Une Affaire de famille
Note moyenne
4,2
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348 critiques spectateurs

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Matching P.
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17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2018
http://wp.me/p2H2o8-79d
Ainsi donc nous devons revoir notre copie ! Nous aurions aimé que les passages inconvenants fussent soulignés à l'encre rouge pour que nous puissions nous corriger et rendre un devoir conforme aux exigences des modérateurs/censeurs d'allocine.

On a l'impression que Kore-Eda Hirokazu , récompensé ici par la Palme d'or au dernier festival de Cannes, se laisse inspirer par le cinéma européen. Pour " Tel père tel fils ", un de ses précédents films, l'intrigue de départ ressemble à celle de "La vie est un long fleuve tranquille". Cette fois, nous pensons au cinéma néoréaliste italien avec "Voleurs de bicyclettes" de De Sica et les membres de la famille ressemblent à ceux d' "Affreux, sales et méchants" d'Ettore Scola, l'humour noir en moins, laissant place à quelques scènes plutôt attendrissantes.

Nous voyons le Japon à travers une réalité économique et sociale rude, loin des habituels clichés du culte du travail et de la réussite, du clean et de la politesse. Dans ce pays il y a aussi des pauvres, pas très propres, vivant de petits larcins. Dès le début on a compris que les pauvres ont des sentiments, leur logis crasseux peut être accueillant et chaleureux.

Au delà de bons sentiments simplistes, le cinéaste construit une réflexion sur les liens affectifs, déjà au cœur de "Tel père, tel fils". Les liens choisis ou fournis par le hasard peuvent être plus forts que les liens biologiques. Jusque là rien de très surprenant...

Le véritable intérêt du film, selon nous, est le jeu du cinéaste vis à vis du spectateur. Celui-ci est amené, dès le début, à déduire de façon plutôt logique quels sont les liens familiaux qui unissent les personnes chez qui la petite fille va trouver refuge. Avec une série de retournements se dévoile peu à peu une recomposition de cette cellule "familiale" vouée à l'explosion. Nous n'en dirons pas plus, ne dévoilons pas à notre tour les secrets qui vont amener des changements dans le comportement de certains personnages et approfondir ainsi leur psychologie.

Malgré quelques longueurs et des scènes répétitives, on est pris par le récit et le jeu des acteurs. Les enfants sont remarquablement dirigés.

Une fois de plus une Palme d'or "sociale" décernée parmi les strass et paillettes de la Croisette. D'année en année nous ne pouvons nous empêcher d'ironiser sur l'union contre nature du misérabilisme et du bling bling...
SansCrierArt
SansCrierArt

60 abonnés 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2018
Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.
Koalahama
Koalahama

11 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2018
J'ignore pourquoi ce film mérite une palme d'or plus qu'un autre mais c'est un beau drame, un quotidien de misère sans misérabilisme.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2018
En général, je vais toujours voir les films qui ont reçu la Palme d'Or, chaque année.
Ce film a un grand intérêt (contrairement à ce que j'ai malheureusement pu lire) et il est remarquable.
On nous raconte le quotidien d'une soi-disant famille japonaise, pauvre, qui se débrouille pour survivre et qui s'organise.
Des secrets enfouis vont surgir.
Il se dégage de tout cela, une immense sensibilité très appréciable.
colombe P.
colombe P.

145 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2018
Je ne suis pas du tout une "bobo intellectuelle" et pourtant j'ai été très touchée par ce film et je l'ai adoré spoiler: (une personne qui a émis une critique hyper mauvaise disant qu'il faut être "bobo intellectuel" pour aimer ce film).

