Une Affaire de famille
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Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2018
La première partie est un portrait de famille tendre, presque comique. La seconde prend une profondeur inattendue et subtile de la description d’une famille, de sa complexité. C’est aussi un message face à une nation trop cadrée, face à une société où il faut tout payer, tout justifier. C’est une provocation à la bien pensante, aux mœurs, à la tradition. C’est très intelligent et en même temps d’une simplicité remarquable.

https://www.facebook.com/la7emecritique/
Stéphane P.
Stéphane P.

5 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2018
Magnifique ! Touchant et sensible.
Une vision peu habituelle de la vie au Japon à travers la vie d’une famille recomposée peu orthodoxe .
A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 décembre 2018
Le syndrome de la Palme d'Or surprenante semble avoir encore frappé. Pourtant, un film long, se déroulant au Japon, parlant de la famille, une famille à part, avait toutes les chances d'emporter mes suffrages. Et quoi ? L'ennui...
Parmi les louanges sur ce film, il y en a une que je ne comprends vraiment pas ; où est l'émotion ? Qu'est-ce qui est émouvant ? Le film restitue tellement mal la destinée collective, et dissimule totalement, à part une ou deux fois, la tendresse qu'il peut y avoir entre les membres de la famille. C'est froid, c'est ennuyeux, quelle immense déception !
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2018
Je ne connaissais pas ce réalisateur. "Une affaire de famille" a le goût d'un documentaire et la forme d'une fiction. Il fait penser à ces reportages où le cinéaste laisse tourner sa caméra des centaines d'heures et en tire quelques dizaines de minutes de pépites. Ici nous sommes dans un film construit de bout en bout avec de vrais acteurs. Il démarre avec l'arrivée d'un nouveau venu dans ce foyer de trois générations. Classe laborieuse un cran au dessus des SDF, les liens entre les membres de cette drôle de famille, sont forts et emprunts de beaucoup d'amour.

Le réalisateur transcende par son regard la richesse et la finesse de la toile relationnelle.

Le travail de Hirokazu Kore-eda fait écho à un autre long métrage récent, non pas dans sa mise en scène, ni sa construction, mais dans son contenu narratif. Dans "The Florida Project" on suit une maman et sa fille dans leur galère quotidienne. Même "message" : être dans la marge, ne convient pas à la société bien pensante et apparemment aidante.

Dans l'oeuvre qui nous préoccupe ici, l'intervention de l'état, fera évoluer drastiquement le statut et l'attitude de chaque protagoniste.

Une très belle sensibilité, un regard original. Cela méritait certainement une distinction à Canne.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
Et bien voilà ! Voilà enfin une Palme d’or convaincante ! Depuis quelques années, les Palmes d’or lourdingues et empesés s’accumulaient. On dénonçait et critiquait violemment ou on tombait dans le mélo tire-larme insupportable. Sacrer Kore-Eda, ce n’était pas une réaction à la visée sociale qu’affectionne Cannes, c’était une manière de singer le ton souvent grisâtre et glaçant des précédentes Palmes d’or. Car ‘’Une affaire de famille’’, s’il n’est pas dénué de défauts surprend par le décalage entre une histoire qui, sur le papier est plutôt noir et le ton du film, qui lui est léger, voire comique.

L’histoire est celle des Shibata, une famille ‘’fabriquée’’(certains membres qui vit très précairement dans une toute petite maison, quasiment constituée d’une seule pièce. Ils vivent de petits boulots et de vols à l’étalage. Un soir, ils recueillent Juri, une petite fille battue par ses parents. Les Shibata vont alors l’héberger et la considérer comme membre à part entière de leur famille.

