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LeFilCine
198 abonnés
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3,5
Publiée le 28 décembre 2018
Le festival de Cannes nous a habitué ces dernières années à offrir sa plus prestigieuse récompense, la Palme d’or, à des œuvres qui représentaient un aboutissement dans la carrière d’un réalisateur, après plusieurs sélections. Et ce fut le cas également cette année avec Hirokazu Kore-eda qui présentait un film pour la septième fois sur la Croisette. Et une fois encore, au centre des attentions du cinéaste, il y a la thématique familiale et ses nombreuses ramifications. Dans Une Affaire de Famille, le réalisateur japonais prend un malin plaisir à déconstruire la petite tribu harmonieuse qu’il nous présente au début du long-métrage. Il faut savoir saisir les subtilités d’un scénario bien construit, pour comprendre que les relations qui unissent les différents personnages de cette « famille » sont bien plus complexes qu’il n’y parait. Le joli jeu de piste filial qu’il met en place est assez captivant à suivre, parque les personnages sont tous très attachants chacun à leur manière, et parce que leurs relations transpirent la sincérité. Il est bien peu dire que les acteurs sont brillants, et qu’ils parviennent facilement à illuminer un cadre urbain, lui assez tristounet. Le contexte culturel japonais peut, malgré tout, laisser un peu le spectateur à distance de cette histoire, comme il peut tout aussi bien, fasciner celui curieux des différences culturelles. Mais, dans tous les cas, les thématiques d’abandon, de famille, d’amour et de bonheur sont, elles, universelles et nous emportent facilement, dans le final, dans un tourbillon de questions et d’émotions.
Ce qui est beau dans ce film de Kore-eda, c'est que les faiblesses de chaque personnage sont montrées telles quelles et que les liens qui unissent cette improbable famille, même inavouables, constituent un ciment qui aide au bien-être de chacun. Comme toujours, la direction d'acteurs est d'une grande précision et l'émotion surgit sans crier gare, au détour de cette comédie effrontée que le drame effleure en permanence.
Une famille atypique vivant dans un taudis recueille une jeune enfant maltraitée. Bien qu'il me manque quelques codes pour comprendre la société japonaise, il s'agit bien d'une critique sociale et une vision transgressive de la famille. Les liens qui lient les membres de cette famille sont très troubles et nous sont dévoilés dans la seconde partie du film. Les acteurs sont tous très bons mêmes les enfants très attendrissants sans que cela ne soit jamais mièvre.
La vie est un long fleuve tranquille n’a qu’un lointain cousinage avec Une affaire de famille, mais osons quand même le rapprochement : la tribu d’Osama Shibata, avec la mère et deux enfants, ressemble à la smala Groseille. « Affreux, sales et (un peu) méchants », mais avec des tonnes d’optimisme et très peu de scrupules pour se sortir de la précarité. Mais surtout avec un cœur énorme pour recueillir plus misérable qu’eux. C’est cette famille, laissée pour compte du progrès, que la petite Juri va adopter à son tour. Pour sa renaissance et notre bonheur… En précepteur aguerri Osama apprend à Shôta comment vivre de rapines, de chapardages et de vols à l’étalage. Juri est prête à suivre son modèle au bout de ses bêtises. Et en monnayant ses charmes, sa sœur Aki fait l’admiration de sa mère qui peut mettre des nouilles dans le bouillon. La famille est « liée par des délits », mais surtout « par le cœur, plus que par le bas… ». A l’image de certaines scènes d’initiation sexuelle entre père et fils pleines de d’humour. Et de la virée à la plage ou la délicatesse s’invite dans la rigolade. Montrer une famille au bord du gouffre qui parvient à garder la tête hors de l’eau grâce à ses petites magouilles. C’était le premier objectif d’Hirokazu Kore-Eda. Même si en filigrane apparaît la rigidité de la société japonaise, coincée entre conventions et principes qui finissent par stigmatiser les plus faibles. Mais cette fable sociale se tient à distance de toute morale. Du coup, il vaut mieux retenir la chronique familiale, bourrée de sensibilité, de charme et de poésie. Le film n’a pas volé sa Palme d’or à Cannes.
Avec une Affaire de famille, Kore-Eda continue de tisser sa toile qui attrape aussi bien l’intime que la société japonaise en pleine mutation, où les hommes perdent des repères mais gardent l’essentiel : l’amour.
