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SB88
35 abonnés
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3,5
Publiée le 28 mai 2021
L'idée est bonne, l'exploitation moyenne. J'ai malheureusement deviné la fin dès les 30 premières minutes. La réalisation est très basique avec des maladresses même. Ce qui est plaisant c'est plutôt de voir comment réagit et agit cette famille d'une culture lointaine ! Notamment à quel point ils sont crus et n'ont pas de sujets tabous. 3,3/5
Joli film très esthétique qui prend son temps pour capter la vie d'une famille de marginaux attachante tout du long, ce qui est la force du film, plein de chaleur humaine. La famille n'est pas question de lien du sang, mais d'attachement sentimental. Mais le film se voit trop complexe lorsque la police arrête la famille, les informations défilent toutes d'un coup, dommage.
Si j'étais japonaise, il se peut que ce film ne me plaise pas car il ne donne pas une image très positive de la société. Seulement, en tant qu'européenne, je le vois comme un film authentique qui s'intéresse à ceux qui survivent comme ils peuvent au sein d'une société riche. L'idée que la famille est une affaire de cœur et pas une affaire de sang est dérangeante pour beaucoup. Et pourtant, les adultes sont très aimants avec les enfants. Seulement, le père est un exemple de voleur et ce qu'il apprend à son fils adoptif, ce sont les trucs du voleur à la tire parce qu'il ne peut rien apprendre d'autre. Le réalisateur saisit des instants de vie et sait créer une ambiance de bonheur familial.
Primé de la Palme d'Or à Cannes, ce film arrive à nous faire découvrir une facette différente et méconnue du Japon à travers un drame familiale. Le récit est très calme, parfois même plat mais il y a vraiment une affection et une tendresse qui se dégage, tout en abordant des questions sociétales et familiales existentielles. La précarité, le délit, la survit ainsi que les relations enfants/parents ou encore les violences faites aux enfants. L'intrigue est peu banal et très émouvante. L'histoire de la petite fille la rends vraiment très attachante. La jeune actrice joue d'ailleurs extrêmement bien. La famille elle, est très mystérieuse. Leur liens de parentés sont assez flou, on sait qu'il se trame quelque chose de louche mais on ne sait pas quoi, jusqu'au twist finale avec les interrogatoires. Au delà du côté magouilleux de cette famille peu ordinaire à une évolution très intéressante. Petit à petit les mentalités changent et on le voit par rapport aux efforts faits. Cette épreuve avec la petite fille les à soudés et rassemblés. Le processus est certes lent mais cela nous laisse le temps de le digérer et c'est beau à voir. Mais pour la grosse réussite du film c'est le réalisme. Le réalisateur faits des prises de caméras vraiment très minimalistes et terre à terre ce qui par moment nous offre des plans dignent de grands documentaires. J'avais l'impression de voir la réalité derrière mon écran. Comme si j'y étais. Et cela ne fait qu'augmenter le sentiment d'affection car on s'identifie aux personnages. Ça c'est vraiment fort et bravo au réalisateur.
Je ne suis pas, loin de là, fanatique de films japonais. Pourtant ce film mérite sa palme d'or. Le Japon qu'on y voit est loin du Japon des prospectus touristiques, la famille n'est pas des plus conventionnelle. Mais c'est touchant et bien joué. L'image des bas quartiers, de l'habitation, le rythme de vie, c'est peut être lent mais on s'y prend. A voir en VO car le doublage n'est pas des plus réussi.
Avec cette satire sociale, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda remporte la Palme d’or du festival de Cannes en 2018. En suivant le parcours d’un foyer modeste vivant de vols et de menus larcins, on découvre une facette inattendue de la société nipponne. L’irruption dans cette tribu d’une jeune fille maltraitée va bouleverser l’ordre établi. Ce film dramatique interroge habilement sur la valeur des relations au sein d’une famille. Parfaitement mis en scène et doté d’une grande sensibilité, ce long-métrage demeure tout de même difficile d’accès en raison de certaines longueurs et d’un univers culturel fort éloigné du nôtre. Bref, un drame qui nous emporte vers de nouveaux horizons.
J'aime beaucoup le travail de ce réalisateur qui ici pousse à son paroxysme ses interrogations sur les liens de filiation et d'attachement : qu'est-ce que faire famille? L'intérêt véritable de l'enfant? C'est d'autant plus intéressant que le Japon, pris au piège des paradoxes comme de ses traditions, offre un cadre à l'image d'une loupe grossissante pour tous les travers, toutes les blessures qu'ils peuvent engendrer. Les acteurs, la réalisation, la bande originale, l'écriture, tout est pensé et travaillé et on se laisse rapidement emporter par cette fable contemporaine... sans pitié. Cependant, il manque à mon film la poésie, la délicatesse que l'on retrouvait dans "Tel père tel fils".