Difficile de ne pas tomber sous le charme des films de Hirokazu Kore-eda. Ses films, même si ils peuvent traiter de sujet sombre (comme ‘’Nobody Knows’’ en 2004) font souvent preuve d’une harmonieuse cérémonie. Et une ‘’Affaire de famille’’ est du pur Kore-eda. Une nouvelle fois, la famille est au coeur de son œuvre. Et plus précisément, le Japonais aime scruter les évolutions et interactions que peuvent connaître une famille. Car, on peut le voir dans le reste de sa filmographie, Kore-eda ne croit pas en une famille composé d’un bloc. C’est une constance chez lui : une famille verra toujours sa forme changer, s’enrichir ou s’appauvrir. ‘’Notre petite soeur’’, l’un de ses précédents films ne disait d’ailleurs rien d’autre : trois sœurs se découvraient à la mort de leur père une petite sœur, et décidaient de l’accueillir dans leur maison. Mais à cela, que peut bien apporter ‘’Une affaire de famille’’? Et bien, c’est en observant cette famille en parfaite symbiose et pourtant complètement fabriqué que Kore-eda fait exploser les carcans de la famille avec un grand F. Car Kore-eda ne croit pas non plus à quelque chose de sacré au Japon (et même ailleurs) : les liens de sang qui figent définitivement le cadre de la famille. Au contraire, les cocons les plus traditionalistes sont souvent les plus prompts à dysfonctionner (voir les tensions sous-jacentes de ‘’Still Walking’’). Une fois de plus, c’est la délicatesse dont fait preuve le réalisateur qui permet au spectateur de se rapprocher des personnages. Personnages qui sont formidablement attachants. Le metteur en scène a ça pour lui : sa colère est évidente au regard de certaines scènes amères mais il ne la laisse jamais prendre le pas sur sa douceur de regard. Tout a quelque chose d’assez désarmant surtout la grande beauté des deux jeunes acteurs que Kore-eda exploite parfaitement (à l’heure actuel, il n’est pas excessif de dire que Hirokazu Kore-eda est l’un des meilleurs directeurs d’acteurs enfants ou adolescents). Même dans les séquences de peep-show qui normalement devraient être glauques, Kore-eda parvient à insuffler de la douceur. Parce que (cela peut sembler naïf à dire) Kore-eda avant d’émettre une quelconque critique aime tendrement et simplement ses loosers magnifiques. Un peu comme Chaplin qui aimait Charlot et l’enfant dans ‘’The Kid’’ (1921). et c’est l’une des grandes qualités du Japonais. Mine de rien, Kore-eda a le mérite de ne pas personnaliser les responsables de toute cette misère. Le problème est dorénavant si tentaculaire qu’il est inutile aujourd’hui de viser quelqu’un ou une institution en particulier. Et c’est toute la différence entre une palme d’or juste comme ‘’Une affaire de famille’’ et une palme d’or un peu bêta comme ‘’Moi Daniel Blake’’ (Ken Loach, palme d’or 2016). Là où Ken Loach déployait un schéma manichéen malaisant (pour ce genre de film à portée social) entre de gentils pauvres et un méchant système capitaliste, Kore-eda, lui, adopte un parti-pris moins didactique et surtout moins démonstratif. Au contraire, vu que Kore-eda se focalise uniquement sur cette famille, il prend soin de croquer de manière nuancée ses personnages. Cette famille est-elle aussi angélique qu’elle en a l’air ? Le doute va apparaître dans l’esprit du préadolescent Shota. Et c’est dans une deuxième partie qu’on peut éventuellement deviner la colère de Kore-eda. Le film dans sa structure est en effet très classique. On commence avec une partie enchanteresse pour déboucher sur un second acte plus sombre. Plus sombre, certes, mais jamais pesant. Même si l’amertume du réalisateur est là. spoiler: Quand on lui dit que Juri n’aurait pas du quitter ses parents au prétexte qu’une enfant a toujours besoin de sa mère, Nobuyo Shibata répond : ‘’ça, c’est ce que les mères aiment croire’’. Face à cette phrase, face aux révélations finales et face à la conclusion pleine de tristesse, le spectateur est ainsi invité à sortir du beau rêve dans lequel il se trouvait. Comme si, leur harmonie, les personnages devaient la payer.

