Très bien, fin intelligent et bien fait. Je regrette juste que parfois il ne m intéressé pas assez.
Pour commencer, il y a longtemps que je t aime est mon film de référence sur le sujet de ce film. Je trouve ce film tellement remarquable que j ai du mal à voir ce film sans chercher des comparaison s continuellement, sans l évaluer à l aune de ma référence personnelle.
En plus de ce souci de référence forte, il y a la question du synopsis. Un prisonnier (ou ex prisonnier) violent. Cette idée du prisonnier violent me semble éculée et trop simpliste. Je reconnais bien sûr que c est possible, que ça existe, mais cette association me semble sur-représentée. C est lorsque ce film fleuret avec cette association que à chaque fois j ai un peu décroché, je me suis senti moins intéressé.
J ai pourtant évalué ce film 5*. C est après avoir fait cette évaluation, en essayant de réfléchir à ce que je pouvais dire sur le film, a comprendre mon évaluation, a rassembler mes souvenirs du film, que j ai réalisé que je suis effectivement beaucoup passé à côté du film car j en ai été empêché par les deux faits que je viens de rapporter
J ai une interprétation du film. Une interprétation, quelque chose de non dit par le film mais qui l éclaire. Tout au long du film, il y a des choses non dites, des mensonges ou quasi mensonges (lors de l entretien d embauche à la pépinière, la raison pour laquelle il a fait de la prison), des manques. L idée de cette interprétation est que tous ces éléments sont un seul et même élément, qu ils sont liés. Dit ainsi, cela ne paraît pas exceptionnel comme idée, pourtant, cela explique beaucoup de choses dans le film. Ce que le film n évoque jamais, la raison de son incarcération, la dernière photo dans le journal le dit probablement, le suggère sans le dire, et explique par exemple, entre autre, le repas d anniversaire.
Une fois cette idée acceptée comme étant très crédible, force m est d être admiratif pour le film d être si discret sur ce point, de se contenter de faire cette suggestion que je vois mais qui ne me semble pas forcément si visible. Il y a tellement de films qui mettent les points sur les i, et reviennent dessus pour en faire un gros pâté de peur qu on le l ai pas vu, ...
Bravo, pour un premier film, beau film, sensible, émouvant et réaliste et deux acteurs formidables. Un jeune réalisateur sur les traces de Xavier Dolan.
Un film magnifique, esthétiquement très travaillé avec en particulier une très belle lumière. Le jeu des deux acteurs principaux était vrai, touchant, juste, efficace. Ce film a été une très belle surprise ! Si le sujet a déjà été filmé (la réinsertion d'un jeune détenu), il est magistralement traité. Le jeu de Guillaume Gouix tour à tour tendre et violent, inquiétant et léger, brisé et spontané m'a impressionnée.
Perte de temps, un beau sujet mais si mal traité, un tiers de la salle est sorti pendant le film et j’ai hésité. Tout est sans finesse et joué sur la corde raide donc cela donne l’illusion de voir des répétitions d’acteurs et pas un film fini. Tout est si prévisible ...
Voici le premier film d'un jeune réalisateur très prometteur ! L'histoire est prenante, les comédiens sont filmés de façon pertinente et l'émotion affleure souvent. J'ai apprécié le choix et la justesse des cadrages, assez inventifs, immersifs. La lumière est de toute beauté, certains détails sont soulignés avec finesse, peut-être de façon un peu lourde par moments, mais c'est facilement pardonnable. La trame narrative est tout de même un peu molle et l'histoire progresse lentement. Cela dit, j'ai beaucoup apprécié le jeu des deux comédiens principaux, qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Je regrette que la diffusion de ce film soit plus que confidentielle : par exemple, un seul écran pour Paris en première semaine, alors que des daubes monopolisent les cinémas ! D'ailleurs, merci à UGC pour le soutien à ce premier film de Nathan Ambrosioni, dont j'attends déjà le prochain avec impatience.
Quelle delicatesse , quelle justesse , quelle maitrise dans ce premier film si réussi du tout jeune et si prometteur Nathan Ambrosioni !!! J'ai été touchée , conquise par la présence de Guillaume Gouix et de Noémie Merlant , tous deux formidables de sensibilité , par l'utilisation de la lumière , le cadrage , la poésie de ce film à ne pas rater ...
magnifique surprise d'autant qu'il s'agit d'un premier long métrage... Chapeau bas au réalisateur et à son équipe... Écriture, mise en scène, direction d'acteurs, image, montage...etc: TOUT concourt à l'excellence de la réalisation... Bravo
Sans pour autant être un chef-d’œuvre, ce film à de très beaux atouts, en particulier son acteur principal, vraiment excellent. Le scénario malgré certaines lenteurs, arrive dans certaines scènes à faire vivre des silences profonds et inspirés, mais hélas les émotions ont été absentes. Un film qui mérite d’être vu.
Un film d'une rare subtilité qui offre une belle réflexion sur la place de l'amour dans la famille ; une relation frère-soeur exploitée avec beaucoup de finesse et de puissance; bravo aux acteurs formidables; un duo à fleur de peau qui crève l'écran!