Dès la 2ème moitié du film, je me suis demandé pourquoi ce film avait eu la Palme d'Or... Malgré que je me sois mortellement ennuyé, je suis resté jusqu'au bout, et les pseudos-révélations ne m'ont pas fait changer d'avis. J'ai du mal à comprendre les commentaires élogieux des critiques et des internautes. Il ne suffit pas de montrer des gens sympathiques dans une vie de galère pour faire un bon film. Le scénario, la mise en scène, les comédiens m'ont semblé bien ordinaires et dénués de tout intérêt. Tant mieux pour ceux qui apprécient le film, mais pour moi à éviter !
Cette palme d'or du dernier festival de Cannes arrive en salle dans l'hexagone avec une réputation qui la précède. Kore-eda met en scène une famille japonaise pour le moins atypique. En effet les composantes de celle-ci sont étonnantes : le père de famille qui apprend à voler à son fils, une fille qui travaille comme escort et pour couronner le tout, l'enlèvement d'une petite fille maltraitée au début du film. La cohabitation dans cette misère sociale se fait avec un semblant d'harmonie sous les yeux de la grand-mère bienveillante. spoiler: C'est assez touchant et très vivant mais derrière cela, se cache de terribles secrets révélés dans la dernière demi-heure. [/spoiler[spoiler]]On s'attache aux tribulations de cette famille même si la dernière partie est quelque peu confuse et peut-être trop bienveillante avec la figure paternelle . L'ensemble reste une ode à regarder de plus près la filmographie de Kore-eda que j'avais laissée sur le décevant "The third murder".
Très beau film, belle histoire bien servie par des acteurs formidables, notamment les enfants qui sont stupéfiants. C'est aussi l'occasion de découvrir un Japon pauvre que l'on ne voit presque jamais.
En général, je vais toujours voir les films qui ont reçu la Palme d'Or, chaque année. Ce film a un grand intérêt (contrairement à ce que j'ai malheureusement pu lire) et il est remarquable. On nous raconte le quotidien d'une soi-disant famille japonaise, pauvre, qui se débrouille pour survivre et qui s'organise. Des secrets enfouis vont surgir. Il se dégage de tout cela, une immense sensibilité très appréciable.
Film touchant et émouvant. Malgré la noirceur de ce qu'il montre ce film contient aussi énormément d'humanité. Y compris celle qui est symbolisée par cette famille de composition, totalement hors normes. Elle est aussi celle qui s'avère malgré tout plus aimante que le monde faussement bien ordonné du Japon moderne.
Encore un film militant pour la destruction de la famille traditionnelle... On nous montre un groupe de personnes qui vivent comme une famille alors qu'elles viennent de situation différentes, de vies différentes...l'exemple d'une famille recomposée en fait. Et on apprends petit à petit les liens qui les unissent: des liens d'argent, d'utilisation de l'autre pour le fait qu'il vole... Ces personnes avancent ensemble car elles sont blessées par la vie, et elles essayent de "faire" famille car elles en manquent terriblement...mais on comprends bien à la fin que cela n'a pas marché: le garçon qui n'arrive pas a appeler l'homme "papa" car ce n'est évidemment pas naturel dans son esprit, la jeune fille qui se prostitue pour de l'argent, la femme qui se donne a l homme pour combler son besoin d'amour...et cette "famille" qui se divise à la fin après la mort de la grand mère pourvoyeuse d'argent depuis le début, car c'était bien son argent qui faisait que la "famille" avancait...la femme prends toute la responsabilité pour tous le monde et va en prison...aucune solidarité "familiale"...le "père" veut abandonner le garçon... Bref, on veut nous faire croire qu'une famille décomposée est souhaitable...
Un film touchant et d'une grande sensibilité qui traite d'une multitude de sujets . On est plongé dans la vie de ce quartier pauvre avec l'impression d'y voir des gens heureux. C'est d'une grande humanité et tout se passe calmement, sans aucune violence, une belle prouesse de réalisation.
magnifique , superbe film asiatique , que d'émotion. une famille de chapardeurs à l'étalage , aimant l'argent neanmoins , avec une grosse dose d'amour à partager. pure bonheur.
"Une affaire de famille" est une oeuvre forte et émouvante mettant en lumière tout l'amour que les humains sont capables de se donner, en dépit de toutes les difficultés liées à la misère. Ainsi, ce long-métrage est également une profonde dénonciation de la société capitaliste, où l'argent demeure le seul moyen de vivre entièrement épanoui. Les interprètes jouent magnifiquement cette histoire. Cette Palme d'or 2018 est méritée.