C'est une histoire bouleversante, d'une grande humanité.
C'est lent, l'histoire se laisse infuser tranquillement, c'est la vie de tous les jours d'une famille recomposée, jusqu'à des révélations dramatiques finales.
C'est réellement un film d'une grande profondeur, d'une grande qualité artistique et humaine.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2018
En sortant d’une « affaire de famille » je reste dubitatif devant la quasi unanimité de la critique qui présente ce film comme un chef d’œuvre absolu…n’a-t-il pas reçu la palme d’or au dernier festival de Cannes…Je suis passé à coté de quoi ??? Il est vrai que je dois avoir un problème avec le cinéma de Kirokazu Kore-eda…Tel père tel fils, trop long, trop stéréotypé….Notre petite sœur…une certaine grâce mais trop lisse, mignonnet, à la limite de la mièvrerie... Après la tempête, long bavard, ennuyeux malgré des interprètes talentueux… Une affaire de famille tourne comme les précédents autour de la famille. Kirokazu Kore-eda veut montrer qu’une famille faite de bric et de broc, sans aucun liens de sang peut se montrer meilleure qu’une vraie famille, qu’un comportement à priori répréhensible et immoral peut recéler une nature profondément bonne...…Mais il s’en suit un film ennuyeux et parfois embrouillé. La famille Shibata est hors système, hors des standards de la société japonaise. Osamu et sa compagne Nobuyo survivent grâce à de maigres salaires, quelques rapines, de la pension de la grand’mère et du salaire de la sœur de Nobuyo Aki qui travaille dans le soft porno…la famille recueille Yuri, une petite fille trouvée sur le chemin de la maison et qui s’avère avoir été victime de violences physiques. Le film est plein de redondances, les mêmes scènes se répètent un bain, un repas, l’achat de vêtements, une balade sensée rapprocher les différents membres de la famille, une concentration de scénettes qui laissent apparaitre les ficelles du scénario et visent à forcer l’émotion…certes les deux enfants sont attachants mais l’ensemble reste lisse et finalement ennuyeux et le film n’esquive pas toujours les écueils de la mièvrerie et de la sensiblerie…….D’aucun ont voulu comparer Kirokazu Kore-eda à Ken Loach pour sa dénonciation d’une société japonaise dans son aspect codifié, aseptisé, où la pauvreté n’est pas sensée exister, une société figée , aux relations humaines dépossédées de tout contact, de tendresse…mais un Ken Loach qui aurait mis de l’eau dans son saké…cette vision de la société japonaise a quand même déplu au gouvernement de Shinzo Abe qui n’a pas voulu féliciter le cinéaste pour sa Palme d’or…
Jean-Marc G.
Jean-Marc G.

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2018
Exceptionnel, extraordinaire, difficile de trouver un qualificatif approprié pour décrire ce film. Il s’agit tout simplement d’un hymne à l’amour et d’une apologie de la différence.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2018
Le très délicat Kore-eda est certainement pour moi un des plus grands cinéastes vivants, le digne héritier d'Ozu...
Dans ce film, il aborde une nouvelle fois le thème de la famille - qui lui est si cher - en redéfinissant le socle domestique sans faire prevaloir uniquement le lien filial...
Le réalisateur prend la morale et la norme à contre-emploi, notamment dans une société manifestement très "éduquée", en s'attardant avec tendresse sur ces gens suscitant le rejet, voleurs (par réflexe de survie) mais simplement heureux; on pense évidemment au cynisme du célèbre film de Scola "Affreux, sales, et méchants" et cela nous rappelle qu'une société sans bienveillance a tellement peu de valeur...
Une Palme d'or sublime ! 

vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2018
Aie ! Quel ennui ! J’ai adoré tous les précédents films de ce réalisateur et je n’en ai raté aucun depuis Still Walking (2008). Pratiquement tous auraient mérité la Palme d’or sauf ce film brouillon et embrouillé, lent et ennuyeux. L’histoire peut se résumer en trois lignes, le thème de la famille finit par faire système dans l’œuvre de Kore-eda, un comble...Pas grand chose à sauver.
Ou alors, j’étais mal luné ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 décembre 2018
La vie est un long fleuve tranquille n’a qu’un lointain cousinage avec Une affaire de famille, mais osons quand même le rapprochement : la tribu d’Osama Shibata, avec la mère et deux enfants, ressemble à la smala Groseille. « Affreux, sales et (un peu) méchants », mais avec des tonnes d’optimisme et très peu de scrupules pour se sortir de la précarité. Mais surtout avec un cœur énorme pour recueillir plus misérable qu’eux. C’est cette famille, laissée pour compte du progrès, que la petite Juri va adopter à son tour. Pour sa renaissance et notre bonheur…
En précepteur aguerri Osama apprend à Shôta comment vivre de rapines, de chapardages et de vols à l’étalage. Juri est prête à suivre son modèle au bout de ses bêtises. Et en monnayant ses charmes, sa sœur Aki fait l’admiration de sa mère qui peut mettre des nouilles dans le bouillon. La famille est « liée par des délits », mais surtout « par le cœur, plus que par le bas… ». A l’image de certaines scènes d’initiation sexuelle entre père et fils pleines de d’humour. Et de la virée à la plage ou la délicatesse s’invite dans la rigolade.
Montrer une famille au bord du gouffre qui parvient à garder la tête hors de l’eau grâce à ses petites magouilles. C’était le premier objectif d’Hirokazu Kore-Eda. Même si en filigrane apparaît la rigidité de la société japonaise, coincée entre conventions et principes qui finissent par stigmatiser les plus faibles. Mais cette fable sociale se tient à distance de toute morale. Du coup, il vaut mieux retenir la chronique familiale, bourrée de sensibilité, de charme et de poésie. Le film n’a pas volé sa Palme d’or à Cannes.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 décembre 2018
comment ce film a reçu la palme d’or ? le scénario trempe dans la détresse pour survivre. après une heure de projection rien ne s’est passé. j’ai fini par quitter la salle et je n’étais pas là seule. voici un film pour « bobos intellectuels » bref un film sans intérêt
selenie

7 460 abonnés 6 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2018
Le scénario reste particulièrement bien construit avec une première partie qui nous met en présence d'une famille qui, outre ses larcins, semble normale sous tous rapports avec mamie, les parents et les enfants. Jusqu'à ce que cette vision prennent un coup dans l'aile : les "parents" deviennent antipathiques tandis que les enfants tombent dans ce qu'on pourrait qualifier du syndrôme de Stokholm. Si on peut comprendre le propos, le moyen utilisé, la légèreté autour des crimes et la façon dont le cinéaste veut nous forcer à excuser les crimes est un peu limite, voire dangereuse et malsaine. Il reste tout de même son talent indéniable à décrire les sentiments, à jouer avec les émotions sans jamais tomber dans le pathos et l'excellence de la direction d'acteur.
Site : Selenie
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2018
Chaque année le débat ressurgit sur la légitimité de la dernière palme d'or. Une fois de plus, voilà un film, certes réussi, mais qui, face à la concurrence, a peut être été surestimé par le jury. Je n'ai pas vu tous les films de la sélection mais rien que Dogman ou En guerre méritait déjà bien plus la récompense suprême. Bref. Dans une filmographie en dent de scie, voici un Kore-eda dans la moyenne haute (il n'a jamais rien fait d'aussi bien que Still Walking). Tout est bien fait ici. Belle mise en scène, belles images, belle histoire, dure, tendre, politiquement incorrect. Avec à la clef une critique ouverte de la société japonaise (le gouvernement a très mal pris la palme). Les acteurs sont très convaincants, enfants y compris. Ils rendent tous d'entrée leurs personnages attachants. Un joli film sur la famille (surtout celle que l'on peut se créer) mais qui ne restera pas les mémoires et a été très chanceux de se voir attribuer cette palme. Quand on voit le palmarès dans sa totalité (Blackkklansman Grand prix, etc...) on se dit que Cate Blanchett est une formidable actrice mais pas forcément une grande présidente de jury !
Jean-Flavien P
Jean-Flavien P

30 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2018
Très beau film, touchant, tant par la cruauté que par la bonté de notre monde.
Belle photographie, belle connivence entre les acteurs, tout cela ponctué par beaucoup d’humour.
Une belle Palme d’Or (ça faisait très longtemps pour moi).
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2018
un film encensé par la critique et par les spectateurs , palme d ' or à Cannes , j ' ai un peu honte de le dire mais j ' ai trouvé ce film ennuyeux , lent et sombre .
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