Un bon film pour un très jeune réalisateur, le sujet est intéressant et les acteurs sérieux dans leur rôles, malheureusement j’ai pas été très touché... mais Nathan Ambrosioni est à suivre ‼�
Si une certaine curiosité pouvait émaner de Nathan Ambrosioni, jeune homme de 18 ans réalisant son premier film avec à sa tête des acteurs à la popularité maintenant affirmée (Guillaume Gouix, Noémie Merlant, Alysson Paradis, Jérome Kircher...), celle-ci s'éteint très rapidement. Avec un synopsis qui relève du déjà vu : Vincent sort de prison et trouve refuge chez sa sœur, Charlie jeune artiste et caissière de 24 ans à la vie déjà bien établie, tous les ingrédients dans ce film respirent l'inspiration et l'imitation mal maitrisée notamment avec certains plans qui rapellent le réalisateur Xavier Dolan. À l'image de Vincent qui a connu une peine de prison de 12 ans, ce film est une longue peine qui manque de rythme, malgré des liens fraternels qui touchent, et une relation familiale entre Vincent et son géniteur (à la fin du film) qui permet de redonner au long métrage un dynamisme revigorant qui s'était éteint depuis les premières minutes des drapeaux de papiers. En dépit d'un long métrage assez bien interprété, celui-ci plonge dans un mélodrame de sentiments où se mêlent agacement dû à certaines actions entreprises par le personnage masculin et exaspération face aux crises de larmes de Noémie Merlant. Le titre bien qu'étalé en grandes lettres sur l'affiche, n'explique absolument pas (malgré un élément de décor présent dans la chambre de Vincent) le rapport entre celui-ci et la diégèse présente sur l'écran. Les drapeaux de papiers auraient dû s'appeler, les bateaux de papiers, qui prennent l'eau et frisent le naufrage.
Les difficultés de réinsertion quand on sort de prison, Nathan Ambrosioni, le réalisateur des « Drapeaux de papier », les a remarquablement intégrées dans la construction du récit qu’il a imaginé et mis en scène. Lorsque Vincent (Guillaume Gouix) retrouve la liberté, il a derrière lui 12 années d’incarcération. Il a tout à redécouvrir, tout à réapprendre et, pour ce faire, il compte sur le soutien de sa sœur Charlie (Noémie Merlant). Quand cette dernière le voit réapparaître, elle accepte, presque malgré elle, de l’héberger, sachant bien qu’il n’a pas d’autre solution. La cohabitation, évidemment, ne sera pas toujours au beau fixe. Même si elle rêve d’être une artiste et de vivre de ses talents de dessinatrice, la réalité de l’existence de Charlie s’avère beaucoup plus prosaïque : elle est caissière dans un supermarché et se bat au quotidien avec ses difficultés financières. Elle exige donc de Vincent qu’il se trouve un emploi. Ce qui pose à celui-ci un dilemme : faut-il avouer la vérité ou s’efforcer de mentir ? Quel employeur donnera sa chance à un homme qui sort de prison ? Pour compliquer encore la situation, il s’avère que Vincent est sujet à des troubles du comportement qui peuvent se manifester par des accès de violence. Et les entretiens avec une psychologue, qui lui ont été prescrits, ne suffisent pas nécessairement à les canaliser. Et puis, il y a la figure du père. Un père qui a renié son fils et qui apparaît, cependant, sans se douter qu’il sera en présence de ce dernier. La scène qui réunit Charlie, Vincent et leur père autour d’une même table est particulièrement intense, émotionnellement très forte et spécialement bien dirigée : tout y converge sur une question de regard (ou de son refus). Cela dit, de grandes qualités de mise en scène sont également présentes tout au long du film. Nathan Ambrosioni a judicieusement choisi de privilégier les gros plans, ce qui, dans une histoire telle que celle-ci, qui fait la part belle à deux personnages, à leurs émotions respectives, convient à merveille. Quant aux performances des deux interprètes principaux, elles méritent tous les éloges. Guillaume Gouix incarne parfaitement un personnage à la fois fragile, déboussolé et capable de soudaines poussées de violence. Quant à Noémie Merlant, dont le talent ne cesse de s’épanouir de film en film, elle donne à son personnage une extraordinaire densité. Autant de savoir-faire conjugués apportent au film une formidable crédibilité.
L’histoire sensible, très certainement vraie, du retour d’un frère, d’un fils, qui doit se reconstruire suite à une longue peine de prison. Mais très vite l’histoire nous dit que au-delà de la réinsertion, du droit de vivre, d’exister, il n’est même pas question de reconstruction quand on sait qu’il n’y a quasiment pas eu de construction. « T’as l’impression que j’’ai 16 ans, parce que c’est là que l’on m’a laissé » dit-il à sa sœur qui va l’aider de tout son amour familial pour le remettre sur le droit chemin, via un travail et la sérénité qu’il est loin d’avoir acquise. Lui c’est Guillaume Gouix, elle Noémie Merlant absolument formidables dans ce premier film écrit et réalisé par un gamin de 18 ans, Nathan Ambrosioni. Mature à ce point, sa mise en scène, très attentive aux personnages, révèle des grandeurs insoupçonnées, des sentiments, de l’amour et de la capacité à résister. Un film plus complexe qu’il n’y parait mais d’une telle puissance émotionnelle eu égard à la jeunesse de son auteur qu’il nous marque encore plus. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Découvert pour sa dernière avant-première en séance d'ouverture de Festival International du Premier Film d'Annonay, Les Drapeaux de papier est un véritable choc esthétique et une démonstration réussie de la nécessité d'une réflexion sur le problème de la réinsertion des personnes détenues après leur libération. Nathan Ambrosioni, pour son premier film, réalise une performance remarquable, affichant non pas un talent prometteur mais déjà de solides bases pour faire carrière dans ce métier dont il a toujours rêvé. Ses deux acteurs principaux : Guillaume Gouix, le frère qui sort de prison après douze années coupé du monde, et Noémie Merlant, la petite soeur qui donne une magnifique leçon d'amour fraternel. C'est superbement filmé, au plus près des corps et le traumatisme de la prison est bien rendu avec ce bruit perpétuel, cette ambiance insupportable, sans pour cela montrer le moindre surveillant, les moindres barbelés... Leçon d'amour, terrible confrontation père - fils, moments de tension, quelques respirations bienvenues, ce premier film est un réussite.