6 193 abonnés
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1,0
Publiée le 4 août 2020
L'intrigue de Une Affaire de famille avance lentement. Une famille de voleurs vivant dans une cabane hors de la pension de grand-mère. Ils reçoivent de l'argent de parents la plupart ont un travail. Etre une "peep show girl" n'est certainement pas le meilleur travail. Mais je n'arrivais toujours pas à comprendre ce que faisait la famille avec l'argent. D'une manière ou d'une autre je ne pouvais pas ressentir quelque chose pour eux. Ce film parvient à désengager le spectateur à de nombreux niveaux. Sa définition ou son développement de personnage est limité et en tant que tel nous ressentons pas de sympathie pour eux. La répétition constante de "il fait froid, il fait froid" irrite. Presque toutes les scènes sont des gros plans de manières à table. Dans l'ensemble c'est un drame morne trop long axé sur la vie laide de gens laids. Il révélait très peu sur la condition humaine et avait tendance à normaliser le spectateur au vol, au vice, à la fraude, à l'exploitation des enfants au chantage et au kidnapping sans condamnation morale. Je n'ai également senti aucune qualité rédemptrice dans ses conclusions et cela a laissé un mauvais goût dans ma bouche. Au moins ils ont sauvé un enfant de parents abusifs mais le film est plein d'absurdités et la fin rend les choses encore pires. Quel était censé être le message ici ? Parce que je l'ai complètement raté...
C'est l'emblème même du drame familial par excellence, il nous émeut jusqu'aux larmes, et nous fait sentir une empathie affligeante.
L'histoire se passe dans un Japon moderne, où la sacralisation des liens familiaux est indubitable, or certaines situations nous oblige à faire des réflexions différentes par rapport à ce qu'on appelle "liens de sang", avoir un cœur rempli de bonté et d'altruisme, vouloir à tout prix tirer du péril tout être qui se trouve dans le besoin, en dépit des méthodes peu orthodoxes auxquelles on peut avoir recours.
Pensée aux personnes démunies et dénuées des moindres conforts de la vie, à tout enfant abandonné ou maltraité.
Palme d'or grandement immeritée (nous vivons dans un monde où "Burning" et "Leto" n'ont pas été récompensé) mais "Une Affaire de famille" s'avère être un très beau film hybride, doux et amer.
La beauté des films de Hirokazu Kore-Eda, sans doute le plus grand réalisateur japonais en activité, tient à leur simplicité, et à leur faculté d’explorer avec une intense délicatesse les recoins les plus intimes et inattendus de la société nippone : le deuil dans ‘Still walking’, le divorce et la pensée magique dans ‘I wish’,...chacune ou presque de ses réalisations s’est imposée comme un petit chef d’oeuvre de sensibilité et d’humanisme. Comme dans presque tous ses films également, c’est la cellule familiale qui est au centre de toutes ses attentions, ici une famille paupérisée dont on découvrira au fil de révélations successives qu’elle n’est pas réellement ce qu’elle semble être : alors que les services sociaux semblent ignorer leur existence, ils s’entassent dans un minuscule taudis qui appartient à la matriarche et vivent de petites rapines dans les magasins. En surface, tout paraît condamnable dans leur mode de vie : ces parents qui apprennent aux enfants les trucs et astuces du vol à l’étalage et vont jusqu’à kidnapper une petite fille qu’ils croient maltraitée, la grand-mère qui tire fierté de la réussite de sa petite fille dans le milieu du strip-tease, les mômes qui dorment dans les placards,... Et pourtant, c’est en captant les gestes, les expressions, les sentiments discrets qui ponctuent ce quotidien en marge des normes de la société que l’empathie s’impose au spectateur...car les manquements ne peuvent dissimuler que ce clan renferme énormément d’amour et de souci de l’autre, parfois maladroitement exprimé mais incontestablement sincère. C’est ce don pour renverser les idées pré-conçues et pour trouver la vérité dans les détails les plus infimes, plus encore que la lecture politique sous-jacente qui semble exprimer que le bonheur n’est pas nécessairement lié à ce que la société estime juste et légal, qui fait de cette ‘Affaire de famille” l’un des plus beaux films de ce réalisateur d’exception.
Derrière ce film statique, étrangement calme, se mêle tendresse et amour sur un fond de toile qui dépeint la déformation de l 'esprit humain dans ses profondeurs. Touchant et palpitant.
On a du mal à apprendre la vérité la fin du film. C'est terrible tous ces mensonges qui au final semblaient tenir le coup au vu de la famille aimante et protectrice. La scène de la plage en est un témoignage. La famille est peut-être aussi un leurre pour beaucoup car elle n'offre pas l'amour dont les enfants ont besoin.
Palme d'Or 2018, Une Affaire de Famille constitue une nouvelle preuve et un condensé parfait du talent du réalisateur Hirokazu Kore-eda : sa capacité à créer une ambiance familiale, à diriger des enfants-acteurs, et à nous permettre de nous glisser avec douceur dans un univers aussi réaliste que délicat est tout simplement remarquable. Il s'agit ici d'une petite maisonnée, fauchée, mais également harmonieuse et unie par un mode de vie non-conventionnels (que je vous laisse le soin de découvrir). Nul doute que l'histoire a dû produire son petit effet dans une société marquée par le civisme : l'évolution du scénario pose des questions morales pertinentes, voire transgressives. Un mot enfin sur la réalisation, maîtrisée dans ses moindres détails et qui contribue grandement à l'atmosphère paisible de l'ensemble, et sur les acteurs parfaits: il s'agit donc d'une oeuvre très réussie qui devrait ravir les amateurs.de ce type de cinéma.
« Une affaire de famille » m’a plu mais sans me convaincre plus que ça. Le plus intéressant est que Hirokazu Kore-eda dépeint un visage de la société japonaise que l’on peine à imaginer dans un pays si aseptisé. D’ailleurs, la presse nippone, tout comme le gouvernement, n’a apparemment pas fait grand cas du film, ni de sa Palme d’or cannoise.