Le ton du film, s’il est donc tourné vers la légèreté, n’échappe pas à une certaine amertume. spoiler: Amertume de voir tout ce qu’ont construit les Shibata se détruire, au prétexte de quelques liens de sang qu’ils n’auraient pas en commun.
Mais Kore-eda, malgré la colère qu’il semble reconnaître évite de trop dévoiler son acidité. De peur de tomber dans la caricature, le réalisateur ne met jamais en avant sa source de colère et se concentre sur ses héros : des marginaux, qui pour endurer toute cette pauvreté se sont rassemblés et créent cette petite famille. Son film dépasse le cadre du simple film social et revêt presque des aspects de fable (et d’ailleurs n’est-ce pas un motif de conte que cette petite fille qui échappe à son monde trop rude pour se trouver une deuxième famille avec ces marginaux ?). Une palme d’or qui parvient enfin à s’échapper de la lourde pesanteur qui habite si souvent les dernières palmes.
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2018
Pas un geste,pas un mot de trop ,tout en finesse et tant de choses sont dites!Les méchants ne sont pas ceux que l'on croit.
Ozu est de retour!
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2019
Une vision très personnelle de la famille. Les acteurs sont absolument formidables de sincérité et de sensibilité. La réalisation nous offre certaines scènes d’une grande beauté et de délicatesse par de simples regards ou gestes de tendresse. Mais le rythme est parfois pesant bien que révélateur de la vie de cette famille recomposée. Un beau film qui ne laisse pas insensible.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2018
Un petit bijou d'apparente simplicité où chaque plan, magnifique, met progressivement en avant des personnes complexes et attachants dans une histoire qui évite les facilités ou émotions faciles.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 188 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2022
J'ai trouvé ce film plutôt long et ennuyeux. Le thème, à savoir "qu'est ce qu'une famille ", est traité de façon intelligente et délicate. Vivant de façon précaire, et dans la pauvreté, la plupart des membres de cette "famille" essayent de s'en tirer comme ils peuvent, et tissent malgré la difficuluté et la part d'ombre que porte chacun, des liens de tendresse, de fraternité et d'amour. On sent rapidement qu'il y a des histoires cachées qui précèdent celle de la petite Youri adoptée/enlevée par la "famille" parce qu'elle était maltraitée et il faut attendre la deuxième partie du film pour avoir quelques explications sur le passé des uns et des autres. La fin reste ouverte et oscille entre résignation et optimisme. Malheureusement, même si la lenteur est voulue, même si l'espace où se déroule le film est réduit (un cabanon, une rivière, une aiutoroute, une voie ferrée, un magasin), l'émotion n'est pas au rendez-vous, car on a du mal à s'identifier aux personnages. Pourtant, les acteurs sont, de mon point de vue, excellents.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2021
Je n'ai pas du tout aimé ce film. Je connais mal ce réalisateur Japonais : Kore Eda, même si j'avais vu lors de leur sortie "after life" (mauvais), "après la tempête" (pas trop mal), "nobody knows" pas réussi et surtout "tel père, tel fils" que j'avais vraiment aimé. Certes cette "affaire de famille" a un scénario interessant, un peu cousin d'ailleurs de "tel père, tel fils", mais quel ennui ai-je éprouvé en voyant ce film. Il faut attendre plus de 90 minutes avant que le film s'anime un peu. Le scénario n'est pas travaillé. C'est le film palmé le moins bon de tous. Déjà en 2017, avec "the square" le jury avait fait fort, mais là on descend encore plus bas. Quand on pense que l'excellent "burnin" du Coréen lee chang dong et "le poirier sauvage" du Turc Nuri Bilge Celan sont repartis les mains vides...On est en droit de se demander selon quels critères sont sélectionnés les membres du jury du festival de Cannes ? "Une affaire de famille " a reçu un très bon accueil de la part du public. Pour ma part, c'est incompréhensible.
francine S.
francine S.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2018
Enfin une palme méritée (c'est si rare) qu'il faut le souligner..... Le début du film est magique, d'une émotion et d'une humanité rares, puis malheureusement, parce que trop long, ça s'enlise un peu... Jusqu'à cette scène où le gamin appelle celui qui l'aime tant mais n'est pas son géniteur "papa"..... Il faut avoir vu le film pour le comprendre. Je m'étais dit : "non, il (le réalisateur) ne nous infligera pas cela" : eh bien, si..... Dommage....

