loup de mer. Reste le scénario, confu et incohérent notamment dans le traitement des personnages qui je l'avoue m'a laissé un peu sur ma faim...
La solitude de gardien de phare est difficile à tenir ? Le visionnage de ce film est également une épreuve.... passe le noir et blanc, l histoire nauséeuse de ce binôme de gardes phare pitoyables est fatigante. Si les acteurs jouent bien leur rôle, malheureusement l histoire sombre ... une épreuve, c était l objectif ? C est réussi alors .... mais je trouve l expérience pénible.
Un film conceptuel qui nous immerge dans une atmosphère glauque à la lisière du fantastique à travers le quotidien de deux gardiens de phare qui cachent leurs secrets et leur vraie personnalité sous des abords mystérieux et peu avenants. Portés par une interprétation habitée de Willem Dafoe et de Robert Pattinson, les dialogues trop écrits lassent quelque peu et nous coupent du récit, sans cesse hésitant entre fantasme, rêve ou cauchemar et réalité. Bénéficiant d'une mise en scène brute, renforcée par ce noir et blanc léché, la réalisation pèche par ambition, laissant certaines séquences sans explication ou multipliant les pistes à l'envi. N'est pas Bergman qui veut mais saluons ce sincère jusqu'au boutisme!
Comme un phare dans la nuit, Eggers (ici également à l'écriture) éclaire son spectateur avec une multitude de symboles afin d'en expliquer toute la complexité mentale de ses personnages. Si le film tient la route pendant une très grosse partie, c'est en toute fin qu'il pêche, car trop de séquences brouillonnent dans leur mise en scènes. Dommage car porté par des acteurs habités, le récit en devenait haletant.
Quand la solitude de l'âme enivre la folie, comme un lieu de perdition où se confond irréel et rationalité, reste notre jugement déchu.
THE LIGHTHOUSE (2019): 1920, deux gardiens de phare, un marin d'eau douce et un vieux loup de mer (Robert Pattison, Willem Daefo), seuls sur une île désert, loin de tout. L'entretien des lieux seront leur unique occupation. Pas de télé, pas d'ordinateur, pas de radio, pas de livre, rien pour se divertir. Un confort dérisoire, crasseux, on devine les odeurs. Dehors, la météo est pourrie, la mer est déchainée. Voici donc une vision cauchemardesque sur les effets destructeurs d'un isolement d'une longue durée. Un film en noir et blanc afin de souligner un univers glauque et anxiogène aux dialogues souvent insignifiants et déprimants. Les acteurs Robert Pattison et Willem Daefo n'hésiteront pas à représenter la folie de l'homme sur toutes ses formes, mais malheureusement cela ne sera qu'une succession de scènes désaxées, ivres de violences, et parfois ragoutantes. Pas de suspense, pas de grande histoire, pas d'objectif, mais un bon jeu d'acteurs pour déshumaniser des âmes déjà en plein déclin. Loin d'être plaisant, ce film nous enferme dans une atmosphère suffocante, et n'offrira aucun cadre divertissant pour s'en évader. Un long-métrage beaucoup trop sombre dans un climat constamment orageux.
Un film splendide. Un retour au sources dans la photographie mélangée à un synopsis et une technique très moderne. Les acteurs sont vraiment excellents (surtout ce cher Robert qui mérite bien vite qu’on le remarque pour son talent, plus que son passé). Étant un grand fan des films envoûtants et de la mise en évidence de la fragilité des hommes face à la nature, ce film est magnifique.