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Edwige Zaralobo
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2,0
Publiée le 17 mars 2022
Le film au plus long suspense car j'attends encore. Quels sont les liens entre le vol du sac, Monsieur rivoldi, le kodor, etc etc... Sinon un début très fort, des photos sublimes dans le bateau, un acteur incroyable et Léa Seydoux. Quelqu'un peut m'expliquer ce film, a part l'amour de cet homme pour sa femme et la douleur qui le rend fou?
Au XX em siècle, dans les années 20, un jeune capitaine de la marine marchande, célibataire, décide de se marier sur les conseils du cuisinier du bord, après que les symptômes du mal de mer le prennent pour la première fois . il y aurait en effet, selon lui, une relation de cause à effet. Une fois à terre, il décide de choisir une femme par hasard pour se marier. Il effectue sa proposition à une jeune cliente attablée dans le salon de thé ou il se trouve. Elle accepte. L'union réalisée, le mari commence à s'interroger sur la fidélité de son épouse . Mon hypothèse est que le sujet du film porte sur la différence de perspectives entre l'Homme et la Femme et les tentatives en général infructueuses d'épouser le point de vue de l'autre. Cette différence est problématique en ce qu'elle rend leur union et leur convivence difficilement compatible avec leur épanouissement respectif. Présenté en compétition officielle à Cannes en 2021, le film est reparti les mains vides. C'est totalement incompréhensible puisqu'il était , selon moi, un des deux meilleurs films en lice pour la palme d'or (avec " drive my car"). La réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi, parvient ici à nous donner à voir un film magnifiquement photographié et qui se laisse voir avec gourmandise. L'interprète hollandais G Naber est formidable. Louis Garrel, à un petit rôle et Lea Seydoux fait le job, même si je ne suis pas certain qu'elle était l'interprète idéale pour le rôle, mais peu importe. " l'histoire de ma femme " fait penser à certains films ( aux meilleurs) de Manoel de Oliveira et de Raul Ruiz. Sa longue durée n'est pas un handicap majeur, car le film ne propose pas de longs tunnels de dialogues. C'est un film de haute tenue proposé par une metteur en scène de grand talent. Les amateurs de cinéma d'auteur ne le manqueront surtout pas.
On pourrait craindre le pire face à ce film de 2 h 49 et très international dans sa production, sa réalisation et sa distribution. Heureusement, la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi a su rendre très digeste ce film sur la jalousie et sur l’importance de la confiance au sein d’un couple. En têtes d’affiche, on trouve Gijs Naber, un comédien néerlandais qu’on connait peu, aux côtés de Léa Seydoux et de Louis Garrel, que, par contre, on connait bien ! Ils sont excellents tous les trois. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-lhistoire-de-ma-femme/
Entre sa Caméra d'Or (1989) et son Ours d'Or (2017), la hongroise Ildiko Enyedi a relativement peu tourné et, après le sublime Corps et âme, c'était un bonheur de la voir revenir sans trop attendre, avec l'adaptation d'un roman de l'un de ses compatriotes. Le film a été très fraîchement accueilli à Cannes même s'il avait et a toujours des laudateurs (il fait la couverture du Positif de mars). Doté visiblement d'un budget important, L'histoire de ma femme ne peut que séduire par son esthétisme raffiné et son choix de décors et de costumes des années 1920, mis en valeur par une mise en scène d'une suprême élégance qui ne cède pas à l'académisme mais s'en approche parfois, à certains moments. Le récit, contrairement à ce qu'indique le titre du film, s'intéresse avant tout aux états d'âme d'un homme, capitaine de marine déboussolé quand il est sur terre, y compris auprès d'une épouse insaisissable et peut-être infidèle. L'intrigue, trop étirée dans sa deuxième partie à Hambourg, est à la fois ludique et dramatique, et toujours romanesque (littéraire, absolument, avec une certaine pesanteur), suivant le regard du héros, à l'austérité toute néerlandaise, sur sa femme, frivole et parisienne, laquelle, d'une certaine manière, est étrangère à son monde. Leur amour, incontestable, tout du moins en ses débuts, ne peut rien y faire. La cohérence du film n'est pas aidée par un casting international et l'utilisation dominante de l'anglais, des éléments qui lui donnent un côté légèrement artificiel. Face au remarquable Gijs Naber, Léa Seydoux fait mieux que tirer son épingle du jeu dans un rôle plus complexe qu'il n'y parait, puisque la psychologie de son personnage reste jusqu'au dénouement entièrement énigmatique.
Ce film raconte, pendant près de trois heures, les tribulations d’un marin, capitaine de cargo, dans sa vie amoureuse. C’est bien réalisé avec de bonnes reconstitutions du Paris des années folles et du port de Hambourg. Cette réalisatrice hongroise a choisi de diviser son film en 7 chapitres où se déroule la vie de ce capitaine et de son épouse très bien interprétée par Lea SEYDOUX. Ce film est intéressant mais aurait cependant gagné à être un peu plus court.
Le film est très beau plastiquement. Il regorge de bonnes idées de réalisation et le jeu des acteurs est formidable. Mais le scénario n'est pas à la hauteur. Le film ne monte jamais suffisamment en intensité et les personnages n'évoluent pas beaucoup. La construction est intéressante mais les 2h45 se font bien trop sentir.