Globalement, ce film est très très touchant, mais n'évite pas le piège du "trop long" qui nuit au "très très bon".....

Malgré tout, ne le loupez pas, ne serait-ce que pour toute la première partie qui est une ode à l'amour, à l'humanité, le tout "politiquement incorrect"..... J'imagine la réaction des nippons à cette palme méritée..
Agnès J.
Agnès J.

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 décembre 2018
Mortel, ennuyeux. On comprend pas tout. Le thème intéressant est mal traite. Pourquoi la palme d’or à un film pareil ?
Toutes les scènes où on les voit manger sont lassantes. Bref, pas aimé du tout.
Kel C.
Kel C.

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2018
Beaucoup de finesse, excellent film . A voir absolument . Les acteurs sont au top. Une plongée au Japon, étonnant et humain .
djams
djams

38 abonnés 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2018
Je suis tellement déçue que ce film n'ait pas obtenu de prix. Il le mérite tellement. C'est, sans conteste, LE film de l'année. Il traite de sujets sensibles intriqués les uns dans les autres dont spoiler: l'Amour, la Solitude, la Famille, la Pauvreté, le Chômage, le Déclassement Social, le Vol, l'Education, la Mort, le Bonheur etc.
.. Ce film nous montre que rien n'est isolé mais que tout est lié. Il ne suffit pas de voir les circonstances de manière superficielle, isolée les unes des autres. Il faut essayer de comprendre l'enchaînement des situations pour avoir une idée précise et globale de l'histoire. Ce film est également très intéressant car il nous montre une culture avec laquelle on n'est pas familier. En France, spoiler: il ne viendrait à l'esprit de personne d'enlever un enfant maltraité pour l'adopter.
Tout le monde aurait le premier réflexe d'alerter la police ou la gendarmerie ! Le système est complètement différent. spoiler: 5 ans de prison pour avoir tuer un homme et enlever un enfant, c'est tout ?
En France, le coupable y resterait à vie ! Et personne ne dénonce la vraie raison de l'enlèvement de l'enfant à la police japonaise : spoiler: la maltraitance physique
. C'est absurde. Dans un interrogatoire français c'est la première raison qu'on donnerait pour se justifier et surtout spoiler: pour éviter que l'enfant ne soit remis à ses vrais parents et ne subisse de nouvelles maltraitances
. Pour moi française, c'est incompréhensible. mais cela n'enlève en rien à la beauté du film qui fait réfléchir sur les vrais problèmes. Bravo !
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2018
Palme d'Or 2018, Hirokazu Kore-eda signe un film montrant une famille japonaise pleine de secrets. Au départ, nous sommes convaincus qu'il s'agit d'une seule et même famille mais, au fur et à mesure du récit, on se rend compte qu'il s'agit d'une famille fabriquée par un seul homme. Tous entrent dans le jeu et cette fausse/vraie famille avance ensemble, chacun venant d'un passé trouble. Ce qui est très beau le film c'est l'envie de transmettre, même s'il ne s'agit pas des meilleures actions comme le vol. Mais c'est très touchant. La réalisation est sobre pour laisser place aux acteurs qui sont vraiment excellents. Très mal accueilli au Japon, ce film montre un malaise de la société japonaise profond que nous avons parfois du mal à comprendre.
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